CHAPITRE 1: ENCRE
6 h 30 banlieue de Berlin
La maison était silencieuse à cette heure du matin. Une lumière froide passait à travers les grandes fenêtres du salon et éclairait les meubles élégants
Elle : Entre, ne te gêne pas. Fais comme chez toi.
Shay entra et observa la pièce autour de lui.
Shay : Wow… belle maison. Ça te dérange si je regarde un peu autour ? Une maison comme ça, dans un quartier pareil…
Elle : Écoute. Il faut que les choses soient claires entre nous. Chez moi, il n’y a pas de place pour les sentiments. Toi et moi, c’est juste une histoire d’un soir.
Shay : Moi… je voulais juste te voir.
Elle : Me voir ? On aurait très bien pu rester derrière un écran. Tu aurais pu aller faire les boutiques. Je t’aurais donné assez d’argent pour satisfaire tes besoins.
Shay : Mais… je…
Elle : Ne me dis pas que tu as oublié notre contrat. Je ne permettrai jamais que tu tombes amoureux de moi, Shay. J’ai besoin d’argent, j’ai besoin de plaisir… et toi aussi tu y trouves ton compte. Alors on s’entraide, c’est tout.
Un silence pesant s’installa.
Shay : Non, bien sûr que non. Mais respecte-moi quand même. Tu sais que tu risques beaucoup si ton mari découvre que son ami se tape une pauvre fille dans son dos.
Elle resta silencieux quelques secondes.
Shay : Je m’en doutais… Enfin bon, appelle-moi.
Sur ces mots, Shay quitta la demeure et laissa Elle seul dans le salon.
À peine la porte s’était-elle refermée qu’une autre voix résonna derrière lui.
Collins : Wow… je vois que tu as gagné le gros lot.
Elle se retourna. Collins venait d’entrer dans la pièce. Il était son frère aîné, et aussi le futur mari de Sarah, riche héritière d’une grande famille d’aristocrates.
Elle : Dans un premier temps, elle pourrait être ta belle-sœur, dit-il sarcastiquement.
Collins : Ha ha ha ! Voyons un peu… le fils cadet de Scott Enderson mêlé à une histoire pareille ? Ce serait le scandale parfait pour les journaux.
Elle : Sans compter que père pourrait avoir une crise cardiaque s’il apprenait tout ça.
Le silence retomba dans la pièce tandis que la ville de Berlin commençait doucement à s’éveiller.