Avant-Chapitre
Je n’ai jamais eu une enfance comme toutes les autres. J’ai plutôt eu une enfance sans droit et sans liberté. Une enfance où les parents n’offrent pas d’amour à leur enfant, une enfance où dire oui était une obligation et une enfance où le choix de l’enfant n’avait aucune importance.
On m’a retiré mon droit à la liberté, mon droit de m’exprimer. On m’a volé mes droits d’enfant. Ils m’ont volé mes droits d’enfant.
Ma jeunesse n’a vraiment pas été comme toutes les autres.
Mais ce n’est pas parce que je n’ai jamais reçu d’amour envers mes parents que je n’en rêve pas. J’ai des rêves, dont j’espère un jour, se réaliseront. Je rêve d’une simple promenade à vélo avec mon père au lieu d’un voyage d’affaires partout dans le monde. Je rêve également d’un petit déjeuner où demander à sa mère si elle a passé une bonne nuit n’est pas une peur. Je rêve qu’un jour, ils puissent me dire “Nous sommes fiers de toi” et “On t’aime” et qu’ils ne me répètent plus “Arrête de nous faire honte et travaille bien”. Surtout cette parole qui me fait toujours pleurer :
J’en ai marre de toi, de tes notes insuffisantes et de ton comportement ! Tu as intérêt à t’améliorer rapidement.
Celle-là, elle m’énerve et m’attriste. Quand mon père me dit ça, je comprends juste qu’il ne m’a jamais voulu et qu’il me déteste.
J’aimerais qu’un jour, tout change. Vraiment tout. C’est mon seul souhait.
Lamya Amrani