Celui qui m'attendait

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Summary

Rentrer chez soi après une rude journée au travail et retrouver un fiancé aux petits soins, un bon repas, un plaid et un livre devant le feu de cheminée. C'est son quotidien depuis quelques années mais ce soir, il y a quelque chose de différent.

Status
Complete
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

Les portes s’ouvrent enfin et je réussis à passer la barrière humaine qui stagne devant la sortie. Les gens ont cette horrible manie de s’y agglutiner et d’ignorer, volontairement la plupart du temps, les usagers qui tentent de quitter ce cocon de pestilence et de chaleur rance. À croire qu’ils aiment se faire bousculer, insulter ou pousser dehors avec plus ou moins de fermeté. Ou peut-être essayent-ils de maintenir un certain niveau d’oxygène non corrompu. Quoi qu’il en soit, après m’être tant bien que mal extirpée de cet enfer d’odeurs corporelles douteuses pour un mois d’hiver, j’entame les derniers mètres qui me séparent de chez moi en remontant mon écharpe sur mon nez et en maudissant ces gamins idiots.

Aie pitié d’eux, murmure une petite voix dans ma tête, le cerveau était clairement en option lors de leur naissance.

Cela ne me calme pas vraiment, mais j’ai au moins cette chance d’habiter près des commodités, pas comme ce vieux papy dont les hurlements emplissent toujours mes oreilles. Je n’ai rien pu faire pour l’aider contre ces débiles et leurs sacs à dos encombrants, amassés devant la sortie tels des porcelets autour d’une auge. Malgré ses vociférations et ses coups de canne, les portes se sont refermées devant son visage. Je le revois encore, bougonnant et pestant à voix haute jusqu’à l’arrêt suivant et, une fois dehors, lever sa canne en titubant pour maudire la nouvelle génération.

Personne dans le véhicule n’a daigné bouger ou prendre le parti du retraité. Pire encore, le chauffeur, aussi aimable qu’une porte de prison, n’a écouté aucune de ses plaintes et nous a tous menacés de débarquement s’il ne se calmait pas. Sa réaction aurait-elle été différente si c’était lui qui devait se taper trois cents mètres à pied dans l’autre sens par un froid nordique et avec des articulations visiblement abîmées ?

Je soupire et refoule les tracas du voyage. D’ici une vingtaine de minutes, je gagnerai ma maison et profiterai de la chaleur du feu de bois. Mon dîner, cuisiné avec amour, m’attend sûrement, posé à ma place sur la table ou terminant sa cuisson dans le four, et j’imagine déjà mon compagnon s’affairer autour de la bouilloire. Oui, j’ai une chance inouïe dans mon malheur : un boulot de merde, des horaires atroces mais un foyer réconfortant et un fiancé aux petits soins. Je prendrai ensuite un repos bien mérité et me prélasserai dans un bain mousseux et parfumé.

Qui sait, peut-être aurais-je de la compagnie dans le bain...

Les lumières de la rue baignent les trottoirs blancs d’une étrange atmosphère lugubre. Il n’y a pas âme qui vive et, ce soir, les décorations festives ne parviennent pas à chasser les frissons qui me parcourent l’échine. Cela n’a rien à voir avec la température négative, mon instinct semble me prévenir d’un potentiel drame en approche.

Par précaution, les clés fermement coincées entre mes doigts, j’accélère le pas et chantonne doucement pour masquer les battements frénétiques de mon cœur. Une horrible impression me noue les entrailles et fait se dresser les petits cheveux dans ma nuque. Seul le bruit de mes chaussures dans la poudreuse résonne en ces lieux mais cet écho, qui se propage sur les murs, est digne des pires films d’horreur.

Je deviens dingue. Tout est calme, tout va bien. C’est juste la fatigue et les nerfs. Aller, ressaisit toi.

À part les miennes, aucune empreinte ne dérange la neige et de gros flocons commencent à tomber au moment où j’atteins la porte d’entrée.

“Je suis rentrée !”

