Innocence

Summary

_ Arrête avec ça tu m’énerves ! Je ne suis pas innocent, point ! _ Prouve-le-moi dans ce cas ! ✧・゚: *✧・゚:* ❤ JooKyun ⚣

Status
Complete
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

~ Chapitre unique ~


- Kyunnie, tout à l’heure une fan m’a appelé « Daddy », mais, je ne comprends pas, c’est Hyunwoo hyung le papa, pas moi... fait Jooheon, tout penaud


Comment lui dire...


- Je t’expliquerai tout ça quand tu seras plus grand, soupiré-je, exaspéré et amusé

- J’en ai marre que tout le monde me dise ça ! gigote-il assis sur son lit, boudeur

- Regardes-toi hyung... levé-je les yeux au ciel

- Ça veut dire quoi ça ? dit-il, les sourcils froncés

- Tu fais des aegyo avec une facilité déconcertante, tu agis comme un enfant à longueur de journée, ton sourire et tes yeux hurlent l’innocence. Ne vient pas me dire, avec sincérité, que jamais tu n’avais remarqué à quel point tu paraissais pur... parce qu’aux yeux des gens, tu n’es qu’une petite abeille inoffensive...

- Ça m’énerve... boude-t-il toujours. Je n’ai jamais demandé à être « mignon » moi, râle-t-il en mimant les guillemets. Et quand je suis sur scène on me dit que je fais peur, faudrait savoir, souffle-t-il

- Ce n’est pas parce que tu fais le beau lors des performances que tes pensées n’en restent pas moins faites de guimauve, souris-je

- Comment ça ? demande-t-il, perturbé

- Il n’y a pas que le physique qui fasse que tu parais innocent... Tu veux réellement savoir pourquoi elles t’appellent « Daddy » ? Va voir sur internet, tape « Daddy Kink », complété-je, pointant son téléphone en essayant de ne pas sourire


Il s’exécute, curieux et stressé. Lorsqu’il comprend, son visage devient rouge et il verrouille son téléphone avec un léger sourire nerveux, me regardant en se grattant le crâne.

Je ne peux pas me retenir plus longtemps, un fou rire me prends et je m’étale de tout mon long sur le lit.


- Aaaah, j’ai mal aux joues ! Tu verrais ta tête ! J’aurais pu parier tout ce que j’avais que tu allais réagir ainsi !

Sa tête énervée se réinstalle sur sa bouille et je me calme doucement.


- Tu comprends maintenant ? dis-je, les yeux encore humides dû à la précédente rigolade

- Que tu es méchant ? répond-il du tac au tac

- Que tes pensées sont plus innocentes encore que ce que tu exprimes avec ton corps... levé-je les yeux au ciel

- Non, je ne vois pas vraiment le rapport, dit-il perdu

- Tu as déjà eu une petite amie ?

- Non...

- Tu as déjà couché avec quelqu’un ?

- Qu-que ? non...

- Rassure-moi... tu t’es déjà masturbé, pas vrai ?

Il trifouille ses doigts et observe ses jambes croisées.


- T’es sérieux là hyung ? parlé-je un peu plus fort, réellement étonné


Je savais qu’il était très naïf et innocent, mais à ce point-là... ça en ferait presque peur.


- Tu as l’air de quelqu’un de nature curieuse pourtant... soupiré-je. J’aurais au moins cru que tu avais essayé une fois !

En me pinçant l’arête du nez, je souffle une fois de plus.


- Je ne pensais pas que c’était à ce point...

- Quoi ? relève-t-il la tête. Arrête avec ça tu m’énerves ! Je ne suis pas innocent, point !

- Prouve-le-moi dans ce cas ! élevé-je la voix

- Comment ? Hein ? Monsieur j’ai un QI de 400 ! crie-t-il

- Tu as des fantasmes ? dis-je calmement

- Des... hum... je n’en sais rien, redevient-il perdu, les joues rosées

- Tu aimes les petits ou les gros seins ?

- P-peu importe, bégaye-t-il


Il commence réellement à rougir. Ça y est, j’ai touché la corde sensible de bébé Heonnie.


- Tu préférerais une Coréenne ou une étrangère ?

- J-j’en sais rien ! Pourquoi tu me demandes ça tout d’un coup ? s’emballe-t-il

- J’essaye de déceler ne serait-ce qu’un aspect impur de cet être angélique qui est le tien...

- Et il faut absolument parler de sexe pour te le prouver ? demande-t-il, perplexe

- Tu veux parler de quoi ? De guerre, de génocide, de pédophilie, de la véritable nature humaine, de la couche d’ozone, de la pollution ? Ça ne prouverait rien, ça montrerait juste qu’en plus d’être innocent, tu es naïf... soufflé-je

- Tu as une image de moi que je n’apprécie pas, dit-il soudain, attristé


Il me fait tellement mal au cœur cet idiot. Voilà pourquoi je ne veux pas parler de ça avec lui, c’est un véritable enfant.


- Je suis désolé, je suis allé un peu trop loin, dis-je à mon tour, me grattant la tête, mal à l’aise. Mais tu insistais tellement qu’il fallait que je te le dise. Écoute, ce que pensent les Monbebe de toi, c’est simplement ce que tu reflètes véritablement... un être sincèrement gentil, bon, honnête et innocent. C’est loin d’être un défaut tu sais... arrête de te prendre la tête avec ça...

- Je sais, mais ça me reste quand même en travers de la gorge. Je suis un adulte ! Je suis peut-être « gentil », mais je veux que les gens me perçoivent comme un homme, un peu enfantin, certes, mais mature malgré tout. Je ne suis pas un enfant, merde ! s’indigne-t-il


Un énième soupir passe la barrière de mes lèvres.


- Lorsque tu prendras ta douche ce soir, tu vas essayer de te faire du bien, ce sera déjà un bon début, dis-je naturellement, alors que ses yeux avaient triplé de volumes


Son visage devient cramoisi et son regard me fuis. Il agite les mains dans tous les sens en secouant la tête.


- Non, non, non, non ! ’Y a pas moyen ! C’est hors de question !

- Pourquoi ? râlé-je, agacé. C’est le seul moment où tu peux être seul ! Profites-en ! Merde, hyung, même toi tu devrais comprendre ce genre de chose, c’est une réaction naturelle ! Enfin... ça devrait l’être normalement, soufflé-je en me rappelant à qui j’avais à faire

- On-on verra. Je vais dans la cuisine, je meurs de faim, tu viens avec moi ? esquive-t-il, retrouvant rapidement sa bonne humeur

- Mmmh, réponds-je en hochant la tête, le suivant ainsi en dehors de la chambre


Tout le monde était déjà dans le séjour, et par chance le repas du soir était prêt, on allait crier après nous mais nous les avons devancés.


- Tu sais c’est quoi toi, Kihyunnie hyung, quand une femme t’appelle « Daddy » ? demande mon ami, à table, la bouche pleine

- Hum, oui, dit-il, les sourcils froncés, en pleine réflexion. C’est un délire sexuel avec le « Daddy » qui donne des ordres et le « Baby » qui obéit sans broncher, truc bizarre du genre, continue-t-il naturellement, prenant à son tour une bouchée de son assiette

- Sérieusement ? Wow... je n’avais jamais vu ça comme ça... dit étonné le leader, soudainement mal à l’aise

- Toi aussi on t’a déjà appelé comme ça hyung ? demande le rappeur à l’aîné

- Hum, oui, assez souvent en fait, dit-il, gêné

- Elles n’ont vraiment aucune gêne, ça fait peur,souffle Hoseok

- Des petites coquines ces Monbebe, sourit Minhyuk

- Et donc, elles t’ont aussi appelé comme ça ? Toi ? pouffe Kihyun. Hyunwoo hyung, à la limite, je peux comprendre... mais toi...

Tout le monde se mit à rire, tandis que mon colocataire lui, ne le prenait pas de la même manière.


- Ouais, j’les comprends pas non plus, murmure-t-il, en se levant. J’vais m’doucher, conclut-il avant de rejoindre le couloir

- On m’a appelé comme ça aussi, plein de fois, avoue le musclé, le visage rouge. Si elles me le disent encore, je ne sais pas co-comment je vais pouvoir réagir maintenant que je sais ce que ça veut dire... dit-il, déprimé

- Elles me le disent aussi, soufflé-je, blasé. C’est juste un fantasme parmi tant d’autres, si ça leur fait plaisir de nous appeler ainsi, qu’elles le fassent, c’est un peu gênant mais ça ne change rien à nos vies pour autant, dis-je, d’un ton neutre

- On parle d’Hoseokkie hyung là, rigole Hyungwon

- Tu as raison. Écoute, fait comme moi, prend le à la rigolade, elles passeront vite à autre chose, souris-je pour le rassurer


Il hoche la tête, pas très rassuré.




