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Le Tsunami Silencieux 🔞

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Summary

Le Tsunami Silencieux Julien a tout ce qu’un homme de 35 ans peut désirer : un métier prestigieux, un condo luxueux au centre-ville, une femme belle et ambitieuse. Tout, sauf ce qui le consume : du feu. Du danger. Du vivant. Quand il pousse la porte d’un motel miteux et paie cent dollars pour trente minutes avec Ana, une escort roumaine au regard vide et à l’accent rugueux, il ne cherche qu’un soulagement rapide. Ce qu’il reçoit à la place, c’est un Tsunami. Brutal. Sans pitié. Sans filtre. Une bouche experte, un regard mort, et un plaisir si violent qu’il en perd la raison. Mais Ana cache un secret dévastateur : elle se vend pour payer la chimio de son fils de six ans, laissé à Bucarest et condamné par une leucémie… et par un système qui laisse crever ceux qui n’ont pas d’argent. Pour la première fois de sa vie, Julien fait l’impensable. Il vole. Il ment à sa femme. Il fuit avec Ana vers la Roumanie. Là-bas, pour sauver l’enfant qu’il n’a jamais eu, l’expert en fraude devient blanchisseur pour un parrain local. Coincé entre une épouse qui veut la vérité, une maîtresse qui ignore l’ampleur de ses crimes, et un mafieux qui tient la vie de Matei entre ses mains, Julien va découvrir que le silence a un prix… et que le plaisir peut tout détruire. Scènes sexuelles très explicites • Adult +18 • Dark romance • Thriller érotique

Status
4mo ago
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
18+

CHAPITRE 1 : L’ANOMALIE

Mon métier consiste à trouver ce qui manque. Une virgule mal placée. Un actif dissimulé. Une colonne de chiffres qui ne s’équilibre pas. Je suis payé une fortune pour repérer l’anomalie dans des bilans parfaits.

Le problème, c’est que je ne peux plus m’empêcher de la voir chez moi.

Je regardai Sophie.

Elle était assise à l’autre bout de l’îlot en marbre blanc, éclairée par la lumière crue des suspensions design. Une fourchette de salade dans une main, son téléphone dans l’autre. Pas un bruit de mastication. Pas une tache. Pas un cheveu qui dépasse de son chignon parfait. Tout chez elle était net, contrôlé, impeccable. Même son corps, ce corps que je n’avais plus vraiment touché depuis des mois, semblait sculpté pour la perfection plutôt que pour le plaisir.

Je sentais ma bite molle dans mon pantalon, comme si elle avait compris avant moi que rien ne se passerait ce soir. Encore.

— Tu as vu l’heure ? demandai-je.

Elle ne leva pas les yeux.

Sophie : Je boucle le dossier Lamarre. J’en ai pour cinq minutes. Mange, ça va tiédir.

Je piquai une pomme de terre rôtie. Elle avait le goût de rien. Comme tout le reste depuis longtemps.

— J’ai croisé Simon aujourd’hui, dis-je en essayant de percer la bulle. Il m’a montré les photos de sa petite dernière. Elle a six mois. Elle commence à…

Sophie : Julien.

Le ton était sec. Elle posa sa fourchette un peu trop fort sur la céramique et verrouilla son téléphone. Quand elle releva la tête, ses yeux bleus, ces yeux que j’avais autrefois trouvés magnifiques, étaient aussi froids que le marbre sous nos coudes.

Sophie : S’il te plaît. Ne commence pas.

— Je ne commence rien. Je raconte ma journée.

Sophie : Non. Tu racontes ta journée pour essayer de glisser ton agenda dans la conversation. C’est ta technique préférée, non ? L’usure.

Une bouffée de chaleur monta dans mon cou. Pas seulement de la colère. De la frustration sexuelle aussi. Pure, brute. Depuis des mois, chaque fois que j’essayais d’approcher Sophie, c’était la même chose : un soupir, un « pas ce soir », ou pire, un sexe tiède et poli où elle restait à peine mouillée, comme si c’était une corvée administrative.

Je posai mes couverts.

