l'apocalypse

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Summary

Dans une ville ordinaire, un centre commercial devient le foyer d’une apocalypse zombie. Six étudiants inséparables — Jordan, Bryan, Hugo, Sarah, Agathe et Morgane — se retrouvent pris au cœur de l’épidémie. Ce groupe de meilleurs amis, étudiant et insouciant au départ, va vite découvrir que le virus qu’ils affrontent n’est pas ordinaire : il mute rapidement, augmente l’intelligence des infectés et leur permet de coordonner leurs attaques. Au fil des chapitres, le groupe : Explore le centre commercial infesté, découvre des laboratoires secrets et des expériences humaines. Fait face à la phase 2 du virus et rencontre son premier infecté intelligent, capable d’anticiper leurs mouvements. Subit sa première perte tragique avec la mort d’Agathe, et plus tard, le sacrifice de Jordan pour sauver les autres. Découvre la phase 3 et 4 du virus, qui montre sa capacité à s’adapter, à coordonner la horde et à menacer la ville entière. Les survivants restants — Sarah, Hugo et Morgane — combats, sacrifices et horreurs psychologiques : Ils affrontent des hordes d’infectés intelligents, repoussent des attaques et sauvent quelques civils piégés. Morgane se sacrifie dans le combat final, permettant à Sarah et Hugo d’activer le générateur central et de neutraliser la source principale du virus dans le centre commercial. Le virus est ralenti mais pas éradiqué, et la ville reste un chaos apocalyptique. Dans l’épilogue, seuls Sarah et Hugo survivent, marchant dans une ville dévastée, conscients qu’ils ont perdu tous leurs amis mais ayant réussi à contenir, temporairement, la menace. Le monde a changé à jamais, et l’ombre du virus plane encore…

Status
Complete
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1

Chapitre 1 — Le dernier jour normal

Ils se connaissaient depuis le lycée.

Toujours ensemble.

Toujours les mêmes six.

Jordan. Bryan. Hugo. Sarah. Agathe. Morgane.

On les appelait parfois “le bloc” à la fac. Parce qu’ils étaient inséparables.

Ce samedi là, ils avaient décidé de se retrouver au centre commercial Grand Horizon. Pause dans les révisions. Petite sortie pour décompresser.

Ils riaient fort dans l’aire de restauration.

Bryan racontait une blague nulle. Sarah levait les yeux au ciel. Hugo filmait pour les stories. Agathe corrigeait une erreur scientifique dans une discussion inutile. Morgane observait les gens autour, comme toujours. Jordan souriait en les regardant tous.

C’était un moment simple.

Un moment normal.

À 16h42, un cri déchira l’air.

Pas un cri d’enfant capricieux.

Pas un cri de dispute.

Un cri animal.

Ils se turent tous en même temps.

Un mouvement de foule déboula dans l’allée principale.

Des gens couraient.

Jordan se leva.

Qu’est-ce qui se passe ?

Un homme surgit.

Il courait vers eux.

Mais il ne fuyait pas.

Il poursuivait quelqu’un.

Il attrapa une femme et la mordit au cou.

Devant tout le monde.

Le sang éclaboussa les tables.

Le silence dura une seconde.

Puis le monde explosa.


La panique est contagieuse.

Plus rapide que n’importe quel virus.

Les gens hurlaient. Des plateaux tombaient. Des chaises glissaient sur le carrelage.

Bryan resta figé.

C’est une caméra cachée ?

Puis la femme mordue se releva.

Deux minutes plus tard.

Ses yeux étaient différents.

Vides.

Elle attaqua à son tour.

Agathe comprit avant les autres.

C’est infectieux.

Jordan attrapa Morgane par le bras.

On bouge !

Ils coururent tous les six.

Main dans la main parfois pour ne pas se perdre.

Les grilles automatiques descendirent brutalement, bloquant certaines sorties.

Le centre commercial venait de se transformer en cage.

Un homme tenta de passer sous une grille.

Il fut attrapé par les jambes.

Traîné en arrière.

Ses cris résonnèrent longtemps.

Hugo vérifia son téléphone.

Plus de réseau.

Plus d’internet.

Sarah regarda autour d’elle.

Ils courent trop vite…

Elle avait raison.

Les infectés sprintaient.

Comme si leur corps ignorait la fatigue.


Chapitre 2 — Ensemble ou mourir

Ils se réfugièrent dans un couloir technique derrière une porte coupe-feu.

Jordan la verrouilla.

Bryan bloqua la poignée avec un extincteur.

Ils reprenaient leur souffle.

Personne n’était blessé.

Pas encore.

Des coups violents frappèrent la porte.

Rapides.

Coordonnés.

Pas désordonnés.

Ils cherchaient à entrer.

Morgane murmura :

Ils ne sont pas juste fous… Ils nous cherchent.

Agathe tremblait légèrement.

Si c’est un virus… il agit sur le cerveau. Adrénaline constante. Plus de douleur. Plus de peur.

Hugo fixa le panneau de contrôle mural.

Le bâtiment est en mode confinement. On est enfermés ici.

