Love Saga #3 Wild Love by Lara Dry at Inkitt
Customize readability
Aa

Love Saga #3 - Wild Love

All Rights Reserved ©

Summary

Ruby James n’a pas le luxe de faire n’importe quoi. Serveuse au Velvet Room, elle tient debout grâce à son salaire, son sarcasme et une capacité exceptionnelle à ignorer les hommes trop sûrs d’eux. Puis Tyler Kane entre dans son champ de vision. Stripteaseur vedette, charme insolent, sourire dangereux, Tyler est exactement le genre d’homme qu’elle devrait éviter. D’autant plus qu’au Velvet, les relations entre employés sont interdites. Un seul écart, et Ruby peut tout perdre. Mais entre provocations, jalousie, baisers volés et règles impossibles à respecter, Tyler cesse peu à peu d’être une mauvaise idée. Il devient celui qui reste. Et pour Ruby, c’est peut-être le risque le plus terrifiant de tous.

Genre
Romance
Author
Lara Dry
Status
Ongoing
Chapters
10
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1

Ruby.

Il existe des métiers qui vous élèvent. D’autres qui vous brisent. Et puis il y a ceux qui vous apprennent à sourire à des inconnus pendant qu’ils vous traitent comme un meuble décoratif. Serveuse au Velvet Room depuis presque un an. Une année entière à porter des plateaux trop lourds, des talons trop hauts, et une patience qui, elle, est morte au bout du troisième mois, sans cérémonie ni témoin. Le club pulse déjà sous les basses quand j’arrive derrière le bar. Lumières violettes, banquettes en velours noir, parfum hors de prix mélangé à l’alcool renversé et aux mauvaises décisions qui s’accumulent dans l’air comme une seconde couche d’humidité. Un décor luxueux pour comportements médiocres. J’attache mes cheveux, noue mon tablier noir autour de ma taille, récupère mon carnet. Le geste est précis, automatique, presque rassurant dans sa répétition.

— Tu comptes vraiment attaquer le service avec cette tête-là ? demande Nia en alignant des verres, le ton léger mais l’œil déjà en train de jauger mon humeur.

— Pas encore. Je garde la version catastrophe pour minuit, je réponds en vérifiant mon stylo comme si c’était lui qui allait me lâcher en premier.

— Parfait, ricane-t-elle. On adore quand tu deviens cette personne qui sourit aux clients comme si elle imaginait leur verre finir dans leurs chaussures.— Talent rare. C’est probablement écrit quelque part dans mon contrat.

Elle secoue la tête, attrape un torchon, puis annonce d’un ton faussement neutre :

— Salle pleine. Deux anniversaires, trois tables VIP et un enterrement de vie de jeune fille.

— Magnifique. Qu’on m’indique tout de suite la sortie de secours émotionnelle.

— Trop tard, répond-elle en haussant les épaules. Elles ont déjà demandé des pailles roses et une chanson “qui met l’ambiance”.

Je traverse la salle au moment où la musique change. Une montée de basses plus lourde, plus théâtrale. Les conversations ralentissent, comme si quelqu’un avait discrètement appuyé sur pause. Certaines clientes se redressent, l’air soudain attentif, presque en attente d’une apparition. Je lève les yeux au ciel, déjà fatiguée de cette chorégraphie prévisible.

— Non, souffle Nia derrière moi, assez près pour que je l’entende malgré la musique. Ne me fais pas ce regard. À chaque fois, l’univers se sent obligé de répondre.— L’univers a une carte fidélité ici, je murmure. Il connaît le chemin.

— Oui, et toi, tu lui offres une coupe de champagne en arrivant. Ralentis.

— Il a une ardoise chez moi, dis je en silence, avec cette lassitude résignée qui précède toujours les ennuis. Je relève la tête, et c’est là que je les vois : trois hommes qui traversent l’accès latéral réservé au staff comme s’ils en possédaient les murs, deux assistants que je reconnais vaguement, silhouettes interchangeables dans le décor, et au centre, avançant avec une assurance tranquille qui attire malgré elle tous les regards, Tyler Brown.

Le stripteaseur vedette du Velvet.

Il est grand, large d’épaules, le tee-shirt noir parfaitement ajusté sur un torse qui n’a manifestement jamais connu ni les pâtes instantanées ni la paresse, le bras tatoué, la mâchoire nette, le regard tranquille, et cette manière d’avancer sans accélérer le pas tout en donnant l’impression que tout s’écarte sur son passage. Je le déteste immédiatement, par principe, parce que les femmes se retournent, parce que les hommes veulent lui ressembler, parce qu’il le sait probablement et qu’il n’a même pas besoin d’en jouer.

— Ruby ? fait Nia.

