Chapitre I — La grenouille des marais
Glimmerbrook était une ville qui respirait doucement, comme si elle avait peur de réveiller quelque chose.
La brume s’enroulait autour des maisons anciennes, se glissant entre les arbres et s’attardant près du portail qui menait au royaume magique.
Elle s’accrochait au pavé luisant comme une caresse moite, enveloppant les ruelles étroites d’une lueur bleutée presque surnaturelle.
Les lanternes en fer forgé, accrochées aux murs couverts de mousse, projetaient des ombres tremblantes sur les étalages du marché nocturne.
Entre les cris des marchands et le clapotis lointain des canaux, une odeur persistante de terre humide et d’herbes écrasées flottait dans l’air.
Ashlie aimait cette brume.
Elle cachait.
Elle protégeait.
Dans sa serre de verre, la lumière verte des fioles faisait danser des ombres contre les parois. L’odeur des herbes séchées, de la sauge brûlée et des champignons luminescents emplissait l’air.
Ashlie Starr est une jeune orpheline rousse aux yeux verts comme les feuilles après la pluie, solitaire et mystique, vivant dans une petite maison au centre de Glimmerbrook.
À 21 ans, elle s’était déjà forgé une réputation parmi les villageois - une apothicaire aux habitudes étranges et aux ingrédients encore plus bizarres.
Ils ne connaissaient pas les cours de magie qu’elle suivait sous la pleine lune, ni comment elle pouvait faire pousser les plantes d’un simple toucher et les herbes lui murmurer leurs propriétés.
Ashlie, ses longs cheveux roux tombant sur ses épaules presque jusqu’à sa taille, remua son chaudron, concentrée.
- Encore trop amer… murmura-t-elle.
Elle nota quelque chose dans son carnet, repoussa une mèche rousse derrière son oreille et observa la bague à son doigt. Or ancien. Trois pierres sombres, presque vivantes. Le métal froid et lourd semblait pulsé faiblement sous la lumière des bougies, comme s’il respirait.
Elle la portait depuis l’enfance. Héritage de ses parents disparus.
On lui avait seulement dit : ne l’enlève jamais.
Un frisson lui parcourut l’échine.
Elle avait besoin d’ingrédients frais. Ce soir-là, la lune était basse, teinté d’une étrange lueur verdâtre. Ashlie s’enfonça dans la forêt un panier à la main, à la recherche d’un ingrédient rare : la racine de lys spectral.
La forêt à la lisière des marais était humide. Les insectes chantaient. L’eau stagnante reflétait la lune comme un miroir brisé.
C’est là qu’elle la vit.
Une grenouille tigre aux yeux d’or.
Plus grande que les autres.
Sa peau striée de noir et d’or.
Elle ne fuyait pas.
Ashlie s’accroupit.
- Toi… tu n’es pas d’ici.
La grenouille la fixait. Immobile. Presque… attentive.
Un sourire amusé étira les lèvres d’Ashlie.
On dit que certaines grenouilles sont des princes.
Elle se pencha.
Ce n’était qu’un jeu.
Ces lèvres effleurèrent la peau froide.
Le monde explosa.
Un souffle violent projeta Ashlie en arrière. La lumière verte de sa bague s’embrasa. L’air se densifia, chargé d’une magie ancienne.
Quand elle releva la tête, la grenouille n’était plus là.
À la place, un homme se tenait devant elle.
Grand. Imposant. Musclé. Un bandeau couvrait son œil droit. Une barbichette fine encadrait un sourire dangereux. Sa peau était sombre, marquée par un tatouage d’ange de la mort dans son dos.
Son œil, toujours doré, brillait d’une lueur prédatrice. Et entre ses cuisses…
Ashlie avala sa salive.
Son sexe était déjà dur, épais. Dressé contre son ventre comme une menace. Les veines saillait sous la peau tendue, la tête large et violette luisante de pré sperme. Il ne faisait aucun effort pour le cacher. Pourquoi l’aurait-il fait ? Il savait qu’elle regardait. Qu’elle voulait regarder.
Il l’a regardait comme si elle venait de lui rendre l’univers.
Un silence lourd tomba.
Puis il s’agit agenouilla lentement devant elle.
- Enfin.
Sa voix est grave. Râpeuse, comme le sel et la fumée.
Ashlie recula.
- Qui êtes-vous ?
Il leva la main vers elle… sans la toucher.
- Darius Blacktide.
Son nom vibra dans l’air comme une promesse.
Prince des Marées Noires. Roi déchu. Maudit.
Son regard glissa vers la bague.
Son expression changea.
Pas de surprise.
Reconnaissance.
- Je vois que le destin a de l’humour.
Ashlie se releva, le cœur battant.
- Je ne vous connais pas. Et vous n’avez rien à faire ici.
Un sourire lent étira sa bouche.
- Au contraire.
Il se redressa, dominant l’espace entre eux.
- Tu m’as libéré.
La bague brûla contre sa peau.
- Et tu m’appartiens désormais.
Le silence devint tranchant.
Ashlie leva le menton.
- Je n’appartiens à personne.
Son œil valide brilla d’une lueur sombre.
Nous verrons.
Avant qu’elle ne puisse répondre, Darius réduisit la distance entre eux. Ses mains agrippant fermement ses bras. Ashlie haleta alors qu’il la serrait contre son corps musclé, sentant les contours durs de sa poitrine à travers sa fine robe.
« Que fais-tu ? » exigea-t-elle, bien que sa voix manquât de conviction.
« Je revendique ce qui m’appartient », grogna-t-il, sa main libre s’emmêlant dans ses cheveux roux. « L’anneau nous a choisis, mais mon désir m’appartient et je t’ai désiré depuis le moment où je t’ai vu. »
Ses lèvres s’écrasèrent sur les siennes, brûlantes et exigeantes. Ashlie lutta un instant avant de fondre dans le baiser, son corps la trahissant alors que le désir envahissait ses sens.