Bryan lâcha un rire nerveux.

Génial. Centre commercial blindé de zombies. Trop bien.

Jordan les regarda un par un.

Ses meilleurs amis.

Ceux avec qui il avait grandi.

Ceux avec qui il avait partagé tout.

On sortira ensemble. Ou pas du tout.

Un silence lourd suivit.

Puis un craquement.

La porte commençait à céder.

Le couloir technique n’était pas long. Mais pour eux, il semblait s’étirer à l’infini. Chaque respiration faisait trembler leur poitrine.

Jordan menait le groupe, Bryan juste derrière lui, prêt à réagir au moindre mouvement. Hugo observait le système de caméras, essayant de repérer les infectés avant qu’ils ne les repèrent. Sarah serrait les poings, Morgane suivait de près pour protéger Agathe qui tremblait légèrement.

Un bruit métallique résonna derrière eux. Quelque chose frappait la porte qu’ils venaient de verrouiller. Pas un simple coup : un rythme régulier, puissant, calculé. Comme si la créature comprenait que des vivants étaient derrière.

Ils apprennent… murmura Agathe, sa voix blanche. — Non… pas possible, répondit Jordan. Mais au fond de lui, il savait. Les infectés n’étaient pas juste rapides. Ils étaient attentifs.

Soudain, une silhouette surgit au bout du couloir. Une femme. Ses yeux étaient noirs, injectés de sang. Elle courait droit vers eux. Pas de vacillement. Pas d’hésitation.

Bryan leva un extincteur et frappa de toutes ses forces, mais elle esquiva avec une agilité impossible. Elle bondit, tendit les bras… et frappa Hugo contre le mur.

Hugo ! hurla Sarah. Jordan se jeta dessus, poussant Hugo hors du chemin de la créature. Agathe appliqua un point de pression sur une blessure superficielle que la créature avait laissé sur Hugo.

Ils reculaient, dos contre le mur. La créature grogna, un son qui ressemblait plus à un rire qu’à un cri. Elle disparut dans un couloir latéral, comme si elle les testait.

Ils restèrent un moment silencieux, haletants. Chacun reprenant son souffle. Chacun comprenant que la partie venait de commencer.

On ne peut pas rester là, dit Jordan. — Mais où aller ? demanda Morgane, paniquée. — On suit le plan : le parking souterrain. Là où il y a des issues et des véhicules, répondit Bryan. — Et si… commença Agathe. — Pas de « si » maintenant, l’interrompit Sarah.

Ils se mirent en marche. Leurs pas résonnaient comme un écho de peur.


Chapitre 3 — Blessures et sacrifices

Le parking souterrain était sombre. Seuls les néons de secours diffusaient une lumière vacillante. L’odeur métallique du sang flottait déjà dans l’air.

Bryan grimpa dans la camionnette pour essayer de la démarrer. Mais le moteur ne répondit pas. — Non… pas maintenant… Jordan le rejoignit, jetant un coup d’œil aux véhicules autour. Des silhouettes bougeaient entre les piliers de béton. Les infectés, en nombre croissant, semblaient les avoir suivis.

Une première attaque surgit. Un adolescent déjà infecté bondit sur Hugo. Il mordit, griffa. Hugo poussa un cri, tombant en arrière. Morgane le rattrapa, le tirant vers elle, mais reçut un coup dans l’épaule. La douleur brûlait, mais elle serra les dents.

On doit se séparer ! hurla Bryan, tout en frappant un zombie avec une barre métallique. — Non ! On reste ensemble ! répondit Sarah.

Jordan comprit que la seule façon de survivre était d’être tactique. Il se plaça au milieu, Bryan et Hugo sur les côtés, Morgane, Agathe et Sarah derrière lui. Chaque mouvement était calculé. Chaque respiration pesait une tonne.

Une fois l’espace sécurisé, Agathe examina les blessures. Hugo avait une entaille profonde, Morgane une épaule contusionnée. Rien de mortel… encore. Mais assez pour ralentir le groupe.

Si on veut sortir vivants, il faut trouver un endroit sécurisé, dit Agathe. — Et vite, ajouta Sarah, les yeux fixés sur les ombres mouvantes.

Bryan aperçut une grille en métal au fond du parking, à moitié cachée derrière des palettes. — Ça… c’est nouveau… murmura-t-il. — On tente ? demanda Morgane. — Oui, mais doucement, dit Jordan.

Ils ouvrirent la grille et découvrirent un escalier descendant dans l’obscurité. L’air était plus froid. Une odeur chimique et métallique se mêlait au sang.

On n’est pas seuls ici… souffla Agathe. — On n’a jamais été seuls, répondit Jordan, et ils descendirent.

Le niveau secret semblait avoir été construit pour la recherche. Des portes scellées, des laboratoires, des bonbonnes de produits chimiques. Des documents parlaient d’expérimentations sur le comportement humain. Un virus. Une mutation. Un projet oublié. Ou abandonné…

Sarah frissonna. — Tout ça… ça vient d’ici.C’est là que tout a commencé… murmura Morgane.