— On a trente-cinq ans, Sophie. On a l’argent. On a la place. La chambre d’amis sert juste à empiler tes dossiers. Est-ce que c’est vraiment si insensé d’en reparler ?

Elle se leva. Sa jupe crayon épousait parfaitement ses hanches étroites, son ventre plat, ce corps qu’elle refusait de « gâcher » avec une grossesse. Elle contourna l’îlot et vint se planter devant moi, droite, contrôlée, comme devant un client difficile.

Sophie : Regarde autour de toi, Julien. Regarde cette vie. On est libres. On voyage quand on veut. On dort la nuit. On a des carrières que tout le monde nous envie. Pourquoi tu veux absolument saboter ça avec des couches, des cris et du vomi ?

— Parce que je me sens vide, lâchai-je. Parce que tout ça… (je fis un geste vague) … ça ne sert à rien si on ne le transmet pas.

Elle posa une main sur mon épaule. Un contact léger. Distant. Presque clinique.

Sophie : C’est ton vide, Julien. Pas le mien. Moi, je suis complète.

Elle recula d’un pas, reprenant sa distance de sécurité.

Sophie : La réponse est NON. Elle était NON il y a quatre ans. Elle est NON ce soir. Et elle sera NON demain. Je ne veux pas être mère. Je ne veux pas sacrifier mon corps et ma carrière pour satisfaire ton besoin de « transmission ». Si tu as besoin de materner quelqu’un, achète un chien. Mais arrête d’attendre que je change. Je ne changerai pas.

Les mots restèrent suspendus dans l’air climatisé.


Je ne changerai pas.


Dans ma tête, je revoyais les rares fois où on avait couché ensemble ces derniers mois. Sophie allongée sur le dos, jambes à peine ouvertes, me laissant entrer en elle comme on laisse entrer un plombier. Pas de gémissements. Pas de sueur. Pas de « plus fort ». Juste ce petit soupir poli quand je jouissais, comme si elle validait un rapport.

Ma bite tressaillit malgré moi dans mon pantalon. Pas de désir pour elle. Juste de la frustration. De la rage. Et en dessous, quelque chose de plus sombre : l’envie de baiser quelqu’un qui me voudrait vraiment. Qui me sucerait comme si elle en avait besoin. Qui crierait mon nom au lieu de regarder le plafond.

Sophie reprit son téléphone, le visage déjà éclairé par la lumière bleue des notifications.

Sophie : Je vais prendre ma douche. Ne m’attends pas pour regarder ta série.

Elle tourna les talons. J’écoutai le claquement régulier de ses talons s’éloigner dans le couloir, puis le bruit de la porte de la salle de bain qui se verrouillait.

Le silence retomba. Plus lourd qu’avant.

Je restai assis, l’assiette à moitié pleine, la bite à moitié dure dans mon pantalon pour la mauvaise raison. Je regardai mon reflet dans la baie vitrée. Un homme de trente-cinq ans, en forme, bien habillé, qui avait tout… et qui se sentait en train de crever à petit feu.

J’eus soudain envie de tout casser. De jeter mon assiette contre le mur blanc. De crier. De baiser. De sentir quelque chose de réel.

Je me levai brusquement.

— Je sors, dis-je à l’appartement vide.

Personne ne répondit.

Dehors, il pleuvait. Une pluie sale, froide, de novembre. C’était exactement ce qu’il me fallait.

Je descendis dans le parking, montai dans l’Audi, et roulai sans but. Les tours de verre du centre-ville laissèrent place aux briques noircies, aux néons clignotants, aux vitrines opaques des « Massage Thaï ».

LĂ  oĂą la ville cesse de faire semblant.

Je garai la voiture dans une rue mal éclairée. L’odeur me frappa dès que j’ouvris la portière : asphalte mouillé, friture rance, urine séchée. Une bouffée d’air toxique. Je la respirai à pleins poumons.

C’était exactement ce que je voulais.

Une odeur réelle. Vivante.

Devant moi, un néon clignotait au-dessus d’une porte étroite. Le « E » de « MOTEL » grésillait, agonisant.

J’éteignis le moteur.

Et pour la première fois depuis longtemps, je sentis mon cœur battre plus fort.

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