Prologue
il y'a quelques années.
Je gigote dans mon lit, j'ai envie de faire pipi mais papa et maman m'ont formellement interdit de sortir de ma chambre ce soir. Avant le dîner ils m'ont dit que si j'y sortais il comptait me punir du haut de mes treize ans c'est débile. Mais le problème c'est que je ne peux plus me retenir, je n'ai plus le choix. Les toilettes de ma chambre sont en travaux ce qu'ils ont forcément dû oublier...
Je sors de mon lit en douceur, mes pas se font discret il fait sombre, je ne vois presque rien.
Mais je suis une grande fille maintenant papa et maman me disent toujours dis que je suis leur petite princesse protéger et que tant qu'il seront là rien ne m'arrivera, et je les crois donc je sors.
J'attrape mon doudou tiki en main, pour ne pas le laisser seul et qu'il soit effrayez mais peut être que c'est moi qui ai besoin de sa compagnie enfaite.
Je traverse le couloir pour allez jusqu'au escalier, c'est vrai que les toilettes sont à quelque pas mais bizarrement ce soir il n'y a pas les grand monsieur habillé tout en noir, qui sont partout dans la maison. Alors je veux savoir ou sont mon mes parents.
Je descend un étage plus bas, il n'y a pas de bruit.
J'entre dans leur chambre mais il n'y sont pas, je regarde également dans la bibliothèque, mais rien. Peut être qu'ils sont dans la cuisine. Mais d'en bas aucune lumière n'est allumer.
Je descend encore les marches et arrive dans notre hall, la lune illumine le salon grâce à la grande baie vitré. Je devrais peut être jeter un coup d'œil dans le bureau de papa ou remonter me coucher. Mais le choix est vite fait.
Je m'avance vers son QG, c'est une mauvaise idée je vais me faire gronder. J'abaisse la poignée et pour une fois ce n'est pas fermé à clé. C'est bizarre, on dirait qu'il n'y a personne, j'ai peur d'être seule notre maison est si grande.
J'avance à pas de loup, je cherche quelque chose mais je ne sais pas quoi, je flippe et mon envie de faire pipi ne fais qu'accroire.
Soudainement un bruit retentit je sursaute et tente de crier mais la panique me paralyse, il vient du mur plus précisément derrière la mini bibliothèque qui de mes propres yeux s'ouvre. Je ne savais pas qu'il y'avait autre que du béton derrière ce mur, on dirait un mauvais rêve lucide. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe j'ai l'impression que tout est en accéléré, sept hommes sorte en fil indienne dont mon père qui manque de s'écrouler en me voyant. Je savais que je n'aurais pas dû, j'aurais dû écouter et rester dans mon lit, ma tante me dis toujours que je suis une personne têtue et ça n'a jamais été aussi véridique que en ce moment.
Un grand homme moustachus comme la plupart des personnes dans la pièce me pointe du doigt et hurle sur mon père en parlant dans une langue que je reconnais mais différente, l'accent n'a rien à voir avec le notre. Mon regard vacille entre la détresse de mon père et le grand moustachu. Les autre reste en retrait comme si il n'avait pas leur mots à dire.
- ON AVAIT UN ACCORD ARTURO ! hurle le méchant.
je serre tiki contre moi, mon cœur bas de plus en plus vite, tellement que ça me fait mal. Je me demande où est ma mère ? J'ai un mauvais pressentiment est-ce qu'il lui on fait du mal à elle et à mon petit frère ? Il est encore dans son ventre mais le docteur a dis qu'elle n'en a plus pour longtemps avant qu'il sorte j'ai hâte de le voir. C'est moi qui ai choisis son prénom, Elias, c'est celui de mon livre préféré. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça maintenant.
La voix grave de mon père emplie la pièce
- Es mi hija, mi niñita.
Je n'ai jamais vu mon papa comme ça, habituellement c'est lui qui dirige, c'est lui qui ordonne, c'est lui le patron et il n'est pas du genre à avoir ce ton suppliant. Et pourtant j'ai l'impression que c'est exactement ce qu'il fait.
- Tu sais que ça j'en ai rien à foutre, idem pour le boss. Ta femme ne tiendra pas longtemps surtout avec ce morveux dans son ventre. Alors décide toi.
