Prologue
Nora
"Proie"
Voilà comment il me voyait.
Comme si je n’étais rien d’autre qu’un objet.
Quelque chose qu’on utilise. Qu’on salit. Qu’on jette.
Parce que une proie sa ne parle pas.Sa ne se défend pas. Sa subit.
Et moi j’ai subit
Et ce...depuis six ans.
Six ans passer à me noyer dans un cauchemar sans fin.
Sans échappatoire.
Sans réveil possible.
Tout à commencé à mes dix ans. Au début s’étais presque rien.Ou du moins c'est se que je croyais.
Des regards un peu trop longs sur mes jambes.
Des silences bizarres quand ma mère quittait la pièce.
Sa main qui restait une seconde de trop dans mon dos… juste au creux de ma taille.Des frôlement "accidentel".
Et moi… je ne disais rien.
Parce que dans ma tete d’enfant je pensais que c’était normal.
Parce que personne ne m’avait jamais dit que ça ne l’était pas. Alors j’ai appris à ne pas bouger. A ne pas parler. A ne pas pleurer trop fort.
Ma seule “mission”, c’était de me taire.
Offrir mon corps contre mon gré pour satisfaire se porc qui ne se demander même pas si se qu’il ferait resterai gravé en moi.Il prenait.
Encore et encore.
Comme si j’étais à lui.
Ses viols...
Ils étaient la, même quand lui ne l’étais plus.Je les sentais encore.
Sur ma peau. Dans ma tête.Dans mes pensées.Comme une trace qu’on ne peut pas enlever.Et a cause de lui je me détestais.Je détester mon corps.Je détestais se que je ressentais.Je détester la fille que j’étais devenue.J’étais vide. Comme s’il avait tout pris…
et qu’il n’avait rien laissé derrière.
De toute façon… ma vie était déjà foutue, non ? Mon vrai prénom Nora .J’avais maintenant 16 ans.J’étais le jouer de John, mon beau père,un vrai déchets.Tout était sa faute.C’étais à cause de lui que j’étais désormais brisé. Que mon corps ne m’appartenait plus.C’étais le sien.
Mais maintenant les chose allait changer.
Il étais parti.
Aussi vite qu’il était venu.
Pas d’explication.
Pas d’adieu.
Rien.
Juste… disparu.
Comme si je n’avais jamais existé.
Comme si ces six années
n’avaient été qu’un détail.
Mais moi…
Je suis restée.
Avec tout ça.
Avec lui.
Toujours là.
Dans ma tête.
Exactement comme il l’avait toujours voulu.