1- 1 : jeunes mariés.

Voyage de noces en enfer.
Chapitre 1 : Jeunes mariés.
POV : Cindy
La cérémonie est belle à pleurer. En me retournant, je croise les regards de Laure et de Marie-Élisabeth, mes deux meilleures amies. Elles fondent littéralement, les joues inondées de larmes de joie, mais leurs sourires en disent long. Le prêtre, qui n’est autre que l’oncle de Jérôme, vient de bénir notre union.
Je suis Madame Duval à présent ! Moi qui m’étais juré de ne jamais me laisser passer la bague au doigt, j’ai fait un virage à 180° quand l’amour m’est tombé dessus, sans prévenir, avec la force d’un incendie.
Jérôme. Mon amour, mon héros.
Il me prend la main et je sens l’électricité courir sous ma peau. Ses beaux yeux chocolat brillent d’un éclat si pur qu’on dirait qu’une nuit étoilée a élu domicile au fond de son regard. Il me fixe avec une telle ferveur que j’en oublie de respirer. Un dernier baiser nous unit, un baiser chargé d’une passion contenue qui promet des lendemains brûlants, avant qu’il ne m’entraîne vers la sacristie pour signer les registres.
Nous sommes mariés devant Dieu et les hommes. Je suis si heureuse que je pourrais le crier sur les toits, faire hurler les sirènes de toute la ville !
Nous sortons de l’église, précédés par la foule de nos invités qui s’écarte pour nous laisser le passage. Sa nombreuse famille, la mienne, et surtout toute sa caserne réunie en habits de cérémonie. Une haie d’honneur pour le plus beau des pompiers et sa flic de femme.
Dès que nous posons le pied sur le parvis, une pluie de pétales de roses et de riz nous assaille. C’est un tourbillon de couleurs et de rires. Laure me serre dans ses bras en sanglotant de bonheur, puis Marie-Élisabeth prend le relais.
Aurore, ma belle-mère, s’avance ensuite. Elle tamponne ses yeux où perlent des larmes d’une émotion sincère. Elle se jette dans les bras de son fils, et je vois Jérôme l’entourer de ses bras protecteurs. Des vœux de bonheur coulent de ses lèvres comme une bénédiction sacrée. Puis, elle se tourne vers moi et m’enserre avec tendresse.
— Bienvenue dans la famille, ma fille !
— Merci, merci, belle-maman !
C’est alors que la calèche que Jérôme a louée en secret s’avance, tirée par deux chevaux blancs majestueux. On se croirait dans un rêve, mais la chaleur de sa main dans la mienne est bien réelle. Il m’aide à y grimper, son regard ne quittant pas mes lèvres, sous les applaudissements et les hourras qui font vibrer l’air.
— Vive les mariés !
Je prends la main de Jérôme alors que nous nous installons sur les banquettes de cuir. Il me sourit, mais c’est un sourire de prédateur amoureux. Ses yeux me dévorent, me brûlent, me revendiquent. Il n’y a pas besoin de mots quand son étreinte et la flamme dans son regard me crient : Tu es mienne pour la vie !
Le conducteur de la calèche nous emporte sur un signe de tête de Jérôme. Et nous filons à travers Angers, vers la salle des fêtes.
— Alors, Bambi, tu es heureuse ? me souffle la voix grave et sexy de mon époux.
Pour toute réponse, j’entoure ses larges épaules, mes lèvres cherchent les siennes avec avidité. Et je l’embrasse avec passion… Une sensation familière enflamme mon ventre quand je le tiens contre moi. Cela fait deux ans que ce feu me consume. Deux ans et pourtant, loin de s’éteindre, il me semble chaque jour un peu plus ardent.
Son rire grave à mon oreille me fait frissonner quand il accueille mon baiser.
Autour de nous, des passants anonymes nous applaudissent sur le trottoir, certains poussent des vivas ! Mais aucun de nous deux ne parvient à leur sourire en retour ni à leur faire un signe de la main. Jérôme a entouré ma taille pour me rapprocher de lui.
— Je donnerais n’importe quoi pour être seul avec toi, soupire-t-il en m’écrasant contre son torse. Je ne sais pas si je vais tenir jusqu’à la fin de la fête !
— Tu n’as pas le choix, mon époux ! Mais pense à demain… aux îles Canaries, au soleil, aux plages paradisiaques… Et à nous deux, seuls au monde !
— Je pense à la nuit de noces, à dire vrai. Et à te retirer cette merveilleuse robe ! dit-il avec un irrésistible sourire en coin.
Mon cœur, ce traître, se met à battre plus fort quand les yeux brillants de désir de mon mari croisent les miens !
— Jérôme…
— Je me sens la vigueur de dix hommes en songeant à la douceur de ta peau, à ton souffle qui s’accélère quand je te caresse, à tes formes sous mes mains !
— Arrête ça tout de suite, sinon on laisse les invités faire la fête seuls et on rentre à la maison !
Il rit de plus belle, caresse ma nuque et y dépose un baiser gourmand.
— Tu es sûre que tu veux que j’arrête…
Il a à peine fini ces mots que la calèche marque un arrêt devant la salle des fêtes ! Quelques invités qui nous ont précédés, ainsi que le photographe, nous acclament et nous prennent en photo. Jérôme saute en bas de la calèche et me tend les bras avec un sourire irrésistible.
— Attention à la marche, ma blonde, ce n’est pas le jour pour finir dans le plâtre.