— Quoi ? j’ai renversé quelqu’un sans m’en rendre compte ?

— Tu viens de fixer ce mec assez longtemps pour qu’on te facture une table VIP.

— J’étudie un phénomène collectif, réponds-je avec le plus grand sérieux.

Elle éclate de rire, un rire clair qui tranche avec ma mauvaise foi assumée. C’est à ce moment là que Tyler tourne la tête. Son regard accroche le mien à travers la salle, sans effort, sans insistance, juste cette ligne directe qui ne cherche rien mais constate tout. Une seconde. Deux. Il ne sourit pas. Moi non plus. Puis il reprend sa route vers les loges comme si l’échange n’avait jamais existé, comme si ce bref contact n’avait été qu’un incident visuel sans importance. Arrogant.

Puis il reprend sa route vers les loges avec ce calme presque provocant des hommes qui savent exactement l’effet qu’ils produisent et considèrent manifestement que le monde entier finira toujours par s’en remettre, comme si ce regard échangé au milieu de la salle n’avait eu absolument aucune importance, comme si moi je n’avais pas passé les dix dernières secondes à lutter contre une envie profondément immature de lui lancer mon plateau à la tête. Arrogant, insupportable, ridiculement beau. Je déteste aussi cette dernière partie, ce qui rend l’ensemble encore plus offensant, comme si mon propre jugement s’était retourné contre moi au moment précis où j’aurais eu besoin de sang froid. Je tente de retrouver une posture neutre, quelque chose qui ressemble vaguement à de la maîtrise, mais le patron surgit derrière moi avant même que j’aie réussi à remettre un peu d’ordre dans mes pensées, comme s’il avait attendu exactement l’instant où je n’étais plus capable de feindre l’indifférence.

— Ruby, table douze.

— J’y vais.

— Après ça, loge principale. Champagne, serviettes propres et quelqu’un qui ne fasse pas n’importe quoi.

Je tourne légèrement la tête vers lui.

— Et naturellement, tu sacrifies ma paix intérieure.

— Donc j’envoie la seule serveuse de cet établissement capable d’entrer dans une loge sans perdre son prénom, corrige-t-il avec le ton fatigué d’un homme qui a visiblement déjà vécu plusieurs catastrophes professionnelles ce mois-ci.

Je récupère mon plateau.

— Votre foi en mon absence de faiblesse est presque vexante.

Il ricane déjà pendant que je traverse le couloir menant aux loges, portée par l’odeur mélangée du parfum, de l’alcool cher et des spots chauffés depuis des heures, dans cette agitation permanente propre au Velvet où tout semble toujours sur le point de devenir soit une fête, soit un procès.

Quelques minutes plus tard, j’arrive devant la loge principale et pousse la porte sans frapper. Erreur. Tyler est debout devant le miroir, occupé à ajuster lentement les poignets noirs de son costume de scène avec cette tranquillité déconcertante des gens parfaitement à l’aise avec leur propre corps, et le problème, c’est que le reste de la tenue est… minimaliste.

Très minimaliste.

Je m’arrête net.

Mon cerveau aussi, d’ailleurs.

Lui croise mon regard dans le reflet du miroir, ses yeux venant trouver les miens avec une facilité presque agaçante, puis continue tranquillement ce qu’il était en train de faire comme si une serveuse figée dans l’embrasure de sa porte faisait simplement partie du décor habituel de sa soirée.— La porte a une fonction, en général, dit-il d’une voix basse, calme, légèrement rauque, comme s’il constatait une règle universelle que je venais personnellement de bafouer. Je pose le plateau sur la table avec plus de bruit que nécessaire.— Les vêtements aussi ont une fonction, en général, surtout quand on vit dans un endroit où les portes s’ouvrent. Un silence s’installe, dense, presque trop clair dans l’air. Puis il se tourne vers moi avec une lenteur parfaitement maîtrisée, comme s’il évaluait d’avance l’effet que ce mouvement aura. Ses yeux glissent sur mon visage, descendent à peine, s’attardent une demi seconde de trop sur ma bouche avant de remonter, un infime décalage qui n’a rien d’un accident et qui suffit pourtant à dérégler tout ce que je croyais tenir sous contrôle.— Première soirée au Velvet ? demande-t-il avec ce calme insolent des hommes beaucoup trop habitués à ce qu’on leur réponde oui.

— Non. Première envie de repartir, nuance importante.

— Dommage, j’avais presque préparé ma voix de bienvenue et mon faux sourire professionnel.

— Garde-les pour la salle. Elle a payé pour ça.

J’opère un demi-tour.

— Ruby, alors.

Je me fige.

Je me retourne à moitié.

— Pardon ? Tu viens vraiment de m’appeler par mon prénom ?

