Une minute d’un jour boulverse des années, des siè

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Summary

Ce roman raconte l’histoire de Malak, une jeune fille dont la vie bascule brutalement la veille de l’Aïd lorsqu’elle perd son père, la personne qu’elle aimait le plus au monde. À seulement douze ans, elle se retrouve plongée dans un deuil trop lourd pour son âge. Pendant des années, Malak lutte contre la tristesse, la solitude et une douleur que personne ne semble vraiment comprendre. Pourtant, au cœur de cette nuit intérieure, l’amour de sa famille – sa mère courageuse, sa sœur Ghita et ses tantes pleines de tendresse – devient peu à peu une lumière qui l’aide à se reconstruire. Ce que ses larmes taisent est un roman profondément émotionnel qui explore le deuil, la fragilité humaine et la puissance de l’amour familial. Une histoire sur la perte, mais surtout sur la résilience et l’espoir.

Genre
Romance
Author
Bougassa
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
5.0 1 review
Age Rating
16+

Ce que ses larmes taisent

Malak pleurait pour tout, pour rien… mais surtout pour ce qu’elle ne disait jamais.

Ses larmes coulaient comme une langue secrète que personne ne savait traduire. Elle

pleurait en silence, le regard noyé dans un ailleurs invisible, comme si son cœur portait

un poids trop lourd pour ses mots. Aux yeux des autres, elle n’était qu’une fille trop

sensible, trop fragile. Personne ne cherchait à comprendre l’orage qui grondait

derrière son calme apparent.

Malak avait une silhouette mince et élancée, semblable à une ligne tracée avec

délicatesse par la vie elle-même. Sa peau claire, presque lumineuse, semblait garder la

trace de chaque émotion qu’elle ressentait. Ses cheveux noirs tombaient autour de

son visage comme un voile de nuit, mettant en valeur ses longs cils épais et ses sourcils

parfaitement dessinés. Ses yeux, d’un noir profond, se transformaient sous le soleil en

un marron couleur miel, chaud et doux, comme si la lumière révélait une autre facette

de son âme.

Son ventre plat, ses mollets fins et gracieux donnaient à son corps une harmonie

naturelle, comme si chaque détail avait été pensé avec soin. Ses doigts longs et

élégants méritaient l’éclat des diamants, surtout lorsqu’elle ornait ses ongles avec

finesse. Dans ses gestes les plus simples se cachait une élégance silencieuse, une

beauté qui ne demandait aucune attention mais la recevait malgré elle.

Malak attirait les regards comme la lune attire la mer, sans effort, sans intention. Les

jeunes la regardaient avec admiration, les plus âgés avec tendresse, et même les

enfants ressentaient cette douceur qui émanait d’elle. Personne ne pouvait passer

près d’elle sans lui adresser un bonjour, comme si sa présence imposait naturellement

la bienveillance.

Mais au-delà de son apparence, c’était son cœur qui la rendait unique. Son amour

pour sa famille était profond, sincère, inébranlable. Sa sœur Ghita était à la fois son

miroir et son opposé. Elles se disputaient parfois, leurs mots devenaient des armes,

mais dès que Ghita avait besoin d’aide, Malak oubliait tout. Elle répondait toujours

présente, sans conditions, sans rancune.

Son père était son premier amour, celui qui avait ancré en elle la notion de sécurité et

de protection. Il occupait une place sacrée dans son cœur. Sa mère, quant à elle, était

bien plus qu’une mère : elle était une amie, une confidente, une épaule sur laquelle

s’effondrer sans peur. Pour sa famille, Malak ne savait pas dire non. Même lorsque son

âme était fatiguée, elle continuait de donner, comme si aimer était pour elle une

seconde nature.

Pourtant, derrière cette force apparente, Malak n’était pas vraiment stable. Son esprit

était souvent en désordre, partagé entre fatigue, doutes et émotions contradictoires.

Mais elle refusait de se laisser engloutir. Elle remplissait ses journées d’activités,

comme pour échapper à ses propres pensées : la gym pour libérer son corps, le centre

de langues pour nourrir son esprit, et l’école pour continuer d’avancer. Malgré ses

tempêtes intérieures, Malak restait active, debout, déterminée à ne pas se laisser

définir par sa fragilité.

Elle ne le savait pas encore, mais une nuit — parmi tant d’autres — suffirait pour que

tout s’effondre.