The Fake Wife Contract [DARK ROMANCE]

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Summary

Elle a refusé d'être sa femme. Mais le danger l'a ramenée dans ses bras.

Status
Complete
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
16+

1.

Le bruit des conversations et des verres qui s’entrechoquaient remplissait encore le restaurant quand Valeria déposa l’addition sur une table avant d’adresser un petit sourire poli aux clients.

— Passez une excellente après midi.

Sa voix était douce, presque discrète sous le brouhaha du restaurant.

Elle tourna immédiatement les talons avant de récupérer son plateau vide et traverser la salle d’un pas fatigué. Ses épaules lui faisaient mal. Ses pieds aussi. Après des heures à marcher entre les tables en portant des assiettes brûlantes et des plateaux beaucoup trop lourds, elle avait l’impression que son corps entier allait finir par céder.

Quand elle poussa enfin la porte menant à l’arrière du restaurant, le bruit de la salle devint immédiatement plus étouffé.

La salle de pause n’avait rien d’élégant contrairement au reste du restaurant : lumière blanche un peu agressive, casiers métalliques, petite table au centre, odeur mélangée de café, de nourriture et de fatigue.

Mais pour les employés, c’était presque un endroit sacré.

Un endroit où ils pouvaient enfin respirer quelques minutes.

Valeria attrapa rapidement son plateau-repas posé sur le comptoir : un sandwich encore légèrement chaud, quelques frites, une bouteille d’eau et un petit morceau de cheesecake emballé dans une serviette.

Puis elle rejoignit Julia qui était déjà assise au fond de la pièce.

En la voyant arriver, Julia poussa immédiatement un soupir dramatique en se laissant tomber contre sa chaise.

— Je ne sens plus mes jambes...

Valeria laissa échapper un petit rire fatigué avant de s’asseoir en face d’elle.

— Moi non plus...

Son accent mexicain glissait encore légèrement sur certains mots malgré les mois passés à New York.

Elle ouvrit sa bouteille d’eau avant d’ajouter :

— Et je n’ose même pas imaginer comment mes jambes seront demain.

Julia grimaça immédiatement.

— Ne m’en parle même pas. Demain soir va être horrible. Avec l’événement privé qu’on doit faire... je sens déjà que je vais mourir.

Valeria secoua doucement la tête avec un petit sourire.

— Au moins, ils paient bien les heures supplémentaires.

— Ouais... mais franchement, cet argent va finir directement dans mes frais de massage.

Les deux filles éclatèrent doucement de rire.

Et pendant quelques minutes...

Valeria oublia presque sa fatigue.

Depuis qu’elle était arrivée à New York, Julia était devenue la seule personne avec qui elle parlait réellement.

Pas parce que Valeria était particulièrement sociable.

Au contraire.

Elle gardait toujours une certaine distance avec les autres employés : quelques sourires, des bonjours rapides, des discussions courtes.

Rien de plus.

Mais Julia avait fini par entrer dans son quotidien presque sans qu’elle ne s’en rende compte.

Peut-être parce qu’elle parlait assez pour deux.

Peut-être parce qu’elle ne forçait jamais Valeria à raconter des choses qu’elle ne voulait pas dire.

Ou peut-être simplement parce qu’elle était la première personne à New York qui lui donnait l’impression d’être un peu moins seule.

— Tu sais quoi ? lança Julia en prenant une frite. Un jour, je vais quitter ce boulot et ouvrir un café au bord d’une plage quelque part.

Valeria leva légèrement les yeux de son sandwich.

— Une plage à New York ?

Julia haussa les épaules.

— Bon... d’accord. Mauvais exemple.

Un petit sourire apparut sur le visage de Valeria.

Petit.

Mais sincère.

La pause passa beaucoup trop vite.

Comme toujours.

Très vite, plusieurs employés commencèrent déjà à se relever pour retourner en salle.

Le bruit du restaurant reprenait doucement derrière les portes.

Julia poussa un autre soupir dramatique avant de se lever.

— Allez... retour en enfer.

Valeria attrapa son plateau vide avant de se lever à son tour.

Et quelques secondes plus tard, les deux jeunes femmes retournèrent dans la lumière chaude du restaurant, reprenant immédiatement leur rôle comme si leur pause n’avait jamais existé.

Les heures suivantes passèrent dans un mélange de bruit, de commandes et de mouvements constants.

Le restaurant ne ralentissait jamais vraiment.

