BAL DES POMPIERS

All Rights Reserved ©

Summary

Un mec en uniforme c'est bien, deux c'est mieux... Un double fantasme, les pompiers et le trio, et beaucoup d'intensité dans cette histoire prenante. Laissez-vous emporter ;)

Status
Complete
Chapters
7
Rating
4.6 12 reviews
Age Rating
18+

Contre soirée

J’ai toujours voulu monter au moins une fois dans un camion de pompier. Depuis que je suis toute petite, je suis fascinée par ses grands camions rouges, pilotés par des héros de la vie quotidienne, avec une cabine si haute qu’on pourrait voir dès la caserne les personnes à sauver. Aujourd’hui, c’est l‘occasion ou jamais !

Après le feu d’artifice annuel du 14 Juillet, c’est le traditionnel bal des pompiers! Pendant que le musique bat son plein, je bouge la tête au rythme de la musique en admirant le camion stationné au fond de la caserne, donnant à cette sorte d’entrepôt son charme et son décors. Mes amies qui m’ont accompagnées voir les feux n’ont pas voulu venir au bal, mais ce n’est pas la solitude qui me fait froid aux yeux, comme dirait Miley « I can take myself dancing ».

« Il est impressionnant hein? »

Sur fond de musique rap et R&B comme en boite de nuit, une phrase vient me sortir de mon admiration. Mon regard se dirige vers cette voix masculine et je découvre un sourire charmeur sur un visage au teint halé, couvert d’une barbe de 3 jours, et coiffé de cheveux bruns désordonnés sur son front. Son corps est adossé à la carrosserie du camion, tout aussi carré que celui-ci. Je luirends son sourire alors qu’il croise les bras, ce qui resserre son uniforme « pompier volontaire » en mettant en valeur ses muscles, alors qu’il me toise de haut en bas.

« Oui, j’ai toujours adoré ce genre de camion. J’aimerai pouvoir un jour monter dans l‘un d’eux.

-C’est quand tu veux ma belle, je te fais même visiter si tu veux.

-Pour de vrai? Ça serait trop top! C’est tellement gentil de ta part.

-Allez, viens par là, je vais te montrer l’intérieur. »

Je le suis toute excitée, tellement heureuse de pouvoir accomplir ce rêve d’enfance. Il m’ouvre la porte et me tends sa main pour que je puisse m’en servir pour grimper dans ce grand véhicule. Je la prends et me hisse dans l’habitacle, toujours un sourire bêta collé sur le visage. Je m’installe à la place conducteur et ma tête tourne dans tout les sens pour pouvoir découvrir tout les détails de ce qui est pour moi une véritable attraction. Par le pare-brise, je vois ce jeune homme faire le tour du camion et grimper de l’autre coté pour s’installer coté passager. Une fois les portes fermées, il est bien plus simple de s’entendre parler.

« Putain l’insonorisation est ouf. On a même pas l’impression d’être en plein milieu d’un concert!

-Ouais, en même temps t’imagines aller en mission avec la sirène sur le toit? On serait incapables d’aider qui que ce soit avec la tête grosse comme une pastèque.

-Haha c’est clair! Punaise c’était vraiment mon rêve de monter là dedans, je suis vraiment pas déçue. Je l’imaginais pas ça de cette manière. Vous avez des rangements partout c’est fou. »

Pendant que je m’émerveille de tout, il me regarde avec un sourire en coin et les yeux rieurs. Il est bien plus à l’aise dans cet endort étroit, puisqu’il est encore une fois adossé mais cette fois-ci au siège passager, tandis que je suis scolairement installée.

« Vraiment, je ne sais pas comment te remercier. J’adore tout ce qui touche aux pompiers !

-Ça te dirait de voir l’intérieur de la caserne?

-Dis, vous avez vraiment une barre de pole dance pour les urgences?

-Hahaha, oui j’avoue c’est vrai, c’est ultra rare qu’on s’en serve, sauf quand on a la flemme d’utiliser les escaliers. Ça par contre c’est tout les jours.

-Alors là, je veux voir ça. »

Nous ressortons et quittons la fête et il me guide jusqu’aux appartements des pompiers, où je découvre avec une joie enfantine cette barre en plein milieu d’une pièce où sont entreposés des uniformes et casques rouges. Je suppose qu’il s’agit d’une sorte de vestiaire où ils se changent. Je me dirige vers un casier ouvert et prends un casque que j’admire : le rouge est tellement brillant que l’on peut voir notre propre reflet.

« Essaye-le si tu veux, tu seras trop mignonne avec.

-C’est le tien au moins? Je vais pas prendre les affaires de quelqu’un sans demander.

