Mes nouvelles érotiques

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Summary

J’écris ce que l’on ressent au fond de soi, sans toujours oser le dire. Les regards qui s’attardent un peu trop longtemps. Les mains qui frôlent la peau et font naître des frissons. Les silences chargés de désir. Mes nouvelles parlent d’amour, de sensualité et d’érotisme. D’instants suspendus où deux êtres se découvrent, se cherchent, se troublent… et finissent par céder à ce qui les attire. Ici, chaque histoire est une émotion, une tentation, une rencontre qui bouleverse le cœur autant que le corps. J’écris pour celles et ceux qui aiment ressentir, vibrer, et se perdre dans des récits intimes, tendres ou brûlants, mais toujours sincères. Si tu aimes les histoires qui font monter la chaleur doucement, qui font battre le cœur plus vite et qui laissent une trace longtemps après la dernière ligne… Alors entre. Et laisse-toi emporter. Avec toute ma tendresse..... Valentina Soublia

Status
Ongoing
Chapters
9
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Le témoin (Partie 1)

Quand deux âmes sont faites pour se rencontrer, ni le temps, ni la distance, ni la logique ne peuvent empêcher leur collision.

Me voilà partie pour un week-end de mariage, celui de ma cousine Aline que je n’ai pas vue depuis des années. Lorsqu’elle m’a demandé si je voulais être sa témoin, j’ai été très surprise, mais j’ai accepté avec un immense plaisir. Il me reste encore trois heures de train avant d’arriver. Alors j’en profite pour écouter de la musique, me détendre, et savourer ce calme suspendu… avant la tempête du mariage. J’ai dû m’assoupir un moment, car lorsque j’ouvre les yeux, mon regard est aussitôt attiré par l’énorme silo d’une usine, sur lequel est inscrit, en lettres massives, le mot « Franklin ». Je m’interroge. Pourquoi mon regard s’est-il arrêté ici ? Je ne connais aucun Franklin dans mon entourage. J’ai l’étrange sensation d’être encore suspendue à mon rêve, alors je laisse mes paupières se refermer et je replonge dans mes songes.

Je suis réveillée par la voix du contrôleur, qui annonce ma gare d’arrivée : « Gare de Trouville-Deauville ».

A peine mon pied qui touche les quais que ma cousine m’accueille en me sautant littéralement dessus, m’enveloppant de ses bras avec enthousiasme. Je la reconnais immédiatement à son odeur florale : une note de vanille mêlée à la fleur de lys, un mélange presque divin. Je suis heureuse de la retrouver, et surtout soulagée d’être enfin sortie de ce train. Debout depuis six heures du matin, j’avais plus que hâte d’arriver. Nous sommes la veille du mariage. Tous les témoins doivent se retrouver dans la maison familiale pour une dernière soirée ensemble, l’occasion de faire le point une ultime fois sur le déroulé du grand jour. Je sors de la voiture de ma cousine, je hume l’odeur extérieur tout en regardant cette grande longère où j’ai passé tous mes étés. Une vague d’émotion me monte et je ne peux retenir un large sourire.

À peine le temps de prendre une douche que je retrouve tout le monde dans le jardin, réunis autour d’un bon verre de vin. Aline me fait les présentations : Marion, l’autre témoin, puis Laurent… et Franklin, les témoins du marié.

En entendant ce prénom, ma respiration se coupe net. Je relève lentement les yeux dans sa direction. Nos regards se croisent. Et soudain, tout semble suspendu. Lui aussi est figé.

C’est Martin, le marié, qui nous ramène à la réalité :

-Ben alors… vous vous connaissez déjà, vous deux ?

-Non, pas du tout, répondis-je.

Je m’assois à côté de ma cousine et, dans un coin de ma tête, le lien se fait avec l’inscription du silo aperçu plus tôt dans la journée. C’est étrange, presque troublant. Mais je suis rapidement tirée de mes pensées lorsque Martin me demande si je veux du vin. J’acquiesce.