La langue de Darius s’insinua dans sa bouche, l’explorant minutieusement tandis que ses mains parcouraient son corps, pressant ses seins à travers le tissu de sa robe.
Quand il rompit enfin le baiser, ils respiraient tous deux lourdement. « Tu as le goût de la magie et de la tentation », murmura-t-il contre ses lèvres.
- Lâche-moi, parvint à dire Ashlie, bien que sa voix fût faible.
-Non, répondit-il simplement, sa main glissant pour caresser ses fesses avec possessivité. « Tu m’appartiens maintenant, tout comme je t’appartiens. »
Il la repoussa jusqu’à ce qu’elle heurte un tronc d’arbre, puis sa bouche fut posée sur son cou, embrassant et mordillant la peau sensible à cet endroit. Ashlie gémit alors que sa main glissait sous sa jupe, trouvant l’humidité entre ses jambes.
- Tellement réceptive, murmura-il. Ses doigts travaillent habilement son clitoris. « Est-ce qu’embrasser une grenouille t’a autant excité ? »
Ce n’était pas la pensée de la grenouille qui l’excitait mais la masculinité brute de l’homme devant elle - le danger qui émanait de lui, la puissance dans ses mains, sa taille immense, pressée contre elle.
- Dis-moi ce que tu veux, petite sorcière, ordonna-t-il, retirant sa main de sa culotte et la portant à sa bouche, goûtant ses jus. « Tu veux que je te baise ici même dans le marais, où n’importe qui pourrait voir ? »
« Oui » s’entendit-elle dire, se choquant elle-même.
Darius affichant un sourire malicieux. « Bonne fille. »
Il la fit pivoter et la pencha, remontant sa robe et tirant sa culotte d’un seul coup. Sa main s’abattit violemment sur ses fesses nues, la faisant pousser un cri.
- C’est pour jouer avec des choses que tu ne comprends pas, dit-il en caressant doucement la brûlure. Puis sa verge pressa contre son entrée, énorme et exigeante.
- Attends, haleta-t-elle, nous n’avons pas…
- Nous n’en avons pas besoin, l’interrompit-il se positionnant à son entrée. « Le lien est toute la permission dont nous avons besoin. »
D’un coup puissant, il la pénétra complètement, la remplissant à ras bord. Ashlie cria à cette intrusion soudaine, ses parois s’étirant pour accueillir sa taille impressionnante.
- Putain, t’es serrée, grogna-t-il, commençant à bouger. Chaque poussée envoyait des vagues de plaisir-douleur dans tout son corps, montant à chaque mouvement.
Sa main s’enroula autour de sa gorge, ne l’étranglant pas, mais la maintenant en place alors qu’il la pénétrait sans relâche.
- À qui est cette chatte ? Exigea-t-il, la voix dure de besoin.
- À toi, admit-elle, ce mot lui envoyant un frisson.
- C’est ça acquiesça-t-il en accélérant le mouvement. « A moi pour l’utiliser, à moi pour revendiquer, à moi pour baiser quand bon me semble. »
Son pouce retrouva à son clitoris, frottant en rythme avec ses coups de reins. Les sensations doublent submergeaient Ashlie et elle sentait son orgasme monté rapidement. Quand il frappa, il explosa à travers son corps. La faisant hurler son nom alors qu’elle jouissait violemment autour de sa verge.
Darius ne s’arrêta pas, continuant à la pénétrer alors que ses parois se contractaient autour de lui. D’un dernier coup profond, il s’enfonça en elle et jouit, sa semence brûlante inondant son ventre.
Pendant un long moment, ils restèrent ainsi, connectés et respirant lourdement. Puis Darius se retira lentement, la tournant pour qu’elle lui fasse face à nouveau.
- Je n’arrive pas à croire que je viens de faire ça, dit Ashlie, la voix tremblante. Un profond sentiment de honte et de culpabilité la submergeait.
Darius lui prit le visage dans ses mains, la forçant à croiser son regard. « Crois-le, petite sorcière, ce n’est que le début. »
Il l’embrassa de nouveau, cette fois plus doucement, sa langue explorant sa bouche avec une tendresse qui contrastait fortement avec sa rudesse précédente. Quand il se retira enfin, il la regarda avec intensité.
« Mon âme est désormais liée à la tienne. Si tu meurs, je meurs. Si tu souffres, je souffre. »
Les yeux d’Ashlie s’écarquillèrent. « C’est… c’est impossible. »
Il prit sa main, examinant attentivement la bague. « C’est une magie puissante. Plus ancienne que nous deux. Tu savais ce que tu faisais quand tu as embrassé cette grenouille ? »
- Non, admit-elle, je croyais que ce n’était qu’un jeu.
- Un jeu dangereux, corrigea-il. Mais qui m’a donné exactement ce que je cherchais.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Toi, dit-il simplement.
« Une femme avec du pouvoir, du mystère et du feu. Et j’ai l’intention d’explorer chaque parcelle de toi, dans tous les sens du terme. »
Ashlie ne sut pas si elle devait pleurer ou courir.
La brume se referma autour d’eux.
La bague brillait encore, comme si elle se réjouissait.
Et quelque part, dans les profondeurs de l’océan, des voix anciennes murmuraient :
« Le prince des Marées Noires est revenu. »









c est bien ecrit, c est tres visuel, mais fait attention a la mise en page, espace ton texte, au debut , o, decroche un peu car la lecture n est pas fluide.
N'hesite pas a me lire et a me donner ton avis