Ils réalisèrent, en silence, que ce niveau secret était la source de l’épidémie. Et que dehors, le monde commençait déjà à tomber.

Jordan serra les poings. — On ne peut pas juste fuir… il faut comprendre ce qu’on a devant nous… et survivre.

Le niveau secret semblait figé dans le temps. Des armoires métalliques renversées, des fioles brisées, des écrans clignotants de manière sporadique. L’air était lourd, saturé d’une odeur de produits chimiques et de métal.

Jordan alluma sa lampe torche. Le faisceau éclairait des documents éparpillés, des registres griffonnés. — « Projet Hélios… Phase 1 : augmentation de l’adrénaline… Phase 2 : mutations imprévues… » Agathe feuilleta les pages. — Ils ont joué avec l’humain… et ça a merdé.

Bryan regardait autour, nerveux. — On ne va pas juste rester là, non ? Il faut un plan. — On avance doucement, dit Sarah. — Chaque porte peut cacher un piège.

Morgane sentit quelque chose. Un mouvement. Pas un bruit, juste une sensation. — Jordan… quelqu’un nous observe. Jordan pointa sa torche vers un bureau : rien. Puis un clic métallique derrière eux. Une silhouette se dressa.

Les infectés de ce niveau étaient différents. Plus grands. Plus alertes. Mais ce n’était pas ça le pire.

Un individu s’avança vers eux. Pas de grognement. Pas d’agitation. Il marchait calmement. Ses yeux noirs fixaient Hugo comme s’il le comprenait. — Il… réfléchit, murmura Agathe.

C’était le premier infecté intelligent qu’ils rencontraient. Un prédateur. Pas un monstre aveugle.


Chapitre 4 — La première perte

Le groupe recula, se serrant les uns contre les autres. L’infecté observait, calculait, avançait.

Jordan prit une barre métallique. — On le bloque. On bloque tout. Bryan lança un extincteur pour le distraire. Il ricana nerveusement. — Allez, allez…

L’infecté esquiva chaque coup avec une agilité terrifiante. Puis il bondit.

Sarah fut projetée en arrière. Elle hurla en tombant sur une table de laboratoire. Morgane la rattrapa de justesse.

Hugo tenta de tirer sur lui avec un extincteur improvisé. Rien. L’infecté analysait chaque mouvement. Il comprenait. Il anticipait.

Une morsure fut rapide. Bryan hurla. L’infecté avait touché Agathe.

— Non… non… pas elle ! cria Morgane, ses mains tremblantes.

Jordan se jeta sur l’infecté, le frappant avec toute sa force. L’infecté tomba. Mais Agathe… n’était plus elle-même.

— Agathe… ! sanglota Morgane. Agathe grogna. Ses yeux noirs. Son sourire absent. Le groupe comprit : elle était perdue.

Jordan prit la décision. — Si elle nous attaque… il faudra… — Je… je peux le faire, dit Sarah, les larmes aux yeux. Elle fit ce qu’il fallait. Rapidement. Brutalement. Agathe tomba, immobile.

Le silence tomba. Bryan s’effondra contre un mur. Morgane tremblait de tout son corps. Hugo serra les dents. Jordan serra les poings.

— On ne peut plus perdre notre sang-froid… murmura-t-il.

Le groupe continua, tremblant, haletant, sur le qui-vive. Chaque pièce révélait des indices sur la nature du virus.

Des cages vides, avec des notes scientifiques :

Mutation rapide. Transmission par morsure. Intelligence accrue à partir de phase 2.

Morgane lut à voix haute. — Phase 2… on est déjà dans la phase 2.

Les infectés du centre commercial avaient muté. Ils ne chassaient plus seulement par instinct. Ils apprenaient. Ils communiquaient par gestes, par sons. Ils coordonnaient leurs attaques.

Bryan sentit une présence derrière eux. — Encore un… murmura-t-il. Mais ce n’était pas un infecté ordinaire. C’était celui qui avait attaqué Agathe. Il était plus lent cette fois. Mais son regard… analysait chaque membre du groupe. Comme s’il testait leur réaction.

Jordan fit signe de reculer. — On doit trouver un endroit sécurisé. — Mais il nous suit… murmura Morgane.

L’infecté intelligent ne montrait aucun signe de fatigue. Il les suivait, observait, patient. Il n’était pas seul, mais il dirigeait.


Chapitre 5 — Le refuge provisoire

Ils atteignirent enfin une pièce barricadée. Une ancienne salle de stockage. Des étagères métalliques. Des caisses renversées.

Jordan verrouilla la porte. Bryan vérifia les fenêtres. Hugo tenta d’utiliser le système électrique pour verrouiller tout le niveau. Sarah s’assit, les mains tremblantes, Morgane à côté, encore en état de choc.

— On a perdu Agathe… dit Morgane, à voix basse. — On doit rester ensemble. Elle ne voudrait pas qu’on s’effondre, dit Jordan.

Ils comprirent que la vraie bataille venait de commencer. Non seulement pour survivre, mais pour garder leur humanité.

