Le châtiment de Scott

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Summary

Kenza Smith, 23 ans, travaille comme serveuse dans un bar pour survivre. Ce soir-là, elle doit servir un client particulier : Aiden Scott, un homme qu’elle ne connaît pas et dont l’aura inquiétante la met mal à l’aise. Sans avertissement, Aiden la saisit et la fait s’asseoir sur son genou, un geste qui dépasse toutes les limites. Kenza, choquée et en colère, réagit instinctivement : elle renverse les boissons de son plateau sur lui et le gifle, le repoussant. À cet instant, Kenza ignore totalement qui est Aiden, ni le danger réel qu’il représente. Mais cet acte de rébellion est le déclencheur d’un engrenage dangereux : Aiden, vexé et possessif, ne laisse jamais personne le défier impunément. La vie de Kenza est désormais en péril, car elle vient d’attirer l’attention d’un homme violent, mystérieux et extrêmement dangereux.

Genre
Romance
Author
kitty
Status
Ongoing
Chapters
5
Rating
n/a
Age Rating
16+

les Empreintes du passé

Quand j’étais petite, je pensais que je vivrais une vie de princesse, magique, comme dans un conte de fées. Je croyais que rien ne pouvait m’arriver, que le monde était sûr et que tout irait toujours bien. Mais ce rêve s’est brisé à dix ans, le jour où j’ai perdu mes parents.

Je ferme les yeux, essayant de chasser ces pensées de ma tête, mais dès que je les ferme, je replonge dans ce cauchemar. La maison en flammes. Le feu qui dévore tout. Et moi, immobile, regardant ma vie partir en fumée, incapable de faire quoi que ce soit. J’étais paralysée, figée sur place, comme une simple spectatrice de ma propre tragédie.

Puis tout est devenu noir autour de moi. Le silence m’a engloutie. Dans cette obscurité, j’ai vu les visages de mes parents apparaître. Leurs regards étaient lourds, accusateurs. Leurs voix résonnaient dans ma tête, me disant que s’ils étaient morts, c’était de ma faute. Que leur vie aurait été plus épanouie si je n’étais jamais née.

Je les connaissais. Je savais qu’ils n’auraient jamais dit de telles choses. Et pourtant, ces mots ont brisé quelque chose en moi. Mon cœur s’est serré, le doute s’est insinué lentement, cruellement. Et si c’était vrai ? Et si, au fond, tout ça était ma faute ?

Je me suis réveillée en sursaut, le cœur encore battant de peur et de culpabilité. Mais ce n’était pas le cauchemar qui m’avait tirée du sommeil cette fois-ci. C’était le bruit familier et cruel de ma tante.

“Kenza ! Debout ! T’as encore traîné au lit ?!”

Sa voix était tranchante, pleine de reproches. Comme toujours, elle me traitait comme un fardeau, comme si ma vie n’avait aucune valeur. Je me suis frotté les yeux, essayant de chasser les dernières images du feu et de mes parents. Mais le poids de ce rêve refusait de me quitter.

Je savais que la journée qui m’attendait ne serait pas facile. Entre les injures de ma tante et mon mal de ventre , je devais encore me battre pour survivre.


Je suis descendue de ma chambre quand j’ai entendu ma tante hurler en m’appelant :

— Jeune fille ! Va nettoyer le carrelage au lieu de dormir comme une paresseuse !

— Oui, tatie… répondis-je, la voix tremblante.

Mais qu’avais-je fait pour mériter une tante pareille ?

Je me mis à nettoyer le carrelage, la rage bouillonnant déjà dans ma poitrine.

Ma tante est agressive, bruyante, et elle déteste qu’on lui tienne tête.

Alors qu’elle passait derrière moi, sa voix me transperça comme un coup de couteau :

— Tu ne fais jamais rien correctement ! Tu ne sais rien faire d’autre à part rêvasser ! Je me demande comment ma sœur pouvait aimer avoir une fille pareil !

À ces derniers mots, tout ce que je gardais en moi depuis six ans éclata enfin.

— Assez ! hurlai-je.

— Tu passes ton temps à me critiquer ! Tout ce que je fais te déplaît toujours ! J’en ai assez ! Et si je te saoule tant, tu n’avais qu’à me laisser adopter !

Je frappai la table, mes mains tremblaient, le souffle court.

Tout ce que j’avais retenu depuis si longtemps sortit d’un coup, brûlant et libérateur.

Ma tante resta figée, les yeux écarquillés, comme si mes mots avaient brisé quelque chose en elle.

Puis elle parla, lentement, d’une voix glaciale et lourde de reproches :

— Ingrate !

— Ce n’est pas comme ça que je t’ai élevée !

— Tu devrais avoir honte de toi !

Chaque mot tombait sur moi comme un coup de vent glacial.

Mon cœur se serra, mais je savais que je n’avais plus rien à retenir.

Avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit, elle prononça deux mots. Deux mots qui suffirent à faire basculer ma vie. Deux mots qui me firent l’effet d’une gifle, et qui resteront à jamais gravés dans mon cœur.

Puis, d’un geste froid, elle ouvrit la porte :

— Va-t’en… et ne reviens plus jamais !

Je me retrouvai seule sur le pas de la porte, avec seulement mon téléphone et mon compte en banque rempli grâce à tous les petits boulots que j’avais faits.

Le vent me fouettait le visage, et pour la première fois, j’ai laissé ma colère sortir… et voilà ce que ça m’a valu.

À 22 ans, c’est ainsi que ma vie venait de basculer.






















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