our long life
Les doigts encore sensibles étaient cachaient dans sa manche. Il avait peur que quelqu’un les voie. Alors qu’il savait pertinemment qu’il était seul.
Il l’avait toujours été...
Peut-être avait-il honte ?
La nuit passa longuement et la lune lui tenait compagnie, comme de vieux amis qui n’avaient plus rien à se dire, se regardant mutuellement, se dévisageant, comme si chacun n’avait plus confiance en l’autre.
Leurs regards pesèrent lourd l’un sur l’autre, avant qu’elle ne disparaisse en dérivant peu à peu derrière les montagnes du clan des archers.
4 H 52.L’impatience avait remplacé la lune.
Son ami lui avait donné rendez-vous à l’aube derrière l’arbre des pendus. Le temps ne lui manquait pourtant pas, mais il ne pouvait plus attendre de le revoir.
Cela faisait déjà 4 jours, 4 longs jours.
Il s’enfonça entre les feuillages denses et humides, espérant peut-être que la forêt lui ferait oublier ses problèmes.
Elle l’engloutit, lui, ses remords, ses fautes et ses torts.
La forêt était silencieuse, presque oppressante. Comme si elle le jugeait sans parler.
Et pourtant, ce silence lui était familier.
Les branches s’entremêlaient et dansaient au-dessus de sa tête comme si elles ne le connaissaient que trop bien.
D’âcres relents de sels lui faisaient frémir les narines comme s’ils étaient collés à lui tel un doute qu’on ne peut enlever. Cela ne pouvait que venir Du Peuple De Thétys Déesse de la Mer.
Le bruit de ses pas résonnait dans la clairière, encore endormie sous la rosée perlante.
Le soleil se pointait derrière le bosquet, lui-même encore assoupi.
Sa faible lumière n’éclairait qu’à peine la butte où l’ombre de l’arbre se fragmentait.
- Hey ! Ça va ?