- Alors ? Tu t’es bien amusé ? posé-je, allongé sur mon lit, à mon colocataire qui venait d’entrer dans la chambre

- Non, dit-il sèchement, en s’installant dans le sien

- Tu n’as pas réussi ?

- N-non, c’était trop gênant...

- Mais gêné devant qui ? Tu étais tout seul ! m’exaspéré-je

- Même ! Et puis tu l’aurais su toi, fuit-il mon regard, réellement gêné, les joues rouges

- Enfant incorrigible, m’amusé-je

- Arrête de m’appeler comme ça ! redevient-il froid. Je suis ton hyung en plus ! gonfle-t-il les joues

- Ah bon ? On ne dirait pas vraiment pourtant, « hyung ».

- Tu y arrives facilement toi ? me dit-il, essayant d’inverser les rôles

- Oui, réponds-je. Comme une très grande partie de la population mondiale...

- Qu’est-ce que t’en sais ?

- Ça s’appelle la logique Bee hyung...

- Mmmh... et, donc, toi, tu y arrive sans problème... souffle-t-il

- Oui, c’est assez simple, il suffit de se mettre en condition et de savoir ce qui peut nous exciter...

- Mmmh... murmure-t-il, extrêmement mal à l’aise d’avoir ce genre de conversation

- Dans la salle de bain c’est difficile de regarder quelque chose sur internet alors le mieux c’est l’imagination. Après tu peux regarder une vidéo et entrer dans la douche ensuite, ou tu peux même le faire tranquillement sur les toilettes...

- Ok, ok, c-c’est bon, je crois que j’ai capté... me coupe-t-il


J’essaye difficilement de cacher l’énorme sourire qui menace de se plaquer sur mon visage. J’adore le rendre mal à l’aise.


- Et toi... qu’est-ce qui... commence-t-il, en s’installant confortablement sous la couette

- M’excite ? complété-je. Rien de spécial, je me touche simplement, parfois j’imagine les mains de quelqu’un d’autre à la place des miennes, mais en soi, je n’ai besoin de rien de grandiose. C’est très spécifique à chacun...

- Je vois... murmure-t-il en s’endormant



- Arrête de bouder Heonnie Baby ! souffle Minhyuk. Ce n’est pas la fin du monde, tu devrais avoir l’habitude...

- Ça faisait longtemps qu’on ne lui avait pas demandé de faire autant de trucs mignons, je pensais qu’elles s’étaient calmées et qu’elles le considéraient un peu plus comme... un homme, tente maladroitement Hyungwon

- Personne ne me considère comme un homme, dit-il froidement en quittant la table

- Il n’a jamais réagi comme ça, pourquoi maintenant ? s’inquiète le musclé

- Je m’en occupe, ne vous inquiétez pas, conclus-je


Une fois revenu dans ma chambre, je passe le temps sur mon ordinateur, attendant patiemment que mon meilleur ami sorte de la salle de bain. Cela faisait une semaine que notre petite discussion avait eu lieu et je pensais que cette histoire idiote était passée, mais je pense que ce qui s’est passé cette après-midi au fan-meeting l’a touché bien plus que d’habitude. Et à mon avis, ce que je lui ai confessé la dernière fois a dû l’aider à faire déborder le vase.

Il rentre dans la chambre, un air essayant d’être neutre mais montrant beaucoup d’irritation sans le vouloir.


- Pourquoi es-tu à ce point affecté par ça ? Tu n’as jamais été agacé avant, je pensais que tu aimais la vision que les gens avaient de toi... quelqu’un de très sociable, amusant, talentueux...

- Comment réagirais-tu si les gens te prenaient pour un enfant ? s’emballe-t-il, assis en tailleur sur son lit. « Oh mais il est trop chou ! », « J’ai envie de lui pincer les joues ! », « Ne parlons pas de ça devant cet enfant, il est trop jeune », imite-t-il avec une voix aiguë et de grands gestes exagérés

- Tu es quelqu’un de très mature lorsqu’il le faut, le reste du temps, tu fais l’idiot, tu profites de la vie, et tu as bien raison, on est tous un peu comme ça. Regarde Hoseok hyung, il est encore plus enfantin que toi d’après moi, tenté-je de le rassurer

- Je sais mais ça m’énerve quand même. En fait ce qui m’énerve c’est ce que tu m’as dit. Depuis ce jour-là, tout ce qui concerne de près ou de loin ce sujet m’irrite

- Je suis vraiment désolé, je ne pensais pas que ça t’affecterait autant... dis-je, attristé

- Tu es mon meilleur ami Chan... Je ne pensais pas que tu avais ce point de vue-là sur moi, souffle-t-il, une moue triste sur le visage. Je ne suis pas quelqu’un de pur, c’est totalement absurde, personne ne l’est hormis les enfants, et je n’en suis pas un...

- C’est un terme que j’ai utilisé de manière très large. Écoute bébé, tu as peur des insectes, des fantômes, d’à peu près 1000 choses en plus, tu n’as jamais eu de petite amie et tu ne t’es jamais masturbé. Tu crois que tout le monde est doté d’un bon fond, et tu ne vois le mal nul part. Je ne dis rien de négatif, je t’aime comme tu es parce que c’est ce qui fait de toi Jooheon

- Je ne veux plus qu’on ne voie que cette partie de moi, soupire-t-il. Toi, tu es l’homme mature, celui qui est réservé et mystérieux... apprends-moi Changkyun, balance-t-il, le regard suppliant

- Comment veux-tu que je t’apprenne ça ? me prend-il au dépourvu. C’est une partie de ma personnalité, ce n’est pas quelque chose sur lequel on peut donner des conseils...

Il soupire tristement.


- J’ai réessayé... dans la salle de bain, change-t-il de sujet, l’air complètement déprimé. Je ne suis même pas capable de faire ça, souffle-t-il, le regard baissé, presque honteux

- Ok alors je vais t’apprendre, le motivé-je. Prends ta chaise et viens près de moi

Il me regarde confus et s’exécute. Il attend patiemment la suite des événements avec perplexité et inquiétude. Je commence mes quelques recherches et lorsqu’il aperçoit ce qui s’affiche à l’écran, ses yeux triples de volume, chose que je ne pensais franchement pas possible. Je me retiens encore une fois de sourire ouvertement.


- Je suis dans les vidéos ayant le plus de popularité, est-ce que je te laisse choisir ou tu me fais confiance ? dis-je posément


Il bug quelques longues minutes, me fixant comme si je faisais la chose la plus catastrophique du monde.


- Comme la plupart des hommes, j’aime voir deux femmes ensemble... qu’est-ce que tu en penses ?

Il ne dit toujours rien, bien trop choqué par cette situation plus que gênante et déstabilisante, enfin pour lui du moins. Moi, en soi, je m’en fous un peu. C’est mon meilleur ami, je sais qu’on ne fera pas attention l’un à l’autre, alors vraiment, peu importe. Et puis si ça peut l’aider à se sentir mieux dans sa peau, je peux très facilement m’amuser à le pousser dans ses retranchements.


- Ok, va pour celle-ci alors, dis-je finalement


Ses joues trouvent une teinte rougeâtre en un quart de seconde, son regard nous fuit, l’écran et moi, et ce n’est qu’une question de seconde avant qu’il ne fonce vers la porte.


- Ne fais pas l’enfant Jooheon hyung, le coupé-je dans sa détresse intérieure


Il se redresse, piqué au vif, fronce les sourcils et finit par baisser la tête, attendant certainement que la vidéo ne commence, ce qui arrive très vite.

Une bonne dizaine de minutes plus tard, je finis par glisser la main dans mon jogging, et j’aperçois du coin de l’œil que mon ami en est très choqué.

Je ne fais pas plus attention à ça et me concentre sur les caresses que j’inflige à mon intimité. Je bascule la tête vers l’arrière et soupire calmement d’aise. Quelques minutes plus tard, je me retourne lentement vers mon colocataire, qui n’a pas bougé d’un centimètre, il ne regarde plus l’écran et fixe un point à sa gauche, à l’opposé de là où je me trouve. J’observe son corps et je perçois bien vite qu’il est à l’étroit dans son short.

Comment peut-on être aussi timide et innocent. Petit coquin.


- Tu es très têtu comme personne, on te l’a déjà dit ? demandé-je amusé


Il n’a pas le temps de se retourner que je détache la ficelle qui sert le dessus de son bas, et le baisse d’un coup sec, laissant enfin respirer l’érection douloureuse qui était enfermée depuis un moment dans cet étau de tissu.

Il plaque ses mains sur celle-ci, le visage toujours pétrifié.


- Qu’est-ce que t-tu fais ? bégaye-t-il, rouge de honte

- Prends-la en main, lui réponds-je en pointant son entre jambes du regard

- N-non, je ne peux pas faire ça, dit-il, après un moment, fermant ses paupières au maximum


Je soupire une énième fois, cherchant comment l’aider alors qu’il refuse catégoriquement de faire ce qui est logique.

