Chapitre 1 l'origine
Chapitre 1 — La naissance d’une lame
La mer était agitée,
Un vieux pétrolier fendait les vagues,
dans un grincement métallique,
disparaissant presque entièrement dans la brume,
Sur le pont,
une femme se tenait debout,
Ses vêtements étaient abîmés,
Son visage marqué par la fatigue,
Ses bras tremblaient légèrement,
Blotti contre elle se trouve un nouveau-né.
À peine quelques heures d'existence,
Le voyage a été long,
Atrocement long.
Mais l'épreuve la plus difficile de cette jeune femme reste à venir,
Le navire finit par accoster,
Devant elle s’étendait un vaste pays du nom d'Enmo,
Un pays où la lumière du soleil ne semblait jamais traverser l'atmosphère complètement,
Là où les faibles disparaissaient sans laisser de trace,
La nuit tomba rapidement,
La femme s’arrêta au bord d’une grande route menant vers la ville,
Son cœur battait violemment,
Elle regarda l'enfant une dernière fois,
les yeux brillants,
Ses lèvres tremblèrent,
Puis…
elle s’agenouilla,
Et le déposa délicatement au sol,
Elle recula,
D'un pas...suivi d'un deuxième,
Et elle disparut dans l'obscurité,
Sans se retourner,
Dix minutes à peine,
des silhouettes apparurent,
Des gardes et des agents
(Un officier) :un abandon...voilà qui est fâcheux.
(Un enquêteur) : Ici ?
Ce n'est pas monnaie courante dans ce pays
L’enfant ne pleurait pas,
Il observait,
Silencieux,
Le lendemain il fut amené devant le roi Héron SKINOR, souverain d'Enmo.
Le souverain l’observa longuement.
(Héron) : Cet enfant dégage quelque chose de particulier.
(Agent) : Il n’est pas d’ici Majesté.
Un petit silence envahit la pièce,
le souverain analysa encore une fois l'enfant puis il dit :
(Roi Héron) : Confiez-le aux enfants de la brume.
Les yeux des agents s'écarquillèrent légèrement,
"les enfants de la brume" des véritables assassins dans la pénombre,
peu de gens peuvent se vanter de les avoir rencontré et d'être toujours en vie pour raconter ce qu'ils ont vus,
ces soldats d'élites ressemblant d'avantage à des spectres qu'à des êtres humains.
La décision est prise, l'enfant est emmené.
La première nuit fut longue...très longue
L’enfant criait, pleurait et se débattait
Ses mains cherchaient quelque chose,
peut être Quelqu’un,
Mais personne ne vint,
Le froid pris la place de la chaleur,
Le silence remplace les bras,
Les jours passèrent,
Les cris diminuèrent,
Jusqu’à disparaître,
⚔️ L’apprentissage
Les années ont passé,
les coups tombèrent,
Sans explication,
Sans prévenir,
Il chutait,
Se relevait,
Tombait encore et encore,
Ses mains tremblaient moins,
Ses yeux pleuraient moins,
Puis plus du tout,
Il ne comprenait pas,
Puis il comprit :
Ici...survivre était la seule règle,
🐺 La transformation
Un Katana fila vers lui,
Avec rapidité et précision,
La lame s’arrêta à quelques centimètres de sa gorge,
Zenko resta immobile,
Pas un sursaut,
Pas un battement de cil,
Il n’avait pas plus peur,
Le poignard commence à devenir un sabre.
⚔️ À douze ans
Dans la base secrète des forces spéciales le bruit des lames résonne dans l’obscurité,
Zenko attaque,
Ses mouvements étaient propres,
Rapides,
Maîtrisés,
Face à lui,
son instructeur bloque tous ses coups et riposta,
Les lames s’entrechoquèrent,
Zenko évite les coups.
(Instructeur) : Bien...Zenko
Le jeune homme ne répondit pas,
il a appris la discipline,
l'obéissance,
et surtout à garder le silence.
Il porte toujours le regard fixé vers son objectif et quu est aussi sa seul raison de vivre : devenir le plus fort.
6 ans passèrent...
Le général Frigus se rendit au palais pour effectuer son compte rendu annuel sur la progression du jeune Zenko au roi Héron.
(Général FRIGUS) : Majesté, le garçon que nous avons recueilli il y a 18 ans de cela dépasse toutes nos attentes.
Un léger rictus apparut sur le visage du souverain,
(Roi Héron) : Bien.
Puis son regard changea, plus sérieux.
(Roi Héron) : Mais nous devons être vigilant David.
le général se figea,
car il le savait,
quand le chef suprême l'appelle directement par son prénom c'est une mise en garde.
(Roi Héron) : Il doit être puissant certes,
Un léger silence.
(Héron) : Mais il doit rester contrôlable.
Le roi se leva de son trône et s'approcha du général.
(Héron) : Je veux un leader, pas une menace.
(David FRIGUS transpirant légèrement) : J'y veillerai, sire.
Encore et toujours dans le plus grand des secrets,
Quelque chose venait d’être achevé,
Pas un enfant,
Pas un homme,
Une arme,
La Lame de l’Ombre.
À suivre...