Death sudden game death

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Summary

Tu crois mourir. Tu te réveilles. Et c'est là que l'enfer commence vraiment. Abattu en pleine rue par deux mercenaires, je devais être mort. Deux balles. Le vide. Puis... une salle blanche. Stérile. Avec moi, neuf autres "revenants". Tous exécutés. Tous ramenés. Tous perdus. Le Vieux au regard millénaire. La Perdue, 17 ans, tremblante. Le Lard, arraché à son canapé. Le Vaurien prêt à planter pour survivre. La Boulangère encore en tablier, main dans la main avec Le Mangaka en robe de chambre. Le Peureux au bord de la crise. Le Gorille, déjà en mode combat. Princesse, trop noble pour crever ici. Et moi. 15 ans. Celui qui observe. Celui qui survit en comprenant les autres. Un homme entre. Sourire démoniaque. « Bienvenue au Death Game. » L'enjeu : 10 joueurs. 10 fioles. 10 pouvoirs inconnus. 1 seule règle : tuer ou être tué. Pas d'alliance garantie. Pas de sortie de secours. La salle blanche est une arène, et le Maître du Jeu regarde. Et vous ? Vous auriez bu la fiole ?

Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Prologue l'homme

Deux hommes en cagoule marchaient précipitamment vers moi. Au début, j’ai cru à de simples clochards, une ombre parmi tant d'autres dans la nuit. Mais je me trompais lourdement. C’étaient des mercenaires. Leurs gestes étaient froids, chirurgicaux.

Sans un mot, ils sortirent des pistolets de sous leurs capes et me visèrent. Le métal brilla une fraction de seconde sous les réverbères avant que le bruit sec des détonations ne déchire le silence. Je me pris deux balles de plein fouet. La douleur fut une brûlure insupportable, puis... le vide.

Pourquoi savais-je qu'ils allaient tirer ? Parce qu'ils m'avaient suivi toute la soirée. Je sentais leur regard dans mon dos, tapi dans chaque ruelle obscure, attendant patiemment que je sois seul pour m'exécuter.

Enfin, c’est ce que je croyais... avant de rouvrir les yeux.

Je me réveillai en sursaut dans une pièce d'un blanc stérile, le corps totalement libre de mes mouvements. Pas de sang, pas de blessures. Autour de moi, d'autres personnes émergeaient péniblement d’un sommeil forcé. La surprise et la confusion se lisaient sur tous les visages : ils venaient, comme moi, de revenir du pays des morts.

Mon regard fit le tour de cette étrange assemblée.

D'abord, il y avait cet homme. Un homme dont l’âge semblait dépassé depuis bien trop longtemps. Si j'avais pu voir son passeport, il y aurait sûrement eu marqué "Périmé" à la place de la date de naissance. Son visage était un parchemin de rides, ses yeux fatigués par des décennies de secrets. Dans ma tête, je ne lui donnai pas d'autre identité que celle-ci : "Le Vieux".

Juste à côté du Vieux, mon attention fut attirée par une jeune fille aux cheveux d'un noir de jais. Elle semblait totalement désorientée, ses mains tremblantes trahissant une panique intérieure qu'elle essayait tant bien que mal de contenir. Elle ne devait pas avoir plus de 17 ans. Dans ce chaos, elle me paraissait si vulnérable que je ne pus m'empêcher de la baptiser intérieurement : « La Perdue ».

Plus loin, un contraste frappant : un homme d'une vingtaine d'années, tout en rondeurs, qui semblait avoir été arraché à son canapé en plein milieu d'un repas. Il respirait lourdement, le regard vide. Il avait l'air d'un gros bonhomme inoffensif, un peu trop mou pour ce qui nous attendait. Pour moi, il devint instantanément « Le Lard ».

Mais le danger n'était jamais loin. Un autre type, d'environ 25 ans, détonnait complètement. Avec sa dégaine de délinquant et son regard fuyant mais agressif, il n'avait rien de net. On sentait qu'il était prêt à tout pour s'en sortir. Un vrai « Vaurien ».

Étrangement, un duo se tenait à l'écart. Une jeune femme de 19 ans portait encore un tablier, comme si elle venait de quitter son travail à l'instant même. À ses côtés, un homme de 20 ans en robe de chambre lui tenait fermement la main, comme pour se rassurer. C'était un couple improbable. Je les nommai respectivement « La Boulangère » et « Le Mangaka ».

Juste derrière, il y avait ce type à lunettes. Il devait avoir environ 22 ans, mais son visage était déformé par une anxiété dévorante, bien plus profonde que celle des autres. Il ne tenait pas en place, ses yeux fuyants cherchant désespérément une issue qui n'existait pas. Je l'étiquetai aussitôt : « Le Peureux ».

En contraste total, un homme d'environ 26 ans se tenait immobile, les bras croisés, une carrure imposante. Musclé, le regard d'acier, il semblait déjà en train d'élaborer une stratégie de combat, imperturbable malgré le chaos ambiant. Lui, c'était « Le Gorille ».

Mon regard glissa ensuite vers une femme d'une beauté frappante. Environ 23 ans, elle dégageait une aura de noblesse qui n'avait rien à faire dans cette pièce lugubre. Même ici, elle semblait attendre qu'on la serve. Pour moi, elle devint « Princesse ».

Et enfin, il y avait moi. Du haut de mes 15 ans, j'étais là, immobile, à analyser méthodiquement chaque visage, chaque détail, comme si ma vie en dépendait — et c'était probablement le cas. Qui étais-je au milieu de ces inconnus ? Un simple gamin perdu ? Non, j'étais celui qui les observait tous.

Soudain, un homme s'approcha de nous d'un pas tranquille, presque décontracté. Il nous regarda tour à tour, un sourire énigmatique aux lèvres, avant de briser le silence d'une voix qui fit frissonner toute l'assemblée.

L’homme laissa échapper un rire sec, presque démoniaque, qui résonna contre les murs immaculés.

— Hahaha... Mesdames et messieurs, j’ai le plaisir — et l’horreur — de vous annoncer que vous participez officiellement au Death Game.

Un silence de mort s'installa. Il poursuivit d'un ton glacial :

— Vous allez devoir vous entre-tuer. Pour vous y aider, nous allons vous confier des pouvoirs. Ces dons s’éveilleront instantanément dès que vous aurez bu la fiole que je vais vous distribuer.

Comme une seule et même onde de choc, un cri collectif s'éleva dans la pièce :

— QUOI ???

Mais l'homme ne répondit pas. Son sourire s'élargit, nous observant comme des rats de laboratoire.

Note de l'auteur : Pour vous aider à ne pas vous perdre dans ce chaos, j'ai choisi de nommer ces personnages selon mes propres observations. Plutôt que de vous casser la tête à retenir des noms complexes, vous pourrez ainsi vous plonger plus facilement dans l'horreur de cette histoire. Suivez-moi... le vrai jeu ne fait que commencer.

À SUIVRE.