Il faut qu’il ressente le plaisir d’un orgasme pour qu’il comprenne que c’est quelque chose de divin et qu’il en redemande.

C’est la solution la plus efficace pour le rendre plus « adulte ».

Et il n’y a qu’un seul moyen pour l’initier au sexe sans qu’il ne participe...

Qu’est-ce qu’il ne me fait pas faire cet abruti de gosse.

Je pousse sans aucune délicatesse sa main, glisse la mienne sur son membre fièrement dressé et enserre avec force la base de celui-ci, tout en caressant du pouce son gland. Il se cambre et pousse un long râle de plaisir et d’étonnement. Il s’accroche aux accoudoirs du siège et balance la tête contre le dossier, les yeux fermés et la bouche entre ouverte.

Les demoiselles hurlent toujours dans nos oreilles tandis que je commence de long et lent vas et viens, le faisant sérieusement gémir.

Il est adorable, ses yeux sont toujours clos et les petits bruits qui sortent de sa bouche sont tout simplement trop mignons. J’aurais dû me douter que même dans ces conditions, il resterait le même.

Mes coups de poignets deviennent plus rapides et son bassin bouge tout seul à la rencontre de ma main.

Innocent, mais bien sûr.


- Channie, j-j’ai la tête qui tourne, soupire-t-il difficilement. Je ne me sens pas bien...

Rectification : l’innocence incarnée.


- C’est normal Heonnie hyung, détends-toi, tout va bien, profite juste des sensations, murmuré-je, pour le rassurer


Ma main libre rejoint mon membre douloureux pour lui infliger rapidement les mêmes coups puissants que j’offrais à celui de mon meilleur ami. Mes gémissements rauques complétaient à merveille ses couinements délicats et je penche de nouveau la tête, imitant ainsi mon ami. Il est rapidement pris de spasmes, ses soupirs sont un mélange de plaisir et d’intrigue. Des larmes perlent au coin de ses yeux et sa respiration devient vraiment irrégulière. Je l’observe toujours pour voir si tout va bien, je ne tiens pas à ce que cet idiot s’évanouisse.


- Ky-Kyun, j’ai du mal à respirer, je tremble, tu es s-sûr que c-c’est normal ? dit-il entre deux couinements.

- Oui hyung, concentres-toi sur le plaisir

- D-d’accord

Mes mouvements sur nos deux membres se font plus rapides et avec plus de pression, nous cambrant plus encore. Ses petits cris sont de plus en plus fréquents et audibles, tandis que mes soupirs grave, eux, sont plus contrôlés.


- Oh, je-je sens, c’est di-différ-

Il n’a pas le temps de finir sa phrase que dans un grand râle de plaisir, il vient dans ma main, laissant son corps retomber mollement dans le siège en cuir, les paupières toujours closes, la bouche ouverte et la respiration hachée.

Je me masturbe encore quelques longues minutes avant d’enfin venir à mon tour, dans un puissant cri contrôlé par mes lèvres tiraillées par mes dents.

Je prends le temps de reprendre mes esprits et mon souffle, les yeux fermés, concentré sur ma respiration erratique. Une fois mon corps calmé, je me redresse et observe l’abeille à mes côtés, pour apercevoir qu’elle s’est endormie.

Est-ce étonnant ? Pas le moins du monde.

Je prends un mouchoir et le nettoie un minimum avant de lui remettre difficilement son short. Je ne suis pas sûr que des amis normalement constitués feraient ce genre de chose, mais qu’à cela ne tienne, on n’a jamais été normalement constitués de toute manière. Je fais rouler sa chaise jusqu’à son lit et l’allonge sans aucune délicatesse sur celui-ci. Je le couvre du mieux que je peux et retire les quelques mèches qui collent à son front.


- Bonne nuit, Bee Baby.



- Salut, salut ~ lancé-je, prenant place à table, face à un Jooheon le regard fuyant

- Salut toi ~ me fait Kihyun

- Yo ~ répond le rappeur, la tête dirigée vers son bol


Il va falloir qu’on ait un tête à tête très vite, parce qu’il m’a demandé de l’aide, et même si cela peut paraître un peu trop brusque à son goût, il est hors de question que mon meilleur ami m’évite, surtout pour une broutille.

Enfin, je n’irais pas jusque-là, parce que je sais que ce n’est pas anodin, mais ce n’est pas la fin du monde non plus.

Je lui laisse une semaine pour se remettre de ses émotions.




- Hey toi là ! Viens ici ! crié-je alors que la personne interpellée courait déjà vers les vestiaires de la salle de danse. Lee Jooheon ! Arrêtes-toi immédiatement ! hurlé-je


Je ne suis pas énervé, cette situation ne fait que m’attrister et me frustrer.

Il finit par se stopper, sachant pertinemment que j’irais le chercher jusque dans les douches s’il le fallait, et attend que j’arrive à sa hauteur.


- Viens t’asseoir un peu dans la salle avec moi hyung, j’aimerais qu’on discute, dis-je calmement en posant la main sur son épaule, pour le rassurer


Je commence par me diriger vers l’endroit en question et il me suit sans broncher.

Nous sommes assis en tailleur, face à face. Enfin là, c’est plutôt un face à face avec ses baskets qu’il nous fait. Il trifouille les lacets de ceux-ci, la respiration rapide.


- Je t’ai laissé une semaine, soufflé-je tristement. Je pensais que ta gêne passerait mais ça n’a pas l’air d’être le cas...


Sa tête se baisse un peu plus et ses petites mimines commencent à trembler.


- Je ne veux pas perdre mon meilleur ami, Jooheon hyung... je ne le supporterais pas, murmuré-je, la voix étouffée et les larmes aux yeux


Son corps bouge autant que ses mains et des petits bruits commencent à sortir de sa bouche.

Je lui relève le menton et remarque que son visage est inondé de larmes. Je le prends automatiquement dans mes bras, le serrant de toutes mes forces, pleurant avec lui.


- Calme toi bébé, chuchoté-je, en lui caressant le dos. On va rentrer au dortoir et tu prendras une bonne douche, ensuite tu iras directement te coucher, d’accord ? Cette conversation n’est pas importante, ne t’inquiète de rien

Il finit par se calmer et je m’éloigne de lui pour me lever. Je lui tends la main, qu’il prend après un moment d’absence et se relève, me laissant le guider jusqu’au van.

Il s’endort dans la voiture et Hyunwoo le porte délicatement jusque dans son lit. Après une douche bien méritée, je reviens dans la chambre, et m’assieds à côté de mon petit ange. Il paraît nettement plus apaisé ainsi. Je caresse ses cheveux doux et ses joues rebondies qui lui donne cet air si enfantin. Après avoir posé mes lèvres sur son front, je me dirige à mon tour dans mon lit, et tombe directement dans le sommeil.

Le matin, c’est un souffle chaud au creux de mon cou et des bras enserrant ma taille qui me réveille et je peux, sans aucune difficulté, savoir qui est le propriétaire du corps qui me colle.


- Tu dors ? demandé-je de ma voix encore endormie

- Non, murmure-t-il


Son front est collé à mon dos, et ses bras se font plus pressants sur le dessus des hanches.


- Ça fait longtemps que tu n’étais plus venu, dis-je tout bas, l’esprit vagabondant dans la nostalgie

- Mmh, mmh, acquiesce-t-il

- Tu as bien dormi ?

- Oui, et toi ?

- Mmh, mmh

Nous ne parlons plus pendant de longues minutes, et c’est mon t-shirt qui commence à se mouiller au niveau de mes omoplates, qui me fait signe que quelque chose a changé.


- Heonnie ?

- Je suis désolé, dit-il, les mots étouffés par son visage qui est collé à moi


Je me retourne et glisse sa tête dans mon cou, créant un étau avec mes bras autour de ses épaules. Il s’accroche à mon haut et continue de pleurer.


- Ne t’excuses pas, c’est de ma faute, je n’aurais pas dû aller si loin, dis-je, attristé de le voir ainsi


Il s’accroche avec plus de force à moi et continue son flot de larmes.


- N-non, ce n’est pas de ta faute, c-c’est moi qui ai un problème, bégaye-t-il entres deux couinements. Si je m’éloigne de toi, c-c’est parce que je ne v-veux pas que tu sois d-dégoûté par moi, avoue-t-il, la voix tremblante

- Qu’est-ce que tu racontes comme idioties ? Explique-moi plus en détails veux-tu ? demandé-je, confus


Il prit un très long temps de réflexion et de mise en condition, mais finit par éclaircir ses dires.


