Note de l'autrice
Écrire ce livre, c’est me confronter à mes propres enfers.
À mes blessures, à mes colères, à ces silences que l’on garde parce qu’ils font trop de bruit.
Mais c’est aussi me tenir debout face à eux.
Ce récit n’est pas simplement une œuvre de fiction sombre.
C’est un miroir voilé, une manière de raconter autrement ce qui ne peut pas toujours se dire avec des mots ordinaires.
Chaque personnage, chaque démon, chaque cri dans ces pages, trouve quelque part une résonance avec ce que j’ai vécu, ressenti ou combattu.
Irelia n’est pas moi.
Mais elle porte en elle une part de cette rage sacrée qu’on ressent quand on a trop longtemps été brisé sans jamais l’admettre.
Ce livre, c’est ma façon de reprendre le contrôle - sur les récits qu’on m’a imposés, sur les douleurs qu’on a tenté d’enfouir, sur les voix qu’on a tenté d’étouffer.
À ceux qui liront ces pages : sachez que derrière chaque scène, aussi dure soit-elle, il y a une main humaine.
Et derrière cette main, une personne qui a choisi de transformer ses cicatrices en encre.
⚠️ Thématiques sensibles et avertissements
Ce livre explore des thématiques intenses, dérangeantes et parfois violentes.
Il plonge dans un univers où se côtoient le sacré et le profane, le divin et le démoniaque, la foi et la torture, le corps et la possession.
Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des lecteurs et lectrices, notamment celles abordant :
La violence psychologique et physique
La manipulation mentale
Le fanatisme religieux
Le viol (y compris dans un contexte onirique/surnaturel)
La torture, l’humiliation et la séquestration
La mort de personnages importants
La lutte intérieure contre des pulsions contraires à sa volonté
Ces éléments ne sont jamais présents pour choquer gratuitement, ni pour glorifier la douleur ou la domination.
Ils servent le propos narratif, le combat intérieur d’un personnage brisé qu’on tente de soumettre, mais qui choisit de se relever encore et encore.
👉 Des avertissements plus précis seront indiqués au début des chapitres concernés, afin de laisser à chacun la liberté de lire ou non certains passages.
Je crois profondément que la fiction, même lorsqu’elle touche à l’horreur, peut être un moyen de réappropriation et de résistance.
Mais je crois aussi que le respect des lecteurs passe par la transparence.
Mon intention avec ce livre n’est pas simplement de raconter une histoire de lumière et de ténèbres, de religion et de damnation. C’est une œuvre viscérale, née d’un besoin vital : écrire pour ne pas sombrer.
Car derrière chaque démon décrit ici, se cache une douleur humaine. La dépression, le stress post-traumatique, le deuil, les blessures du corps et de l’âme... Ces monstres, nous les connaissons tous. Parfois, ils ont des noms. Parfois, ils ne sont qu’émotions - la haine, la peur, la rage, ou cette angoisse sourde qui ronge en silence. Ce livre parle de ces combats-là.
Je suis consciente que certaines scènes sont violentes, dures, parfois choquantes. Elles ne sont pas là pour provoquer gratuitement. Elles sont le reflet fidèle de ce que j’ai porté en moi, de ce que j’ai dû affronter dans mes propres ténèbres. Écrire cette violence, c’était une forme d’exorcisme. Une façon d’allumer une lumière dans le chaos. Une façon de survivre.
Ce livre est ma lutte mise en mots. Une main tendue, peut-être, pour celles et ceux qui se débattent avec des horreurs que personne ne voit.
À toi qui lis ces lignes : si tu te reconnais dans les abîmes que je décris, sache que tu n’es pas seul·e. Et que l’on peut, oui, faire de nos enfers une arme. Ou une histoire.
- L’autrice Althea Nerys