Et dehors, quelque part sous le centre commercial, un infecté intelligent surveillait chaque mouvement. Patient. Calculateur. Prêt à frapper au moment exact.

Le niveau secret semblait sans fin. Des portes métalliques fermées, des couloirs fluorescents éclairés par des néons clignotants. Une odeur acre de produits chimiques flottait dans l’air, mêlée au sang séché.

Jordan menait le groupe. — On doit savoir ce qu’ils ont fait ici, dit-il, sa voix ferme malgré la fatigue.

Morgane serrait ses épaules. — J’ai l’impression que chaque pièce pourrait cacher une horreur pire que ce qu’on a vu. — Alors on reste proches, répondit Sarah.

Hugo fouillait les ordinateurs. Les écrans révélaient des expériences sur des cobayes humains. Des notes :

“Phase 3 : adaptation comportementale. Transmission rapide. Intelligence accrue. Observation en milieu confiné.”

— Phase 3… c’est nous qui y sommes déjà, murmura Hugo. Bryan éclata : — Super… on est des cobayes vivants. Jordan leva la main : — On avance, pas de panique. On regarde, on comprend, puis on sort.


Chapitre 6 — La première horde

Ils atteignirent une salle immense, autrefois entrepôt de stockage. Des caisses renversées, du matériel éparpillé, des ordinateurs brisés.

Puis ils entendirent les pas. Un rythme coordonné. Rapide. Calculé.

Jordan se pencha : — Ils arrivent par le couloir principal… une horde. — Combien ? demanda Morgane, effrayée. — Assez pour nous encercler, répondit Sarah.

Les infectés se déplacèrent silencieusement, puis bondirent en masse. Bryan et Jordan se mirent en avant, frappant avec des barres métalliques et des extincteurs. Hugo tenta de verrouiller des portes électriques, mais le système semblait instable. Morgane et Sarah protégeaient l’arrière, surveillant chaque recoin.

Le combat fut chaotique. Ils se battirent avec rage, mais chaque seconde coûtait cher. Des morsures superficielles, des griffures, des entailles. La horde avançait, comme si elle anticipait chaque mouvement.

— On doit se replier ! hurla Jordan. — Vers l’escalier de maintenance, répondit Hugo.

Alors qu’ils se repliaient, Bryan trébucha sur un câble électrique exposé. Il cria lorsque son pied fut griffé par un infecté.

— Bryan ! hurla Jordan, le tirant en arrière. Mais le sang avait déjà touché sa peau.

Hugo vérifia rapidement : — Morsure superficielle… mais le virus est rapide maintenant. Il pourrait évoluer en quelques minutes.

La peur s’installa. Ils savaient tous que le prochain contact pourrait être fatal.

La horde semblait comprendre : elle cherchait à isoler des cibles. Les infectés coordonnaient leurs mouvements, utilisant l’espace confiné à leur avantage.

Sarah serra les poings : — Si quelqu’un tombe, je ne le laisserai pas devenir comme eux.

Morgane hocha, les larmes aux yeux. — On ne perdra pas Bryan… pas maintenant…


Chapitre 7 — Sacrifice

Ils atteignirent enfin une sortie de secours menant à une zone de stockage secondaire. Mais la horde les avait encerclés.

Jordan comprit qu’il fallait créer une diversion. — Je vais les attirer. Les autres, fuyez.

Bryan secoua la tête : — Non, on reste ensemble ! — Je dois le faire, sinon on meurt tous !

Jordan attrapa une bonbonne de gaz et la lança vers la horde. Une explosion éclata, un nuage de fumée et d’odeur chimique.

Les infectés furent désorientés. Le groupe en profita pour s’engouffrer dans le couloir latéral. Mais Jordan fut frappé, projeté contre le mur.

— Jordan ! hurla Sarah. Mais il les força à continuer. Son sacrifice permit aux cinq autres de s’échapper.

Ils se retrouvèrent dans une petite salle technique. Tous haletaient, blessés et traumatisés. Le silence était pesant. — Il… il ne s’en est pas sorti… murmura Morgane.

Le groupe atteignit enfin un laboratoire sécurisé, verrouillé. Les écrans clignotants montraient des simulations :

“Phase 3 complète : mutation adaptative, apprentissage accéléré, capacité de coordination supérieure.”

Sarah fixa l’écran : — Ça… c’est pire que ce qu’on pensait. Agathe (en souvenir d’elle, silencieuse dans leurs esprits) avait été la première victime de cette évolution.

Les infectés avaient appris. Ils n’étaient plus des monstres aveugles. Ils étaient intelligents, coordonnés, stratégiques. Et leur patience était infinie.

Le groupe savait une chose : la vraie bataille ne faisait que commencer. Ils étaient encore vivants. Mais plus jamais les mêmes.

Hugo murmura : — On doit trouver la source… et arrêter ça… ou mourir en essayant.

Morgane posa une main sur son épaule. — On le fera. Ensemble.

Sarah hocha la tête. Bryan essuya le sang sur son visage. Ils étaient cinq survivants. Et dehors, la phase 3 de l’apocalypse s’étendait déjà…

Les cinq survivants étaient coincés dans la salle technique. Le silence n’était pas rassurant. Chaque respiration semblait un cri aux oreilles de l’ennemi.

