Chapter 1
CHAPITRE 1
⚠Ce récit contient des scènes de violence et explore des psychologies instables et troublées. Lecture déconseillée aux lecteurs sensibles.⚠
PROLOGUE :
Kaël est notre protagoniste. Divorcé depuis bientôt un an, il ignore encore pourquoi. Catherine, son ex-femme, est partie sans un mot, sans une note. Juste un milliardaire au bras. Sans doute un « meilleur parti ».
MAIS ! Elle lui a laissé un cadeau... ou un fardeau. Après tout, c'est du pareil au même.
Son cadeau ? Deux bouches à nourrir - plus celle de sa nièce. Un merveilleux présent quand on croule sous les dettes.
Il essaie de passer à autre chose, de remonter la pente. Malgré ses dix-huit heures de travail acharné, il peine tout juste à remplir son mini-frigo. D'ailleurs, tout est mini chez lui : la table à manger, le four, le plan de travail, le fauteuil... et jusqu'à son salaire.
C'est triste. Mais ce n'est pas fini. Car notre Kaël va devenir un homme... ou un mercenaire de grande renommée. À lui de décider.
C'était une nuit froide et enneigée de décembre. J'avais fini ma journée de travail et je retournai chez moi. Les rues de Kensington en hiver ressemblaient à une décharge à ciel ouvert et pour fêter Noël, tout le quartier avait décidé de se droguer.
Une fois arrivé chez-moi, je me fît accueillir par cette belle lampe qui, à elle seule, éclairait le salon tout entier, allumée, on aurait dit une mosaïque. C'était très beau à voir.
-Bonsoir tonton !
-Bonsoir papa ! dirent-ils en cœur.
-Bonsoir les enfants !
Ma nièce me proposa de manger, je hocha la tête en acquiesçant silencieusement et face à mon dîner, un petit silence se fit.
-Les enfants... papa va être obligé de rentrer plus tard, d'accord ? Mais Ambre prendra bien soin de vous. dis-je un triste sourire aux lèvres.
Des larmes commencèrent à couler sur leurs joues roses. Je les pris dans mes bras.
Chuuuut... essayai-je de les calmer. Je vous embrasserais en rentrant.
Après ça, je me mis au lit, l'esprit torturé. Je n'avais pas le choix et seulement vingt-quatre mois pour tout rembourser. Finalement, la fatigue prit le dessus et je m'endormis.
*
J'avais passé une nuit perturbée et j'avais très peu dormi.
J'enfilai ce qui me tombait sous la main et sortit prendre l'air. Un fois dehors je m'engageais dans un petit bois. À peine étais-je entré, que j'entendis des cris de détresse.
Je me mis à trottiner, tout en tendant l'oreille, pour situer le bruit. Je me rapprochais de plus en plus, les voix étaient plus audibles.
J'arrivais à distinguer la voix d'un homme. Les cris se faisaient plus stridents. Je vis une silhouette, puis deux. Les visages devenant plus net je vis celui de ma nièce. Je m'arrêta un moment. Le doute et l'hésitation m'avait figé. Je vis l'homme rapproché une main de son pantalon et l'autre de ma nièce. Mes poings se crispèrent, ma gorge se noua et ma respiration devint plus haletante. Je ne savais pas quoi faire. Appelé la police ou m'en occuper, malgré ma faiblesse physique...
Le temps étant compté, je décidait de prendre les choses en main.
Eh salaud !
Une fois son attention attirée, je m'étais crisper.
Que faire maintenant ?
Mon corps se mit en mode automatique.
Je m'étais précipité sur l'homme, sans savoir comment, je me retrouva un genou sur sa poitrine, l'empêchant de respirer.
Mes poings étaient comme attiré par son visage, sa seule réaction fut de me rire au nez. Comme si mes coups ne l'atteignaient que physiquement, que une partie de lui ne pouvais être atteinte par ces coups. Ce qui me mit encore plus en rogne.
Mon corps agissait de manière de plus en plus violent, quand une voix me sortie de cette trans.
Tonton...ça y'est...tu va le tuer! S'accompagnaient à ces paroles quelques larmes, mélanger à des sanglots.
Je m'étais écarté de ce qui restait de cet homme pour voir l'horrible tableau que formait le corps au visage ensenglanté allongé au sol.
Comment avais-je pu faire une chose pareille?
Et d'où me venait cette force?