Chapitre I rencontre inoubliable
Ce vendredi 30 août 2024, dans la ville de Barcelone, marquait un tournant décisif dans la vie de Rachel. Jeune femme aux yeux noisette, au teint clair, à la silhouette harmonieuse avec une taille fine, des hanches et des formes généreuses, et une chevelure rousse, longue et soyeuse, elle s’apprêtait à recevoir son doctorat et à réaliser son rêve : devenir médecin.
Toute sa famille baignait dans la joie et l’effervescence de cet événement exceptionnel.
— Dis-moi, Rachel, comment te sens-tu à l’idée de devenir médecin, comme papa, maman et moi ? demanda son frère aîné, Loïc, un homme élégant au physique athlétique et aux cheveux noirs soigneusement coiffés.
— C’est une immense fierté, répondit-elle avec un sourire lumineux. Je porte encore une fois haut les couleurs de notre famille.
Alors que tout le monde se préparait à monter dans le véhicule, Luisa, sœur aînée de Rachel et jumelle de Loïc, resta en retrait, visiblement contrariée. Elle était une jeune femme d’une beauté remarquable, au corps de mannequin, mais le regard chargé de frustration.
— Moi, je ne viens pas, lâcha-t-elle sèchement.
— Et pourquoi donc ? s’étonna Pedro, leur père. Ta sœur reçoit son diplôme aujourd’hui. La famille doit être unie dans les moments importants.
Ces paroles ne firent qu’attiser la colère de Luisa.
— Bien sûr… encore elle ! Toujours elle ! Vous n’avez d’yeux que pour Rachel !
— Luisa, ça suffit ! intervint leur mère, Rania, une femme élégante au port noble. Il n’y a aucune différence entre vous.
Mais Luisa, blessée et en colère, monta dans sa chambre en claquant violemment la porte.
Rania la suivit immédiatement.
— Qu’est-ce qui te prend ?
— Vous devriez arrêter de me comparer à elle ! Vous ne m’avez jamais soutenue dans mes choix !
— Mais nous ne te comparons pas…
— Mensonge ! Je n’ai jamais été soutenue dans mes études de marketing digital ! Parce que je n’ai pas suivi vos traces !
Sans attendre de réponse, elle s’enferma à double tour.
Dans le salon, Rachel tenta d’apaiser la tension.
— Laissez tomber… Ce n’est pas grave. Tant que ma famille est là aujourd’hui, je suis heureuse.
Ces mots touchèrent profondément ses parents, qui réalisèrent la maturité exceptionnelle de leur fille.
La cérémonie fut un moment inoubliable. Entre rires, larmes de joie et applaudissements, les diplômés célébraient leur réussite tandis que les familles exprimaient leur fierté.
Rachel, radieuse, profitait pleinement de l’instant.
Plus tard, elle décida de sortir avec ses amis pour fêter l’événement dans un snack réputé près de l’université : Jess, Ivana, Ébonie, Ruth et Marie.
L’ambiance y était festive, rythmée par la musique, les rires et les discussions animées. L’endroit était connu pour attirer parfois des personnalités influentes.
Les jeunes femmes dansaient avec insouciance, profitant pleinement de leur liberté.
Après un moment, Rachel s’assit, rejointe par Jess.
— Maintenant que tu as ton doctorat, que comptes-tu faire ? demanda Jess.
— Commencer à travailler avec papa dès demain. Ensuite, trouver mon propre appartement… et ouvrir ma clinique.
Jess éclata de rire.
— Et l’amour dans tout ça ?
— L’amour ? répéta Rachel.
— Tu ne peux pas vivre uniquement pour le travail. Tu as 22 ans, tu es magnifique… mais tu ignores complètement les hommes.
Rachel soupira.
— Je veux d’abord être stable. Et puis… ce n’est pas vraiment mon domaine.
— Tu es bizarre, plaisanta Jess.
Rachel se leva alors.
— Je vais aux toilettes.
En traversant la salle, elle heurta accidentellement un homme et renversa son verre sur lui.
Il était impressionnant : grand, charismatique, au regard bleu profond, au corps puissant recouvert de tatouages.
Rachel resta figée une seconde, troublée malgré elle.