Il prend une flûte de champagne, sans me quitter des yeux.

— Ton badge, répond-il tranquillement. Je sais reconnaître quatre lettres, les bons soirs.

Je baisse les yeux vers ma poitrine et constate, sans grande surprise, que mon prénom y est effectivement épinglé en lettres blanches, parfaitement lisible, parfaitement inutile à rappeler. Je relève la tête avec la lenteur de quelqu’un qui refuse d’admettre qu’il vient de poser une question stupide, et je découvre sur son visage une ombre d’amusement, presque imperceptible, presque effacée aussitôt qu’elle apparaît, mais suffisamment présente pour me faire comprendre qu’il a très bien saisi l’ensemble de la scène et qu’il en profite silencieusement.

— Très bien, Tyler, dis-je en avançant d’un pas. Si tu as prévu de m’ajouter à ton public personnel, mauvaise nouvelle : je ne fais pas les rappels.

— Mon public personnel ? demande-t-il avec une innocence tellement fausse qu’elle en devient presque impressionnante.

— Oui. Celui que tu collectionnes avec cet air de ne rien demander à personne alors que toute la salle respire déjà à ton rythme.

— Je n’ai encore rien demandé, techniquement, donc l’accusation manque de matière.

— Voilà le problème. Tu crois que le silence te rend innocent.

Cette fois, il sourit vraiment, un sourire lent, mesuré, qui se déploie avec une assurance tranquille et qui n’a absolument pas besoin d’être appuyé pour faire effet. Je sens mon estomac, ce traître absolu, oublier soudain comment fonctionner correctement, comme si un simple mouvement de ses lèvres suffisait à dérégler un mécanisme pourtant fiable en temps normal, et je déteste la clarté avec laquelle je perçois cette réaction autant que la facilité avec laquelle il semble la provoquer.

— À tout de suite, Ruby, dit-il comme si la suite était déjà décidée.

— Je suis en service, au cas où les plateaux et le tablier n’auraient pas été assez subtils.

— Je sais, dit-il en s’approchant juste assez pour troubler l’air entre nous. Je voulais dire… à tout à l’heure, quand tu comprendras que tu n’as pas besoin de me regarder pour me voir.

Puis il me contourne pour rejoindre la scène, sans un mot, sans un regard supplémentaire, comme si ma présence n’avait été qu’un détail dans son champ de vision. Je reste seule dans la loge, immobile, traversée par une colère nette, d’abord contre lui pour cette facilité insolente avec laquelle il traverse l’espace, ensuite contre moi pour avoir réagi comme si j’avais quinze ans et aucune discipline émotionnelle, et surtout contre cette petite voix dans ma tête qui vient de murmurer, avec une clarté : oh, ça va être un problème.

Let Lara Dry know what you thought about this chapter!
Love this

0

Love this

Funny

0

Funny

Spicy

0

Spicy

Suspenseful

0

Suspenseful

Emotional

0

Emotional

Profound

0

Profound

Heartwarming

0

Heartwarming

Shocking

0

Shocking

Good Writing

0

Good Writing

Compelling Plot

0

Compelling Plot

Great Character

0

Great Character

Strong Dialog

0

Strong Dialog

Further Recommendations

Charly's Weihnachten

T.M: Ich kann es gar nicht anders sagen also ich liebe diese Geschichte einfach. Sie hat für mich einfach alles was es braucht. Sie hat mich einfach mitgenommen auf eine echt schöne Reise. Danke❤️

Read Now
My Playboy Roommate

luisasabato: Spitze! Sehr zu empfehlen und hoffe auf ein Happy End

Read Now
Luna auf der Flucht

Grazia: Wirklich tolle Geschichte mit Klasse Charakter 👍🏻

Read Now
The Orc's Pet

mtasker: I really loved this story. Author, please keep writing such amazing and interesting stories.

Read Now
The Grumpy Next Door

lfayenrock: This book was absolutely great. I loved the fact that it was short, easy to read and complete. Look forward to reading more of your books. Thank you!

Read Now
Buried Alive

Heather102800: Any woman who has had a baby can relate to the hormone spikes, my husband came home from work to me crying because I couldn’t open a can of tuna

Read Now
SECRET BILLIONAIRE

geofay58: It was incredible

Read Now
Death's Shadow MC Book 1

shay: I enjoyed this story, I love the FMC she’s badass, but also sweet. I also love the MMC, he’s hardcore but protective, which is so hot. The story has excitement and love, it’s great in my book, and the spice is beautifully written.🥹🌶️🌶️🌶️🌶️😍🥵😱😏

Read Now
Called by the Alpha

anico: Sehr gut geschrieben und äußerst fesselnd.

Read Now
Love Saga #3 - Wild Love