Le serment brisé du Nil

Summary

Une femme charmante au regarde qui en voûte prêtresse de Râ follement amoureuse malheureusement d'un imposteur en s'enfuyant elle mourut trahi par son amant elle atterrit devant un Dieu dans son apparence et son regard incarné la puissance c'était le dieu de la mort qui gardait l'entrer du paradis et des enfer et jugais tous ceux qui accédaient aux portes de la mort aura-t-elle accès au paradis ou au passage de l'enfer éternel? Quoi qu'il en soit ce dieu ne sent pas indifférent de sa présence.( NB :sil vous plaît c'est fictif aucun rappprt avec la vrai mythologies )

Genre
Action
Author
Yendy
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1 Les eaux qui rejettent les âmes

Les eaux noires m'engloutissent.

Je me débats, tente de nager, mais le courant est trop violent. Il me ballotte sans pitié, m'arrache toute maîtrise, tandis qu'une voix étrange parvient jusqu'à moi, étouffée par le fracas de l'eau.

- Si seulement les circonstances avaient été différentes, mon amour...

- L'éternité nous tendait les bras.

Sa voix est froide. Dépourvue de remords.

C'est la dernière chose que j'entends avant que le Nil - ce traître - ne m'entraîne définitivement sous ses eaux.

Puis... plus rien.

L'eau se retire brusquement. Mes paupières s'ouvrent avec difficulté. Je recrache un flot glacé en toussant, mes poumons en feu.

Je suis allongée sur un rivage sombre.

Un lieu qui n'apparaît dans aucune légende.

Un lieu hors du temps.

Le pays des morts.

Je me traîne hors de l'eau, trempée, couverte de boue, transie de froid.

POV - Jamila

Qu'est-ce que...

Où suis-je ?

J'essaie de me souvenir. De ce qui m'est arrivé. De mon nom. De ma vie.

Mais mon esprit est embrumé, comme prisonnier d'un épais brouillard. Je croise mes bras contre ma poitrine, tentant de calmer les tremblements qui me parcourent.

- Ne restez pas là.

Je sursaute.

Autour de moi, des silhouettes avancent lentement. Elles sont pâles. Trop pâles.

Comme si aucun sang ne coulait plus dans leurs veines. Comme si la vie les avait déjà quittées.

Est-ce... l'Au-delà ?

Est-ce que je suis morte ?

La panique me saisit. Je me retourne pour fuir, mais trop tard.

Des mains glacées s'emparent de moi. Elles m'encerclent, me traînent de force vers un immense temple de pierre.

- Lâchez-moi ! criai-je. Laissez-moi partir !

Je me débats tandis qu'ils me poussent dans un long couloir sinueux, englouti par une obscurité plus profonde que tout ce que j'ai connu sur Terre. Une obscurité vivante, oppressante.

- Hors de mon chemin, déchet rejeté par les eaux !

Le même homme que tout à l'heure me bouscule violemment pour prendre place devant moi. Un rictus cruel déforme son visage livide.

- Comment... comment m'as-tu appelée ? soufflai-je.

- Tu n'as même pas d'urne funéraire. Tu ne devrais même pas être ici.

Les âmes se tournent brusquement vers moi. Leurs regards me dévorent. Je prends conscience de mon état : trempée, sale, les mains vides.

- Je... je ne...

Elles s'approchent.

Je tente de me défendre, mais l'homme m'attrape brutalement par les cheveux.

- Ça suffit.

Le silence tombe instantanément.

Une force écrasante balaye les ténèbres elles-mêmes.

Je lève lentement les yeux.

Un homme - non... un dieu - se lève de son trône. Son regard est aussi noir qu'une nuit sans lune. Son corps doré et éthéré irradie une aura animale, sauvage, terrifiante.

- Qui ose semer le trouble dans mon sanctuaire ?

Il descend de son trône, son regard inflexible braqué sur moi.

- Je suis désolée, mon seigneur, murmurai-je. C'est de ma faute.

- Vraiment ?