Hugo scruta le système de surveillance du labo. — Ils sont partout… même derrière les caméras qu’on pensait hors service. — Ils nous observent, murmura Morgane. — Comme… comme un prédateur, ajouta Sarah, le visage blême.

Bryan essuya le sang sur son bras. — Je pensais que Jordan nous avait appris à gérer la peur… mais là…

Une ombre se dessina sur le mur à travers un néon cassé. Ils se figèrent. L’infecté intelligent majeur, celui qui avait attaqué Agathe, apparaissait à l’entrée du couloir. Il les regardait. Calme. Calculateur. Ses yeux semblaient lire leurs intentions. Comme s’il comprenait qu’ils avaient perdu deux des leurs.

— On ne peut pas rester ici, souffla Sarah. — On bouge ensemble, toujours, dit Morgane.

Hugo analysa le panneau de contrôle. Le système du laboratoire central pouvait encore verrouiller certaines portes et générer des décharges électriques de sécurité. — Si on arrive jusqu’au labo central, on pourrait… peut-être… arrêter la propagation, dit-il, hésitant.

Bryan secoua la tête : — Tu veux qu’on se jette dans la gueule du loup ?

— On n’a pas le choix, répondit Sarah. — Ou on meurt ici.

Ils établissent un plan :


Se déplacer par les couloirs secondaires pour éviter la horde principale.


Utiliser les systèmes de sécurité pour ralentir les infectés.

Arriver au labo central et comprendre comment arrêter le virus.

Morgane serra les poings. — On va le faire. Ensemble.


Chapitre 8 — La traversée

Les couloirs secondaires étaient sombres, étroits. Leurs pas résonnaient sur le béton humide. Les murs étaient couverts de traces de sang et de griffures.

Un infecté surgit par une porte dérobée. Bryan lui donna un coup de barre métallique. Il tomba, mais un autre surgit derrière.

Sarah bondit et fit tomber l’infecté avec un mouvement précis. Morgane ramassa une fiole chimique et l’envoya, l’explosion chimique créant un nuage suffocant.

Hugo contrôlait les portes à distance. — Bloqué ! — Bien, dépêchons-nous !

À mi-chemin, ils virent des documents laissés par les chercheurs :

“Phase 4 : contagion étendue à l’extérieur, adaptation rapide à tout environnement urbain.”

Leurs cœurs se figèrent. Le monde entier était en danger.

Ils atteignirent une salle plus grande, autrefois salle d’archives. Mais la horde les attendait.

L’infecté intelligent majeur coordonnait plusieurs infectés autour du groupe. Chaque mouvement, chaque attaque semblait planifié.

— Ils savent qu’on est là ! cria Bryan. — On reste ensemble ! hurla Sarah.

La bataille éclata :


Hugo et Bryan barricadèrent les portes avec tout ce qu’ils pouvaient trouver.


Sarah et Morgane frappaient, repoussaient, essayaient de garder la zone libre.

Un infecté bondit sur Morgane. Elle hurla, mordue à l’épaule. Sarah le repoussa d’un coup violent. Hugo activa une décharge électrique sur une porte voisine, électrocutant plusieurs infectés.

— On ne peut pas tenir longtemps, haleta Sarah. — On continue… on doit atteindre le labo central, répondit Hugo.


Chapitre 9 — Le labo central

Ils atteignirent enfin une grande porte blindée. Des panneaux lumineux clignotaient. Hugo tapa un code improvisé à partir des registres précédents.

La porte s’ouvrit lentement. Une odeur chimique intense les envahit. Des fioles, des machines bourdonnantes, des écrans affichant des statistiques biologiques. C’était le cœur de l’épidémie.

L’infecté intelligent majeur les suivait, mais semblait attendre, patient. Il savait qu’ils étaient là.

— On est arrivés… murmura Morgane. — Maintenant, on arrête ça… ou on meurt, dit Sarah, déterminée.

Ils pénétrèrent dans la pièce. Le virus les entourait déjà. Chaque seconde comptait.

Le laboratoire central était immense, rempli de machines clignotantes et de fioles bourdonnantes. Hugo examina rapidement les écrans et les registres :

“Mutation accélérée. Transmission par morsure et par fluides. Intelligence accrue à partir de phase 3. L’agent infectieux survive en conditions extrêmes. Expérimentation humaine directe.”

— On est dans le nid du monstre… murmura Morgane. — Et il nous attend, ajouta Sarah, les yeux rivés sur le couloir d’entrée où l’infecté intelligent majeur apparaissait encore, immobile, comme un prédateur qui choisit le moment exact pour frapper.

Hugo se pencha sur une console : — Si on réussit à déconnecter ce système et à neutraliser les réservoirs… peut-être qu’on pourra ralentir l’épidémie… — Et si on échoue ? demanda Bryan, la voix tremblante. — Alors… on meurt ici, répondit Sarah, froidement.