Claquant la porte plus fort que je ne l’aurais voulu, j’accueille avec joie la chaleur et la lumière de mon foyer. Par le judas, je n’observe que le vide et la neige. Je me sens quelque peu idiote pour cette frayeur inutile. Rien n’arrive jamais ici, après tout. Quelques secondes s’écoulent avant que je ne me décide à laisser tomber mon observation et me débarrasser de mes affaires.

“T’as pas idée à quel point je suis contente de rentrer. J’ai eu une des pires journées de ma vie. Ce boulot va finir par me rendre chèvre.”

Le récit de ma journée de travail s’enchaîne sans aucune réponse, seulement troublé par le frémissement de l’eau dans la bouilloire. Je ne me formalise pas de son silence, ce n’est pas la première fois.

“Je te jure, entre les deux stagiaires qui en foutent pas une, Claire qui se goure sans arrêt dans les commandes et le boss qui nous met des deadlines impossibles… Y a que Charlotte qui est digne de confiance. Dommage qu’elle bosse pas dans mon équipe. En-tout-cas, vivement les vacances.”

Le salon est, comme d’habitude, bien rangé. Mon plaid m’attend sur l’accoudoir du divan, mon livre du moment posé dessus et une bûche se consume dans l’âtre. Un sourire étire mes lèvres et toute frustration s’évapore immédiatement. L’un des marqueurs est plié, signe que quelqu’un a fourré son nez dedans.

Je me demande ce qu’il en a pensé. Il a survécu à la combustion spontanée, c’est déjà un bon point.

Une délicieuse odeur de lasagnes maison m’appelle de la cuisine et le lourd gargouillement de l’eau portée à ébullition me signale la préparation toute proche d’un breuvage de qualité.

Je profite du temps qu’il me reste pour faire un petit arrêt aux toilettes afin d’être plus à l’aise une fois à table. La température de la pièce est plus qu’agréable et une odeur de jasmin vient contraster avec celle de la cuisine.

“D’ailleurs, en parlant de vacances,” dis je assez fort en me lavant les mains, “T’as regardé le site dont je t’ai parlé ?”

La sonnerie du four retentit et je m’arrête dans ma tirade. Si je le déconcentre, il va encore se brûler. J’aime jouer les infirmières mais uniquement quand les bobos sont imaginaires. Cependant, après cinq minutes, le four crie toujours, rejoint par le cliquetis de la bouilloire. Je finis par revenir et me charge du plat et du thé. Curieusement, il n’y a personne dans la partie séjour.

“Chéri ?”

Ses chaussures sont pourtant bien à leur place, dans l’entrée. Il ne peut pas être sorti. Il n’y avait aucune empreinte et, de toute façon, ce n’est pas dans ses habitudes de laisser la cuisine en plan, surtout lorsque les appareils sont en fonctionnement. La boule qui me nouait l’estomac dans la rue se reforme peu à peu.

“Tout va bien ?”

Une nouvelle fois, pas de réponse. J’essaie de l’interpeller à nouveau, sans succès. Je doute qu’il se soit endormi, pas avec le repas encore en cuisson, mais peut-être a-t-il son casque vissé sur ses oreilles. Cela expliquerait son silence et son manque de réaction.

“Chéri ? Je suis rentrée ! J’ai sorti la lasagne du four et j’ai éteint la bouilloire.”

Un rail de lumière filtre sous la porte du bureau mais celui-ci reste vide. Seul son ordinateur allumé m’indique qu’il s’y trouvait il y a peu, une page internet ouverte sur un site de réservation.

“J’ai ma réponse concernant le site.” Marmonné-je, “Tu en pense quoi du coup ? T’as eu le temps de trouver un truc intéressant ? Chantal me tanne avec ça depuis son dernier séjour en Turquie. Ça lui aurait coûté trois fois moins cher qu’ailleurs, ça vaut peut-être le coup.”

La chambre à coucher est plongée dans le noir et aucun son n’en provient, pas même quand je l’appelle. L’interrupteur ne répond pas et je peste devant la luminosité ultra réduite que me donne le petit plafonnier du couloir.