Je savoure mon verre de vin en détaillant Francklin du coin de l’œil. Il est assis juste en face de moi. Brun aux yeux verts, la mâchoire parfaitement dessinée, il affiche un sourire à faire chavirer. Plus grand que moi, élancé, il dégage une présence calme et assurée. Ses mains, fortes, légèrement abîmées, trahissent un homme manuel ; je les imagine déjà à l’œuvre. Ses cheveux bouclés encadrent son visage avec naturel, comme s’ils avaient toujours été à leur place. Je finis par détourner le regard, consciente qu’il sent mon observation. Lorsqu’il me fixe à son tour, un frisson discret me traverse.

La soirée s’écoule au rythme des discussions autour de l’organisation du mariage, des rôles de chacun, du vin qui se ressert, des rires et des anecdotes qui s’entremêlent. Le temps semble suspendu. Peu à peu, les invités quittent la table pour aller se coucher, emportant avec eux le brouhaha et l’agitation.

Il ne reste bientôt plus que Martin, Franklin et moi. La conversation se fait plus calme, plus vraie. J’en apprends un peu plus sur lui : il est agriculteur, profondément passionné par son métier, attaché aux choses simples de la vie. Cette simplicité lui va étonnamment bien.

Finalement, le marié se lève à son tour, prétextant la nécessité d’être en forme le lendemain et d’éviter une gueule de bois le jour de son mariage. Lorsqu’il nous laisse seuls, un silence différent s’installe, plus dense, presque palpable.

Franklin me fixe avec une intensité troublante avant de demander, presque à voix basse :

-Et toi, Luna… que penses-tu du mariage ?

Sa question me surprend. Je manque de m’étouffer avec ma gorgée de vin, puis reprends lentement mon souffle. Son regard ne me quitte pas ; je le sens posé sur moi lorsque je réponds, un peu plus doucement :

-Franchement, le mariage est quelque chose d’unique, de puissant. Il unit deux âmes dans l’amour, avec la promesse de cheminer ensemble jusqu’à la fin de leurs vies. Je trouve cela profondément beau.

Je marque une pause, puis ajoute :

-Et toi, qu’en penses-tu ?

Il prend le temps de réfléchir avant de répondre

-Le jour où je demanderai une femme en mariage, ce sera celle qui saura faire vibrer mon cœur. Celle avec qui j’aurai envie de rire, de partager ma vie. Je me sentirai bien auprès d’elle, simplement moi, sans masque, sans peur de montrer mes véritables émotions.

Sa réponse me surprend par sa clarté, mais surtout par la douceur qui s’en dégage. Je m’attendais à quelque chose de plus fuyant, à un je n’ai pas envie de m’engager, encore moins de me marier… et pourtant, ses mots résonnent en moi autrement.

Je reste silencieuse un instant, le cœur un peu plus rapide que d’ordinaire. Ses yeux me regardent avec une attention qui me fait frissonner.

-C’est rare… dis-je enfin, presque en murmure. Que quelqu’un parle de mariage avec autant de sincérité.

Il esquisse un sourire, léger, presque timide.

-Peut-être que je sais ce que je veux… et que je ne veux pas le laisser filer.

Un frisson court le long de mon bras. Je détourne le regard, sentant que l’air entre nous s’épaissit, chargé de quelque chose de doux et de dangereux à la fois. Les mots n’ont plus besoin d’être dits : quelque chose se passe, là, entre nos regards.

Je joue distraitement avec le bord de mon verre, mais je sens ses yeux suivre chacun de mes gestes. Une chaleur étrange monte en moi, une curiosité qui se mêle à un frisson délicat. Il s’incline légèrement vers moi, et je me surprends à retenir ma respiration.

-Tu sais… murmure-t-il, la voix basse, presque caressante, il y a quelque chose chez toi qui me touche profondément. Quelque chose de… vrai.

Je détourne les yeux, incapable de rester fixée sur son regard brûlant, et un sourire timide se dessine sur mes lèvres. Le monde semble soudain plus doux, plus intense, comme si chaque sensation était amplifiée.