Il s'approche. Trop près. Ma poitrine frôle son torse. Il relève mon menton, m'obligeant à soutenir son regard.

- Qui es-tu ?

Sa voix glaciale me transperce. Une peur viscérale s'empare de moi.

- Je... je ne me souviens pas de qui je suis.

- Tu ne te souviens pas ?

- Non. J'ai seulement... échoué sur ce rivage.

Son regard me détaille avec une curiosité troublante.

- Pas d'urne funéraire. Pas de souvenirs. Elle n'est pas digne de votre temps.

Une colère sourde irradie soudain le temple.

- Tu oses dire à moi, Anubis, ce qui est digne de mon temps ?

Anubis.

Le nom résonne en moi.

- Puisque tu es si pressé d'être jugé, place donc ton cœur sur ma balance.

La balance d'or apparaît. Une plume immaculée repose sur l'un des plateaux.

Le verdict tombe.

Ammit dévore l'âme de l'homme.

Je reste figée.

Mon regard se relève lentement vers Anubis.

- Tu vas bien, mortelle ?

- Je... je vous remercie, mon seigneur.

- Tant que tu te tiendras dans ce sanctuaire, personne ne te fera de mal.

Ses yeux me retiennent. Profonds. Intemporels.

- Nous sommes en retard, Anubis, intervient un autre dieu. Cette fille est-elle la prochaine à être jugée ?

- Oui, Thot. Elle l'est.

- Où est ton cœur, jeune fille ?

Ma main se pose sur ma poitrine.

- Il est toujours en elle, constate Anubis.

Un silence.

Puis Anubis pose sa main contre mon cœur.

Le temps se fige.

- Tu n'es pas n'importe quelle mortelle.

- Tu étais Jamila. Prêtresse de Râ.

- Tu n'es pas morte. Tu as été assassinée.

Les souvenirs me frappent de plein fouet.

Le Nil.

La promesse.

La trahison.

- C'était un pacte amoureux... murmurai-je.

- Oui. On s'est joué de toi.

Je vacille.

Anubis me rattrape avant que je ne tombe.

- Jamila...

Mais Thot tranche :

- Elle ne peut pas entrer dans l'Au-delà.

Ammit s'agite.

POV - Jamila

Il faut agir. Maintenant.

Je saisis la dague à la taille d'Anubis.

- Hors de question que vous preniez mon âme.

Je lève la lame vers ma poitrine.

Anubis m'arrête.

- Tu arracherais ton propre cœur.

- Je le ferais sans hésiter.

Un silence terrible.

- Qu'il en soit ainsi.

Anubis me saisit et m'entraîne loin, à travers les couloirs du royaume des morts.

Une porte.

Un fracas.

L'obscurité.

Derrière cette porte close, une certitude s'imposa à moi :

Anubis venait de défier l'ordre des dieux.

Anubis me fixe sans ciller.

- Ôte tes vêtements mortels.

Je reste figée.

- ... Pardon ?

Son regard ne vacille pas.

- Ton corps doit être préparé selon les rites.

Sans cela, les portes de l'Au-delà te resteront à jamais fermées.

Mon cœur se serre.

- Tu veux dire... les rites funéraires ?

- Oui.

Et le temps presse.

Je recule d'un pas, la respiration courte.

- Pourquoi est-ce nécessaire ?

Il s'avance.

L'air autour de lui devient plus dense, chargé d'une autorité écrasante.

- Remets-tu en question la décision d'un dieu... prêtresse ?

Je baisse les yeux.

- Les vêtements que tu portes appartiennent au monde des vivants, reprend-il.

Ici, ils n'ont aucune place.

Je serre les poings.

- Je... je ne peux pas me dévêtir devant vous.

Le silence tombe, lourd et absolu.

Anubis croise lentement les bras, son regard impénétrable posé sur moi.

- Très bien..., soufflai-je enfin.

Mais seulement les étoffes extérieures. Rien de plus.

Il incline légèrement la tête.

- Cela suffira.