“T’as oublié de changer l’ampoule !”

Silence.

“Hé ! Tu pourrais pas me répondre !”

Un énième soupire m’échappe. Il lui arrive de se murer dans le silence le plus total et de se réfugier dans sa bulle. Cela ne dure généralement que quelques heures, le temps qu’il recharge ses batteries, mais là, avec la journée que j’ai eu, j’ai beaucoup plus de mal à supporter ça.

“Bon, je vais manger ! Rejoins-moi quand ça te chante !”

Mon ton est plus cassant que d’ordinaire et je regrette immédiatement mon comportement. Ce n’est pas de sa faute, il fait de son mieux avec les outils qu’il a sous la main. Je le connais, j’ai l’habitude maintenant et je ne devrais pas m’en formaliser, d’autant plus que la vie n’a pas été facile pour lui. Surtout ces derniers mois.

Une fois dans la cuisine, j’entends la porte de la salle de bain grincer. Le son feutré de ses pas me signale qu’il se balade dans le couloir entre la salle d’eau et la chambre sans que je ne le distingue une seule fois. Une sensation de froid parcours ma colonne vertébrale à son comportement.

“T’as encore eu ta mère au téléphone ?” Tenté-je d’une voix aussi douce que possible, “Écoute, je sais que c’est pas ce que tu veux entendre, mais tu devrais peut-être couper les ponts ? Regarde dans quel état ça te met. Franchement, j’en peux plus de te voir comme ça. Ça fait à peu près cinq ans qu’elle nous fait son cinéma, il est temps de faire quelque chose, tu ne crois pas ?”

Toujours rien. Il continue de se murer dans le silence, bien décidé à rester hors de vue.

“Aller, viens au moins manger un bout. Promis, je me tais. Et si tu veux, on se fait couler un bain, on allume les bougies, on se pose dans l’eau.” Un petit sourire en coin étire ma bouche, “Et si tu en a besoin, je peux ressortir l’huile de massage et m’occuper de ton dos après le bain, si tu vois ce que je veux dire.”

Il ne résiste pas longtemps, car quelques minutes plus tard, le robinet de la baignoire s’ouvre et se déverse. Rassurée, j’avale mon plat le cœur plus léger et des papillons dans le ventre. Son assiette soigneusement couverte et enfermée dans le micro-onde, je range le peu de désordre créé par la cuisson avant de patienter dans le divan. Mon thé est encore brûlant mais ce n’est pas un drame, cela fait du bien par là ou ça passe. Surtout avec les petites épices qui l’accompagnent.

L’attente n’est pas longue, la porte de la salle d’eau grince à nouveau et ses pas s’éloignent vers la chambre. Je ne me fais pas prier et me faufile aussi silencieusement que possible.

La pièce n’est éclairée que par les bougies harmonieusement disposées ci et là, nos serviettes tièdes et moelleuses sortent à peine du séchoir et la vapeur ambiante augmente la température déjà suffisante. Tout est pensé pour réduire à néant le peu de mauvaise humeur qu’il me restait.

Il s’est surpassé, dis donc ! Un très bon moyen de se faire pardonner ses silences.

Mes habits tombent un à un et mes bijoux finissent dans la soucoupe entre les deux vasques. Les papillons de mon ventre se sont transformés en abeilles furieuses et un feu infernal s’empare de mes joues lorsque mes yeux se posent sur le petit objet installé sur l’un des bords de la baignoire.

Je le reconnais bien, ce petit jouet. Il me l’avait offert l’an dernier après une suggestion de ma part. Je ne pensais pas qu’il oserait mais en voyant la boite, son regard fuyant et son visage cramoisi, je m’étais contentée de l’embrasser pour cacher mon trouble. Nous ne l’utilisons pas beaucoup, pas ensemble du moins, mais je note qu’il ne l’oublie pas.

J’aimerais bien qu’il me surprenne à nouveau en utilisant l’une de mes autres suggestions.

Alors que mes doigts effleurent les contours lisse du cadeau, je remarque le petit mot gribouillé à la hâte.

