NOTE SUR LE MONDE - Année 2047
Ce récit se déroule dans un futur bien différent de celui que nous espérions. Un monde où l’humanité a perdu la moitié de son équilibre.
En 2030, le Syndrome d’Extinction Masculine (SEM), un virus d’origine inconnue (laboratoire échappé ou mutation naturelle on ne sait pas vraiment l’origine enfin, selon les sources officielles) a frappé les chromosomes Y. En moins de deux ans, 98 % des hommes fertiles sont devenus stériles. Les naissances de garçons ont chuté à zéro.
Mais le virus ne s’est pas arrêté là : il accélère dramatiquement le vieillissement des hommes atteints. En quelques mois, parfois quelques semaines, ils déclinent rapidement : cheveux blancs, peau fripée, organes qui lâchent et décèdent, comme si leur organisme brûlait ses réserves vitales à toute vitesse. Les rares survivants fertiles ont été isolés, protégés... puis disparus. Officiellement pour « préservation de l’espèce ». Officieusement pour expériences, contrôle ou pire.
Dix-sept ans plus tard, en 2047, la société est exclusivement féminine. Malgré des années de recherches intensives, aucune naissance masculine n’a été obtenue depuis 2030, elles sont exclusivement féminines. La procréation se fait par parthénogenèse ou banques de sperme qui s’épuisent dangereusement. Les gouvernements, entreprises, armées, etc, tout est féminin. Les hommes restants, rares, vieux et stériles, vivent en marge ou sous surveillance. Les vidéos (pornographique ou non) ou tout objet en lien avec le souvenir de l’homme sont interdits et classés « propagande patriarcale ».
Le désir sexuel féminin est strictement encadré et contrôlé par l’État pour éviter que les femmes ne « rêvent » trop au passé et ne cherchent d’éventuels mâles survivants ou pire, ne se rebellent. Et puis, c’est un marché très juteux pour celles qui dirigent ...
Dans ce monde sous contrôle du désir, il y a trois façons d’assouvir son plaisir (autre que les pratiques solitaires banales et sans vie) et il est nécessaire de les détailler pour que l'on puisse comprendre même si au final, toutes ces solutions ne font pas le poids avec ce qui va suivre tout au long de ce récit :
Eden: le système officiel et légal. Dans ce monde sans hommes, les laboratoires Eden (où plus communément appelés « les salons ») ont explosés et sont devenus "the place to be". Ces salons fonctionnent très bien, y aller est devenu une normalité pour tout le monde. Bien évidement, l'Etat les a nationalisé, mis en avant et les contrôle. Eden est socialement accepté, contrôlé et taxé.
Ils proposent des service de relaxation et de bien-être (Spa, piscines jacquzzi, hammam, massages etc) mais également et surtout des solutions technologiques pour satisfaire les désirs sexuels des femmes organisées en trois gammes progressives de réalisme et d’intensité :
• Gamme standard : sex-toys classiques types vibromasseurs, godes, plugs, cravaches, pompes et machines Sybian (plateformes vibrantes et pénétrantes) pour du plaisir rapide et solitaire.
• Gamme premium : installations plus immersives : bras articulés, godes motorisés et chauffants, tentacules mécaniques souples qui caressent et pénètrent, voix synthétiques sperme synthétique. Expériences variées pour rechercher une absence de contrôle et un intense plaisir sur la durée.
• Gamme de Luxe : androïdes ultra avancés avec plusieurs possibilités telles qu'en formes robotiques sans visage pour de la domination froide mais intense, quasi humains avec une apparence réaliste : peau chaude, odeur, poils, ils parlent, caressent et apprennent les préférences) et enfin fantastiques pour les fantasmes les plus créatifs tels que des monstres, animaux anthropomorphes ou encore des extraterrestres.
A tout cela, il y a des options communes : ambiances personnalisées (odeurs, musiques, projections, liquides en tout genre etc) et assistantes humaines pour attacher, masser ou dominer si besoin et également une spécificité : les salles sont entourées de vitres sans tain. Avec l’accord explicite des clientes, d’autres peuvent observer la séance en direct depuis des espaces adjacents, ajoutant une dimension voyeuriste/exhibitionniste consentie.
Dernier point, dans ses salons, ils ne plaisantent pas avec la santé : capteurs partout (pour le cœur, la tension, le souffle etc). Certaines clientes pensent pouvoir tout supporter mais pour éviter tout risque, les constantes vitales sont surveillées en permanence. Tout ralentit ou s’arrête si nécessaire. Un mot « code » et un geste à faire sont définis à chaque début de séance pour un arrêt net si le moindre problème est détecté par les clientes.
Clubs et boîtes de nuit : l’officieux mais toléré type Bars et discothèques avec une sorte de « licence plaisir » : strip-tease, danses érotiques, contacts payants entre femmes, Glory Hole classiques avec des sex-toys ou lesbiennes, « mur d’inconnu » (caresses et pénétrations sans voir la partenaire). Le gouvernement ferme les yeux et prélève un pourcentage discret sur les recettes.
Marché noir : l’interdit absolu bien souvent sous forme de backrooms secrètes (caves, parkings, arrière-boutiques, etc) qui fonctionne avec le bouche à oreille en général. On y pratique de la vente et du visionnage de reliques du « monde d’avant » comme des films avec la présences d’hommes (nostalgie), des objets tangibles, vidéos pornographiques classées en 5 niveaux de hard (du rapport simple au tabou extrême consenti). Paiement en liquide/crypto, nombre de vues limité ou illimité. Cabines privées parfois avec la possibilité de visionnage collectif anonyme.
Dans un monde où plus aucun homme en pleine vigueur n’existe… que feriez-vous ? Et si, par un hasard insensé, vous mettiez la main sur l’objet ultime, le joyau sacré de tous les désirs enfouis ?
Jacques est sans doute l’un des tout derniers hommes encore fertiles, encore vivants, encore intacts. Il le sait. Elles le savent. Alors, elles le protègent comme un secret d’État, comme une relique, comme une grenade dont on retient désespérément la goupille.
Au-delà des plaisirs de chair qui traversent cette histoire, quelque chose de bien plus violent et de bien plus profond est en train de naître. Nous suivrons donc les pas de cet ultime mâle capable de procréer, de désirer vraiment, de ressentir et de donner du plaisir…
Il va croiser plusieurs femmes qui, du jour au lendemain, se retrouvent projetées face à une réalité qu’elles croyaient impossible et éteinte pour toujours.
Comment vont-elles réagir ?
Tout semble les pousser vers une seule issue : Jacques pourrait les posséder toutes, se repaître de leurs corps, de leur désirs incandescents tandis qu’elles assouviraient enfin ces fantasmes qu’elles n’osaient même plus formuler, tremblantes d’excitation à l’idée de ressentir enfin quelque chose de vrai quand elles s’abandonnent…
Mais est-ce vraiment ainsi que les choses vont et doivent forcement se dérouler ?
Et si, derrière cette fièvre charnelle, se cachait autre chose ? Quelque chose de bien plus dangereux, de bien plus puissant… Une force que les autorités traquent et étouffent à tout prix parce qu’elle pourrait faire chanceler, puis s’effondrer tout le système qu’elles ont si patiemment construit.
Alors plongeons.
Plongeons ensemble dans ce futur dystopique qui n’est pas tout à fait celui qu’on nous avait vendu. Un monde où les émotions montent crescendo, loin des simples pulsions primaires… vers quelque chose de beaucoup plus vaste.