- Depuis ce qui s’est passé, je n’arrive plus à t-te regarder, sans... sans repenser à t-ta main sur moi, à t-tes soupirs de plaisir, confesse-t-il. Et, à chaque fois, mon corps ne se contrôle pas, et-et je... merde, tu-tu comprends ce que je veux dire ? souffle-t-il dans mon cou, me forçant à ne pas geindre sous cette torture. Tous les jours, je suis obligé d’aller dans la salle de bain, p-pour... pour me soulager. Et, je sais que ce n’est pas normal, m-mais, c’est à toi que je pense dans ces moments-là, dit-il, ses pleurs redémarrant de plus belles. Je me dégoûte moi-même, je sais que je ne devrais pas penser à mon meilleur ami, mais je ne sais pas faire autrement, tremble-t-il au creux de mes bras. Je préférais être le garçon innocent que tu aimais, mais, j-j’ai changé, et... éclate-t-il en sanglots


Je ne l’avais jamais vu dans cet état. Il est complètement terrifié par une réaction humaine. Il est en train de se rendre malade, le pauvre.

Et après il viendra me dire qu’il n’est pas pur et innocent...

Mais j’avoue que je suis un peu choqué par cette révélation... je me serais attendu à tout sauf à ça.

Est-ce qu’il est amoureux de moi ou est-ce que son cerveau est persuadé que je suis le seul à être capable de titiller ses hormones ?

Et moi ? Qu’est-ce que je ressens ?

Là tout de suite, ce que je veux c’est le protéger du monde, enlever cette tristesse de son expression et lui faire retrouver le sourire.

Je remonte son visage à hauteur du mien, il fuit mon regard mais ne tente pas pour autant de se dérober.


- Quoi que tu dises, tu seras toujours mon innocente abeille, souris-je tendrement. Regardes-toi, ris-je. Mon gros bébé est en larmes parce qu’il se masturbe comme les grands et ne trouve pas sa éthiquement correcte

Son visage s’écrase de nouveau dans mon cou, et je pose délicatement mes lèvres sur le haut de son crâne.


- Je te l’ai déjà dit pourtant, non ? C’est une réaction humaine basique, complété-je, le menton posé sur sa tête. Peu importe à qui tu penses. Je te l’ai dit aussi, chacun doit trouver ce qui le stimule, et je suis content que tu aies trouvé. C’est très flatteur de savoir qu’on est désirable à ce point pour quelqu’un, le taquiné-je


Il relève la tête, la moue boudeuse, me laissant sourire jusqu’aux oreilles. Mission accomplie, il est redevenu mon bébé adoré.


- Pourquoi tu boudes ? Tu viens de dire que tu voulais rester l’innocent petit ange que j’aime tant, souris-je en lui caressant la joue


Il rougit et baisse les yeux, de nouveau gêné. Il joue avec les bords de mon t-shirt, sa lèvre supérieure coincée en dessous de l’inférieure, comme les enfants lorsqu’il boude.


- Tu te moques de moi mais je ne pense pas que des lesbiennes en chaleur vive à tes côtés 24 heures sur 24, souffle-t-il. Comment réagirais-tu si c’était le cas ? demande-t-il les sourcils froncés.

- Mal, conclus-je, songeur

- Et si elles te tripotaient une fois comme ça, pour essayer, et qu’elles ne recommencent jamais ?

- Je leur sauterais dessus à un moment où à un autre...

Il ne dit rien de plus, observant toujours mon torse, tripotant le col de celui-ci.


- Attends... tu es en train de me dire que tu te retiens de me sauter dessus là ?

Il devient cramoisi et ne bouge pas d’un pouce. Mon sourire s’élargit.


- Tu n’es qu’un petit coquin Lee Jooheon.

Ses sourcils se froncent de nouveau et il n’ose rien dire.


- Tu sais réellement ce qu’engendre ce genre de phrase ? lui murmuré-je au creux de l’oreille


Je le sens frissonner et sa respiration devient plus saccadée. Il hoche la tête.

Il me rendrait presque fébrile cet idiot.

Je me penche doucement et finis par être au-dessus de lui, soutenu à l’aide de mes bras. Mon souffle se répercute contre ses lèvres, ses paupières sont fermées avec force et il est toujours accroché à moi. Je voulais le titiller un peu, mais le problème c’est que maintenant, j’ai réellement envie de dévorer ses lèvres à l’apparence si douce. Je me suis fait prendre à mon propre piège.


- Je n’en suis pas si sûr, hyung, susurré-je. Et puis, je ne pense pas être capable de salir le corps innocent de mon meilleur ami, conclus-je, lui embrassant la joue et quittant la chambre pour remplir mon estomac vide, le laissant seul avec son esprit rempli de pensées salaces.


Il nous rejoint enfin et la journée se passe comme d’habitude. J’entends par là que le charmant rappeur m’a royalement ignoré, bien évidemment.

J’ai donc fais semblant de rien et le soir venu, m’allonge dans mon lit en écoutant de la musique, attendant ainsi le sommeil. Au bout d’un certain temps, j’aperçois quelqu’un planté debout devant moi. J’enlève donc mes écouteurs et regarde mon ami, hésitant, le regarde perdu vers le sol.


- Je peux faire quelque chose pour toi hyung ? demandé-je calmement

- Je peux ? répond-il en me montrant le lit


Je me redresse légèrement et lui fais de la place pour qu’il puisse s’allonger, ce qu’il fait rapidement, et je passe mon bras instinctivement derrière sa tête pour qu’on puisse être plus confortablement installé.


- Ne respire pas aussi fort, c’est une véritable torture de sentir ton souffle dans mon cou, soufflé-je en me tortillant

- Ne me parle pas à moi de torture, soupire-t-il

- Tu t’y connais en torture ? dis-je amusé

- J’ai une envie folle de faire l’amour avec mon meilleur ami, ça hante mes pensées et mon entre jambes est incontrôlable, alors oui, je m’y connais un peu, se plaint-il


Wow, ah ouais ok, là on a totalement perdu l’enfance de cette abeille.

Que quelqu’un ramène à l’accueil le véritable Lee Jooheon, s’il vous plaît.

Mon bas-ventre frissonne et mon esprit commence à s’embrouiller.


- Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis, dis-je, légèrement étonné par ses paroles

- Au contraire, j’y ai longuement réfléchi. Je s-sais ce que je veux. Et ce que je veux. C’est toi, Changkyun, chuchote-t-il, blotti contre moi


Dieu tout-puissant, j’crois que j’hallucine sévère. Mon érection se réveille en douceur et mes pensées dérivent sérieusement vers des images peu catholiques.


- Qu’as-tu fait de mon hyung ? placé-je encore incrédule

- C’est toi qui as accepté de m’aider, tu aurais dû penser aux conséquences avant

- Je croyais simplement que tu allais prendre goût au plaisir solitaire, pas que tu allais te masturber en pensant à moi et m’éviter à vie ensuite...

- On ne peut pas tout prévoir, conclut-il. Alors, je t’en prie, baise-moi, susurre-t-il au creux de mon oreille


Putain ! C’était quoi ça ?

Je crois que j’ai fait sortir la partie dépravée qui tentait depuis des années de se cacher dans un coin de son cerveau.

Jooheon mon ange, je suis désolé mais, ce soir, je vais t’enlever le peu de pureté qu’il te reste.

Mes mains écrasent ses petites joues à présent bouffies, et je pose rapidement mes lèvres contre les siennes, avec force et envie. Il s’accroche rapidement à ma nuque et soupire contre ma bouche.

Je lèche délicatement sa lèvre inférieure. Elle est tellement douce. Est-ce qu’il a mangé du chocolat avant de venir au lit ou est-ce qu’elle est sucrée naturellement ?

Je me recule après quelques minutes de baiser chaste et pose mon front contre le sien. Sa respiration est déjà folle et son cœur tape contre ma poitrine. Il ouvre les yeux doucement. Il est tellement beau mon meilleur ami.


- Tu es sûr de toi ? demandé-je pour être certain

- Tais-toi et embrasse-moi, répond-il en s’accrochant de nouveau à moi


Je pose de nouveau ma bouche sur la sienne et mordille de nouveau ce petit bout sucré avec tendresse et fougue. Il entre ouvre ses lèvres et je glisse ma langue entre celles-ci pour pouvoir enfin rencontrer son amie. Nous entamons rapidement un baiser agréablement timide, mes mains glissent en caresse le long de son dos, pour finir par agripper ses petites fesses bien fermes et rebondies. Agréable à souhait, j’ai hâte de la suite des événements.

Nos muscles roses commencent à s’exciter et notre baiser s’enflamme. Leur ballet sensuel continue de longues minutes et nous devons nous reculer à contre cœur pour nous permettre de respirer. Je tire délicatement sur son petit cul pour l’inciter à se mettre sur moi, ce qu’il comprend vite. Il s’exécute alors et m’embrasse de lui-même. Les mains toujours à leur place initiale, je malaxe fermement son précieux postérieur et il se redresse en souriant.


