Chapitre 1-1
Plusieurs choses me motivent à aller aussi régulièrement à la piscine : mes objectifs, l’ambiance avec les autres, et, on va pas se le cacher, la sympathie de Romain, l’entraineur, et même sa gentillesse physique, si vous voyez ce que je veux dire… Disons qu’il fait plaisir physiquement.
Il y a de vrais jeux entre nous. Déjà un jeu de regards : il observe mon corps en mouvement, et j’observe le sien, souvent statique, parfois en train de mimer les exercices qu’il nous demande de faire. Mais aussi un jeu de taquineries : lui qui se moque de moi quand j’arrive pas à faire ses nages impossibles sans me noyer, et moi qui me moque de son écriture, mais aussi de son énorme égo… et je suis jamais à l’abris de ses vengeances sous forme de nouvel exercice tout droit sorti de son esprit parfois sadique. Il a toujours ces yeux malicieux et un sourire en coin quand il me regarde galérer.
« Nan mais Emy, tu te rends pas compte que tu maitrises pas ton corps.
-Euh, alors si, c’est toi qui demande de faire des trucs où on peut même pas respirer! C’est infaisable.
-C’est hyper faisable, je te le fais sans respirer si il faut.
-Vas-y, viens dans l’eau me montrer comment faire alors, si c’est si facile que ça.
-Tu risques d’être impressionnée par un athlète de haut niveau. J’ai pas envie de te décourager.
-Bien sûr, que des excuses. On t’a jamais vu nager ici pourtant.
-Si je viens tu vas essayer de me suivre, et t’as pas encore le cardio pour ça.
-Pardon??? En cardio je te fume en 1V1. »
J’ai toujours les yeux sur son visage quand son habituel sourire en coin réapparait. Il s’accroupit au bord du bassin, mes yeux sont au même niveau que ses jambes pliées et légèrement écartées. Sa position me donne une vue que j’essaye d’éviter : son short remonte sur ses cuisses saillantes et musclées, qui encadrent son entrejambe moulée par le tissu.
Il appuie ses coudes contre ses genoux et se penche vers moi, toujours dans l’eau, au bord du bassin.
« Je pense être bien placé pour te dire qu’en matière de 1V1 cardio, je suis jamais le premier fatigué, et je fini longtemps après l’autre. Donc évite de te prendre pour une machine.
-Ah mince, j’ai piqué ton tout petit égo là, on dirait.
-Hahahaaa, t’es mignonne, tu me refais 400m en crawl bras pliés et tu vas me ranger tout le matos à la fin. »
Quel enfoiré. Nan mais quel enfoiré. Et son petit lancé de fleurs là… Est-ce qu’il parlait vraiment de?…
Bref, il m’a eue sur ce coup là. Je fais, mais je galère, le crawl… je bois même pas mal d’eau tellement je galère! Une fois fini l’entrainement, je m’affaire à regrouper toutes les planches, palmes, plaquettes et ceintures, et je fais encore plus d’aller-retour en dehors que dans de la piscine pour porter le tout à la réserve. Je le vois du coin de l’oeil en train de me regarder galérer à porter toute les frites. Quand je le cherche du regard, il est sur son téléphone ou en train de dire au revoir aux autres. D’habitude, il en aurai profité pour analyser mon corps, mais là rien, peut-être car justement je ne nage pas cette fois.
Quand j’amène les dernières palmes, il est là dans la réserve, un grand sourire énervant, insupportable mais beaucoup trop craquant.
« Wow, génial, quelle efficacité, t’avais pas besoin de cardio pour faire ça visiblement, juste un peu de patience.
-Gnagnagna, très drôle, j’ai bossé à ta place alors que tu m’avais déjà crevée.
-Ça t’a crevée le crawl? Haha, ça sert à vraiment rien d’essayer le 1V1 alors. Aller, t’as oublié une planche sur le couloir 4. Te fatigue pas trop surtout. »
Je pensais ne pas avoir d’égo, mais il arrive à piquer quelque chose en moi qui y ressemble. Je vais lui chercher sa putain de planche. Mais merde, JE SUIS SÛRE ET CERTAINE QU’IL NE RESTAIT RIEN DANS LE COULOIR ! J’étais amusée par la situation y a quelques minutes, mais là c’est juste jouer avec mes nerfs.