Je pouffe de rire en relevant ma longue robe pour ne pas marcher dessus. J’évite de fixer ses yeux en descendant. Ce regard troublant et profond qui me laisse, depuis le premier jour, les jambes en guimauve. Et je saute dans ses bras.
Il me réceptionne comme si je ne pesais rien et me fait tournoyer avec ma traîne dans un nuage de dentelle et de taffetas. Lui, il est superbe dans son costume de cérémonie sombre aux boutons d’argent, arborant fièrement ses galons de caporal-chef et les médailles qui témoignent de son courage. La coupe impeccable de sa vareuse souligne sa carrure d’athlète, faisant de lui le plus impressionnant et le plus séduisant des officiers sous le regard des invités.
Nous posons pour quelques photos à la demande de ceux qui sont là, appareil en main. Mais j’ai toutes les peines du monde à ne pas me laisser absorber par le regard, le sourire et les lèvres ardentes de mon époux.
Enfin, nous entrons dans la salle, rejoignant mes beaux-parents et mes parents qui, pour l’occasion, nous accueillent ensemble. Un exploit de voir ma mère et mon père côte à côte après leur divorce tumultueux qui a déchiré notre famille.
Mais aujourd’hui, ils arrivent à être l’un à côté de l’autre sans se déchirer. Un cadeau pour moi qui ai tant souffert de leur séparation.
À l’arrivée du reste des invités, le vin d’honneur commence. Les discours, et le dîner, défilent comme un rêve de conte de fées. Jérôme rayonne de fierté et de bonheur. Je me liquéfie comme au premier jour où je l’ai vu, tel un ange s’avancer vers moi, et où j’ai perdu tous mes moyens. Aujourd’hui, son charisme ne me fait plus accumuler les gaffes. Car il est à moi et je suis à lui. Il était ma plus grande faille, il est devenu ma plus grande force.
Après le dîner nous ouvrons la soirée dansante. Je retrouve sa proximité avec délice, l’odeur boisée de sa peau et le désir qui dévore mes sens, quand il me serre contre son corps athlétique. Les heures s’égrènent et nous nous consumons d’impatience dans l’attente de la fin de cette merveilleuse soirée.
Après que la pièce montée a été servie Jérôme me laisse un peu danser avec son père et le mien. Il rejoint un moment son équipe de sapeurs, sa deuxième famille. Mais chacun de nous a les yeux fixés sur l’horloge murale de la salle des fêtes.
Quand trois heures du matin sonnent, Jérôme vient m’arracher aux bras de Guillaume, son meilleur ami et presque son frère. Dans un mois, ce sera au tour de Guillaume d’épouser Marie-Élisabeth, ma meilleure amie qui n’est autre que la petite sœur de Jérôme. Le destin a joliment entremêlé nos vies, transformant nos amitiés en liens indéfectibles. Les Duval m’offrent cette unité et cette promesse d’avenir lumineux que je n’ai jamais connues au sein de ma propre famille.
Alexandre le père de Jérôme annonce notre départ, nous saluons nos invités d’un signe de mains et nous éclipsons vers notre suite à l’hôtel Florencia à quelques kilomètres de là.
Nous arrivons à l’hôtel, les lustres brillent, les murs sont soigneusement décorer de dorure et Jérôme à apporter nos valises ce matin. Nous récupérons la clé, vibrant d’une impatience qui nous consume à chaque frôlement à chaque regard.
Quand il referme la porte de la suite sur nous. Nous enfermant enfin dans notre bulle d’amour plus rien ne compte que ses yeux, ses mains, ses mots !
Il me pousse vers le lit s’agenouille pour m’ôter mes chaussure à talons et me bas embrassant chaque parcelles de peau mise à nue. Je ris quand il dépose un baiser sur mes pieds broyer par des heures de danse sur talons .
—Je vais te dévorer ce soir !
Promets-il en délaçant mon bustier et en retirant mes jupons avec l’impatience d’un homme qui se consume de désir. Pendant ce temps j’ôte sa veste et sa chemise de costume avec la même fébrilité. Découvrant ses pectoraux puissants. En un rien de temps nous sommes allongés sur les pétales de roses qui recouvre et parfume le lit. La robe de dentelle glisse lentement sur le sol. Tandis que sa main libère mes cheveux du chignon flou qui les retient.
Puis enfin ses lèvres fondent sur les miennes pour me donner les milles baisers promis le matin même.
Ses mains s’égarent sur ma peau allumant la passion, la tendresse et le bonheur pur.
C’est la même alchimie qui nous lie depuis toujours, mais éclairer par nos vœux qui change tout. Ce soir nous ne somme plus de simple amoureux, ni même des fiancés ! Nous ne somme plus qu’une seule chair. Deux cœurs battant à l’unisson, jusqu‘à ce que la mort, nous sépare. Et l’ivresse de nos vœux transforme nos ébats en un déluge de sensualité, d’impatience et de plaisirs donnés et reçus. Après les vœux de nos bouches et de nos cœurs. Ce sont nos âmes et nos corps qui se promettent unité et fidélité. Encore et encore oubliant le temps, la fatigue de la journée, et les heures que compte encore cette nuit, qui sera blanche…
Quand le Téléphone de Jérôme sonne à dix heures du matin. Nous n’avons dormis que deux heures a peine. Nous planons sur notre nuage d’amour et descendons au restaurant pour un petit déjeuner royal. Il est bien vite temps de se préparer pour aller à l’aéroport direction Las palmas ! A nous les îles canaries.