- Elles te plaisent autant ? pose-t-il, amusé

- Tu n’imagines même pas à quel point, soufflé-je, souriant moi aussi. Je les détends pour tout à l’heure, complété-je, ne perdant pas mon sourire

- Je vois, dit-il, les joues un peu plus rosées. Au moins ça a le mérite d’être claire, continue-t-il, un peu plus gêné

- Laisses-toi aller hyung, susurré-je à son oreille après m’être accroché à son cou. Ce soir, montre-moi le côté dépravé de ma petite abeille, je veux que tu me montres tout ce dont tu es capable, balancé-je de ma voix grave et sensuelle


Ses frissons sont tellement forts que son corps en a tremblé. Ses yeux se sont rempli de quelque chose de sombre, de désireux, et c’est à mon tour de frissonner face à ce regard.

J’aime ça. Qu’est-ce que j’aime ce Jooheon là.


- Tes désirs sont des ordres trésor. chuchote-t-il, en me retirant mon t-shirt


Il vient ensuite mordiller mon lobe, les frissons ne me quittent pas et j’espère que cette agréable sensation fera de même. Il descend en embrassant mes lèvres, ma mâchoire, mon cou. Il ne descend pas plus et lèche ce dernier. Des papillons parcourent mon bas-ventre et ma respiration fait des siennes. Il mordille, suçote et lèche cette partie pendant de longs instants, me faisant soupirer d’aise.


- J’en étais sûr, sourit-il en descendant

- De ?

- Que même si tu étais chatouilleux, ça marcherait.

- Tu me connais plus que je ne me connais, souris-je tendrement


Après un dernier sourire, il continue ce qu’il avait commencé et mordille mes clavicules. Cette sensation est putain d’agréable !

Il descend encore et lèche délicatement l’un de mes tétons, me faisant soupirer légèrement plus fort, la tête bien calée contre l’oreiller. Il continue son chemin et parsème le reste de mon torse de trace de salive, me laissant de nouveau frissonner violemment.

Je m’accroche au drap pour me contenir un minimum et le vois patienter quelques longues secondes à hauteur de mon nombril.


- Hyung ? Quelque chose ne va pas ? demandé-je, intrigué

- D-dans les vidéos que je regarde, ça paraît tellement s-simple, souffle-t-il, effrayé. Je pensais que ça irait, m-mais...

Je me redresse sur les coudes, le regardant plus facilement dans les yeux.


- Tu n’es obligé de rien Heonnie hyung, chuchoté-je, essayant ainsi de le rassurer

- Ce n’est pas ça, je-j’ai envie d’essayer, c’est juste que, bafouille-t-il. J’ai peur de te faire mal, de faire ça mal. Et-et si ça te ne fait aucun effet ? panique-t-il, inutilement


J’ai envie de lui pincer les joues.

Mais comment, comment, est-ce possible d’être aussi adorable ?

Je lui caresse la joue en souriant calmement.


- Tu as vu dans quel état je suis déjà à cause de toi ? dis-je simplement, en observant la bosse qui se formait à travers mon short


Il rougit en apercevant cette dernière et sourit timidement.


- N’aie peur de rien hyung. Ce soir, oses tout ~ conclus-je, en m’allongeant de nouveau confortablement contre l’oreiller


Peu rassuré, il baisse lentement mon vêtement et une fois que celui-ci est jeter dans la pièce, il se replace correctement face à mon érection dressée devant lui.

Il sourit discrètement, certainement fier de l’effet qu’il me procure et colle délicatement sa paume contre mon sexe. Sa langue s’aventure sur mon gland, passant une première fois sur celui-ci, laissant des centaines de feu d’artifice éclater dans mon estomac. Il longe ensuite l’entièreté de ma longueur, me faisant gémir franchement.

Sa bouche commence à l’envelopper doucement, et sa chaleur m’emprisonne tout entier.

Il descend, de manière horriblement lente, jusqu’à enfin atteindre la base. Il monte et descend doucement, prenant fermement appuis sur mes cuisses. Je me tords dans tous les sens, laissant ma voix grave et emplie d’excitation envahir la petite pièce. Mon bassin bouge généreusement pour rencontrer plus rapidement la bouche de mon partenaire. Un coup plus sec de ma part et je me rends vite compte que je suis allé un peu trop loin. Je le vois toussoter, la respiration rapide. Je me redresse sur les coudes et le regarde inquiet mais également amusé.

Oups, la gorge profonde n’a pas l’air de lui faire plaisir.


- Ça va aller ? demandé-je

- T’es malade ? J’ai failli m’étouffer et j’ai franchement cru que j’allais vomir ! se plaint-il

- Désolé, je ne me suis pas contrôlé, souris-je malgré moi

- Fout toi de ma gueule ! râle-t-il

- Tu crois que c’est facile ? soufflé-je. Tu es beaucoup trop doué pour que je reste insensible et immobile, placé-je, en m’allongeant de nouveau totalement


Je le vois rougir de plus belle et mon sourire double de taille lui aussi.


- Essaie quand même ! Ou au moins, vas-y... p-plus doucement, murmure-t-il de manière à peine audible


Je pouffe discrètement et apprécie me faire de nouveau entourer par ses chairs humides et talentueuses. Mes doigts se mêlent à ses cheveux et je pousse délicatement mes hanches jusqu’à sentir le fond de sa gorge. Il déglutit difficilement et se retire de nouveau à mon plus grand regret.


- Tu es trop fragile, soupiré-je, amusé

- Facile à dire, boude-t-il

- Revient par ici, tes lèvres me manquent, susurré-je, avec sérieux et désir


Il remonte rapidement, avec son éternel air gêné sur le visage, et scelle nos lèvres ensemble, glissant directement sa langue dans ma cavité.


- Tes lèvres sont un véritable paradis, murmuré-je après m’être décollé, lui caressant désormais sa joue douce et moelleuse. Et tu les maîtrises avec talent, souris-je, ajoutant un clin d’œil empli de sous-entendu


Il cale rapidement son visage dans mon cou, l’embrassant délicatement.


- J’ai envie... d’essayer aussi, souffle-t-il. Tu... tu veux bien ?

J’échange rapidement nos positions, enlevant son haut, l’embrassant ensuite à pleine bouche. Je descends à mon tour vers son cou, que je dévore avidement. Les suçons s’enchaînent rapidement, et je descends de plus en plus, le marquant toujours plus intensément. Il gémit de plaisir et se tortille sous moi en se tenant au coussin derrière lui.

J’enlève rapidement son short et son boxer, dévoilant son érection fièrement érigée. Je remonte ensuite vers son nombril, avec lequel je m’amuse quelques instants.


- Tu-tu ne descends pas plus ? geint-il, avec sa moue de chien battu alors que je remontais lentement

- Ce n’était pas dans mes objectifs premiers, non, balancé-je, sérieusement. C’est ça que tu disais vouloir essayer ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Dis-le-moi clairement, je suis un peu perdu, demandé-je, innocemment


Il n’est pas idiot, il sait que je m’amuse avec lui. Il a de nouveau cette mimique avec ses lèvres, celle de l’enfant qui boude. Il prend une grande inspiration et me fixe de ses iris désireux et déterminés.


- Changkyun ?

- Mmh ?

- Suce-moi. ordonne-t-il sans quitter mon regard


Je souris de toutes mes dents et me baisse encore un peu.


- Je ne peux rien refuser à ma petite abeille, conclus-je en léchant timidement son gland


Il se cambre instantanément et un long râle de plaisir s’échappe de sa gorge.


- Ah, m-merde ! hurle-t-il pratiquement


Il s’accroche à mes cheveux et continue de gémir sous mes coups de langue, dirigés cette fois-ci sur ses testicules. Je remplace ensuite ma langue par ma main, et malaxe ces dernières tandis que mon muscle rose s’amuse à lécher son membre de la base à l’extrémité, le faisant soupirer de plus en plus fort.

Je suçote le haut de son sexe tout en exerçant de courts vas et vient avec ma main libre. Son visage déformé par le plaisir est une vision complètement sexuelle et parfaite, je pourrais venir rien qu’en le regardant et l’entendant gémir. Je le prends enfin entièrement, le faisant gémir bruyamment. Son bassin ondule sensuellement, facilitant la rapidité de ma fellation.


- Ah, Cha-Chan, je n’en peux plus, j-j’ai de nouveau la tête qui tourne, je crois que je v-vais ve-venir, bégaye-t-il entres deux soupirs

- Laisse-toi aller mon cœur, le rassuré-je, reprenant rapidement son membre en bouche


Les allés retours continuent à grande vitesse et il jouit très vite, éclatant entièrement dans ma bouche, me forçant à avaler. Pourquoi le sperme n’existe pas goût chocolat je me le demande.