Le groupe sentit pour la première fois le poids de la responsabilité : ils n’étaient plus seulement des survivants. Ils étaient la dernière chance pour contenir le virus.


Chapitre 10 — La patience du prédateur

L’infecté intelligent ne bougeait toujours pas. Il observait. Attentif. Calculateur. Chaque mouvement du groupe semblait étudié.

Bryan tenta de lancer une bouteille sur lui. L’infecté l’attrapa d’un geste rapide et précis, la brisa contre le mur, le regardant comme pour dire : tu n’as aucune chance.

— On ne peut pas le tuer directement… murmura Morgane. — Il faut le distraire, dit Hugo.

Sarah prit une décision rapide : — Bryan, fais-moi un mur de feu avec les produits chimiques. Morgane, prépare la console, Hugo, aide-moi à tirer les câbles du générateur.

Le groupe coordonna ses mouvements. Pour la première fois, chaque geste comptait. Le prédateur réagit immédiatement : il bondit, mais l’explosion chimique créa un nuage de fumée. Ils avaient quelques secondes. Chaque seconde était vitale.

Alors que Sarah et Hugo travaillaient sur la console, Bryan et Morgane repoussaient les infectés qui tentaient de pénétrer dans le labo. Le prédateur intelligent bondit soudain et saisit Morgane.

— Morgane ! hurla Sarah.

Bryan lança une barre métallique. Elle atteignit l’infecté, mais pas assez pour le faire lâcher prise. Morgane se débattait, mordue à l’épaule.

— Allez-y sans moi ! cria-t-elle. — Non ! hurla Sarah.

Mais Morgane secoua la tête : — Je les retiens. Vous devez continuer. Maintenant !

Avec un dernier effort, elle repoussa l’infecté contre une machine et les cinq survivants restants s’échappèrent par une trappe de service.

La salle explosa derrière eux alors que les câbles électriques surchauffaient.

— Morgane… sanglota Sarah, haletante. — Elle a fait ça pour nous sauver… murmura Hugo.

Le couloir de service était jonché de cadavres et de traces de sang. Le silence qui suivit l’explosion n’était que temporaire. Ils entendirent des hurlements lointains, la horde se reformant.

Hugo analysa les données restantes sur une tablette récupérée :

“Phase 4 imminente : mutation adaptative continue. Les infectés coordonnent leurs attaques. Toute zone urbaine devient un terrain de chasse.”

— Le virus est déjà hors contrôle, dit Hugo. — On doit sortir du centre commercial et atteindre les niveaux supérieurs pour stopper la source, répondit Sarah.

Bryan observa la trappe par laquelle ils étaient passés : — On va vraiment devoir grimper tout ça… — Oui. On n’a pas le choix, dit Hugo.

Ils se préparaient à remonter vers la surface, sachant que chaque seconde pouvait être leur dernière.

Ils atteignirent enfin le dernier escalier menant au toit du centre commercial. La vue était apocalyptique :


Le parking regorgeait de corps animés par le virus.


Les infectés coordonnaient leurs attaques comme une armée disciplinée.

L’odeur du sang et de la mort saturait l’air.

L’infecté intelligent majeur surgit au sommet de l’escalier, comme s’il les attendait. Sarah prit une profonde inspiration : — On se battra jusqu’au bout… ou on meurt ensemble.

Hugo ajusta la tablette et connecta des câbles sur le générateur du toit, préparant une décharge massive pour neutraliser la source principale du virus.

Bryan serra sa barre métallique. — Si ça échoue… c’est fini pour nous.

Ils échangèrent un regard. Chacun comprit l’ampleur de ce moment : leur dernier combat approchait. Le virus, la horde, et le prédateur intelligent les attendaient.

Et là, sur le toit, au milieu des cadavres et du chaos, le groupe de survivants se prépara à livrer la bataille finale pour leur humanité…

Chapitre 11 — Le dernier plan

Sur le toit, le vent balayait les débris et l’odeur du sang. La horde coordonnée se rapprochait, ses hurlements se mêlant aux alarmes électriques des systèmes endommagés.

Hugo étudia les câbles et le générateur : — Si j’active ce système maintenant, ça enverra une décharge dans tout le réseau électrique du centre commercial. On pourrait neutraliser la source du virus… mais ça va attirer tous les infectés ici.

Sarah hocha la tête, crispée : — Alors on fait ça ensemble. On se couvre les uns les autres.

Bryan fixa l’horizon : — On n’a pas le temps de réfléchir. Ils arrivent.

Morgane et Sarah préparaient des armes improvisées : barres métalliques, bouteilles chimiques, extincteurs. Hugo ajusta la tablette pour synchroniser la décharge avec le générateur.

— Tout doit être parfait. Sinon… c’est fini pour nous, dit Sarah.

Le premier groupe d’infectés atteignit le toit. Leurs mouvements étaient coordonnés, presque militaires. Chaque attaque était précise.

Bryan repoussa un infecté avec sa barre métallique, mais deux autres bondirent. Sarah lança une bouteille chimique. Une explosion créa un nuage suffocant, mais le nuage n’arrêta qu’une partie de la horde.