-Je pensais exactement la même chose à ton sujet, dis-je. Depuis que nos regards se sont croisés, j’ai cette étrange impression… comme si je te connaissais déjà, comme si je te reconnaissais, profondément, au-delà des mots.

Dans ma tête je dis que je sais que ça peut sembler cliché, mais je n’ai plus envie de jouer avec les hommes. J’ai envie d’être vrai, de dire ce que je ressens, de ne plus rester en retrait dans mon silence. Trop longtemps, je me suis tu… aujourd’hui, j’ai juste envie d’être moi, pleinement.

Je reste un instant silencieuse. Le calme autour de nous semble s’étirer, chaque respiration plus lourde, plus consciente de l’autre.

-C’est… rare, dit Franklin doucement, de rencontrer quelqu’un qui ose être aussi vrai, aussi sincère. Je crois que c’est pour ça que ton regard m’a tout de suite retenu.

Je détourne légèrement les yeux, sentant mes joues rosirent. Il s’avance juste un peu, et je sens la chaleur de sa présence m’envelopper.

-Et toi… je me demande, murmuré-je presque sans y croire… qu’est-ce que tu attends vraiment d’une femme ?

Il me regarde longuement, comme pesant chaque mot. Puis, sa voix devient plus basse, intime :

-Celle avec qui je peux être entièrement moi. Celle avec qui je ris, je rêve, je partage mes silences. Un regard et on se comprend parfaitement.

Mon cœur s’accélère. Ses yeux ne quittent pas les miens, et dans ce silence chargé, un frisson subtil mais persistant parcourt mon corps. Je sens qu’un lien s’est tissé entre nous, fragile, mais déjà puissant.

-Alors… murmuré-je à peine, un sourire se dessinant sur mes lèvres… peut-être qu’on se cherche depuis plus longtemps qu’on ne le croit.

Il incline la tête, un sourire discret, presque complice :

-Peut-être bien…

À cet instant, je ne me reconnais plus. L’alcool doit y être pour quelque chose, car d’ordinaire, jamais je ne me serais exprimée ainsi. Je suis plutôt cette femme discrète, un peu en retrait, toujours à sourire timidement… mais avec lui, quelque chose change. Avec lui, je deviens cette femme sûre d’elle, pleinement présente, à sa place, là où je devrais toujours être.

Sa voix me sort de mes pensées, douce et légèrement grave :

-Maintenant que l’on est transparent tous les deux… tu sais de quoi j’ai envie, là ?

-Non… répondis-je, hésitante.

Mais au fond de moi, je sais que mon corps en est déjà convaincu. Mon cœur s’emballe, irrégulier, et je me surprends à mordre ma lèvre. Un frisson me traverse alors que je me tortille légèrement sur ma chaise, incapable de rester immobile face à cette proximité électrisante.

-J’ai envie de te sentir… ton odeur, que je suis sûre d’aimer, ta chaleur, le contact de ta peau contre la mienne. Pouvoir te toucher, te caresser… juste ça, simplement.

Bizarrement, j’en ai aussi envie. Mon corps semble prendre le dessus et s’approche de lui avec délicatesse. À mesure que je me rapproche, son regard devient plus intense, presque hypnotique.

Nous sommes à quelques centimètres de l’un de l’autre. Lentement, je penche la tête vers sa nuque, juste assez pour respirer son parfum. L’odeur, chaude et envoûtante, me fait fermer les yeux, me laissant complètement emporter par ce frisson inattendu. Il se laisse faire, immobile, comme suspendu dans cet instant. Je sens son cœur battre violemment contre sa poitrine, résonnant jusqu’au mien. Lentement, je rapproche mes lèvres de son cou, puis de sa mâchoire, jusqu’à ce qu’elles frôlent enfin les siennes.

