Un nouvel Empire

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Summary

Imaginez que le Premier Empire, celui de Napoléon, ne soit jamais tombé. Imaginez qu'un homme plus qu'avant gardiste sauve la mise et fasse naitre un Empire qui dureras dans le temps. Un empire très spécial... Extrait : L'Empereur déchu, qui s'était levé de surprise, se rassit défait. Son destin n'avait pas changé? Il n'était donc pas sauvé? Lui qui avait été appelé pour sauver la France, était devenu moins que rien. Un ingrat personnage qu'il fallait éliminer. Mais que préférait-il ? Signer un papier qui le tournera en ridicule ou mourir et en finir une fois pour toute? De toute façon il n'avait plus vraiment le choix... La tension était palpable dans la petite pièce, il y faisait une chaleur étouffante. Tous les regards se tournaient vers lui, non que cela le dérangeait, il avait l'habitude. Simplement que cette fois ci c'était plus intense, plus personne ne cachait son jeu pour gagner sa confiance.

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapitre 1 : La (Re)naissance

4 Avril 1814

Il entre, en uniforme de colonel. Regard hautain, regard arrogant. Il regarde son ancien ami, Marmont. Il l’avait fait maréchal de l’empire, il lui avait tout donné, même sa confiance. Pourquoi l’avoir abandonné? Pourquoi l’avoir trahi? Il lui avait tout donné, tout! Il reste debout un instant en regardant tous ces hommes, tous ces horribles gens de haute noblesse, riches, tout ce qui le répugne. Il s’assied, on lui tend ces horribles documents. Il est bien obligé de les signer. Il est tombé, il a perdu. Il prit sa plume, et commença à la tremper dans l’encre. Il allait signer, il allait le faire. Abdiquer ? Lui, qu’était-il devenu ? Depuis quand était-il si lâche ?Marmont :

-Dépêchez vous, sire, votre abdication ne peut pas attendre...

Cela le mis en rogne. Le sourire au coin de la bouche de ce traître, la pointe d’ironie dans sa voix. Depuis quand pouvait-on dicter Napoléon? Il serra les dents, se rendant à l’évidence, il était déchu. Il reprit ses esprits et au moment où il allait signer les papiers de son abdication, se passa quelque chose qui allait bouleverser le cours des choses et de L’Histoire.La porte s’ouvrit brusquement et une dizaine d’hommes armés rentrait dans la pièce devant un homme que l’Empereur reconnaissait. C’était Sombreffe! Mais que faisait-il là?




3 Avril 1814

Il fait nuit, un homme chevauchant au galop sur un cheval blanc arrive devant un campement militaire. Il s’arrête devant les portes et crie :

-J’aimerais parler au général Sombreffe, c’est urgent !

Les portes s’ouvrent lentement et laissent entrer l’homme. Il se dirige vers la tente la plus grande. Le messager descend de son cheval et rentre vivement dans la tente. On y voit un homme grand, avec une barbe naissante de plusieurs jours. C’est Sombreffe ! Son sourire s’efface lorsqu’il reconnaît le cavalier essoufflé :

- Nom de nom que se passe t il, souffla le général

- Il... Il faut revoir les plans... Acc... Accélérer la chronologie... Ils le forcent à.. à abdiquer!

- Seigneur ! Heureusement que nous sommes proches du campement de Bonaparte!

Sombreffe se tourne vers un autre homme, plus petit et blond, qui était dans la tente :

- Préparez une dizaine d’hommes et le reste du régiment pour la capitale !

-Bien général !

L’homme sort de la tente en courant et criant des ordres.




4 Avril 1814

La brume envahit les vallées, les soldats traversent le brouillard telles des flèches. La tension et la concentration se lisent sur leurs visages, un poids énorme repose sur leurs épaules. Un éclaireur crie des paroles incompréhensibles et brusquement un bâtiment surgit du brouillard. Sombreffe descend de son cheval en trombe, et fait signe à ses soldats de monter avec lui. Les soldats protègent Sombreffe et montent ensemble, ils ouvrent la porte avec appréhension, était il trop tard?

Les soldats débarquent dans la salle et menacent les hommes à l’intérieur.

Un des soldats criait de ne plus faire aucun geste et fit signe à Sombreffe de rentrer. Sombreffe rentra dans la pièce :

- Nous arrivons tout juste à ce que je vois, dit-il avec un soulagement notable

- Mais que se passe t-il ? Cria Marmont, pourquoi nous déranger dans un moment si important ?

- Marmont, ce serait une aberration, une énorme bévue de vous laisser faire cela !

- Seigneur! Que voulez-vous dire?

- Eh bien gardons la surprise, cela ne serait point amusant si je vous disais tout, tout de suite.

Sombreffe se tourna vers les documents d’abdication que Napoléon allait signer, les prit vivement et les jeta dans le feu. Les exclamations et cris de fureur firent rire le Général. Il les rabroua, et jeta un regard à l’Empereur déchu, il aurait eu besoin de lui si les événements ne se seraient pas précipités de la sorte. Mais maintenant il a encore plus besoin de lui, pour que tout se déroule sans anicroche.

- Sire, ne croyez pas être sauvés, jeta Sombreffe. Nous allons avoir besoin de vous, mais pas comme vous l’imaginez.

- Qu.. Que voulez-vous dire?

- Eh bien nous allons faire revivre l’Empire, plus avant-gardiste que jamais. Mais nous risquons de rencontrer une opposition forte, déclara solennellement Sombreffe, voulez-vous mourir pour la Révolution?

L’Empereur déchu, qui s’était levé de surprise, se rassit défait. Son destin n’avait pas changé? Il n’était donc pas sauvé? Lui qui avait été appelé pour sauver la France, était devenu moins que rien. Un ingrat personnage qu’il fallait éliminer. Mais que préférait-il ? Signer un papier qui le tournerais en ridicule ou mourir et en finir une fois pour toute? De toute façon il n’avait plus vraiment le choix... La tension était palpable dans la petite pièce, il y faisait une chaleur étouffante. Tous les regards se tournaient vers lui, non que cela le dérangeait, il avait l’habitude. Simplement, cette fois ci c’était plus intense, plus personne ne cachait son jeu pour gagner sa confiance.

- J’accepte. A une seule condition, souffla Bonaparte

- Je vous écoute, sire, s’empressa de demander Sombreffe

- Sans souffrance, aucune.

- Bien évidemment, cela va sans dire ! Bien, la première phase du plan est validée. Espérons que Paris soit libéré d’ici quelques jours.

- Libéré? C’est un coup d’État? Crachat Marmont, vous aviez prévu cela depuis longtemps? Répondez.

- Doucement, monsieur, je ne sais qui vous êtes mais ces papiers d’abdications avait l’air de vous tenir à coeur, n’est ce pas?

Sombreffe prend place sur le bureau au centre de la pièce et dit simplement “Aujourd’hui est un jour nouveau, dans plusieurs siècle on raconteras cette soirée comme une révolution sans précédent à tous les niveaux, sociaux, politiques, militaires, économiques et j’en passe! L’empire renaît plus fort que jamais, sous les auspices du peuple”

Ce discours incompréhensible et étrange fait taire tout murmure dans le bureau.

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