Je fais glisser les tissus encore humides le long de ma peau, mal à l'aise.

(Qu'est-ce qu'il attend vraiment de moi ? Pourquoi faut-il que cela se passe ainsi ?)

Ma robe, alourdie par l'eau du Nil, tombe à mes pieds.

Je frissonne.

Son regard ne me quitte pas.

Il ne me dévore pas des yeux.

Il m'observe avec gravité, presque avec recueillement - comme s'il évaluait une offrande sacrée, et non un corps mortel.

Anubis s'approche.

- Ton corps va maintenant être préservé par ma propre magie.

Je remarque alors le petit récipient qu'il tient entre ses mains.

Une huile sombre, traversée de reflets dorés.

Il y plonge lentement son pouce, puis l'applique sur mon front, mes tempes, mes joues.

Je retiens mon souffle.

La chaleur se répand aussitôt sur ma peau.

Une chaleur profonde, enveloppante, qui ne brûle pas.

L'huile glisse le long de mon cou, sur mes épaules, puis sur mes bras.

Chaque geste est précis. Mesuré. Rituel.

- C'est... chaud, murmuré-je malgré moi.

- La magie agit, répond-il simplement.

Je ferme les yeux.

Quand je les rouvre, mon regard croise le sien.

Aucune moquerie.

Aucune faiblesse.

Et pourtant, je me sens exposée. Vulnérable.

Comme si, sans le vouloir, je m'étais offerte à une force infiniment plus ancienne que moi.

Je détourne le regard, les joues brûlantes d'embarras.

Le visage d'Anubis s'assombrit.

- Nous verrons si ton cœur est plus léger que la plume, malgré tout.

Le silence se fait aussitôt.

Toutes les âmes présentes semblent retenir leur souffle.

Mon cœur bat à tout rompre...

puis quitte ma poitrine.

Il se dépose sur la balance, morceau après morceau, comme arraché à mon être.

- Je vous en prie..., murmuré-je.

- Jure devant la cour des morts que cela n'a pas changé, ordonne une voix.

De l'autre côté, la plume de Maât flotte, parfaite.

Tous les regards sont rivés sur la balance.

Le temps s'étire.

Soudain-

Mon cœur s'embrase.

- Ammit, recule ! s'écrie quelqu'un.

Une douleur fulgurante me traverse.

Mes oreilles bourdonnent.

Ma vision se brouille.

Je crie, incapable de contenir la souffrance, tandis que des flammes sombres dévorent mon cœur sans le consumer.

- Qu'est-ce qui m'arrive ?! balbutiai-je.

Anubis me fixe, stupéfait.

- Je... je ne sais pas.

- Cela... n'est jamais arrivé auparavant.

La dague se pose lentement contre ma poitrine.

- Ça va faire mal ? murmuré-je.

Il s'approche.

- Non. Pas si c'est moi qui m'en charge.

Sa main glisse au bas de mon dos et me plaque doucement contre le mur de pierre froide.

- Fais-moi confiance.

Mon cœur bat à tout rompre.

Il est si près que je suis certaine qu'il peut le sentir.

- Ne bouge pas, Jamila.

Je cesse presque de respirer.

Il guide la lame vers le centre de ma poitrine, dans un geste lent et précis.

Je frémis.

- Laisse-moi faire, murmure-t-il. Pour moi.

Je ferme les yeux.

À quelques pas de là, Thot laisse échapper un rire moqueur.

- Sais-tu au moins où se trouve ton cœur ?

- Je le sais, répondis-je sans détour.

Et je n'ai pas peur de le récupérer.

Je tourne la tête vers une surface polie, semblable à un miroir.

Je m'y vois enfin clairement.

Belle.

Étrangement intacte.

(Ainsi donc... voilà à quoi j'aurais ressemblé lors de mes funérailles.)

Une étoffe glisse sur mon torse et s'ajuste à ma hanche.

La main d'Anubis s'attarde un instant, puis se retire.

- Qu'en penses-tu ? demande-t-il.