Il respire en gémissant encore légèrement, il papillonne, l’esprit embrouillé par la luxure et la sueur le couvre entièrement.


- Tu es physiquement baisable, on te l’a déjà dit ?

Il tente difficilement de relever la tête mais mon visage en face du sien l’en empêche. Mes lèvres s’attachent aux siennes et je dévore de nouveau cette peau tendre et bouffie. Nos bassins s’entrechoquent et nos soupirs d’aise se mélangent.


- Alors ? lui demandé-je

- Qu-quoi ? répond-il difficilement, le regard encore flou

- Tu es prêt pour le second round ? posé-je, un sourcil arqué


Il hoche vivement la tête et lie ses bras autour de ma nuque. Il me lèche ensuite délicatement l’oreille pour finir par me susurrer des propos trop osés pour sa supposée innocence.


- Fais-moi jouir plus fort encore ton prénom, susurre-t-il. On n’a rien d’important à faire demain, si je ne sais plus marcher, ça ne posera aucun problème

Il tiraille ensuite mon lobe, léchant et suçant la peau sensible derrière celui-ci, m’offrant de puissants frissons.


- Tu es tellement, vulgaire, soufflé-je excité comme jamais je ne l’avais été auparavant


Réfléchissant à la partie qui allait suivre, je commence à paniquer


- Merde, je ne pensais pas que tu allais me chauffer comme ça, je n’ai rien prévu, comment on va faire...

- Calme-toi, dit-il simplement, j’ai tout ce qu’il faut dans le premier tiroir là-bas, conclut-il en pointant ce dernier


Je fronce les sourcils et me dirige vers celui-ci, prenant rapidement le lubrifiant et les préservatifs.


- Tu saurais me dire pourquoi tu as ça dans tes affaires ?

- Je savais que tu céderais, sourit-il amusé, la tête tournée de mon côté, le corps nu n’attendant que moi


Je me dirige vers lui à pas de loup et grimpe sur cet être angélique avec l’esprit noyé d’image salace. J’écarte délicatement ses cuisses et m’installe entre celles-ci. Un déclic se produit dans son cerveau et sa respiration s’accélèrent, il tente de respirer calmement mais ça ne marche pas vraiment. Son regard inquiet se bloque enfin dans le mien et je lui souris tendrement.


- Ça va ? demandé-je, en remplaçant vers l’arrière les quelques mèches collées à son front

- J’ai un peu peur, m-mais ça va, sourit-il faussement

- Je vais faire le maximum pour que tout se passe le plus délicatement possible mais il faut que tu comprennes bien que quoi que je fasse, la douleur sera malgré tout bien présente au début, lui signalé-je, triste de ne pas pouvoir zapper ce passage


Il hoche la tête, s’agrippant à mes bras, prenant de grandes inspirations, les yeux fermés et le corps tremblant.


- Bébé, il va falloir te détendre parce que plus tu seras tendu, plus tu seras serré, et plus j’aurai du mal à passer, chuchoté-je en lui caressant les cheveux

- Je v-vais essayer, tente-t-il de se convaincre lui-même

- Tu me pardonneras bien vite cette douleur lorsque le plaisir sera là, dis-je simplement en l’embrassant chastement. Les sensations seront bien plus intenses que celles des préliminaires Jooheon, tâche de ne pas réellement t’évanouir, d’accord ?

- J’essayerai aussi, sourit-il faiblement

- Ok, alors c’est parti.

J’ouvre le petit tube de lubrifiant et en dispose sur trois de mes doigts, une fois ceux-ci enduits correctement, j’en présente un devant son antre encore vierge. Je pousse légèrement, traçant doucement le contour, lui laissant le temps de se mettre en condition. Je l’enfonce doucement, phalanges après phalanges. Je fixe ses traits tendus avec inquiétude, me permettant ainsi de garder un œil sur son état mental et physique. Il soupire bruyamment, mais n’a pas l’air de souffrir plus que ça. J’ajoute le majeur et ses ongles s’enfoncent brutalement dans la peau de mon dos, me faisant grimacer tout comme lui. Je l’embrasse tendrement, laissant mes doigts inertes à l’intérieur de ses chairs. Je me redresse et démarre une masturbation délicate sur son érection réveillée. Je commence en même temps quelques mouvements de ciseaux, lui permettant ainsi de dilater plus facilement ses chairs. Plus les minutes passent et plus ses traits se détendent. J’ajoute enfin le troisième. Son visage est tordu de douleur, ses ongles sont bien agrippés à ma chair et il geint très fort, les larmes commençant à perler au coin de ses yeux.


- Ah, ça fait mal ! hurle-t-il. Tu vas me déchirer, r-retires-toi !

Il essaie de me pousser mais sa force l’a totalement quitté. Il se tortille sous moi en pleurant, et je m’efforce de continuer les vas et vient sur son sexe avec force.


- Respire, essaie de te calmer d’accord, tenté-je

- N-non, arrête, stoppe, je t’en supplie, ça fait trop mal !

Je ne bouge pas mes doigts, attendant patiemment que son anneau de chair s’habitude à ma présence.


- Je suis désolé, vraiment, mais fais-moi confiance d’accord ? Soit patient, murmuré-je


Il ne dit rien de plus, se contentant de froncer les sourcils et de respirer le plus doucement possible.

Je prends ça pour un accord muet.

Après un long moment à le cajoler, je bouge doucement mes doigts. Il se crispe et coupe sa respiration sous l’effet de la douleur.


- Heonnie hyung, il faut absolument que tu arrives à te détendre

- Ça fait mal, gémit-il

- Désolé, désolé, chantonné-je en l’embrassant encore et encore


Dix minutes ont au moins passé et je commence à réellement bouger. Il sert mes bras, me suppliant par ses gémissements plaintifs d’arrêter ce que je fais mais je ne cède pas.


- Ça va passer, il faut juste que tu t’accroches d’accord ? Si tu as trop mal on arrêtera pour aujourd’hui, mais maintenant que j’y suis, j’aimerais au moins que tu aies un aperçu de ce qu’il peut y avoir après, essayé-je de le résonner

- D-d’accord, pleurniche-t-il


Je continue d’aller et venir en lui délicatement, sans le brusquer. Je bouge les doigts dans tous les sens, cherchant cette petite boule de nerfs qui lui ferait oublier en un instant cette horrible sensation.

Je déteste le voir souffrir ainsi, mais, après tout, c’est pour la bonne cause.

Voyant que ses traits c’étaient de nouveaux apaisés, j’augmente légèrement la cadence, et sans qu’il ne s’en rende compte, des soupirs de plaisir passent discrètement ses adorables lèvres rougies par les innombrables baisers que nous avons déjà partagés. Ses sourcils retrouvent leurs positions initiales, et ses gémissements augmentent le volume.


- Aaah, j-j’ai chaud, couine-t-il. Ç-ça fait du bien

Qu’il souffre par ma faute me rendait coupable et mal à l’aise. Le voir ainsi, prendre enfin du plaisir, me soulage énormément. Mes doigts s’enfoncent de plus en plus profondément, avec force et rapidité, le faisant se cambrer et pousser des râles très puissants.


- Tu aimes ? souris-je l’observant tendrement, lui et son visage à damner un saint

- Ne t’arrête jamais ! gémit-il


Il s’accroche encore plus fermement à mes bras, ondulant son bassin de manière outrageante. Mes doigts entrent et sortent avec tellement de force que des bruits obscènes commencent à se faire entendre.


- Oh bordel Changkyun, c’est tellement bon !

Sa tête est complètement enfoncée dans le coussin, sa bouche entrouverte et sa poitrine se soulèvent tellement vite qu’elle n’a jamais le temps de se baisser totalement.


- Attends ! J’ai l-la t-tête qui tourne vraim-ment fort ! souffle-t-il


Je diminue mes coups lentement, finissant par enlever totalement mes doigts. Il soupire bruyamment et finit par ouvrir difficilement les yeux.

Je lui souris tendrement, patientant sagement de mon côté, l’érection de plus en plus douloureuse.

Tu as de la chance d’être mon bébé innocent Lee Jooheon, parce que je me retiens difficilement de ne pas te prendre sauvagement là tout de suite. Je soupire pour évacuer un tant soit peu la frustration qui me ronge, sans grand effet malheureusement.


- Quoi ? balance-t-il inquiet, captant mon regard. Ça ne va pas ?

- Disons que tu as de la chance d’être aussi innocent, soufflé-je, les fesses posées sur les mollets

- Comment ça ? fronce-t-il les sourcils

- Peu importe, souris-je. Ça va mieux toi ?

- Oui, chuchote-t-il, le visage un peu plus rouge que précédemment. Mais toi ? complète-t-il, en se redressant, s’appuyant sur ses mains. Tu dois avoir mal...