Je reviens dans la réserve d’un pas ferme, prête à lui mettre un coup de planche dans la tête! Mais je n’ai même pas le temps de le chercher des yeux en rentrant que je suis déjà contre un mur, une grande masse devant moi, me cachant la lumière du plafond.Je sens une main sur mon ventre, et je vois l’autre sur le mur à coté de ma tête.
« Wow, tu fais quoi là Romain?
-Je te mets au défi. Tu parles beaucoup, mais je préfère quand c’est ton corps qui me répond. Il est plus souvent d’accord avec moi que ta tête. »
La planche glisse de mes mains et tombe au sol au moment où ses lèvres tombent sur les miennes. La main sur mon ventre fait le tour de mon corps et appuie sur mon dos pour que je me colle au sien. Son souffle est régulier pendant que sa langue vient trouver la mienne. Mais ses mains se baladent frénétiquement sur mon corps, elles semblent essayer de trouver le moindre bout de peau qui n’est pas recouvert par mon maillot une pièce. Ainsi, il caresse mon dos, ma nuque, et descend jusqu’au bas de mon dos.
Stupéfaite au début, je sens maintenant que mon coeur bat de plus en plus vite. Et mes mains sont placées sur son ventre, à palper ses muscles de nageur. Je suis entrainée par son envie, par nos provocations mutuelles. Nous sommes en plein début de notre duel tant attendu, plusieurs tensions se mêlent, sportive, sexuelle et égos qui s’entrechoquent.
Je suis satisfaite qu’il ai craqué le premier, mais je suis troublée par mon corps qui défailli pendant que lui semble impassible, seuls ses actes montrent son envie, alors que son souffle est calme et régulier. Mes mains sur son corps sentent qu’il n’y a pas de tension comme les miennes : le bas de mon ventre se tend et notre baiser m’essouffle.
« Tu me saoules Romain, je te déteste, lui dis-je entre deux batailles de langue.
-Merci bébé, toi aussi. »
Son sourire et son rire m’énervent et m’enivrent. Je soulève son t-shirt et il l’enlève immédiatement. Je savais à quoi il ressemble en dessous, mais le toucher est un vrai régal. Il n’est que muscle, élancé et prêt à attaquer. Son t-shirt rejoint la planche et il se penche pour que ses mains atteignent mes fesses, qu’il malaxe et écarte.
« Ça fait si longtemps que j’ai envie de leur faire ça, j’en avais marre de les voir se tortiller devant moi sans pouvoir y toucher. »
Il me retourne et mon visage fait face au mur. Sans que je puisse réagir, il me claque une énorme fessée qui résonne dans toute la pièce, et dont l’écho est tout de suite effacé par mon petit cri de surprise. Je n’ai pas le temps de me plaindre qu’il en rajoute deux autres sur la fesse opposée, puis il continue de me les malaxer comme si mon cul était un anti-stress.
« Putain je me suis bien démerdé pour te faire un cul pareil. »
Mon esprit est embrouillé par ses paroles mais mon corps est excité de lui plaire. Sa main décale la partie inférieure de mon maillot et se glisse jusqu’à l’avant de mon entrejambe. Ses doigts parviennent à me caresser le clitoris pendant qu’il me maintient par la hanche, et sa bouche m'embrasse le cou et le lèche. Je suis sous son contrôle, et subis ce qu’il a envie de faire. Mes gémissements se font entendre, provoqués par ses pressions de doigts et de langue.
« Écarte les cuisses pour moi Emy. »
Elles le font toute seule. Mon esprit lui-même est étonnée par mon corps qui réagit avec tant de fluidité et automatisme à ses mains et ses paroles. J’aime de plus en plus ce qu’il me fait, ma respiration se saccade et je sens que je me cambre vers lui.