“Yeux fermés. Pas un mot.”

Mon cœur manque un battement et ma bouche reste béante devant cette audace. Je m’installe cependant dans l’eau chaude et prends de l’avance en me savonnant, les mains tremblantes. J’obéis à son injonction dès que le grincement de la porte me parvient et mon palpitant s’emballe davantage. Privée de ma vue, mes autres sens prennent le relais, accompagnés de mon imagination plus que florissante.

Il prend son temps, m’observe tel un prédateur avant de se défaire de ce qu’il porte. Pas grand chose d’après ce que j’entends. Je frotte mes cuisses l’une contre l’autre et tente de calmer ma respiration. Je ne sais pas qui lui prend mais je ne m’en plains pas. Peut-être qu’à force de lui mettre les livres sous les yeux -- de manière innocente, bien sûr, -- ces découvertes saupoudrées d’épices auront donner matière à son imagination.

Il faudra que je pense à remercier Charlotte pour son coup de génie. Merde, va falloir que je choisisse bien ma prochaine lecture si ça marche comme ça. Est-ce que j’ai encore des bouquins spicy au moins ?

Du mouvement anime mon environnement aquatique et court-circuite mes pensées. Ses jambes sveltes se calent de chaque côté des miennes et je me retrouve plaquée contre son torse. L’étroitesse de la cuve rend le jeu encore plus intense et une plainte m’échappe déjà.

Il ne me fait pas de remarques, laisse ses mains se balader sur mon corps avec une lenteur terrible, attrape l’éponge dont je me suis servie pour s’occuper de ma peau avec attention.

Un frisson délicieux me traverse quand son souffle effleure mon cou et que sa main s’aventure contre mon ventre, vers le bas. Il ne fait que frotter, rien de plus et pourtant cette simple action transforme mon sang en lave en fusion. Une fois finit, il repose l’arme du crime sur le rebord et je devine son bras s’allonger plus loin. Son corps me presse vers l’avant puis me ramène en arrière, d’une main, il cale ma tête sur son épaule tandis que l’autre...

Quelque chose de froid, de dur et lisse caresse la peau de ma poitrine puis mon ventre. Aucune vibration ne l’anime pour l’instant mais l’excitation et l’anticipation des réjouissances à venir suffisent à me faire haleter. Il s’amuse ainsi quelques longues minutes avant de promener son outil ailleurs.

Je me moque de passer pour la méchante au sujet de sa mère si j’ai droit à ce genre de démonstration.

Alors que commencent enfin les réjouissances et qu’il dissimule mon jouet sous l’eau en l’allumant, ses lèvres couvrent mon cou de baisers en laissant une étrange irritation derrière. Le picotement des poils drus sur mon épiderme menace de me faire ouvrir la bouche pour chose que des gémissements et il le sent. Sa main vient recouvrir mes lèvres et son murmure suave m’intime de me tenir à son délire.

Pendant quelques minutes, il laisse mon cadeau me faire monter en pression, savourant sans doute les sons que je lui donne ainsi que mes mouvements de plus en plus désespérés. Nos corps collés l’un à l’autre, son membre crée des sillons de feu dans mon dos et chaque déplacement de mon bassin lui arrache un râle difficilement contenu. Tremblante alors qu’il ne fait rien, je pleure lorsqu’il m’accorde ce que je lui demande à coup de hanches. J’entends son sourire à ses encouragements muets déposés sur ma tempe. Emportée par le vacarme de mon cœur et des clapotis de l’eau, je suis bien contente que personne ne puisse rien entendre avec notre isolation. Je lui donne ce qu’il veut jusqu’à perdre la tête et fini par hurler de plaisir. Il ne cesse cependant pas son jeu et m’embarque pour une autre valse sans que je ne bronche. Les yeux fermement clos, les seules choses qui franchissent ma gorge sont des réponses gutturales à ses attentions.

