Chapitre 1
© Teen Wolf Fiction - Nina Wolf - LaMissBonbons - 2015
Tard le soir, assise sur le rebord de ma fenêtre, j’observe l’obscurité. Les chauves-souris voltigent, les petits animaux sont couchés. Beacon Hills est calme la nuit, ou du moins en cet instant.
Je saisis mon arc et traverse ma chambre avant de m’arrêter devant ma commode. Mes cheveux sont ébouriffés et mes yeux sont plus blancs que la pleine lune. J’ouvre le tiroir et prends mon revolver. Je le cache dans ma veste, au cas où les choses tourneraient mal. Je me tourne vers la fenêtre et je m’élance.
L’arc à la main, les flèches prêtes à être saisies, je m’avance dans cette forêt où je renifle le loup.
L’odeur est plus forte et je peux maintenant distinguer sept voix. Trois loups-garous, un coyote-garou, un kitsune, une banshee et un humain. Je m’approche doucement pour pouvoir les écouter.
... : Scott, c’est sérieux ! Il y a une famille de loups-garous qui vient de s’installer en ville ! Et comme si ce n’était pas déjà le chaos : ce sont des chasseurs !
Scott : Des loups-garous chasseurs de loups-garous ? Derek, ce n’est pas possible !
Derek : Pas si impossible que ça...
Le groupe de filles discute un peu plus loin. Je dois faire en sorte qu’ils se regroupent. Je les encercle avec des bombes d’aconit, puis je grimpe dans l’arbre le plus proche du centre pour pouvoir les prendre par surprise. Je mets le filet de fer en place et enfile mon masque à oxygène. Tous les pièges sont prêts.
Je fais tomber une bombe depuis ma hauteur. Les deux groupes se rassemblent autour de la bombe, visiblement pris au dépourvu. Faute de leur part. J’enclenche les bombes et, dans une fumée blanche étouffante, presque tous tombent à terre. Une fille et un garçon tiennent encore debout : sûrement l’humain et la banshee. Je lâche le filet et les voilà tous prisonniers.
Je saute sur la fille et l’assomme. Le garçon, encore debout, ne se préoccupe pas de moi. Il est agenouillé à côté d’une des filles, inquiet pour elle. Son cœur bat vite... Ses cheveux bruns et ses yeux noisette... Il est d’une beauté saisissante. Mais je n’ai pas le choix. Je prends une branche et l’assomme.
Moi : C’est bon, tu peux venir, Claire.
Claire : T’as hésité avec l’humain !
Moi : C’est faux.
Claire : Alors ça ! Il t’a tapé dans l’œil, ma parole !
Moi : Bon, allez, aide-moi !
Claire (murmure) : Pff, t’as hésité...
Moi : Bon, Claire ! Aide-moi à les charger dans la voiture !
Claire : Mais ce sont des adolescents ! Ça ne peut pas être eux !
Moi : Vengeance ne sera que lorsque tous les loups-garous n’en seront plus. Tu as oublié ?
Claire : Jamais je n’oublierai.
Elle avait dit cela d’un ton décidé et ferme.








