Chapter 1
Coucou !
Je publie mon premier chapitre de "Hardcore", j'espère qu'il vous plaira.
Je tiens à signaler qu'il y aura des scènes à caractères sexuels et autres, je prie toute personne sensible de ne pas y prêter attention, merci 🙏.
Bonne lecture !
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Assis au fond de la salle, je sens la caresse de deux yeux inconnus. Ils appartiennent à une fille assez jolie. Aujourd'hui, je ne suis pas d'humeur. Mais, puis-je me permettre de l'ignorer encore longtemps alors que son insistance est d'une détermination sans précédent ? Non,parce que j'ai quand-même envie de me laisser faire — ou peut-être pas. Il y a subitement quelque chose d'étrange, j'ai envie de jouer. Elle semble vouloir me posséder, sauf qu'on ne me possède pas. Je possède.
La sonnerie de la cloche retentit. C'est la fin des cours ainsi que celle de ses tentatives, j'ai peut-être parlé un peu trop vite. Je la vois ranger ses affaires, elle se retourne et vient vers moi. Un sourire aguicheur aux lèvres, une mini jupe qui lui fait de belles jambes, un décolleté plongeant, elle se trouve en face de moi.
— Salut, beau gosse.
J'étais en train de remettre mes affaires dans leur contenant, mais ses mots m'ont figé. L'intonation de sa voix me fait deviner le scénario, son langage corporel réclame une partie de jambes en l'air.
— Je n'ai pas envie d'être seule, ce soir.
En d'autres termes : Viens me baiser.
Je ne peux pas m'empêcher de la déshabiller du regard. Tout se bouscule dans ma tête : des images, des envies, une tension qui monte, un sourire en coin.
— Ton adresse, je balance simplement.
Elle me la donne en demandant mon numéro en retour. Elle part en roulant du cul, consciente de l'effet qu'elle produit. Elle doit se penser victorieuse, j'en ris déjà.
Le soir venu, je reçois une photo d'un numéro inconnu. Le visage me révèle une part de son identité, je ne connais même pas son nom. Je renomme : l'aguicheuse. Elle est habillée en noir, une mini robe transparente, je perçois son string et son soutien-gorge. L'image est accompagnée d'une question : « la vue te plaît ? ». C'est le cas, mais je ne réponds pas encore.
Arrivé devant sa porte, je toque. Je la retrouve vêtue comme sur la photo. Tout est déjà là, presque offert.
— Oui, la vue me plaît.
Elle sourit. Elle sait. Je sais. On sait.
Je rentre. Elle me propose un verre.
— Un verre d'eau. Et après, tes lèvres sur Billy.
Sourire en coin, elle me regarde et me dit :
— À vos ordres, mon capitaine.
Elle vient m'embrasser chastement, sensuelle, avant de partir me chercher le verre d'eau.
Le scénario aurait pu être du classique.
Baisers. Griffures. Corps moites. Gémissements étouffés. Elle gémit, je grogne. Elle crie, je m'enfonce plus fort. Elle s'accroche, je l'écarte encore.
Je crois que je me suis lassé de mon classique. Je ne veux plus de la facilité. Tout est trop simple. Je disais tantôt que j'avais envie de jouer.
Je me lève et la suis au pas, prenant le temps d'admirer son derrière rebondi. Elle me sert un verre que je ne bois qu'à moitié. Elle est trempée par le reste. Après le constat du tissu qui lui colle à la peau, elle me lance un regard brûlant de désir. Je crois que le spectacle l'a encore plus excitée que moi. Le prédateur s'avance et caresse sa joue jusqu'à son cou. Je l'attrape par la nuque et l'approche de moi. On s'embrasse. Mes mains dessinent ses formes, elles s'arrêtent sur ses fesses, qu'elles pressent. Un geste qui la fait gémir. Ce son ne me laisse pas indifférent, mais je fais abstraction. Dans une lignée de baisers mouillés, mes lèvres se logent au creux de son cou pour lui faire un suçon. Elle agrippe mon dos, m'implantant ses ongles. Mon tee-shirt n'a pas su me protéger. Je glisse mes mains sous sa robe et une va sous son string.
— C'est pour moi que tu es si mouillée ? je lui demande à l'oreille, ma voix est plus rauque, conséquence de l'excitation.
Elle se fait timide, j'aime ça.
J'entre au fur à mesure un doigt en elle en enchaînant les mouvements. De l'autre main, je la recule jusqu'au plan de travail. Je prends un sein en main et titille son téton. J'accélère, elle gémit de plus en plus fort. Je la sens venir, mais je les retire. Je l'embrasse et la regarde, puis lui demande :
— Tu as un jeu vidéo ou un jeu de société auquel tu voudrais jouer ?
— Quoi ?
— Il me semblait que tu n'avais pas envie de rester seule, ce soir ?
— C'est une blague ?
— Je ne sais même pas comment tu t'appelles.
— Je rêve. C'est ça qui t'importe, là, maintenant ? Tu fais ça d'habitude ?
— D'habitude ? On ne se connaît même pas. Tu t'es fiée aux rumeurs ? je ne lui laisse pas le temps de répondre. Pourrais-tu me raconter des détails croustillants, s'il te plaît ? Tu sais comment je m'appelle au moins ?
Elle est désarçonnée.
— Yam LEWIS ?
— Voilà. Et toi ?
— Dina O'BRIEN.
— Enchantée, Dina O'BRIEN. Que me vaut l'honneur de votre intérêt ? Tu voulais jouer avec moi ?
— Je voulais coucher avec toi.
— C'est une phrase que j'entends souvent. Toi, c'est différent ?
— Oui. Je pourrais te faire voir monts et merveilles. Je veux faire de toi mon plan cul régulier.
— Tu ne manques pas de tact.
— Non, je suppose que toi aussi.
— Tu me plais, toi. J'accepte le deal, si c'en est un.
— C'est le cas.
— Tu sais, je fais toujours savoir que je ne suis pas fait pour l'amour. Ça demande des choses qui ne sont pas de mon ressort. Moi, j'aime quand ça brûle vite. Quand ça monte et explose, sans prise de tête.
— Ce n'est pas de l'amour que je recherche alors c'est noté.
Un refrain reformulé, mais j'accepte.
— Bien.
— On va dans ma chambre ?
— Non, Dina. On se voit demain au lycée.
— Quoi ? Et Billy ?
— Billy peut attendre.
Je quitte la maison en la laissant pantoise.
Plan cul régulier, contrat sans amour.
C'est une première, mais je souris. Parce que ça me va. Elle a quelque chose qui a fait briller mes yeux.
Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi... j'ai senti que ça n'allait pas durer comme ça éternellement.
Sans amour, hein ? Je laisse cette voix sans réponse, mais...Un doute s'est installé, je n'aime pas ça.