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Sombre Vengeance 2 : Le prix des remords

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Summary

Le pitch : Klaus Boxter a survécu à l’accident qui devait le tuer. Mais le réveil est un enfer : amputé, brisé, il est désormais prisonnier d'un corps qu'il déteste et d'une culpabilité qui le ronge. Persuadé d'avoir causé la mort de Sarah, il n'attend plus rien de la vie. Mais Sarah est vivante. Elle s'est reconstruite dans le silence et la dignité pour élever seule leur enfant. Aujourd'hui aide-soignante, elle consacre ses journées à s'occuper de ceux que la vie a malmenés. Le destin les précipite à nouveau l'un face à l'autre dans les couloirs du centre de rééducation. Elle est celle qui doit le soigner, l'aider à se laver, à se relever. Elle est la force, il est la déchéance. Entre les silences pesants et les secrets qui brûlent, Sarah devra décider si elle peut offrir une chance de rédemption à l'homme qui a voulu sa perte. Car au-delà des remords, un lien de sang les unit encore...

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Complete
Chapters
32
Rating
5.0 4 reviews
Age Rating
18+

1 KLAUS

Ce roman fait suite au livre “Sombre Vengeance”.



Chapitre 1 : Klaus

Je me réveille dans cette pièce blanche, un halo de lumière crue émanant du plafonnier me brûle les yeux. Tout est flou, comme si je flottais entre deux mondes, prisonnier d’un songe sans fin. Mon corps refuse de répondre, lourd et engourdi, comme s’il était fait de plomb. Je lutte pour me souvenir de ce qui s’est passé, mais les faits m’échappent, fuyant ma portée comme des ombres insaisissables.

Puis, la douleur frappe, violente et lancinante. Un cri étouffé s’échappe de mes lèvres alors que je découvre l’amputation brutale de ma jambe gauche. Mon cœur se serre, un mélange d’horreur et de stupéfaction m’envahit.

La porte s’ouvre lentement, laissant entrer une infirmière au regard empreint de compassion.

— Vous êtes réveillé, Monsieur, dit-elle d’une voix douce, cherchant à me réconforter. Vous avez été dans le coma pendant trois mois. Vous avez eu un grave accident de la route.

Je hoche la tête, incapable de trouver les mots pour exprimer l’abîme de mon désarroi. Trois mois. Tout ce temps, égaré dans les limbes de l’inconscience. Je pense à ma famille, à ma mère qui n’arrivait déjà pas à se remettre de la mort de ma sœur, puis sans le vouloir je pense à Sarah, en me demandant si elle est toujours de ce monde.

L’infirmière me tend un miroir. J’observe avec effroi le reflet d’un homme brisé, marqué par la souffrance et la perte. Mes cheveux sont en désordre, ma barbe négligée, mes yeux cernés de noir. Et cette absence, ce vide béant là où ma jambe aurait dû être. Je détourne le regard, incapable de supporter la vue de ma propre déchéance.

Des flots d’émotions contradictoires me submergent : la colère, l’injustice, le désespoir. Pourquoi moi ? Pourquoi cette épreuve cruelle ? Je sens la révolte gronder en moi, une flamme fragile dans les ténèbres de ma détresse. Et puis je me dis que c’est une punition pour ce que j’ai fait. Une lueur de noirceur s’installe au plus profond de mon être, étouffant chaque espoir qui ose encore brûler. Je me sens perdu, impuissant face à cette réalité déchirante. Pourquoi ai-je été sauvé ? Pourquoi ai-je été privé de ma volonté, de mon droit de choisir ?

Je fixe l’infirmière, cherchant des réponses dans ses yeux.

— Pourquoi m’avoir sauvé ? ma voix tremble. J’avais des directives anticipées dans ma poche, refusant l’acharnement thérapeutique.

Elle baisse les yeux un instant, comme si mes paroles lui rappelaient une décision difficile.