Après une éternité de pur bonheur, il se détache de moi et m’aide à tenir debout, m’octroyant un répit sans pour autant retirer mon jouet encore animé de son antre. Son ordre reste le même sans qu’il n’ait à prononcer le moindre mot : juste son index posé sur mes lèvres et sa paume sur mes yeux brûlants. Sans même nous essuyer, mon homme me guide ensuite vers la chambre et l’air frais de la maison couvre ma peau de chair de poule. Je n’ai pas le temps de protester contre ce changement brutal. L’instant d’après je m’écrase sur la couette en flanelle.

“Attends moi sagement et garde les yeux fermés.” Murmure-t-il dans un souffle avant de se retirer.

Sa présence disparaît et la porte de la salle de bain grince à nouveaux. Les membres flageolants, je me force à repousser l’édredon. Changer les draps trempés est bien plus facile que de s’occuper d’une housse de couette king-size. Une petite voix faible me souffle que c’est inhabituel venant de lui mais je la remballe. J’ignore ce qu’il a prévu d’autre mais je suis partante. On parlera du reste demain.

Les vibrations internes relancent une nouvelle envie et je m’affaisse sur le matelas, pantelante. Je n’ai plus la force de bouger les hanches et laisse la pression remonter avec lenteur et frustration. Un autre grincement suivi de pas dans le couloir diffusent une couche supplémentaire de plaisir et je me cambre en gémissant. Je n’entends plus grand chose, mon sang bat dans mes tempes et ma main se balade sur mes courbes afin de soulager la pression qui me submerge.

Bordel, comment est-ce que je peux tenir aussi longtemps ?!

J’ai beau être en forme physiquement, enchaîner les rounds ainsi n’est pas dans mes cordes. Même en prenant mon temps, le plus longtemps que j’ai pu tenir a déjà été dépassé dans la baignoire et mon corps refuse de capituler.

Il y a quelque chose de changé chez lui, ce soir, mais mes neurones sont définitivement partis en grève. Trop enflammée pour penser davantage, mes muscles se tendent une nouvelle fois sous un orgasme brutal.

Bordel !

Une lueur tremblotante traverse mes paupières tandis que je reviens à moi, essoufflée. Son ricanement discret me parvient, sur le pas de la porte et je dissimule tant bien que mal mon visage. Sentir ses yeux parcourir mon corps de la sorte, savoir qu’il m’a potentiellement observé sans que je ne m’en rende compte me donne chaud aux joues.

“Tu dois avoir soif, après tout ça.”

Son message me parvient à peine, tant son volume est bas et je remarque une note différente dans sa façon de s’exprimer sans pour autant parvenir à mettre le doigt dessus. Mon cerveau est trop embrumé par mon plaisir qui renaît une fois de plus. Les vibrations de mon joujou me rendent folle et je glisse une main pour le retirer quand la sienne stoppe mon geste, suivi d’un claquement de langue.

Il m’aide à m’asseoir d’une poigne ferme et frôle ma bouche avec un liquide tiède. J’avale le contenu à grandes goulées et j’en oublie presque la pulsation sourde entre mes cuisses tant ma gorge est sèche. Une fois la tasse reposée sur la table de nuit, une pression tout autre s’installe contre mon ventre : une paume chaude et sournoise. Elle remonte vers ma poitrine, m’incite à reprendre contact avec les draps froissés puis se joue de moi encore et encore dans un balai de va et viens tortueusement lent.

Ses baisers reprennent sur mes épaules et mon cou, son corps se love contre le mien et son souffle chasse toute pensées persistantes de ma tête. Il n’y a plus que lui, ses doigts qui se joignent à son cadeau toujours logé en moi dont il intensifie le mouvement et ses encouragements silencieux. Il prend son pied à m’extirper des cris de plus en plus fort tout en remuant contre ma hanche. Son membre n’a pas dégonflé depuis tout à l’heure et manque de marquer ma peau tant il est dur.

Le râle qui lui échappe m’est étranger mais je relègue ce détail pour plus tard tant mon attention est accaparée ailleurs. Un nouveau coït me submerge et il retire enfin l’instrument de torture de son antre. Non sans quelques baisers crapuleux et d’autres promesses.

Il n’en a pas fini pour cette nuit...