Les saisons de mon cœur

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Summary

À 19 ans, elle pensait connaître la vie. Entre les souvenirs douloureux d'un amour trahi et la perte de proches, elle croyait que son cœur ne pourrait plus jamais se relever. Mais un déjeuner chez des amis de son grand-père va changer sa routine tranquille : entre la campagne, les journées passées à la ferme et des rencontres inattendues, elle découvre que la vie peut encore surprendre. Entre amitiés, liens familiaux et premières émotions naissantes, elle va apprendre à se reconstruire, à aimer sans se perdre et à trouver sa propre voie. 🌿✨❤️

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1 – Matin à la campagne

Le soleil s’infiltrait à travers les rideaux, traçant des lignes dorées sur le vieux plancher de la cuisine. Léna tenait son bol de céréales à moitié vide, les yeux perdus dans le va-et-vient tranquille de son grand-père qui préparait son café. Elle, elle n’aimait pas le café — trop amer, trop fort, trop adulte — mais elle avait appris à ne pas grimacer devant lui.

— Tu es prête pour ce déjeuner ? demanda-t-il en déposant la tasse fumante devant lui.

— Oui… je termine juste ça, répondit-elle avec un petit sourire en tournant sa cuillère dans le bol.

L’odeur du pain grillé embaumait la pièce. Le tic-tac de l’horloge semblait ponctuer chaque seconde d’un rythme rassurant. La maison respirait la vie. Même depuis que sa grand-mère était partie, deux ans plus tôt, et que la pièce où elle avait dormi semblait vide parfois, tout restait chaleureux. Les meubles, les photos sur les murs, le vieux fauteuil en cuir où son grand-père s’asseyait chaque soir… tout portait leur histoire.

Son petit frère de neuf ans passa la tête par la porte, un large sourire sur le visage.

— Alors, on va au déjeuner avec grand-papa ? demanda-t-il en sautillant presque.

— Oui, répondit Léna, en riant doucement. Mais arrête de faire ton singe, sinon tu vas renverser ton bol.

Il fit mine de ne pas entendre et se mit à courir autour de la table, riant. Léna secoua la tête, amusée, et se leva pour débarrasser son bol. Ces petites choses, ces instants simples, faisaient partie de sa vie. Et même si son cœur avait été brisé, même si certains amis étaient partis, elle savait qu’ici, elle était chez elle.

Elle posa la cuillère, inspira profondément, et leva les yeux vers le jardin. Les fleurs étaient encore humides de la rosée, et l’herbe brillait légèrement sous le soleil matinal. Un merle chantait quelque part, et le vent faisait bruisser les feuilles des arbres. Chaque détail semblait lui rappeler que la vie continuait, malgré les pertes, malgré la douleur.

— Tu as bien dormi ? demanda son grand-père, posant sa tasse sur la table.

— Pas trop mal… répondit-elle en pensant au rêve étrange qu’elle avait fait cette nuit. La pluie tombait partout, mais d’une façon confuse, lourde. Comme si rien n’avait de sens, mais qu’elle devait continuer.

Il hocha la tête, silencieux mais attentif. Il savait qu’elle n’avait pas besoin de conseils, juste d’être écoutée.

Après avoir terminé son petit-déjeuner, Léna monta dans sa chambre pour se préparer. Elle choisit un pull léger et un jean confortable, frotta ses cheveux pour les démêler et attrapa son sac. Dedans, elle glissa son carnet de notes, un livre qu’elle lisait en ce moment, et quelques petites friandises pour ses frères et sœurs. Chaque geste était simple, mais pour elle, chaque détail avait de l’importance.

En descendant les escaliers, elle croisa sa grande sœur, 20 ans, qui lui lança un sourire complice.

— Alors, prête pour l’aventure à la ferme ?

— On va voir… répondit Léna en riant doucement.

Sa petite sœur de 17 ans était déjà dehors, préparant son vélo. Son petit frère de 15 ans et sa sœur de 12 ans étaient occupés à leurs propres affaires. Léna se sentit un peu comme le centre de ce petit monde animé, mais ce sentiment n’était pas pesant. Il était doux, rassurant.

— On y va ? demanda son grand-père en lui tendant les clés de la voiture.

— Oui, répondit-elle en prenant son sac, un mélange d’anticipation et de curiosité dans le ventre.

La route vers le déjeuner était bordée de champs verts et dorés. Les odeurs de terre et d’herbe fraîche montaient à travers la fenêtre entrouverte, et Léna respirait profondément. Chaque détour, chaque bosquet, chaque arbre semblait lui rappeler que la vie pouvait encore surprendre. Elle se sentait légère et en même temps un peu nerveuse. C’était un jour comme les autres et en même temps, pas du tout.

— Tu te souviens de quand ta grand-mère faisait pousser les fleurs devant la maison ? demanda son grand-père, brisant le silence.

— Oui… murmura Léna. Elles étaient magnifiques. Et elles avaient toujours un parfum particulier, je ne sais pas comment elle faisait.

— Elle savait simplement observer. Comme toi. Tu as cette façon de remarquer les détails. C’est rare, tu sais.

Léna sourit, mais détourna le regard. Ces mots lui donnaient un peu chaud au cœur et lui rappelaient que malgré tout, quelqu’un voyait ce qu’elle était vraiment.

La route continuait à travers les collines, les champs et les bosquets. Les vaches broutaient au loin, les chevaux hennissaient parfois, et le vent portait des parfums de foin et de fleurs sauvages. Chaque seconde était remplie de sons et de sensations. Elle se sentait vivante, attentive à tout autour d’elle.

— Il fait beau aujourd’hui, dit-elle après un moment de silence.

— Oui, répondit son grand-père, c’est un jour parfait pour apprendre quelque chose de nouveau.

Léna sentit un frisson d’anticipation. Elle ne savait pas encore ce que cette journée allait lui apporter, mais elle se sentait prête. Elle aimait ces moments où tout semblait possible, même après les blessures et les pertes.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin chez les amis de son grand-père, la ferme s’étendait devant eux, avec ses bâtiments rouges et blancs, le foin empilé et les animaux qui vaquaient à leurs occupations. L’odeur de la terre, du bois et des animaux l’accueillit immédiatement. Elle inspira profondément et sourit. C’était différent de chez elle, mais étrangement rassurant.

Leur arrivée fut accueillie par des sourires chaleureux, des mains tendues et des voix amicales. Léna sentit un peu de nervosité, mais elle laissa son regard parcourir la ferme, les champs et les bâtiments. Chaque détail semblait raconter une histoire, et elle avait l’impression que cette journée serait bien plus qu’un simple déjeuner.

Elle se surprit à s’attarder sur le moindre geste, la manière dont le vent faisait bouger les feuilles, le bruissement des animaux, le parfum du foin sec. Chaque petite chose semblait pleine de vie, comme si le monde entier lui montrait doucement qu’il y avait encore des moments à savourer, des expériences à vivre, des gens à rencontrer.

“Chaque pas que nous faisons, chaque souffle que nous prenons, nous rapproche un peu plus de nous-mêmes. Ce chapitre est le premier d’un chemin que Léna va parcourir, et j’espère qu’il vous donnera envie de marcher à ses côtés.”

Je vous retiens 🌿✨❤️