Hugo tira sur les câbles avec précision. — Préparez-vous… dans 3 secondes…

Un rugissement retentit derrière eux. L’infecté intelligent majeur apparut, calmement, observant chacun de leurs mouvements. Pas un grognement. Pas un geste précipité. Juste la menace pure.

— Il va nous tuer… si on ne fait rien, murmura Morgane.

Hugo activa le générateur. Une décharge électrique traversa les systèmes du centre commercial. Des étincelles jaillirent. Des machines explosèrent. La horde fut désorientée, mais pas neutralisée complètement.

Dans le chaos, Bryan fut touché par un infecté qui surgit d’un nuage de fumée. — BRYAN ! hurla Sarah.

Il cria, griffé, mordu. Hugo et Sarah se jetèrent sur l’infecté pour le repousser, mais le sang avait déjà touché sa peau.

— On… on ne peut pas le sauver… murmura Morgane. — Pas cette fois… dit Sarah, la gorge serrée.

Bryan fit un dernier sourire à ses amis : — Allez… survivez… ensemble…

Il se libéra et fit tomber plusieurs infectés dans un puits de ventilation, permettant aux autres de s’échapper du toit. Son sacrifice ouvrait une brèche pour la dernière étape de leur plan.

Chapitre 12 — Face à l’infecté intelligent majeur

Ils atteignirent enfin la salle principale du générateur central. L’infecté intelligent majeur surgit derrière eux.

Il n’était pas seul, mais il était le cerveau de la horde. Il attaqua méthodiquement. Chaque mouvement des survivants était anticipé.

Sarah, Hugo et Morgane se mirent en position défensive. — Il est… trop fort… trop rapide… haleta Sarah. — On doit l’attirer vers le générateur, dit Hugo.

Chaque pas était crucial. L’infecté bondit. Morgane esquiva, mais fut griffée au bras. Sarah donna un coup de barre métallique. L’infecté recula légèrement, mais pas assez.

Hugo ajusta les câbles. — Maintenant ou jamais !

Hugo activa le système. Une décharge gigantesque traversa le laboratoire central. Éclairs, étincelles, fumée. L’infecté intelligent majeur hurla, projeté contre les murs, et resta immobile un instant, choqué.

La horde fut touchée, électrocutée, neutralisée en grande partie. Le silence tomba.

Les survivants étaient épuisés, blessés, mais vivants. Le centre commercial était détruit partiellement. Les flammes, la fumée et les débris recouvraient la scène d’apocalypse.

Sarah s’effondra sur le sol. — On… on l’a fait… murmura-t-elle. Hugo essuya le sang de son visage. Morgane serra sa main.

Ils étaient trois survivants. Le prix était lourd : Agathe, Jordan, Morgane (sacrifice sur le toit) et Bryan… tous perdus.

Mais le virus… était ralenti. Pas éradiqué. Juste contenu pour l’instant.

Et dehors, la ville attendait… silencieuse, mais pas sûre.

Sarah, Hugo et Morgane descendirent par un escalier de secours vers le dernier niveau ouvert du centre commercial. Le vent du soir balayait les débris. L’air sentait la fumée et le sang.

— On pensait être en sécurité… mais… murmura Sarah. — Regardez, dit Hugo, pointant vers le parking principal.

Des silhouettes se déplaçaient encore dans la pénombre. Pas aussi organisées que la horde principale, mais rapides, opportunistes. Le virus avait trouvé des survivants à infecter dans les zones non touchées du centre.

— On doit avancer… vite, dit Morgane. Chaque pas était un risque, chaque ombre une menace.

En traversant le parking souterrain, ils découvrirent un groupe de civils coincés derrière une grille. Mais il était trop tard : plusieurs d’entre eux étaient déjà infectés.

— Sarah… qu’est-ce qu’on fait ? demanda Hugo, horrifié. — On ne peut pas tous sauver… mais on peut les aider à s’échapper par ce couloir, dit-elle, pointant un passage étroit.

Ils réussirent à en libérer quelques-uns, mais la plupart succombèrent, mordus ou attaqués avant qu’ils n’arrivent à la sortie. — Ça ne finira jamais… murmura Morgane, secouée par l’horreur.

Le poids de la responsabilité tombait sur leurs épaules : chaque décision pouvait coûter des vies.


Chapitre 13 — L’infecté résiduel

Alors qu’ils avançaient dans le hall principal, un infecté intelligent mineur surgit. Pas aussi fort que le majeur, mais rapide et calculateur.

Hugo tenta de le neutraliser avec un extincteur. Le monstre esquiva, bondit, et griffa Hugo au bras.

— Merde… encore une morsure… — Hugo, tu tiens le coup ? demanda Sarah, haletante. — Oui… mais faut qu’on bouge… vite, répondit-il.

Morgane créa une diversion en lançant des produits chimiques. Le monstre fut désorienté. Ils purent continuer, mais le groupe était épuisé et à bout de nerfs.

En sortant enfin à l’air libre, ils eurent une vue sur les rues adjacentes. La ville n’était plus sûre. Des infectés se déplaçaient par vagues, s’attaquant à tout ce qui bougeait.

