La grande fête
Un mot de l'auteur(e)
D'abord, merci d'avoir choisi cette oeuvre!
Belle et le Dragon est une réécriture qui reprend les personnages principaux de La Belle et la Bête, 1991, mon film Disney favori. Cette fiction fantastique est toutefois rehaussée de quelques éléments de mon cru. J'espère que vous apprécierai sa lecture autant que moi, en l'écrivant.
Ps: Toute faute d’orthographe ou de grammaire est involontaire et j’espère que celles-ci ne gâcheront pas votre expérience.
Bonne lecture à tous !
@ bientôt!
Résidence de Philippe Wu,
France.
Philippe Wu, CEO d’une immense entreprise métallurgique experte résida non loin d’un petit village, dans le Sud Est de la France.
Le jeune homme, sino-français de par ses origines, était connu dans le monde des affaires pour son implacabilité et son sens déplorable de la loyauté.
Cet homme richissime organisa une réception à l’occasion son vingt cinquième anniversaire, sur l’immense roof top de son magnifique château. La batisse perdue en pleine milieu de sa forêt privée, était entourée d’un lac aux eaux profondes.
Chaque invité dû justifier d’un titre de passage. Un petit carton doré, édité à son nom, pour y participer. Les gens s’empressèrent de circonvoluer à son invitation.
Nombreux furent les présents, l’élite des élites choisie par le puissant héritier qui s’introduisirent à la cérémonie donnée en honneur de la beauté, de la luxure et du pouvoir.
Le veinard d’ailleurs, avait hérité de toutes ces vices et ces qualités, et en profitait joyeusement.
Philippe Wu était grand, athlétique et musclé et, ses traits sublimes allant des pommettes hautes, en passant par le nez rectiligne et les yeux en amandes aux iris sombres, faisaient le bonheur des yeux de tous ceux qui le croisaient.
De plus, de longues boucles noires caressaient joliment ses tempes, alors que sa nuque porcelaine dégagée à l'arrière, donnait envie d'y sertir de mémorables baisers.
— Messieurs,... mesdames, bienvenue au Domaine de l'Âne d'Or ! saluait le majordome en uniforme, aux divers couples qui s’engouffrèrent par l’entrée principale.
Dans la salle de réception, on discutait, on s'embrassait, on se caressait, on s'enlaçait et, on se défoulait en se délectant joyeusement de champagnes couteux, d’hors d’œuvres de qualités, d’hommes et de femmes dénudés, se déhanchant dans des cages hors-normes ou entre les tables.
Leurs corps soigneusement oints d’huiles parfumées et suaves qui luisaient sous la lumière tamisée, laissant les mains baladeuses des invités découvrir chaque parcelle de leur peau nue.
L’héritier jouit de leur compagnie ainsi que de celle de gens élégants, princiers et aussi nantis et bien nés que lui, dégustant fruits et mets sur le ventre de serveurs et de serveuses docilement allongés entre les convives.
Rien ne fut interdit et la fête fut sans limite.
Durant les festivités, tout fut à portée de main, il suffisait de la tendre pour en savourer les extraits proposés et la nuit devint rapidement celle de l’opulence, de la luxure et de la dépravation.
Cocaïne, sexe, voyeurisme, exhibition et fornication furent offerts par la maison. Surtout lorsqu’on connaissait les gouts dionysiaques de certains VIP habitués aux débauches.
— Monsieur le conseiller, salua l’hôte principal de sa voix douce.
Le conseiller, un homme grisonnant d’une cinquantaine d’années, caressait la tête d’un jeune serveur qui enfonçait activement la bouche sur son entre-jambe.
— Philippe, haleta-t-il la tête à l’envers. Cette fête est, sans conteste, l’une de vos plus réussie.
L’héritier hocha la tête en souriant.
— Je suis heureux que ça vous plaise, monsieur. J’espère que le sénateur Bishop sera de votre avis, dit-il en jetant un regard vers le fond de la pièce feutrée.
Le conseiller sourit.
— Je pense qu’il réfléchira mieux après ça.
Deux femmes blondes et rondes dansaient devant un immense homme noir et musclé, tandis qu’un autre les regardait, assis dans un haut fauteuil en face d’eux. Philippe ne voyait pas la personne assise derrière le panneau d’occultation mais, il voyait le cigare du sénateur.
Il délaissa le conseiller pour s’avancer dans la pièce où les scènes de débauche se multipliaient sous ses yeux. Philippe avait tellement l’habitude à cette vue, qu’aucun couple ne le choquait plus. Pas même le type en tenue de prêtre, agenouillé devant une peuplade hétéroclite d’hommes et de femmes massés devant lui.
Il avait grandi dans ce milieu et il savait que son père utilisait des moyens similaires afin de persuader certains récalcitrants, opposés à leurs projets de constructions massives.
Son père, d’ailleurs lui avait tout laisser, à lui tout seul, après son décès.
Ah ! Le pauvre vieux ne saurait jamais à quel point sa fortune avait servi son fils dans sa quête de pouvoir et d’influences toujours plus importante.
Des autres plaisirs, les femmes passaient dans le lit du bellâtre, sans qu’aucune n’ait jamais ses faveurs ou ses préférences.
