Cosmic Silence

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Summary

En 2135, le scientifique Elias Grayson, ingénieur et astrophysicien pour AERIS, met au point une technologie capable d'émettre un son à travers l'espace, bien au‑delà de la Voie lactée. Son but : recevoir une réponse d'une civilisation venue d'ailleurs. Il ne s'attendait pas à celle-ci.

Genre
Scifi
Author
Origins
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
16+

Prologue

Cela fait plus de dix ans que je suis sur ce projet... et c'est enfin terminé. En ce 02 Juin 2135, moi, Elias Grayson, je m'apprête à marquer l'histoire et à accomplir ce que tout homme conscient a rêvé, ou cauchemardé : communiquer avec une forme de vie extraterrestre.

Plus de 10 années de calculs, de nuits blanches, de simulations, de tests. Mais aujourd'hui, je vois briller dans le ciel le fruit de mon travail, s'élevant vers les étoiles de cette soirée tiède d'été. L'odeur acre du kérosène s'élevant en même temps que ce pourquoi j'ai travaillé si longtemps.

Mais ce qui m'empêche de dormir depuis des années n'est pas seulement l'épuisement ou les calculs interminables.

Non.

Ce qui me tourmente toutes les nuits, c'est de savoir que nous les appelons... sans savoir s'ils viendront, quand... ou, plus effrayant encore, sans aucune certitude de recevoir une réponse dans l'immensité spatiale, j'ai l'impression d'être le seul à m'en rendre compte.

Vous me direz alors, pourquoi n'as tu pas abandonné cette idée ? Pourquoi t'es tu obstiné pendant 10 ans dans quelque chose qui te fait aussi peur ?

Parce que je veux des réponses.

Parce que je n'accepte pas ce silence.

Dans ce vide spatial plusieurs tentatives ont déjà été émises pour contacter une autre forme de vie, sans succès.

En 1977, le Golden Record des sondes Voyager fut envoyé dans l'espace : une capsule contenant 115 images de la vie humaine, des sons de la Terre, de la musique et des salutations dans 55 langues. Un message universel, dans l'espoir qu'une intelligence capable de comprendre et de déchiffrer ces archives puisse nous répondre. Mais il n'a jamais été réellement à la hauteur de son ambition. À cette époque, nous ignorions encore presque tout de notre environnement cosmique, et nos moyens d'observation étaient dérisoires comparés à ceux d'aujourd'hui.

Cette même année, il y eut aussi le célèbre signal Wow!, capté par le radiotélescope Big Ear : un signal radio bref, unique, mystérieux et qui n'a jamais été reproduit.

Un simple écho dans l'univers... mais suffisant pour nous rappeler que le silence de l'espace n'est peut-être pas aussi absolu qu'il en a l'air.

Pour moi, ce signal a toujours été une preuve implicite : la vie existe ailleurs.

En 2067, la capsule Aurora fut envoyée beaucoup plus loin, avec des images holographiques et des sons issus de notre faune, notre flore et un message de paix codé dans des ondes gravitationnelles. À l'heure actuelle, elle a déjà voyagé 0,85 année-lumière, tandis que le Golden Record n'a parcouru que 0,009 année-lumière depuis son départ

En 2110, les impulsions acoustiques modulées de Echo‑X furent projetées vers les étoiles, basées sur des rythmes biologiques humains, des battements cardiaques, respiration, paroles. L'objectif était de vérifier si une autre forme de vie pouvait reconnaître la vie telle que nous la connaissons. Mais, face à l'absence persistante de réponse, la communauté scientifique s'est peu à peu détournée de cette quête, reléguant l'idée d'un contact au rang de fantasme.

Pas moi.

Je n'ai jamais oublié ce rêve.

Je suis convaincu que notre échec ne vient pas de l'absence de vie... mais de notre incapacité à regarder au bon endroit. Nous n'avons jamais cherché assez loin.

Et aujourd'hui, c'est mon tour. Mon tour d'envoyer mon rêve, mon chef-d'œuvre :

Harmonia.

Mais aucune histoire ne commence par la fin.

Alors laissez-moi vous raconter le commencement.