— Si on reste ici, on est morts, dit Sarah. — On doit fuir et trouver un endroit sûr… ou prévenir d’autres personnes, ajouta Hugo.

Ils aperçurent des voitures abandonnées, des cadavres dans les rues, des flammes de bâtiments voisins. La pandémie était hors contrôle. Le virus n’était plus seulement contenu au centre commercial. Il s’étendait déjà dans la ville.

— On ne peut pas sauver tout le monde… mais on peut survivre et essayer de prévenir d’autres catastrophes, dit Morgane.

Les trois survivants atteignirent un petit parking extérieur, épargné par la horde principale. Ils étaient couverts de sang, épuisés, traumatisés.

— On doit choisir : fuir ou tenter de retourner dans la ville pour sauver ceux qui restent, murmura Hugo. Sarah regarda Morgane et Hugo : — On ne peut pas revenir en arrière. Pas après tout ce qu’on a vu… On doit vivre pour raconter et avertir.

Ils prirent une voiture abandonnée et s’éloignèrent du centre commercial. Le soleil se couchait derrière les immeubles en flammes, éclairant une ville au bord de l’apocalypse.

Sarah prit une profonde inspiration : — On a survécu… mais le monde… le monde ne sera plus jamais le même. Morgane et Hugo hochèrent la tête. Trois survivants. Un futur incertain. Et une ville infectée qui attendait la prochaine étape de l’apocalypse.

Après avoir quitté le centre commercial, les trois survivants circulaient dans des rues désertes. Des voitures abandonnées, des flammes ici et là, des silhouettes mouvantes dans la pénombre.

— On doit retourner au centre commercial… murmura Hugo, la voix hésitante. — Quoi ?! Après tout ce qu’on a vécu ? s’étrangla Sarah. — Il reste quelque chose… je le sens. Le virus… sa source… le labo principal… il y a un dernier contrôle à prendre, répondit Hugo.

Morgane hocha la tête, le visage résolu : — Alors on y va. Une dernière fois.

Ils revinrent à l’entrée principale, l’air lourd de tension et de peur. Le prédateur intelligent majeur semblait les attendre, immobile, silencieux, comme s’il savait qu’ils reviendraient.

Ils pénétrèrent dans la salle principale du centre commercial, où le virus avait été expérimenté. Le prédateur intelligent surgit de l’ombre, immense et menaçant.

— C’est maintenant ou jamais, murmura Sarah.

Le combat éclata.


Hugo utilisait les câbles et les générateurs pour électrifier le sol et les machines.


Morgane et Sarah frappaient, esquivaient, et coordonnaient leurs attaques avec une précision terrifiante.

L’infecté analysait chaque mouvement, chaque attaque, anticipant leurs gestes. Il bondissait, esquivait, frappait.

— Il… il apprend encore… haleta Sarah. — On doit tenir jusqu’au générateur central, dit Hugo.

Chaque seconde comptait. Les murs tremblaient sous les explosions et les machines qui surchauffaient.


Chapitre 14 — Le sacrifice ultime

Alors que le combat faisait rage, Morgane fut gravement blessée. Une griffure profonde. Le virus commençait déjà à la transformer.

— Non… pas toi… hurla Sarah, horrifiée. — Je… je retiens l’infecté… allez ! FUYONS ! cria Morgane.

Avec un dernier effort, elle attira le prédateur vers une salle pleine de câbles et de réservoirs chimiques. Une explosion massive suivit. Le prédateur fut détruit, Morgane disparut dans le feu et la fumée.

Sarah et Hugo, choqués et en larmes, se jetèrent à travers une trappe de service. Deux survivants. Trois pertes irréversibles.

Hugo réussit à activer le générateur central. Une décharge finale parcourut le réseau électrique du centre commercial. Les derniers infectés présents furent neutralisés. La salle fut détruite.

Sarah s’effondra sur le sol, haletante. — C’est fini… murmura-t-elle.

Hugo la prit par la main : — On a survécu… mais à quel prix…

Ils observèrent les flammes et les débris : le centre commercial, autrefois cœur de l’apocalypse, n’était plus qu’un tas de ruines fumantes.

Sarah et Hugo sortirent dans les rues. La ville était un chaos silencieux : des bâtiments en feu, des voitures abandonnées, des corps inertes, des infectés errant encore par endroits.

— On… on ne pourra jamais revenir en arrière, dit Sarah, la voix tremblante. — Mais… on peut survivre. On peut prévenir les autres… répondit Hugo.

Ils marchèrent, main dans la main, vers l’horizon. Le ciel était teinté de rouge par les incendies, la ville semblait morte mais en vie à la fois.

Le virus était contenu… mais pas éradiqué. Le monde avait changé pour toujours. Et dans le cœur de Sarah et Hugo, la mémoire de leurs amis perdus brûlait comme une flamme : Agathe, Jordan, Morgane et Bryan.

Ils étaient vivants. Pour le moment. Et quelque part, au loin, le monde attendait leur prochain choix…