Après tout, il était assez riche pour ça !
Le beau dandy s’installa entre trois spécimens différents de libertines.
L’une, les cheveux noirs et bouclés, une peau aussi jaune que l’or.
Une autre, aux longs cheveux roux et lisses et aux légères taches de rousseur, sur le nez et ses pommettes à la blancheur laiteuse.
La dernière portait une perruque blonde, taillée au carré sur sa peau sombre. Son corps sculpté était tout en rectitude.
La fille, toutefois, s’assit sans gêne sur les cuisses du propriétaire des lieux, le laissant malaxer son épais fessier, en même temps qu’il frottait contre son sexe en érection sur son ventre plat et ferme, et que l’autre fille déboutonnait sa chemise pour caresser son torse et que, la première femme à la peau scintillante d'or, lui mordait le menton et dégustait ses lèvres afin de commencer le jeu.
Le vacarme des festivités retentit dans tous coins et recoins de cette paisible forêt où les habitants lointains se rendirent à peine compte des fastueuses réjouissances qui avaient lieu au plus haut sommet de la montagne verdoyante.
La noce battit ainsi son plein durant les deux jours qui suivirent et ne s’essouffla qu’au troisième.
Vint la fin des amabilités.
Les derniers invités s’attardèrent quelques jours de plus, profitant du bois giboyeux pour chasser et des eaux poissonneuses pour pêcher.
Le jeune héritier les accompagna souvent dans la poursuite de proies idéales. Son habilité naturelle pour le repérage fut ainsi mise à rude épreuve. Enfin, au bout d’un long mois, les retardataires fuirent le calme château pour les pétarades citadines.
Après ces semaines de bringue et de mondanités, le châtelain, harassé, dormit tout son saoul et ne se leva pas avant la fin du jour. Le soleil, à cet instant, venait d’effectuer une grande partie de sa rivée journalière et se décidait enfin à se coucher.
Une grande quiétude régna dans le château où le froid hiver cognait contre les fenêtres aux vitres épaisses.
Les murs de pierres, aussi blancs qu’au premier jour et la netteté des sols de marbre, ne révélaient en rien le tumulte des évènements passés et avenirs.
Lorsque Philippe ouvrit les yeux cet après-midi-là, il était seul.
La cacophonie avait cessé. Il n’y avait plus qu’un immense silence.
Le château, encore infesté de monde la veille, se montra paisible ce jour-là.
Le beau dirigeant supposa donc que ses camarades de beuverie étaient véritablement tous partis, même s’il s’étonna de ne trouver personne dans son lit et ne pas entendre son comptable toquer à la porte et requérir de l’entretenir comme il le faisait chaque jour, chaque fois qu’il était de passage dans ce château.
Lumière avait-il finalement compris la leçon ?
« Philippe Wu ne veut en aucun cas être dérangé quand il dort ! Un point c’est tout ! »
L’homme jeta un dernier coup d’œil à sa chambre.
Si personne n’était pas là, il ne restait donc entre les murs, que lui, son personnel et quelques travailleurs intérimaires employés pour l’entretien.
Philippe soupira.
Une inquiétude sournoise l’assaillit.
Ce n’était pas l’habitude de son comptable d’être absent. Pire, Lumière était un occupant permanent du château et était donc là, à chaque soir, à son réveil et cela sans faute, depuis sa prise de fonction.
La veille encore, le comptable était passé le voir.
L’homme immensément grand et élancé portait des lunettes rondes posées sur son nez droit et ses lèvres pincées, le rendait ridiculement sérieux.
Toutefois, ses cheveux et son regard aussi sombres que les siens, rajoutaient encore à la beauté ringarde de ce compteur de banlieue.
Le comptable s’était installé à sa table de petit-déjeuner nocturne sans dire un mot, puis il avait sorti une liasse de papiers qu’il avait préparé à son encontre, posée sur le rebord.
L’héritier avait hésité car il savait que son trésorier était obtus et ne le lâcherait pas d’une semelle.
Assis, à ses côtés la veille, le facturier silencieux jusque-là, l’harangua de l’énergie gaspillée, alors qu’il finissait son jus d’orange pressé et s’apprêtait à napper sa tartine au pain complet, de beurre bio et d’une confiture produite au château, alors que le reste du monde s’apprêtait à souper.
Le ciel rougissant du crépuscule n’avait pas empêché d’y voir clair car plusieurs lampadaires illuminaient l’extérieur jusqu’au ponton du lac, éclairé au sol par de petites loupiotes rondes, à la lumière bleutée.
Sous les projecteurs nocturnes, l’eau du lac était tumultueuse et la vapeur s’en échappait sans discontinuer. Le jeune dirigeant ouvrit les narines pour respirer l’air du soir, aussi froid et houleux que son corps était brulant.
Il sentait son sang afflué comme une chute d’eau et explorer ses veines en reflux. Il s’était alors senti, aussi vigoureux que faible et la migraine menaça.
Il s’était tenu le crâne et observa son comptable avec l’envie inexplicable de lui faire profiter de son haleine bouillante, le retenant entre ses bras pour le réduire en cendre.