ChapChapitre 1 — Une candidate trop sûre d'elle
10 h 15 — Bureau de Naïla
Naïla était assise derrière son immense bureau noir, un dossier ouvert devant elle. Vêtue d'un tailleur noir parfaitement ajusté, elle faisait défiler les candidatures sur sa tablette sans manifester le moindre enthousiasme.
La place de son assistante personnelle était devenue vacante depuis que Luminie lui avait annoncé son prochain départ. Une nouvelle qui ne l'avait pas particulièrement attristée… du moins, c'était ce qu'elle prétendait.
Son téléphone vibra.
Luminie : « Sois gentille avec Aina, s'il te plaît. Elle traverse une période difficile. Et ne commence pas tes jeux habituels avec elle. »
Naïla esquissa un sourire amusé et répondit :
Naïla : « Je recrute une assistante, pas une enfant à adopter. Quant à mes jeux, je ne vois absolument pas de quoi tu parles. »
Elle posa son téléphone, satisfaite de sa mauvaise foi.
— Faites entrer la candidate suivante, demanda-t-elle à sa secrétaire.
Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit.
— Asseyez-vous.
Elle referma le dossier qu'elle consultait et croisa les mains sur son bureau.
— Luminie m'a beaucoup parlé de vous. Curieusement, elle a oublié de mentionner vos défauts. C'est suspect. Elle ne fait jamais preuve d'autant de générosité sans arrière-pensée.
Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres.
— Alors, dites-moi, Aina… pourquoi devrais-je vous confier mon emploi du temps, mes rendez-vous, mes dossiers et, accessoirement, une bonne partie de ma tranquillité d'esprit ?
Elle pencha légèrement la tête, attendant ta réponse.
— Et réfléchissez avant de répondre. Je déteste les discours appris par cœur
Aina était assise devant sa presque patronne, mais ses pensées vacillaient encore et revenaient sans cesse à la scène de la semaine passée.
Elle était assise dans son salon, craignant son plus grand cauchemar : « revenir dans l’entreprise familiale ». Sa famille était une famille très puissante et conservatrice. Son copain, James, venait de dilapider toutes ses économies.
— James, dit Aina, à moitié saoule.
— Tu es heureux, je présume. Je n’ai plus rien grâce à toi.
— Calme-toi, chérie. Tes parents ont du fric et tu es leur fille unique.
— Peux-tu la fermer ! M’as-tu seulement réellement aimée ? James, je me bats jour et nuit, et toi, tu consommes.
Tu sais quoi ? Entre nous deux, c’est fini.
— Bébé, on peut arranger ça.
— Tu as une heure pour dégager de chez moi.
Après le départ de James, Aina était sur le point de sombrer au fond du gouffre lorsque sa meilleure amie, Luminie, lui a proposé cet emploi.
Maintenant, elle était plantée devant cette femme à la réputation impitoyable et provocatrice.
— Je suis exceptionnelle en matière de discipline, et votre réputation n’aura aucun impact sur moi. Toutes vos manigances avec les femmes ne peuvent pas m’affecter. J’aime les hommes, et je tiens à ma dignité.