-T’en fais pas, on s’échange un peu notre matos parfois, quand on peut s’arranger. »

Je le visse alors sur ma tête et vais me voir dans le miroir au fond du vestiaire. Il est 10 fois trop grand pour moi, on dirait un enfant déguisé en son papa.

« Juste pour déconner je peux essayer le haut avec?

-Fais toi plaisir ma belle. Tiens, prends le mien. »

Il sourit en se mordant les lèvres et enlève nonchalamment son haut d’uniforme, découvrant son torse également musclé : il est bronzé et a une carrure imposante, ses abdos sont dessinés et ses pectoraux sont couverts de tatouages. Il me tend son haut en souriant, je le prends en soutenant son regard. Nous sommes tout les deux amusés et la tension monte entre nous lui et moi.

Je suis habillée d’une robe courte d’été, vu le mois de juillet chaud. Je me sens très à l’aise avec ce garçon et enlève la partie du haut afin que la robe repose sur mes hanches, je me retrouve quelques secondes en soutien-gorge avant d’enfiler l’uniforme. Je flotte littéralement dedans, il est tellement plus large que moi qu’il ne touche que mes épaules.

« Oh wow, t’es clairement plus musclé que moi. Ça ne me va même pas un peu. Regarde on dirait une chauve-souris.

-Haha, j’avoue, j’avoue. Au pire essaye celui-là, il t’iras sûrement mieux. »

D’un mouvement de tête il me montre celui dans le même casier ouvert, accroché sur un cintre. J’enlève donc le sien avec un regard en coin vers lui, il m’observe toujours, ou plutôt me reluque. Il caresse sa barbe en me regardant,toujours torse nu, et s’appuie contre un casier. Je prends l’autre et l’essaye, il est plus ajusté mais reste un poil trop large.

« Je sais pas à qui c’est, il est mieux mais toujours un peu grand je trouve.

-C’est à moi. »

Je sursaute en entendant cette voix qui n’est pas celle de mon interlocuteur. Je me tourne rapidement vers la personne et un autre jeune homme sors d’une salle adjacente, une serviette sur la taille, une autre dans les mains en train de se sécher ses cheveux blonds. Il vient visiblement de se doucher et il venait sûrement pour se rhabiller… Mais en y regardant bien… il est tout à fait parfait, son torse est musclé et des goutes d’eau coulent sur ses pectoraux et abdos. Son corps est longiligne, élancé et tonique. On voit qu’il semble plus être du coté de la vitesse et du cardio que de celui de la force, qui est plutôt le domaine de mon premier guide.

« Oh, euh, désolée de vous déranger, je savais pas que…

-Eh, salut Samy, tu fais visiter les coulisses maintenant?

-Haha, désolé Tom. Ouais, la demoiselle est fan de notre métier. Elle a déjà vu l’intérieur d’un camion et là j’allais lui montrer la barre.

-Ouais, la barre hein, haha.

-Haha, arrête ça Samy, tu vas faire peur à la demoiselle.

-Peur? T’as vu comment on est? On est à moitié à poil, je pense que si elle avait peur, elle aurait déjà pris ces jolies jambes à son cou.»

Et je suis là, au milieu de deux hommes qui se charrient de blagues douteuses mais j’avoue, drôles. Mon guide reprend alors :

« Comme tu peux le voir, tu as ici deux exemples de pompiers sous leur plus simple appareil, dit Samy, mon guide, en rigolant avec Tom, son collègue en serviette.

-Je vois ça, je pouvais pas rêver mieux comme première visite.

-Ouais, par contre mon uniforme tu peux l’enlever, il va falloir que je l’enfile là.

-Oh euh, pardon oui, du coup c’est le tiens? Mais sinon tu en as d’autres dans ton casier.

-Ouais mais je veux celui-là, tu vois. »

Tom me dit cela en rigolant, Samy est tout aussi amusé car il pouffe de rire. Il ne le contredit pas mais semble plutôt d’accord avec lui. Leur complicité me fait rire, je rigole avec eux, puis enlève finalement le vêtement. Un long silence s’installe pendant ce moment qui ne dure que quelques secondes, silence qui laisse place à leurs regards pesants. Je le tends ensuite à Tom, alors qu’il échange un regard avec Samy, tout les deux riant et se mordant la lèvre inférieure.

Il me le prend des mains, le roule en boule et le lance au sol dans le coin de la pièce. Je ne comprends pas son geste, alors je le dévisage : enfin, je viens de lui rendre son t-shirt et il le balance. Il me rétorque :

« Je vais te montrer un autre truc sympa sur les pompiers. Ça te dirait d’essayer la barre? »