— Monsieur, les pompiers, quand ils vous ont amputé sur place, n’ont pas pensé à fouiller vos poches. Ils avaient une vie à sauver. Vous êtes jeune, vous avez l’avenir devant vous, explique-t-elle d’une voix ferme. J’ai appelé votre maman, elle va venir vous voir.

Mes pensées s’embrouillent. J’avais exprimé mes volontés clairement, et pourtant, elles ont été ignorées. Je me mords la lèvre pour retenir mes protestations, mais son regard dur me fait taire. Je maudis le destin qui m’a conduit là, je maudis celui qui a décidé de me ramener en ignorant mes choix.

Je suis déconnecté du réel. L’infirmière ne me regarde même plus, occupée à noter mes constantes. Trois mois que je suis prisonnier de ce lit, de cette existence devenue un cauchemar.

— Pourquoi m’avoir mis dans un coma artificiel ? je demande, laissant échapper ma frustration.

— Votre corps a beaucoup souffert, nous n’étions même pas sûrs de vous garder, répond-elle calmement. Dormir vous a permis de récupérer.

Je m’enfonce dans un gouffre, laissant la douleur et la confusion me submerger. La vie que je connaissais n’existe plus. Au milieu de ce chaos, je me sens seul, abandonné par ceux-là même censés me protéger.

La porte s’ouvre sur ma mère. Mon Dieu, qu’elle a maigri. Elle pleure, elle rit, elle se jette sur moi et m’embrasse sans pouvoir s’arrêter. Pourtant, moi, je suis déçu d’être encore en vie.

— Mon chéri, j’ai eu si peur de te perdre aussi, dit-elle entre deux sanglots, ses larmes mouillant mon oreiller. Ton père arrive aussi ! — Papa est là ?

— Oui, il s’est installé à la maison en attendant qu’on te sorte du coma. On a été très inquiets. Je n’aurais pas supporté de te perdre après Lila.

Je me tais pour ne pas être désagréable. Elle me sourit, me pince la joue, puis je romps ce silence :

— Ma jambe, maman… j’ai perdu ma jambe, avoué-je, laissant échapper cette vérité pesante.

Elle me regarde de la tête aux pieds et me répond du tac au tac :

— Ce n’est pas grave, tu es en vie !

Le poids de ses mots résonne en moi. Sa réaction inattendue me frappe de plein fouet. Je m’attendais à des lamentations, des regrets, peut-être de la colère. Mais sa réponse simple m’offre un éclair de clarté dans mes ténèbres. Elle a raison, bien sûr. Je suis en vie. Malgré tout, je suis toujours là, au creux de ses bras. Je resserre mon étreinte, sentant son amour réconfortant m’envahir.

Alors que mon père arrive bientôt, ravi lui aussi et submergé par l’émotion, je sens malgré tout le désespoir revenir. Il pleure de bonheur, mais je me demande quelle sera ma vie désormais. Je n’ose même plus regarder ce moignon. J’étais indépendant, et me voilà handicapé à vie.

Le docteur tente de m’expliquer le combat vers la guérison. Mais quelle guérison ? Ma jambe ne repoussera jamais. Je l’écoute d’une oreille distraite, mes pensées me ramenant vers Sarah. Je me remémore son annonce : elle attendait un enfant. Je m’imagine que même si elle n’a pas mis fin à ses jours — ce dont je doute — elle a mis fin à la vie de mon bébé.

Je me sens en train de payer pour mon crime, pour mes erreurs. Un poids immense écrase mon cœur, une culpabilité dévorante. Comment pourrais-je jamais me pardonner ou trouver la paix alors que ma vie est marquée par cette tragédie ?

La solitude s’installe de nouveau, oppressante. Je suis pris au piège dans un tourbillon de regrets. Comment trouver un sens à tout ça maintenant que tout a été balayé ?

Je suis resté six mois à l’hôpital en plus de mes trois mois de coma. Après mon réveil, j’ai eu des complications au niveau de mon moignon et ils ont dû le raccourcir encore. Ensuite, on m’a expédié en soins de suite et de réadaptation (SSR) où je dois réapprendre à me tenir debout. Des mesures ont été prises pour que je bénéficie d’une jambe artificielle.

