La forêt des ombres

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Summary

Elles ne sont que le souffle de vos cauchemars, s'immisçant dans votre esprit lorsque la lumière s'évanouit. Depuis l’obscurité, le monde s’est arrêté, menant les populations à se réfugier dans la forêt, là où ces ombres ne se sont encore jamais manifestées. Ces groupes, Ayden les recherche depuis des mois en vain. Mais lorsque la chance lui sourit, il devra faire ses preuves. Des tensions se créent et les ombres semblent devenir de plus en plus puissantes. Ayden parviendra-t-il à survivre dans tout ce chaos ?

Genre
Horror
Author
Agathe
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

Prologue

La forêt des Ombres 

Prologue :

-9 mars 1993-

Cela fait à présent un mois et demi que les États-Unis se cachent, du moins ce qu’il en reste. En janvier, alors que le froid de l’hiver s’était déjà bien installé, la population a commencé à souffrir de démence. Les premiers cas enregistrés déclaraient la plupart du temps voir, entendre et ressentir des choses qui les plongeaient dans une terreur constante. Ils affirmaient que cela était comme des ombres qui leur montraient ce dont ils avaient le plus peur, leur faisant avoir des hallucinations indescriptibles. Les médecins et les psychiatres qualifiaient ces pauvres gens de schizophrènes, mais quand ces personnes ont commencé à devenir dangereuses, ce n’est qu’à ce moment qu’ils se sont réellement inquiétés. Puis le nombre de cas a augmenté et au fur et à mesure que le temps passait, des phénomènes de plus en plus troublants se produisirent. Les ombres que décrivaient les patients devenaient réelles et apparaissaient dans les endroits sombres ou peu éclairés. Par la suite, les personnes dites habitées disparaissaient mystérieusement ou se faisaient elles-mêmes du mal afin de mettre fin à ce supplice. Les scientifiques en ont donc conclu que les gens une fois possédés se transformaient peu à peu en ombres, justifiant ainsi la disparition de la population.

La solution qui a été apportée par le gouvernement était de rester chez soi, de garder le maximum de lumière et de ne pas sortir la nuit. Ce qui n’était pas prévu étaient les coupures de courant générales à répétition en pleine nuit qui ont terrassées en quelques jours seulement ceux qui n’avaient pas anticipé. Les rations et les produits de première nécessité ont également diminués, rendant le prix d’une simple bouteille d’eau à 15 $. L’Amérique étant ce qu’elle est, ou plutôt, l’humain étant ce qu’il est, les crimes ont été multipliés et le monde est devenu hostile envers tout ce qui semblait être dangereux.

Après quelques semaines supplémentaires, j’ai découvert, par le biais d’une vieille radio que j’avais trouvée dans l’endroit où je me suis réfugié, que les ombres étaient incapables de résider dans les bois. Au début, cela était étrange, car l’obscurité est logiquement bien plus présente dans ce genre d’environnement. Des groupes se sont alors formés pour survivre et s’entraider dans les forêts. Bien évidemment, je n’ai pas réussi à en rejoindre un et je suis à présent caché dans un immeuble de plusieurs dizaines d’étages depuis bientôt douze jours. Voyant mes réserves de nourriture s’amenuiser peu à peu, je me rends à l’évidence que je suis obligé de sortir. Je pourrais attendre un jour de plus, mais mes sources de lumières s’épuisent-elles aussi. Je n’ai plus le choix, demain matin, je dois impérativement me rendre au centre commercial.