Solerya

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Summary

D'inconnus à des meilleurs amis, de meilleurs amis à quelque chose d'autre qu'on ignore....

Genre
Romance
Author
Ellie
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

❀⋆.ೃ࿔*𝐀𝐯𝐚𝐧𝐭-𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬❀⋆.ೃ࿔*

❀⋆.ೃ࿔*❀⋆.ೃ࿔*


Avant de commencer cette histoire, il y a quelque chose que vous devez savoir : les grandes histoires d’amour ne commencent presque jamais de manière romantique.


Non, vraiment.

Les films nous ont menti.


Dans les films, les gens se rencontrent sous la pluie, leurs regards se croisent, le temps s’arrête et une musique dramatique apparaît comme par magie.

Ensuite, dix minutes plus tard, ils sont amoureux au point de risquer leur vie l’un pour l’autre.


Dans la vraie vie, c’est rarement comme ça.


Parfois, l’amour commence par une dispute ridicule pour une place près de la fenêtre dans une salle de classe mal ventilée.


Parfois, il commence par un garçon insupportable qui vole vos frites sans demander la permission.


Et parfois… il commence par une amitié tellement longue qu’on oublie exactement quand cette personne est devenue indispensable.


C’est un peu l’histoire de mes protagonistes - Mon histoire en gros


Enfin… “un peu”, un euphémisme.


Ils se connaissent depuis six ans.


SIX.


Ce qui est énorme quand on est jeune.

Six ans, c’est assez pour :


• connaître la commande préférée de

   quelqu’un ;

°

• savoir reconnaître ses pas dans un couloir ;

• mémoriser les expressions de son visage ;et supporter ses défauts sans encore avoir commis de meurtre.


Ce qui est déjà une preuve d’amour, soyons honnêtes.


Mes protagonistes sont meilleurs amis depuis tellement longtemps que les gens ont arrêté de demander s’ils étaient ensemble.


Au début, leurs proches étaient curieux.


— Vous êtes sûrs que vous n’êtes pas

     amoureux ?


Et eux répondaient immédiatement :


— Beurk. Non.


Avec le temps, les gens ont abandonné.


Parce qu’ils agissaient comme un vieux couple sans en être un.

Ils se disputaient pour des choses inutiles.

Ils se volaient de la nourriture.

Ils se lançaient des regards assassins dans les lieux publics.


Et pourtant, cinq minutes plus tard, ils étaient encore côte à côte comme si leur séparation était physiquement impossible.


Le problème, c’est qu’aucun des deux ne semblait réaliser à quel point leur relation était étrange.


Par exemple, le prota avait l’habitude de vérifier que la prota était bien rentrée chez elle tous les soirs.


"Tous. Les. Soirs."


Et la prota trouvait ça normal.


Elle trouvait aussi normal qu’il connaisse son humeur simplement en entendant sa façon de dire “salut”.


Ou qu’il lui apporte automatiquement une bouteille d’eau quand elle oubliait de boire pendant des heures.


Ou encore qu’il devienne inexplicablement froid dès qu’un garçon s’approchait un peu trop d’elle.


Totalement normal.

Absolument pas inquiétant.


Mais le plus drôle dans cette histoire, c’est probablement qu’eux-mêmes étaient incapables d’expliquer ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre.


— Alors, c’est ton frère ?


demandait parfois quelqu’un.

Et Lys répondait :


— Non.

— Ton copain ?

— Encore moins.

— Alors quoi ?


Et là… silence.


Parce qu’il n’existait aucun mot assez précis pour décrire quelqu’un qui connaissait votre pire version et restait quand même.


Quelqu’un qui avait vu vos crises de colère, vos moments embarrassants, vos larmes, vos craintes… et qui continuait malgré tout à revenir vers vous.


Honnêtement, c’était presque suspect.

Surtout le prota.


Le prota était le genre de garçon qui semblait allergique aux émotions.


Il parlait peu, souriait rarement et donnait constamment l’impression qu’il voulait rentrer chez lui.


Mais il est devenu extraverti, taquin, souriant et marrant.


Même quand il était déjà chez lui.

Certaines personnes le trouvaient agité.


Un garçon capable de traverser la ville simplement parce qu’elle avait envoyé :


"J'ai passé une journée de merde"


Et puis il y avait la prota.

La prota était différente.


Elle parlait plus vite qu’elle ne réfléchissait, riait pour des choses stupides,un peu introvertie et avait cette capacité incroyable à attirer les problèmes sans aucun effort.


Vraiment.


Une fois, elle avait réussi à renverser une rangée de caddie, trébucher sur un espace plat et perdre son téléphone… en moins de dix minutes.


Même le prota, avait dû s’asseoir pour rire.


Enfin… “rire”.


Chez lui, ça ressemblait à se prendre le ventre comme pour éviter qu'il tombe, essuyer les larmes et manquer à mourir d'étouffement.


Le plus étrange, dans leur relation, c’était probablement leur façon de se comprendre sans parler.


Parfois, un simple regard suffisait.


La prota pouvait reconnaître les mauvais jours du prota simplement à la manière dont il passait une main dans ses cheveux.


Et le prota savait immédiatement quand la prota prétendait aller bien.

Il détestait ça.


Pas parce qu’elle mentait.

Mais parce qu’il connaissait la vérité avant même qu’elle ouvre la bouche.


Et peut-être que c’était ça, le vrai problème.

Quand quelqu’un devient une habitude, on oublie qu’on peut le perdre.


On croit naïvement qu’il sera toujours là.

Toujours à côté de nous dans les couloirs.

Toujours au bout du téléphone.

Toujours présent pendant les mauvais jours.

Mais la vie ne promet jamais ce genre de choses.


La vie change les gens.


Elle les éloigne.

Elle les fait grandir.

Elle les pousse à faire des choix qu’ils n’étaient pas prêts à faire.


Et parfois… elle transforme une simple amitié en quelque chose de beaucoup plus dangereux.


Parce qu’il suffit d’un instant.


Un regard trop long.

Une jalousie incompréhensible.

Une main qu’on ne veut plus lâcher.


Et soudain, tout devient compliqué.

Terriblement compliqué.


Alors non, cette histoire ne commence pas avec un coup de foudre.

Elle commence avec deux idiots qui pensaient tout comprendre de leur relation.


Deux meilleurs amis persuadés que rien ne changerait jamais entre eux.


Ils avaient tort.

Complètement tort.


Et honnêtement ?

C’est probablement ce qui a rendu leur histoire si belle.



⊹₊˚‧︵‿₊୨ᰔ୧₊‿︵‧˚₊⊹