The Mobster's Gentleness

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Summary

Elle marchait pieds nus dans les rues de Milan comme si le monde entier lui appartenait. Lui la regardait comme si c'était déjà le cas. Shaïma, jeune fille d'a peine 19 ans, africaine, architecte, libre et sans filtre, débarque en Italie avec une valise, un appétit insatiable et aucune intention de tomber amoureuse. Elle ne cherche personne. Elle ne veut personne. Mais les talons se cassent. Les pieds touchent le sol. Et les yeux d'un homme - un œil vert, un œil bleu - se posent sur elle pour ne plus jamais la lâcher. Giorno Mancini, 29 ans, chef de la mafia milanaise, n'a jamais voulu quoi que ce soit sans l'obtenir. Froid, calculateur, possessif jusqu'à la folie - il a été forgé dans le sang et le silence depuis l'enfance. Il ne sait pas aimer. Il ne sait pas être doux. Mais il sait reconnaître ce qui lui appartient. Et cette fille aux pieds nus, aux joues rondes et au rire trop grand pour cette ville - elle lui appartient. Il le décide au moment même où il la voit. Elle ne le sait pas encore. The Mobster's Gentleness est une dark romance entre une fille qui illumine chaque pièce qu'elle traverse et un homme qui n'a connu que l'obscurité. Entre kidnapping, obsession, et des moments de chaos pur causés par une certaine Shaïma qui n'a décidément aucun sens du danger. ⚠️ Âmes sensibles s'abstenir. Contient des thèmes sombres, une obsession, violence, séquestration

Status
Ongoing
Chapters
6
Rating
n/a
Age Rating
18+

😶‍🌫️Prologue

POV Giorno

Le silence avait toujours été mon langage maternel.

Pas le silence doux, celui des maisons endormies et des nuits sans histoire. Non. Le mien était différent - lourd, taillé dans quelque chose de froid et d' irréversible. Le genre de silence qui précède un coup de feu. Celui qui s'installe après. Celui que j'avais appris à habiter avant même d'avoir dix ans.

Mon père me l'avait enseigné avec les mains et la douleur. Mes oncles avec les mots. Et la rue - la rue milanaise, ses ruelles sombres et ses palais illuminés - elle m'avait appris le reste. Comment tenir une arme sans trembler. Comment regarder un homme dans les yeux pendant qu'il comprend que c'est fini pour lui. Comment ne rien ressentir.

"Ne rien ressentir." C'était la règle la plus importante. Celle qu'on m'avait répétée comme une prière, comme un mantra gravé dans les os. Un Mancini ne ressent pas. Un Mancini observe, calcule, prend. Un Mancini ne plie pas.

À vingt-neuf ans, j'avais cru avoir parfaitement appliqué cette règle.

Jusqu'à ce mardi matin de septembre.

Jusqu'à elle.

Je ne savais pas encore son nom. Je ne savais rien d'elle - ni d'où elle venait, ni ce qu'elle faisait dans cette rue, ni pourquoi elle marchait comme ça, pieds nus sur le pavé chaud, un talon cassé dans chaque main, complètement indifférente aux regards médusés des Milanais qui s'écartaient sur son passage.

Je ne savais rien.

Mais quand mes yeux se sont posés sur elle - et qu'elle, elle ne m'a même pas regardé, trop occupée à inspecter ses chaussures avec une expression de profonde indignation - quelque chose s'est passé dans ma poitrine.

Quelque chose que je ne savais pas nommer.

Quelque chose que je n'aurais pas dû laisser exister.

Je l'ai laissé exister quand même

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