Sa moue tristounette revient à la charge et je me penche pour venir délicatement attraper ses deux croissants de chairs. Ses bras enlacent ma nuque et je caresse tendrement son dos. Il s’écarte légèrement et pose son front contre le mien, gardant ses yeux fermés.


- Kyunnie, souffle-t-il. Tu aimes le goût du risque ?

- J’adore ça.

- Apprends-moi ça aussi...

J’ouvre les paupières et me retrouve plongé dans ses petits yeux humides.


- Je te fais confiance, ajoute-t-il

- Tout se passera bien, d’accord ?

- Mmh, mmh, acquiesce-t-il


Je l’allonge lentement, l’embrasse une énième fois, et me redresse pour attraper le préservatif. Il observe chacun de mes gestes avec appréhension mais essaye de garder un minimum son sang-froid.


- Tu me l’enfiles ? souris-je en coin, histoire de rendre l’atmosphère moins pesante et pour le titiller un peu


Il le prend et arrache rapidement l’emballage, se concentrant pour enfiler efficacement le bout de latex. La pression qu’il exerce pour le dérouler suffit à me tirer un long soupir d’aise. Je suis vraiment au bout de mes limites.

J’écarte ses jambes un peu plus, place du lubrifiant sur mon érection et à l’entrée de son orifice et me place correctement face à lui.

Sa respiration augmente le rythme et ses mains s’accrochent fermement aux draps. Il ferme ses paupières avec force et sa peur envahit la pièce.

Je me baisse et l’embrasse sauvagement, espérant lui faire perdre la tête dans les méandres de la luxure. Il gémit contre ma bouche et s’accroche fermement à moi. Je n’ai franchement pas envie de repasser par la case souffrance, malheureusement, je n’ai pas le choix.


- Accroches-toi fermement à moi, essaye de te concentrer sur ta respiration, contrôle là le plus possible, indiqué-je, à mon meilleur ami paniqué


Il hoche la tête.


- J-je suis prêt, décide-t-il. Embrasse-moi, me supplie-t-il avec son regard tendre d’enfant qui réclamerait un câlin


Trésor, je vais te câliner comme il se doit.

Je pose mes lèvres contre les siennes et sans qu’il n’y prête d’attention, je m’enfonce d’un coup sec et rapide, me retrouvant entièrement en lui, jusqu’à la garde. Il hurle à plein poumon sa douleur, me coupant la respiration de ses bras qui m’étouffe littéralement. Les larmes inondent ses joues et il couine de douleur contre mon oreille. Je recommence une rapide masturbation sur son érection, et lèche et mordille tendrement son cou.

Mon sexe est compressé dans cet étau chaud et humide, la tête me tourne et je pense franchement que je pourrais m’évanouir à sa place tellement tout cela devient insoutenable.

Je souffle difficilement, pour tenter de respirer et surtout ne pas commencer à lui pilonner littéralement le cul.

Bordel je deviens grossier, j’en peux vraiment plus.


- Heonnie, ç-ça va ? soupiré-je


Il ne répond pas, et se contente de pleurer silencieusement.


- Tu aurais pu pr-prévenir, petit con ! geint-il

- Je n’allais pas faire durer ça sur des heures, il fallait y aller en une fois, s-sinon, ça aurait fait pire que mieux. Je me retiens déjà par je ne sais quel miracle, couiné-je à mon tour. S’il te plaît hyung, supplié-je avec toute la peine du monde. Desserre les fesses, par pitié

- J’essaye, mais ça fait un mal de chien ! râle-t-il. Quelle idée d’avoir une queue aussi grosse ! fulmine-t-il


Je me racle la gorge, gêné par la vulgarité qui sort soudain de sa bouche, et me concentre de nouveau sur son visage et ses traits qui exprime la souffrance.

C’est que cette facette de Jooheon m’exciterait pas mal en plus.

Sans plus attendre, je commence de très lent vas et viens, me retenant au maximum.


- Stop ! Stop ! hurle-t-il proche de mon oreille. Je t’en prie, arrête !

Je continue mes langoureuses allées et venues, comblant son érection en même temps. Mes râles de plaisir se mélangent à ses couinements de douleurs et mon dos doit être certainement éraflé à sang.


- Changkyun, merde ! Tu vois bien que ça ne passe pas ! pleurniche-t-il une nouvelle fois

- Tu m’as demandé de te faire jouir mon prénom, alors c’est bien ce que je compte faire, claqué-je


J’augmente légèrement la cadence. Me sentir serré ainsi m’offre un plaisir que je n’avais encore jamais ressenti, cette sensation est tout simplement enivrante, des étoiles on prit place devant mes yeux et mon esprit est dans le brouillard complet. Mon cerveau ne pense plus qu’à contrôler mes mouvements à l’intérieur de cet ange pervertit, le plaisir me consume entièrement et il est certain que ce ne sera pas la dernière partie de jambes en l’air qu’on fera lui et moi.


- Je te déteste !

- Moi aussi je t’aime trésor, réponds-je, emprisonnant de nouveau ses lèvres


Il tente de me repousser quelques instants mais finit par participer à cet échange qu’il aime tout autant que moi.

Il commence à gémir contre moi, mon cerveau perdu dans les limbes du plaisir le prend directement comme un signal et mes coups de reins se font plus présents, rapides et intenses. Il s’écarte brusquement pour pouvoir crier pleinement sans gêne. Les cris de douleur éloignés pour de bon, il commence à réellement jouir. Nos râles suaves et graves se mélangent désormais et l’atmosphère n’est désormais remplie que de luxure pure.


- Ah, je crois, qu-que ça y est, gémit-il


Mes cuisses claquent violemment contre ses fesses, je me redresse et agrippe fermement ses hanches pour m’aider à mettre plus de puissance dans mes coups de butoir.


- Ah, putain, c’est si, oh mon ! Changkyun !

Je le tourne légèrement sur le côté, pose sa jambe droite sur mon épaule et m’enfonce de nouveau dans cet antre divinement accueillant.


- Tu es tellement, serré, grogné-je


Il pose sa main sur le bas de mon ventre et me pousse légèrement, m’incitant à me retirer, ce que je finis par faire, ressentant déjà un manque horrible.

Il attrape mes épaules et me bascule sur le lit. Je me retrouve allongé, et il vient rapidement me surplomber, un sourire carnassier ornant son visage.


- Merci, souffle-t-il, en m’embrassant


Sa main enserre mon sexe, le place directement contre cet orifice dont je suis déjà totalement accro et s’empale d’un geste vif, nous faisant gémir violemment.

Il se lève et se baisse plusieurs fois, avec toujours plus de puissance, se laissant retomber avec beaucoup trop d’élan, me permettant d’aller toujours plus profondément en lui. Ses gémissements bercent mes tympans comme une douce mélodie et je sens bientôt la fin arriver. J’agrippe de nouveau ses hanches avec fermeté et exerce de rapides coups de bassin pour l’aider. Un coup plus précis que les autres le fait pleinement hurler, son corps est pris de spasmes et ses yeux se révulsent. Ses bras ne le soutiennent plus et il s’effondre sur moi.


- Bébé ?

- Recommence ! ordonne-t-il

- Ah, je crois avoir touché la prostate de Baby Jooheonnie, m’amusé-je

- Recommence ! s’énerve-t-il, la tête posée dans mon cou


Je m’exécute sagement et recommence mes vas et vient, tapant toujours cette boule de nerfs qui le fait crier à tel point que sa voix se brise souvent.


- Ah, Changkyun ! C’est tellement ! Plus fort !

Mes coups de bassin deviennent complètement désordonnés, et il finit par se vider en jouissant mon prénom. Les chairs qui m’emprisonnent se font plus étroites et le passage devient vraiment difficile. Je tente tant bien que mal de continuer mes allées et venues mais je suis à bout moi aussi et je n’ai plus de force pour continuer. Mon partenaire, ayant compris mon désarroi, se retire lentement et commence de puissants coups de poignets sur mon membre au bord de l’implosion. Quelques secondes suffisent pour me faire venir dans un grand râle de plaisir, et son prénom passe lui aussi mes lèvres. Il retombe lourdement à mes côtés et les secondes passent tranquillement nous laissant reprendre à notre aise une respiration plus calme. Il se tourne vers moi et pose sa tête sur mon épaule.

Mon torse est souillé par nos semences et je me sens sale, néanmoins je ne peux pas m’empêcher de sourire comme un abruti. Ce qu’il vient de se passer, est tout simplement, indescriptible. C’était sensuel, sexuel, tendre, passionné, doux, sauvage, tout à la fois. Cette expérience était puissante et intense, et sincèrement, je vais en redemander, encore et encore, sans jamais m’en lasser.

Comment se lasser de cet être de toute manière ? C’est tout simplement impossible.