Je ne suis plus qu’un demi-homme.

Mon père est retourné dans le Midi et ma mère vient moins souvent. Elle a repris le travail et je suis content pour elle. Quand on m’a rendu mon portable, l’une des premières choses que j’ai faites a été de téléphoner à Sarah. Son numéro n’était plus attribué !

Je sais qu’elle est morte à présent et que c’est de ma faute !

J’aurais préféré qu’elle soit en vie et moi mort. La culpabilité serait moins douloureuse.

Cela ne fait que deux jours que je suis dans ce SSR et je n’ai qu’une envie : rentrer chez moi pour en finir. Je souris au personnel, je mens au psychologue, je me déteste. Je souffre moins physiquement, c’est tout.

Je ne me rase plus, j’ai la barbe, mes cheveux s’allongent. Il y a un coiffeur ici, mais je n’ai aucune motivation. Si je m’écoutais, je ne me laverais même plus. Chaque matin, on m’aide à m’installer sur une chaise percée et on me met sous la douche ; que j’en aie envie ou non, je dois y passer. Demain, j’aurai droit à de la balnéothérapie. Encore une connerie de plus.

Le temps s’étire, chaque jour est une épreuve. Je m’accroche à une mince lueur, mais elle vacille. Chaque sourire forcé, chaque mensonge pour dissimuler ma douleur intérieure me pèse. Mes soins personnels sont devenus une corvée machinale.

La balnéothérapie est comme une farce cruelle, une tentative vaine pour me redonner de l’entrain. Je sais que même les jets d’eau ne pourront pas guérir les blessures invisibles qui déchirent mon âme. La voix de Sarah résonne dans ma tête, me torturant avec ses adieux silencieux. Si seulement j’avais agi différemment... Mais il est trop tard pour les “si seulement”.

Je suis piégé dans ce cycle de souffrance, cherchant à m’échapper de cette prison invisible. Pourtant, au fond de moi, une petite voix murmure que peut-être la lumière trouvera son chemin à travers les fissures de mon cœur brisé. Mais pour l’instant, je suis seul dans ma tourmente.

Mon corps est un simple objet aux mains des médecins. Chaque matin, on me manœuvre comme un pantin. L’urinal est devenu mon compagnon constant, symbole de ma dépendance. Je me demande si c’est ma nouvelle réalité, condamné à cette existence réduite au plus élémentaire.

Je suis conduit pour chaque repas dans la salle commune, mais désormais, je me débrouille bien avec mon fauteuil roulant. Les premières fois étaient laborieuses, pleines de gêne, mais avec le temps, j’ai appris à manier l’engin, faisant fi de mon handicap.

Ma prothèse devrait arriver prochainement.

Il y a eu du retard : problème technique ou administratif, peu importe, l’attente est interminable. Pourtant, j’espère encore. Ce morceau de métal représente ma résilience, ma capacité à surmonter les obstacles.

C’est un pas vers la liberté et mon autonomie

Je sais que ce sera le début d’une nouvelle étape. Ce ne sera pas facile, il faudra des mois pour m’habituer, pour marcher avec assurance.

Mais je suis prêt à relever le défi.

Alors j’attends, avec résignation.

Au milieu de cette désolation, une lueur d’humilité émerge. Je suis reconnaissant pour la compassion des soignants. Ils me traitent avec dignité, même quand je suis au plus bas.

Peut-être que dans ma fragilité, je trouverai la solidarité qui nous unit tous.

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Good Writing

2

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Compelling Plot

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Great Character

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Strong Dialog

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View 2 previous comments…
author

lui qui pensait qu elle était morte avec son enfant il va tomber des nues quand il va voir qu elle est en vie et en plus avec son enfant bisous

7 months
author

Bonjour, je suis désolé mais je ne trouve pas le tome 1

6 months
author

merci 👌

6 months
1

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