À peine une table quittait la salle qu’une autre arrivait déjà.

Valeria avançait entre les clients avec son plateau contre sa main, évitant les serveurs qui passaient près d’elle à toute vitesse pendant que la voix des responsables résonnait parfois derrière le comptoir.

— Table douze attend ses boissons !

— Besoin d’aide en salle trois !

— Attention derrière !

Et malgré la fatigue qui tirait de plus en plus sur son corps, Valeria continuait.

Comme toujours.

Sans se plaindre.

Quand l’horloge afficha enfin vingt-trois heures passées, le restaurant commença lentement à se vider.

Les derniers clients terminaient leurs verres pendant que certains employés débarrassaient déjà les tables.

Valeria poussa discrètement un souffle de soulagement.

Enfin.

Elle rejoignit l’arrière du restaurant avec Julia.

Les deux filles avaient ce même visage épuisé de fin de service : cheveux légèrement décoiffés, épaules lourdes, jambes fatiguées après des heures debout.

Valeria ouvrit son casier métallique avant de retirer doucement son uniforme.

L’uniforme du restaurant était élégante sans être excessive : tissu noir parfaitement ajusté, manches courtes, coupe simple mais flatteuse, longueur juste au-dessus des genoux.

Par-dessus, un tablier beige clair était noué autour de sa taille, donnant à la tenue cette allure chic et raffinée propre au restaurant.

Même après des heures de travail, l’uniforme gardait cette apparence propre et soignée que la direction exigeait absolument.

Valeria retira doucement le tablier avant de plier soigneusement sa tenue et la ranger dans son casier.

Puis elle remit ses vêtements habituels : un sweat ample gris, un jean noir, des baskets confortables.

Des vêtements simples.

Discrets.

Des vêtements dans lesquels elle se sentait enfin respirer.

Une fois prête, elle attrapa son sac avant de rejoindre Julia dehors.

L’air frais de la nuit frappa immédiatement leur visage dès qu’elles quittèrent le restaurant.

Manhattan était encore vivante malgré l’heure tardive.

Les deux filles commencèrent à marcher vers la station de métro.

C’était un peu loin.

Mais avec Julia qui parlait presque sans arrêt, la distance semblait toujours plus courte.

— Je te jure, si demain quelqu’un commande encore un steak “pas trop cuit mais pas trop saignant”, je quitte ce travail.

Valeria laissa échapper un petit rire fatigué.

— Tu dis ça tous les jours.

— Oui, mais un jour je vais vraiment le faire.

Valeria secoua doucement la tête pendant qu’un petit sourire apparaissait sur ses lèvres.

Quelques minutes plus tard, elles arrivèrent enfin à la station.

Le bruit du métro montait déjà depuis les escaliers.

Julia s’arrêta avant de regarder le panneau lumineux.

— Mon métro arrive dans cinq minutes.

Valeria hocha doucement la tête.

Le sien arrivait déjà.

— Bonne nuit.

— Toi aussi.

Et après un dernier petit sourire, Valeria descendit vers son quai pendant que Julia restait de l’autre côté.

Le trajet jusqu’au Queens fut silencieux.

Valeria resta assise près de la fenêtre du métro, son casque sur les oreilles, observant les lumières floues de New York défiler derrière la vitre.

La fatigue alourdissait ses paupières.

Elle avait l’impression que son corps entier réclamait enfin du repos.

Quand elle rentra finalement dans son petit appartement, le silence l’accueillit immédiatement.

Un silence calme.

Presque rassurant.

Elle posa son sac près de la porte avant de retirer ses chaussures avec soulagement.

Puis elle alla directement sous la douche.

L’eau chaude détendit immédiatement ses muscles fatigués.

Elle resta quelques minutes immobile sous l’eau, laissant simplement la chaleur tomber sur sa peau pendant que la journée quittait lentement son corps.

Après sa douche, elle enfila un vieux t-shirt large avant d’aller dans la petite cuisine.

Elle se prépara quelque chose de simple : des nouilles instantanées.

Pas un vrai repas.

Mais elle était trop fatiguée pour cuisiner davantage.

Elle mangea lentement devant une série qu’elle regardait depuis plusieurs semaines maintenant.

Puis, quand ses yeux commencèrent finalement à se fermer tout seuls...

elle éteignit l’écran.

Et quelques minutes plus tard, Valeria s’endormit profondément dans le silence de son appartement.

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