J’ai toujours été proche de Jooheon, il est mon meilleur ami, mon confident, mon frère. On s’amuse d’un rien et parfois on fait vraiment des trucs de gamins, mais sans hésiter ces moments-là, c’est les meilleurs.

Comment on a pu en arriver là ?

Tout ça parce qu’il n’aimait pas être traité d’enfant ?

C’est aussi simple que ça ?

Une situation aussi idiote peut conduire deux meilleurs amis à coucher ensemble ?

On a jamais été normal de toute manière, alors autant faire les choses jusqu’au bout.

J’ai adoré prendre la virginité de mon meilleur ami et si c’est la première fois qu’on s’unit de cette manière lui et moi, je promets que ce ne sera certainement pas la dernière.

Cet idiot s’est endormi.

Elle est vraiment fragile cette petite abeille.

Je déplace de nouveau les mèches qui ne sont pas à leur place et dépose mes lèvres contre les siennes. Je décide de me lever, avec beaucoup de mal parce que les courbatures sont déjà présentes, et file dans la salle de bain pour me débarbouiller.

Je reviens rapidement et m’allonge à ses côtés, ne voulant pas quitter la douce chaleur qui émane de lui.

Il se tourne complètement vers moi, et sa tête se glisse naturellement dans mon cou. J’enserre délicatement sa taille et dépose un dernier baiser sur le haut de sa tête, avant de m’endormir à mon tour.




- Réveille-toi, chuchote mon colocataire


Je sens ses baisers dans mon cou et je papillonne difficilement, la lumière m’aveuglant. Une fois habitué à celle-ci, j’ouvre totalement les yeux. Je les pose directement sur le petit ange toujours accroché à moi et réponds au sourire chaleureux qu’il m’offre.


- J’ai faim, marmonne-t-il


Je pouffe délicatement et passe la main dans sa chevelure toute douce.


- Allons dans la cuisine dans ce cas, proposé-je

- Mmh, mmh.

Il se décolle lentement de moi, et je me lève en douceur, les courbatures ayant pris totalement placent sur l’entièreté de mon corps. Je me retourne et le regarde, assis, la main posée dans le bas de son dos, en train de gémir de douleur, de sa voix complètement hors-service.

J’enfile un boxer et un t-shirt et me place devant lui, un sourire triomphant sur le visage.

Il perçoit mon amusement et boude de plus belle en se mettant debout sur ses jambes tremblantes. Il s’accroche fermement à mon bras, en grimaçant.


- Qu’est-ce qu’il y a mon cœur ? Tu as du mal à marcher ? souris-je toujours autant

- La ferme, s’énerve-t-il alors que ses joues prennent une couleur adorable


Mes lèvres se posent sur les siennes, se décollant rapidement, et je l’aide à s’habiller. Il va se plaindre toute la journée, je ne sais pas lequel de nous six cédera et l’assommera.

On arrive, doucement mais sûrement dans la pièce principale et je l’aide à s’asseoir avant de partir chercher ce qu’il faut pour qu’on puisse manger. Je tourne la tête et vois Jooheon, le visage pointer vers la table, tandis que Minhyuk et Hoseok le fixent, le sourire jusqu’aux oreilles.


- Alors ?

Je sursaute en remarquant que Kihyun s’est placé à mes côtés, dans la cuisine.


- Quoi ? demandé-je, curieux

- Tu t’es bien amusé hier ? Enfin je demande ça par pure politesse parce que finalement, tout le monde est au courant que vous vous êtes bien amusé, balance, agacé mais amusé, maman Kiki

- Ah oui, désolé, je ne pensais pas qu’il serait aussi expressif, pouffé-je

- Idiot, lève-t-il les yeux au ciel. C’est récent, vous deux ? demande-t-il ensuite, plus sérieusement

- Ça date d’hier soir donc j’imagine, oui

- Est-ce que vous êtes sérieux entre vous ?

Je reste inerte quelques instants et il attend sagement que mes idées se mettent en place.


- On ne va pas se mentir, clairement, je crois être amoureux de lui, conclus-je

- T’as remarqué ça avant ou après l’avoir culbuté ? rigole le plus petit

- Tu es d’une finesse, sincèrement, on dirait moi, ça fait peur, soupiré-je, faussement agacé. Et pour répondre franchement, c’est après que je m’en suis rendu compte, annoncé-je, songeur

- Tant que personne n’est blessé et que vous êtes heureux, moi ça me va. Enfin, si tu pouvais juste le faire baisser de quelques octaves, parce que ce n’est pas que ça me dérange de l’entendre hurler « Changkyun, plus fort ! », mais c’est tout comme, lève-t-il de nouveau les yeux au ciel en partant s’asseoir sur le canapé


Je rejoins enfin mon ami pour pouvoir remplir nos estomacs et le vois complètement rouge, tasser sur lui-même, me suppliant de l’aider du regard en me voyant arriver.


- De quoi vous discuter encore les commères ? haussé-je le ton en m’installant à côté de mon abeille

- Rien de spécial, on se demandait s’il avait arrêté de bouder parce qu’on le traitait comme un enfant, sourit malicieusement Minhyuk

- Hein hein... dis-je, peu convaincu

- Ah vous êtes levés, hausse le ton le leader, depuis le couloir. Ne traîner pas, on va bientôt partir s’entraîner, dit-il simplement

- À ce propos hyung, tenté-je. Jooheonnie hyung a sûrement fait un faux mouvement en dormant cette nuit et il a un mal de dos horrible. Est-ce qu’il peut rester ici aujourd’hui ?

Les autres pouffent peu discrètement dans la pièce tandis que le plus vieux semble réellement se soucier de son petit protéger. À tous les coups il n’a rien entendu de la nuit.


- Bien sûr, est-ce que ça va aller Heonnie ? demande-t-il, sincèrement inquiet

- Mmh, mmh, acquiesce le concerné, les joues rosies. Est-ce qu’il peut rester avec moi ? propose-t-il en me montrant de la tête. J’arrive difficilement à marcher et j’ai du mal pour plein d’autres choses, souffle-t-il.

- Ok, s’il peut t’aider alors qu’il reste, mais tu ne devrais pas aller à l’hôpital ?

- Merci ! Non ne t’inquiète pas hyung, demain ça devrait déjà aller mieux, sourit-il

- D’accord, d’accord...

Les autres déjà parti, nous nous sommes levés après avoir terminé notre bol de céréales, et nous avons marché lentement pour rejoindre notre chambre.


- Tu veux bien m’aider à me laver ? propose-t-il

- Bien sûr, souris-je


Une fois sous l’eau chaude, il paraît nettement moins souffrir. Un soupire d’aise traverse même ses lèvres.


- L’eau chaude te fait du bien ? demandé-je en caressant la chute de ses reins

- Oui, avoue-t-il, les yeux fermés et un sourire satisfait sur les lèvres. Tes mains aussi me font du bien

- Content de le savoir, souris-je

- Est-ce que je suis toujours ta petite abeille innocente et pure ? me demande-t-il, la tête penchée sur le côté, un sourire joueur sur les lèvres

- Tu le seras toujours, souris-je en lui caressant la joue. Une abeille innocente le jour et totalement dépravée la nuit, balancé-je, mon sourire s’agrandissant en apercevant ses joues rougies et son regard fuyant

- On recommencera alors ? dit-il, me fixant désormais intensément


Son regard me perturbe quelques secondes mais mon enjouement reprend de plus belle.


- Je ne peux rien refuser à ma petite abeille, avoué-je de nouveau, caressant désormais son torse innocemment. Surtout quand elle me le demande vulgairement

Son visage vire directement au rouge tomate et il préfère observer ses pieds. Il finit par se coller à moi, ses bras autour de ma nuque et son souffle se répercutant dans mon cou. Mes mains se posent sur ses hanches et j’embrasse délicatement son épaule.


- J’ai envie de toi, murmure-t-il, de sa voix enrouée, m’offrant de merveilleux frissons dans l’échine

- Même le jour ma petite abeille peu attaquer, constaté-je, caressant toujours le bas de son dos


Il pouffe et continue ses baisers dans mon cou.


- Lee Jooheon, susurré-je ensuite, mordillant ce qui est à ma portée. Ne montre ce côté-là de ta personnalité qu’à moi, d’accord ?

- Promis, sourit-il, m’embrassant amoureusement ensuite


Le baiser timide que nous échangeons se transforme rapidement en quelque chose de plus sauvage, et nous nous éloignons difficilement l’un de l’autre histoire de ne pas réellement manquer d’air. Je sens son érection frotter contre moi et je souris face à son excitation sans limite.


- Tu as encore affreusement mal aux fesses mais tu as à ce point envie de me sentir à nouveau en toi ? murmuré-je, mordillant sensuellement son lobe

- Tu as raison, se ressaisit-il, empoignant sauvagement les miennes. Alors c’est moi que tu sentiras en toi dans ce cas.



𝓔𝓷𝓭