Ses doigts profitent de l’ouverture pour se glisser entre les fentes de mes lèvres, et il vient caresser doucement mon entrée. Ses doigts glissent avec tant de facilité que j’ai moi même un doute : suis-je en train de mouiller à cause de lui ou est-ce juste mon maillot qui est trempé?
Il mord mon cou au même moment qu’il enfonce deux doigts en moi. Un soupir plus fort que les autre arrive à se glisser hors de ma gorge. Il rit à entendre ma réaction, mais je couine de mécontentement et plaisir au moment où il commence à bouger en moi.
« Bah alors chérie? Je t’avais dit que tu contrôles pas ton corps. Heureusement que je le fais pour toi.
-Ta gueule Rom…
-Hahaaa, aller, détends un peu des abdos et le bas de ton dos pour voir. »
Encore une fois, mon corps habitué à lui obéir pendant les entrainements, continue de le faire comme par automatisme. Il profite de l’apaisement de mon corps pour enfoncer un autre doigt en moi, et encore plus profondément. Cette fois, un « putain » sort de ma bouche et je ne cesse de gémir à chaque fois que ses doigts me prennent si profondément. Je l’entends toujours sourire à son souffle près de mon oreille.
Peu à peu, ses doigts se mettent à accélérer et je sens que je me détends davantage et qu’il entre en moi de plus en plus facilement… Une chaleur agréable envahi mon entrejambe et une sensation familière commence à s’installer. C’est bon, mais c’est trop tôt.
« Romain arrête, s’il te plait arrête, pas maintenant…
-Chut, tais-toi, détends-toi.
-Ralenti alors, va moi vite s’il te plait, je veux pas que ça- »
Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’il me doigte de plus en plus vite, jusqu’à ce que je sente ce plaisir intense, si long et constant, au même moment que j’entends un bruit de liquide qui coule au sol.
« Oooh, putain c’est beau ça, une fontaine à la piscine.
-Non… C’est trop rapide… Je voulais pas…
-Tourne toi, je veux revoir ça. »
Il me faire virevolter d’une main et il s’accroupi face à moi. Il ne dit plus rien, mais enchaine tout très vite : il place ma jambe sur une de ses épaules, décale mon maillot et remet ses doigts en moi, en reprenant le même rythme qu’avant que je ne coule sur sa main.
« Ça sert à rien, ça arrive pas deux fois… J’aime tes doigts mais tu te fatigues pour rien.
-Arrête de dire de la merde, laisse ton corps m’écouter. »
Je ne sais comment ,mais il arrive à faire revenir la sensation qui m’est familière. Il plie ses doigts en moi et vient chercher un point que je n’arrive pas à atteindre seule. Mes mains viennent attraper une poignée de ses cheveux, et le meuble à côté de moi afin de garder l’équilibre. Je sens mes jambes qui vacillent et tremblent, mon ventre qui se contracte…
« Vas-y Emy, pousse un peu avec ton ventre et donne-moi ça… »
Mes yeux se révulsent et je mords ma lèvre inférieure quand je sens de nouveau que je gicle grâce à ses doigts. Il continue ses mouvements, à des rythmes différents…
« Oui… C’est beau, bébé… Continue comme ça, laisse toi aller. »
Je n’arrête pas de couler sur ses doigts et son avant bras, il se fait complètement tremper par ma chatte et le tout coule jusqu’au sol. Je n’arrête de gicler que quand il sort enfin ses doigts de moi, alors que mes râles de plaisirs laissent place au bruit de mon souffle court.
Il me regarde, les yeux fiers, et porte ses doigts à sa bouche… Je crois que je veux bien tout lui pardonner là…
« Décidément, ton corps fait toujours tout ce que je lui dis. »
Il se redresse et m’attrape le visage de ses deux mains, une sèche et une mouillée. Il en profite pour me mettre quelques petites claques de sa main mouillée, et je ne lui en veux même plus. Je ne sais pas pourquoi, je deviens indulgente avec lui.
« Je crois que t’as bien mérité une bonne douche, jeune fille. »