L'incroyable voyage de Léna

Summary

Lorsque Lena croyait que son présent était enfin sauvé à cause de l'effet papillon qu'avait provoquer a cause du voyage dans le temps, une nouvelle menace lui présenta, aura-t-elle la force de sauver encore le monde ?,...

Genre
Fantasy
Author
Chrysalis
Status
Ongoing
Chapters
19
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapitre ; la maison de la mère

Le camion s’arrêta dans un grincement sur le chemin de terre.

Léna resta une seconde immobile, la main sur la poignée de la portière, à regarder la maison au loin. Isolée. Silencieuse. Comme oubliée du monde.

Elle inspira profondément avant de descendre.

L’air était plus frais ici, presque trop calme. Pas de voitures, pas de voisins visibles, juste des arbres qui encerclaient la propriété comme une barrière naturelle. La maison de sa grand-mère se dressait au bout du chemin, vieille bâtisse de pierre aux volets fatigués et au toit légèrement affaissé.

— Super… j’hérite d’un décor de film d’horreur, murmura-t-elle.

Elle n’était pas vraiment surprise. Elle n’était pas venue ici depuis des années. Et maintenant, tout ce qu’il restait de sa grand-mère, c’était cet endroit… et une signature sur des papiers.

Le chauffeur du camion de déménagement ouvrit l’arrière.

— Vous voulez que je mette les cartons où ?

Léna jeta un regard vers la maison, puis haussa les épaules.

— Dedans. On va commencer par… survivre au choc.

Ils commencèrent à transporter les affaires. Cartons après cartons, la maison reprenait lentement un semblant de vie. Mais à chaque aller-retour, Léna avait la même impression : plus ils entraient, plus la maison semblait lourde, comme si elle gardait quelque chose en elle.

L’entrée grinçait sous leurs pas.

À l’intérieur, tout était figé dans le temps.

Poussière épaisse sur les meubles, tapis ternis, cadres légèrement de travers. L’odeur du bois ancien et du renfermé flottait partout. Certains murs portaient des fissures fines, comme des veines dans la pierre.

Léna posa un carton sur le sol et regarda autour d’elle.

— Ok… ça va demander un miracle.

Elle passa une main dans ses cheveux brun clair, un peu fatiguée par le voyage. Ses yeux, d’un jaune presque doré selon la lumière, scrutaient chaque détail avec un mélange d’agacement et de curiosité.

Même dans cet état, la maison avait quelque chose d’étrange. Pas seulement vieille… mais chargée.

Le déménagement continua pendant une bonne heure. Les cartons s’entassaient dans le salon, créant des piles désordonnées au milieu des meubles couverts de draps blancs.

Le camion finit par repartir, laissant Léna seule.

Le silence retomba immédiatement.

Un silence profond. Presque trop parfait.

Elle resta plantée au milieu du salon.

— Bon… maintenant, faut tout nettoyer.

Elle soupira, attrapa un chiffon dans un carton et commença par ouvrir les fenêtres. Certaines résistèrent, comme si elles n’avaient pas été touchées depuis longtemps. Quand elles cédèrent enfin, l’air extérieur entra d’un coup, soulevant la poussière en nuages légers.

Léna toussa.

— Charmant…

Elle décida de commencer par le couloir.

Le passage était étroit, éclairé par quelques rayons de lumière filtrant à travers les fenêtres sales. Chaque pas faisait grincer le plancher.

Elle avança lentement, observant les murs.

Des photos anciennes étaient accrochées de travers. Elle reconnut sa grand-mère sur certaines, plus jeune, avec ce regard sérieux qu’elle lui connaissait déjà trop bien.

Léna passa devant sans s’arrêter.

— J’imagine que tu aurais adoré me voir galérer ici…

Elle attrapa un balai et commença à nettoyer. La poussière s’élevait à chaque mouvement, rendant l’air encore plus lourd. Elle frotta le sol, déplaça quelques objets cassés, remit un cadre droit.

Petit à petit, le couloir reprenait une forme plus vivable.

Mais quelque chose la gênait.

Ce n’était pas le désordre.

C’était… cette impression d’être observée.

Elle s’arrêta un instant, balai en main.

Rien.

Seulement la maison, silencieuse.

— Ok Léna… t’es fatiguée, c’est tout.

Elle reprit son travail, plus vite cette fois, comme pour chasser cette sensation. Le temps passa doucement, rythmé par le frottement du balai et le bruit des cartons qu’elle déplaçait parfois.

Finalement, le couloir commença à respirer un peu plus.

Un peu moins de poussière. Un peu plus de lumière.

Léna s’appuya contre le mur, essuyant son front.

— Une pièce à la fois…

Elle ne savait pas encore que cette maison n’allait pas seulement être un lieu à nettoyer.

Mais un endroit qui allait lui révéler quelque chose.