Istya, la genèse
Le bar n’avait pas changé depuis son arrivée il y a cinq ans. Cinq ans qu’elle était entrée en ce lieu alors inconnu niché au milieu des pavés brulants sous la canicule de l’été. Entre les odeurs d’égouts fumants et les toits parisiens aux ardoises éclaboussées de feu sacré, elle était entrée avec pour seul bagage la peur au ventre et de l’espoir plein le cœur.
Passé la grande porte d’acier , c’était le jour et la nuit. L’intérieur sombre et frais contrastait si violemment avec l’enfer lumineux du dehors qu’elle en fut déstabilisée. Elle suivit ce qui lui semblait être un signe de vie humaine au loin et après le couloir de l’entrée elle tomba dans les bras dans immense bar aux courbures boisées, aux tapisseries de velours et aux étagères chargées. Des bouteilles, beaucoup, des verres, des lumières, des vases et autres vasques en tous genre. Elle avait l’impression d’avoir traversé un mini vortex qui l’aurait portée à un autre endroit à une autre époque.
Elle était à présent assise là dans son costume pailleté, se contentant d’apprécier ce moment avant d’être confrontée aux regards alléchés, aux sourires convoiteurs et aux mains baladeuses qu’elle arriverait à éviter en toute subtilité comme elle avait si bien appris à le faire depuis toutes ces années. Elle était assise là et se demandait comment sa vie avait pu prendre un tel chemin. L’avait-elle vraiment choisie ? Ou avait-elle été choisie ?









Merci et bravo 🙏🏽❤️
Je commence par une phrase qui me parle, et ce n'est point la seule... " mince alors, mon copier/coller n'a pas fonctionné, alors pas de citation, de mémoire l'évocation du contraste entre le père, ce papa, qui se meurt mais pas sans valeur celle de transmettre les siennes, celles de ces ancêtres"... J'ai adoré la lenteur de l'histoire ; les détails et les mots forts puissants... Cette femme/fille qui se devine jolie : Moi, je suis un être exclu, je suis tel le père mais sans enfant, donc triste, mais vous lire me met en joie, car vous avez du talent, un talent de raconter, la vie de votre personnage principale, l'écriture, est un sucre succulente, et je suis gourmand... J'espère que d'autres auteurs deviendront vos lecteurs(trices)... Un dernier mot : MERCI pour la sensibilité de votre texte et une question Gary, est-ce un choix clin d'oeil, a mon auteur fétiche ( Monsieur Romain Gary... Brûle en Russe)... Bon, je sors dixit un homme malade sous posologie, qui a peut de temps de concentration dans sa journée !
C'est maintenant que je commence à lire l'histoire😁.Et j'adore le commencement. Ce que j'admire surtout c'est le choix des mots et des expressions pour créer une atmosphère et le rythme des phrases.