Je ne veux pas que l’on s’embrasse tout de suite. J’ai envie que nos corps se découvrent d’abord, de savourer chaque frôlement, chaque chaleur. Il semble le comprendre, car à son tour, ses mains commencent à me parcourir avec délicatesse. D’abord le long de mon bras, puis ma nuque, ma taille, mes hanches… chaque contact me fait frissonner, comme si chaque caresse éveillait un peu plus mes sens. Il se love à son tour dans ma nuque et je sens ses lèvres se poser délicatement sur ma peau. Je ne peux retenir un léger soupir de satisfaction, comme si mon corps le reconnaissait, comme si chaque fibre de moi l’attendait.

Il me murmure à l’oreille délicatement :

-J’en étais sûre… j’adore ton odeur, la chaleur de ta peau. Si ça continue, je vais devenir complètement accro.

-Cela ne me dérangerait pas, je réponds doucement, sincèrement.

Il sourit légèrement avant de continuer, avec une tendresse teintée de malice :

-Je crois qu’il est temps que l’on aille se coucher tous les deux, si on veut être en forme demain pour le grand jour… ma petite peau sucrée, dont je deviens déjà accro.

Chacun regagne sa chambre dans le silence. Mais en moi, une flamme brûle à nouveau, indocile, vivante, quelque chose que je croyais perdu pour toujours.

Le lendemain matin, branle-bas de combat dès 8 heures. Chacun sait ce qu’il a à faire. De mon côté, je reste au plus près de ma cousine : en tant que témoin, je m’occupe d’un maximum de choses pour lui permettre de profiter pleinement de cette journée exceptionnelle et unique.

Nous respectons la tradition : les femmes entourent la mariée, tandis que les hommes rejoignent le marié chez ses parents, dans une autre maison. Les futurs époux ne se découvriront qu’au dernier moment, juste avant de partir pour la mairie.

Tout s’enchaîne alors : coiffure, maquillage, habillage. L’effervescence est douce et joyeuse. Tout le monde est magnifique. Et ma cousine… véritable rayon de soleil. Son bonheur irradie la pièce, porté par ce large sourire qui ne la quitte pas depuis le début de la matinée.

C’est le grand départ. J’emmène ma cousine à la rencontre de son futur mari, pour l’instant tant attendu de la découverte. Nous arrivons chez les parents de Martin.

Une petite mise en scène précède le plus merveilleux des moments. Lorsqu’ils se découvrent enfin, leurs regards pétillent, débordent d’évidence. Ils respirent l’amour, le vrai, celui qui se voit sans avoir besoin de mots. Je n’avais encore jamais été témoin de quelque chose d’aussi fort.

Une larme s’échappe, la première d’une longue série, je le sens et, au fond de moi, je formule un vœu silencieux : qu’un jour, moi aussi, je puisse connaître une relation semblable.

Je sors de mes pensées, saisie par une présence insistante. Quelqu’un me regarde. Je croise alors le regard de Franklin, illuminé d’un large sourire. Il s’approche de moi et me glisse à l’oreille que je suis magnifique, que ma robe me va à ravir.

Je recule légèrement pour l’observer à mon tour. Il porte un costume d’été en lin gris. Il est vraiment très beau ; la coupe met sa silhouette en valeur et fait ressortir la clarté de ses yeux. Sans même m’en rendre compte, je lui prends la main pour l’attirer vers moi et lui murmure à l’oreille : tu es vraiment très beau dans ce costume.

Il resserre sa main autour de la mienne. À son contact, une évidence s’impose : j’ai l’impression que cela fait des années que nous nous connaissons, et que nous n’avons plus aucune envie de nous lâcher.

Nous laissons les mariés seuls pour leur arrivée à la mairie, qu’ils ont souhaitée faire à vélo électrique. Je trouve l’idée géniale, tellement à leur image. L’autre témoin part en voiture de son côté.

Je récupère celle de ma cousine et prends la même direction. À peine ai-je démarré que la portière côté passager s’ouvre brusquement et que Franklin s’engouffre dans l’habitacle.

-Tu ne pars pas avec l’autre témoin ? lui demandé-je, surprise.

Il esquisse un sourire et me répond, à voix basse :

-J’ai besoin de ma dose… ma peau sucrée.

