[001# - Poème pour insomniaque]
C’est encore l’heure lourde et lente,
C’est encore le noir, un puits,
Où ton âme trop véhémente
S’épuise à combattre la nuit.
Tes craintes, tes emois, tes espoirs,
Viennent effeuiller tes souvenirs,
Et dans un silence d’abattoir,
Le sommeil refuse de venir.
Pourtant, de leur ombre paisible,
Les autres dorment sans regret ;
Laisse à ton cœur trop sensible
Le temps d’apprivoiser leur secret.