Je déglutis.

- Je... je me trouve belle.

Plus que je ne l'ai jamais été parmi les mortels.

- Tu donnes l'impression d'atteindre la perfection sans effort, murmure-t-il.

Ses mains se posent sur mes hanches, fermes.

Il se penche légèrement et chuchote :

- Reste droite.

Mon cœur bondit.

POV - Jamila

Ce qui, dans la bouche d'un mortel, aurait pu être un simple compliment...

prend un tout autre sens venant d'un dieu.

Anubis n'est pas un homme.

Et les dieux prennent toujours ce qu'ils jugent nécessaire.

- Cela fera l'affaire, conclut-il en se redressant.

- Retournons à la balance. Voyons si ton cœur est à la hauteur de ce que tu offres.

Il me fixe une dernière fois.

- Avance, Jamila.

Très lentement.

Très bien

Thot apparait puis dit

- Et bien regarde-moi qui est de retour. Tu sembles plus prête que possible.

-Merci

-Nous en avons fini avec cette mascarade arrache lui le cœur qu'on en finisse.

-Tu n'as pas d'ordre à me donner. Lui répond Anubis.

-Je vais le faire moi-même.

-Vous ne sortirez pas idemne, si vous me touchez

-Je vois qu'on doit également enlever ta langue.

Thot s'apprêta à poser sa main sur moi, mais un éclat métallique nous sépare Anubis a tiré sa lame entre nous

-Ces choses suscite la main d'un expert, Thot. Dit-il. Et toi tu en es dépourvu.

Thot grimace, mais recule puis Anubis se retourne et amène doucement la dague contre ma poitrine.

-Ça va faire mal? Lui demandais je.

-Non pas si c'est moi qui m'en occupe.

La main d'Anubis se retrouve au bas de mon dos et me pousse contre son torse. Savoir se faire en murmure.

-Pas si tu me fais confiance.

Mon cœur bat à la chamade je suis sur qu' Anubis peux le sentir, son corps contre le mien.

-Ne bouge pas Jamila.

Je ne cesse de respirer fort. Il amène la lame contre ma poitrine, en un geste aussi tendre.

-Ne bouge pas. Pour moi.

-Donnez-moi la lame, je vais le faire moi-même.

Je m'éloigne d'Anubisen haussant les épaules. Thot ne peut pas retenir un rire moqueur.

-Sais-tu au moins où se trouve ton cœur.

-J'ai dirigé des dizaines rites funéraires, je sais où est le cœur et je n'ai pas peur de m'occuper du mien.

-Tu n'as pas peur. Me demande Anubis.

-Non.

Il sourit et tend l'arme

-Très bien.

Je prends la lame et la pointe directement au-dessus de ma poitrine. C'est mon cœur mon fardeau, donc je peux le faire. Je plonge la lame dans ma poitrine. Puis, ma main pour retirer mon cœur dans la cavité créée et je le saisis, mon prope cœur.

-Elle l'a vraiment. S'exclame Thot.

En douteais-tu? Lui questionne Anubis. Une femme capable de proposer un tel engagement n'est pas à prendre à la légère.

Je regarde en état de choc ce qui m'appartient plus (mon cœur) briser en de multiples morceaux gorgée d'eau.

-....

- Il ... a été brisé!!! S'exclame Anubis

-Peut-on le peser? lui demandais je ?

-Oui mais...

Les visages d'Anubis s'assombrit

-Nous verrons s'il est plus léger que la plume malgré tout.

Le silence se fait. Toutes les personnes présentes attendent le jugement. Je laisse mon cœur s'échapper du bout des doigts. Les morceaux atterrissent sur la balance.

( je vous en prie le cœur des hommes ne peux pas changer le mien). La plume flotte de l'autre côté de la balance, comme si elle contemplait mon destin éternel. Mais... soudain... mon cœur prend feu.

-Quoi?! S'exclame Anubis.

-Ah?!

-Je ne sais pas je n'ai jamais vu ça auparavant.