Heart Desires

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Summary

L'amour... il a ses propres règles. Là où le cœur semble se souvenir d'un amour passé, entre une attirance irrésistible et des émotions inexplicables, un lien se tisse. Plus ils tentent de prendre leurs distances, plus une vérité se révèle... l'histoire ne commence pas ici ; non, elle cherche à nouveau à briller. Ce que le cœur désire au premier regard, une proximité un peu trop familière et chargée de tension, sera vécu par deux jeunes hommes.

Status
Complete
Chapters
21
Rating
n/a
Age Rating
18+

Prologue : La promesse dans les flammes

Charlemchai, un jeune homme élevé par un disciple bouddhiste, grandit sans parents. Ses derniers décédés d’une maladie lorsque Char n’était pas plus âgé d’un an. Il devint une personne douce, forte et, par le biais de la disponibilité d’une grande bibliothèque, il apprit la lecture. Peu enclin à suivre une vie de prière, il décida de reprendre le flambeau de l’archiviste du temple à sa mort.

Ses journées étaient loin d’être peintes de lassitude, les ouvrages, tous aussi passionnants les uns que les autres, bien qu’il en soit lu qu’une fraction, étaient son refuge. Il pouvait passer des jours sans parler à qui que ce soit, mais lorsqu’il sortait un peu de son repair, le soleil lui réchauffait le cœur. Il faisait de nouvelles rencontres, des voyageurs venus de loin et de petites promenades dans le village.

Jusqu’à ce qu’un événement change le cours de sa vie.

Un beau jour, un nouveau visage attira son attention. Le fils d’un noble de la région venait d’entrer dans le temple. Cette famille n’était pas du style à venir s’étaler par ici. Curieux, il délaissa une pile de parchemin et se munit d’un bouquin pour marcher vers un banc. La tranquillité des lieux plaisait à beaucoup de gens ; les grands arbres et les jardins fleuris étaient réputés.

Au début, pas un échange de mots, seulement des regards. Plus le temps et les visites s’accumulaient, plus les silences se transformaient en conversations. Suriyen se confiait sur la pression familiale qu’il subissait tous les jours depuis qu’il avait atteint la majorité. Ils partagèrent de bons moments ensemble, bridés avec le temps par de l’affection, du courage de s’exprimer ainsi et d’un amour interdit.

Loin du regard public, ils pouvaient parfois passer des heures près de la rivière. Parfois Char invitait Yen à le suivre dans les archives afin de lui raconter ce qu’il avait lu récemment et qu’il trouvait intéressant. Un amour qui n’aurait jamais dû voir le jour, mais pourtant inexplicable arriva.

Puis tout changea. Yen convoqué par sa famille fut contraint de quitter la région et d’accepter un mariage politique arrangé. Son monde s’écroula ; le futur qu’il avait espéré venait de s’enflammer. Il avait besoin de temps, du temps pour digérer cette nouvelle qui n’allait pas plaire à Char. Poussé par son impulsivité, il quitta la villa en secret pour retrouver celui qui faisait réellement battre son cœur.

Inquiet que son fils ne décide de s’enfuir pour échapper à ce mariage, il demanda à un homme de main de surveiller ses déplacements dans la plus grande des discrétions. Souriant en coin que son maître ait eu raison concernant son fils, il marcha à distance et silencieusement à la rencontre du jeune Suriyen. Il comprit qu’il y avait quelque chose de louche et préféra ce caché et de surveillé.

Yen trouva son amour perdu dans la lecture d’un parchemin, ventre contre le canapé près d’une fenêtre. La lumière du clair de lune éclairait les lignes et s’étallait sur la peau de Char, une douce vision. Cette nuit-là, malheureusement, il ne s’aperçut pas qu’une ombre l’avait suivi. Il avoua tout à Charlemchai dont le cœur se remplit de tristesse et le laissant dans l’incompréhension.

Sous la pression de ne pas avoir déclaré son amour à Char, Yen formula une dernière requête. Comme ils n’allaient possiblement pas se revoir dans cette vie, tout ce qu’il souhaitait en cet instant était de s’unir physiquement avec ce dernier. Une larme s’étant formée dans le coin de ses yeux, Char accepta. Dans la nuit, un grand mal était sur le point d’arriver.

C’est alors que dans la pénombre de la pièce, à la lueur de la lune comme seul témoin et à la fraîcheur de la nuit qu’ils se donnèrent l’un à l’autre. L’homme de main ayant assez d’information pour son maître, alla le quérir. Le bruit des bas précipités poussa les jeunes gens à cesser l’acte. À cette vue, le père de Suriyen éclata de colère. Comment deux hommes pouvaient-ils s’aimer ? Cela était interdit et punissable par la loi.

Chacun se revêtit afin d’être plus convenable devant le noble, mais ce dernier ne voulait rien entendre. Sans attendre la moindre explication, il ordonna leur séparation. Yen prisonnier des mains puissantes de l’homme de main de son père et Char à la merci du grand homme. Il ne pouvait qu’y avoir qu’une solution, il enferma le jeune archiviste dans une pièce où la seule fenêtre était bien trop haute pour être escaladée.

Lorsque le noble fut satisfait de ce plan, il tira son fils à l’extérieur et, dans un dernier regard rempli de haine, mit le feu. Yen qui semble se débattre longtemps à ses yeux, finit par implorer son père de quitter la région comme convenu s’il lui laisse la chance de faire ses derniers adieux. Sachant que le petit archiviste n’allait pas survivre, d’un regard malicieux, il l’autorisa à se rendre à la fenêtre. Pendant tout ce temps, Char ne comprend pas pourquoi il est interdit à deux hommes de s’aimer. L’amour n’a pourtant pas de genre.

La fumée trop importante avait déjà commencé à pénétrer la pièce, ne lui permettant pas de pouvoir respirer convenablement. À la fenêtre, il entendit Yen lui faire ses excuses, mais Char est de plus en plus faible. Avant de perdre conscience, il récite une promesse.

"Mon cœur t’appartient ; ne m’oublie pas. Je promets que dans chaque vie, je te retrouverai. T’en que notre amour ne sera pas complet, puisse-tu te souvenir de nos moments si nos chemins se croisent et que nos cœurs battent à l’unisson…"

Charlemchai succomba aux flammes t’en qu’à Suriyen il vécu le reste de sa vie avec une culpabilité écrasante. Même si l’union politique fut un succès, ce dernier n’a jamais réussi à aimer quelqu’un d’autre. Leur histoire devint une légende et fut oubliée de tous.