Quoi ? Il parle de ma mère , est-ce qu'elle est en danger ? Pourquoi dis t-il qu'elle ne tiendra pas longtemps ou est elle ? Je ne comprend pas quel décision mon père doit prendre. Je ne suis plus une enfant je sais que mon père n'est pas n'importe qui, qu'il est craint et respecter et que son travail n'implique pas que des gérer les hacienda. Ça c'est une façade. Ils fait des magouilles et pense que je n'en sais rien et il fait beaucoup mais je n'en sais pas plus et je ne sais pas en quoi ça consiste, j'ai juste appris à vivre avec une surprotection étouffante, des gardes dans chaque recoins de la maison et un père autoritaire. Mais aujourd'hui ça m'a l'air d'être hors de contrôle et je suis vraiment terrifié.
- Papa o...ou est maman ? Est-ce qu'elle va bien ?
Mes mains sont moites j'ai peur de sa réponse. Je pense m'écrouler d'une minute à l'autre.
Mon père lève les yeux vers moi et ce que je vois me fend le cœur. Il a l'air de souffrir, comme si une force invisible lui poignarde l'entièreté de son corps. Je n'ai jamais vu une larmes couler sur son visage pas même à l'enterrement de grand mère, mais actuellement j'ai bien l'impression qu'il est au bord de l'effondrement.
- T...ta maman est... elle est...
Chaque mots chaque intonation qu'il prend m'angoisse, mon père n'est pas hésitant il va droit au but habituellement qu'est-ce qui lui prend ? On pourrait presque pensée que cet homme l'effraie.
- Ay, qué tierno, une réunion de famille.
Le moustachu ose faire du sarcasme sur ce dont mon père et moi essayons de discuter. Quel homme affreux.
- Arturo, Arturo, tu connais les règles. Ta vie ou ta fille.
Un sourire maléfique se dessine sur son visage. Et c'est en regardant le visage de mon papounet que je comprends ce que veux dire cette phrase.
Un silence bruyant se fait ressentir, personne ne parle et pourtant j'ai l'impression que tout mon être cri. Mon père ne dis rien, un silence de mort, qui n'a pas besoin d'être traduit. Son choix, sa vie.
Je vois les cinq hommes s'avancer vers moi et une montée d'adrénaline me pousse a m'échapper. je suis en danger, tout mes sens sont en alerte. L'un tente de m'attraper le bras mais je l'esquive et me met à courir direction la sortie, j'ai presque atteint la porte du bureau quand une brûlure se fait sentir dans mon cuir chevelu. J'hurle de douleur, ça me fait mal. Mon corp est propulsé en arrière et je m'écroule au sol. Je cherche du regard mon père mais ce dernier ne lève pas la tête dans ma direction.
Les larmes baignent mon visage, j'ai peur. L'un des hommes m'attrape le bras et le coince le long du mur, autant dire que tenter de me dégager est impossible surtout quand un autre vient et me prend également le bras gauche. Je crie à m'en donner la nausée.
- PAPÁ ! POR FAVOR ! PAPÁ ! PAPÁ !
Je suis impuissante. L'homme moustachu revient et sors un torchon plein de tache de sa poche arrière et un liquide en bouteille que lui tend son collègue. Il en badigeonne un tas sur le tissu et je comprend qu'il vont m'endormir, j'hurle une nouvelle fois à plein poumon tellement, que je pense mettre uriner dessus.
- Shhh petit cœur, tout se passera bien.
Il prononce cette phrase en s'avançant vers moi, je continue de demandez l'aide de mon père et la seule chose que je crois apercevoir au loin est une larme qui coule de son œil gauche malgré cela il feint l'ignorance.
Je continue de me débattre mais je suis épuisée, quand le torchon s'abat sur mes voies respiratoires je suis trop épuisée pour me défendre. J'inspire une fois, deux fois j'examine le bureau de papa comme si c'était la dernière fois. Je regarde le cadre photo posé entouré de décorations de Noël, à l'intérieur une photo de ma mère, notre chien Bonni et mon père qui me tient dans ses bras, j'avais dix ans. Nous avions des pyjamas assorti, je me rappelle à quel point il a été dur de convaincre mon père de les mettre, au final il les a adoré. J'inspire une troisième fois et tente de repartir à ce moment de ma vie où j'étais heureuse et où ma seul préoccupation était qu'il ne découvre pas que j'avais déjà déchirée le papier cadeaux pour découvrir quel étaient mes cadeaux de cet année .