— Vous venez de me renverser votre verre, dit-il calmement mais fermement.
— Je suis vraiment désolée… je ne regardais pas où j’allais…
— Faites attention la prochaine fois.
Il s’éloigna aussitôt, accompagné de ses hommes.
Jess arriva en courant.
— Tu sais qui c’est ? Il est connu ici…
— Aucune idée… mais j’espère ne pas avoir de problèmes.
La fête terminée, Rachel rentra chez elle, satisfaite de sa journée.
En entrant, elle trouva Loïc.
— Alors, toi aussi tu t’es amusé ? dit-elle en souriant.
— On dirait plutôt que c’est toi qui as trop profité, répondit-il.
— N’importe quoi !
Épuisée, elle monta se coucher.
Le lendemain matin, elle se réveilla tôt, prit une douche, puis enfila une robe élégante qui soulignait parfaitement sa silhouette.
Au petit déjeuner, son père demanda :
— Alors, cette soirée ?
— Parfaite, répondit-elle. Mais où est Luisa ?
— Elle est sûrement chez elle… après la dispute d’hier, répondit Rania.
Pedro coupa court :
— Concentrons-nous. Tu dois commencer ton premier jour à l’hôpital.
Sur la route, Rachel aperçut enfin le bâtiment dont elle rêvait depuis toujours : l’hôpital familial.
— Arrête-toi ! cria-t-elle.
Elle descendit précipitamment et courut vers l’entrée, le cœur rempli d’émotion.
À l’intérieur, leur père fit une annonce officielle :
— Voici ma fille Rachel et son amie Jess. Elles rejoignent désormais notre équipe médicale.
L’accueil fut chaleureux. Elles commencèrent immédiatement leur travail.
Plus tard, Jess observa Loïc depuis un bureau.
— Tu l’aimes toujours, n’est-ce pas ? demanda Rachel.
— Oui… mais j’attends qu’il fasse le premier pas.
— Tu devrais lui dire. L’amour ne se devine pas, il se vit.
Jess sourit doucement.
Mais l’atmosphère changea rapidement.
Loïc quitta précipitamment l’hôpital.
Pendant ce temps, il se rendit dans un palais luxueux de Barcelone.
— Mademoiselle Paloma m’attend, déclara-t-il au gardien.
Il entra.
À l’intérieur, la situation était tendue et ambiguë, laissant présager un conflit grave.
À l’hôpital, Rachel reçut un appel de Marie, qui lui annonça avoir officialisé sa relation avec Adjovi. Rachel se réjouit sincèrement.
Mais soudain, son père arriva.
— Tu as vu Loïc ?
— Non… mais il vient de sortir. Je vais l’appeler.
Quelques instants plus tard, une situation dramatique éclata.
Rachel tenta de joindre son frère… mais une autre voix répondit.
Des cris étouffés se faisaient entendre au téléphone.
— Que se passe-t-il ? Qui êtes-vous ? cria-t-elle, paniquée.
La ligne se coupa.
Affolée, elle localisa immédiatement le téléphone de Loïc et s’y rendit à toute vitesse.
Arrivée sur place, elle trouva une propriété inquiétante. Le gardien la laissa entrer sans résistance.
À l’intérieur, elle découvrit Loïc au sol, grièvement blessé.
— Loïc ! cria-t-elle en courant vers lui.
— Arrête.
Une voix glaciale résonna derrière elle.
Rachel se retourna… et reconnut l’homme du snack.
Celui qu’elle avait rencontré la veille.
Elle tomba à genoux, bouleversée.
— Je vous en supplie… épargnez mon frère…
L’homme s’approcha lentement.
— Je pourrais envisager de le laisser partir… mais à une condition.
Loïc murmura faiblement :
— Rachel… pars…
Mais elle resta.
— Je t’avais prévenue hier, dit-il froidement. Il y a toujours un prix à payer.
Il la fixa intensément.
— Si tu veux sauver ton frère… tu devras accepter une condition inacceptable.
Rachel resta figée, tremblante, submergée par la peur et le désespoir.
Les larmes coulèrent sur son visage.
Elle comprit alors qu’elle était face à un choix impossible…