Je reste figée par ses mots. Ils résonnent en moi, troublants, presque brûlants. Mais le timing nous rattrape, pas le temps de s’attarder : nous devons avancer. Je prends la route.

L’ambiance, dans la voiture, devient rapidement électrique. Je porte une robe violette, assez courte, dévoilant la moitié de mes cuisses. Je le sais, je le sens. Son regard glisse sur moi, s’attarde, descend lentement le long de mes jambes.

J’ai envie qu’il me touche, de le sentir encore contre moi, de retrouver sa chaleur. Ce qu’il s’est passé la veille ne m’a pas quittée une seconde. Mes cuisses se rapprochent, mon corps trahit mon trouble ; je n’arrive plus à tenir en place. Une boule brûlante s’allume dans le bas de mon ventre, grandit, pulse.

Il doit le sentir. Sans que je n’aie besoin de dire un mot, il pose délicatement sa main juste au-dessus de mon genou. Son regard se pose sur moi, interrogatif, comme s’il cherchait une permission silencieuse. À ce simple contact, je me mords les lèvres.

J’acquiesce doucement de la tête. Sa main commence alors à remonter le long de ma cuisse. J’essaie de rester concentrée sur la route, mais l’effort est immense. Sa main monte encore, lentement, dangereusement. Un soupir m’échappe malgré moi.

-Tu aimes quand je te touche ? murmure-t-il.

J’ai envie de résister… puis je lâche prise. Après tout, on n’a qu’une vie. Et aujourd’hui est un jour à part. Avec lui, je sens que je peux tomber le masque, être pleinement moi-même.

-S’il te plaît… oui. J’aime quand tu me touches. Tout mon être vibre.

Il sourit, satisfait, et sa main poursuit son exploration, un peu plus haut encore. Elle rencontre le tissu de ma culotte, hésite à peine, puis la décale légèrement. Ses doigts me frôlent, me découvrent, et mon souffle se fait plus court. Je lâche un râle de plaisir à son contact. Il poursuit son exploration, et je sens cette boule grandir en moi, s’intensifier à chaque seconde. Le désir devient presque douloureux, tant l’envie de lâcher prise est forte. Mais je dois me contenir : je conduis, et nous arrivons bientôt. Mon corps, lui, n’a clairement aucune envie d’attendre. Je suis à deux doigts de m’arrêter, de tout laisser exploser, lorsque j’aperçois au loin les invités déjà rassemblés devant la mairie.

Il retire alors ses doigts, les porte lentement à sa bouche, comme pour me goûter.

-En plus de ta peau sucrée, tu as bon goût… J’ai hâte d’en savourer davantage.

Je me gare, le regarde avec une frustration brûlante. J’en veux encore, tellement plus. Mon regard glisse malgré moi vers son entrejambe : je crois que je ne l’ai pas laissé indifférent non plus. Son pantalon en lin semble presque trop étroit.

Il croise mon regard et murmure :

-Je crois que je vais rester un peu dans la voiture, histoire de faire redescendre la pression. Je vous rejoins dans cinq minutes.

Je lui souris, puis descends prendre l’air. Dans l’habitacle, la tension était devenue si intense que je n’arrivais plus à réfléchir. À peine mon pied posé au sol, Marion m’interpelle :

-C’est bon pour toi ? Les mariés peuvent se mettre en route, tous les invités sont déjà là.

-Oui, oui, tu peux leur dire de venir, on est tous prêts.

Elle m’observe un instant, intriguée.

-Tout va bien, Luna ? Tu as l’air étrange… et tes pommettes sont bien rosées.

-J’ai peut-être un peu forcé sur le blush, dis-je en souriant.

Bref. On y va.

Je laisse ma frustration dans la voiture pour me concentrer sur mon rôle de témoin. Francklin, nous fait signe qu’il arrive. Nous rejoignons les invités et bientôt les mariés font leur entrée. Tellement émouvant de les voir tous les deux, heureux.

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Avec toute ma tendresse....

Valentina Soublia