Une Nouvelle Alpha

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Summary

Tué des mains de son mari l'âme de Saminou se trouve errante dans les limbes de l'oubli pendant une durée indéterminée. Coup du destin où œuvre de sa bonne étoile Saminou se voit accordé une seconde chance et pas n'importe laquelle, elle se retrouve incarné dans le corps d'une louve alpha pas très apprécié de sa meute. Qu'adviendra-t-il d'elle dans ce monde qui lui est inconnu ?

Status
Ongoing
Chapters
35
Rating
4.3 12 reviews
Age Rating
18+

Choc et silence

Choque et silence



Saminou a toujours aimé les enfants, mais la vie ne lui a pas encore donné ce bonheur d'avoir ses propres enfants. Pour se monter de ce manque trop oppressant, elle décida de changer de carrière professionnelle, abandonnant son métier de juriste pour celui de maîtresse à la maternelle. Elle ne regrettait pas son choix, car le contact régulier avec les enfants lui apportait tranquillité, douceur et espoir. C'était devenu pour elle une thérapie, espérant un jour que le bon Dieu exaucera son vœu le plus cher.

Une sonnerie assez stridente la fit gigoter dans le lit, bousculant par la même occasion son mari qui ronchonna dans son sommeil sans bouger d'un poil. Saminou, tapota la table de nuit à la recherche du réveil sans y jeter un coup d'œil. Ne trouvant rien, elle donna un coup de coude à son mari pour l'inciter à se réveiller, mais rien.

- Anthony ! Anthony ! Le réveil est de ton côté marmonna Saminou...

- Chuis trop hum grrr... grrrr.

Ledit mari ne termina pas sa phrase aussitôt qu'il s'endormit de nouveau, se mettant cette fois-ci à ronfler de plus belle. Saminou pesta contre les ronflements matinaux de son mari, elle voulut lui donner à nouveau un coup de coude, mais se retint de provoquer sa colère. Saminou voulut s'endormir à nouveau, malheureusement elle était sensible de l'ouïe, du coup elle ne trouva pas le sommeil. Pivotant sur le ventre, elle donna un coup de poing dans l'oreiller avant d'enjamber le corps endormis de son mari pour éteindre le réveil alors qu'elle ne se souvenait pas pourquoi elle l'avait éteint plus tôt que d'habitude après qu'elle a quité le lit conjugal.

En passant devant le calendrier, Saminou y jeta un coup d'œil avant de se rendre dans la salle de bain. Elle revint sur ses pas, car un cercle de couleur rouge fit sauter Saminou de joie, sachant bien de quelle date il s'agissait. En cet instant, elle remercia sa bonne que son mari ait un sommeil profond sinon c'était une dispute assurée au vu du cri qu'elle venait de pousser. Elle regarda une nouvelle fois le calendrier pour voir si elle ne s'était pas trompée sur la date qu'elle venait de voir et non elle avait bien vue puisque la date était encadrée en rouge.

- Yes!!! Elle n'a pu se retenir de dire en gesticulant dans tous les sens, balançant ses hanches de gauche à droite.

- C'est la rentrée ! Sautilla-t-elle.

Elle se retint in extremis contre le mur lorsqu'un vertige la fit perdre l'équilibre.

- Ah non, je ne vais pas tomber malade le jour de la rentrée quand même, j'attendais ce jour avec impatience depuis trois mois, se plaignit Saminou avant de se rendre dans la salle de bain.

Une fois propre, elle se rendit à la cuisine pour se préparer le déjeuner. Comme son mari ne venait pas, elle décida de prendre son petit déjeuner sur lui et s'apprêter pour le travail. En retournant dans la chambre, le lit était vide. Saminou s'interrogea où était bien passé son mari. Brusquement un bruit d'eau lui indiqua que celui-ci se trouvait sous la douche. Elle arrangea le lit vite fait avant de prendre son cartable qu'elle avait préparé la veille.

- Anthony, je vais au boulot. Ton petit déjeuner est dans la cuisine au cas ou t'aurais envie de manger avant d'aller au travail dit assez fort Saminou afin de se faire bien entendre de son mari malgré le bruit de l'eau. Sans attendre sa réponse elle sortit.


La journée avait bien débutée pour Saminou. Sa nouvelle classe était très bruillante, avec quelques pleurnichards qu'elle avait dû dorloter à tour de rôle pour les calmer alors que les plus courageux jouaient dans l'air de jeu. Elle a dû arrêter tout mouvement lorsqu'elle sentit quelque chose lui monter à la gorge lorsque tout sembla se calmer, elle raccompagna le dernier pleurnichard dans l'air de jeu. Une montée plus violente que la précédente la fit courir malgré ses escarpins jusqu'au sanitaire pour femme. Ne se souciant pas de qui pourrait être là ou non, elle se précipita dans l'une des toilettes qu'elle ouvrit à la volée faisant claquer la porte contre le mur. Elle n'eut pas le temps de bien se positionner qu'elle régurgita tout le déjeuner qu'elle avait pris le matin.

Quand Saminou fût sûr que plus rien ne pourra plus sortir de sa bouche, elle se dirigea vers le lavabo pour nettoyer sa cavité buccale ainsi que sa mèche de cheveux qui avait également été badigeonnée de vomissures. Mais lorsqu'elle toucha sa bouche, l'envie de vomir la submergea. Une fois sans demander son reste, elle courut dans la toilette pour y vomir. Elle passa plus de dix minutes à vomir de son estomac sans savoir d'où venait tout ce que son corps rejetait. Elle évacua la saleté en tirant sur la chasse d'eau. Après quelques minutes d'attente devant le miroir du lavabo, Saminou hésita à se rincer la bouche de peur de vomir une nouvelle fois, mais le fit quand même. Heureusement pour elle rien de telle ne se passa.

En sortant des lieux, elle manqua de s'évanouir dans le couloir. Prenant appui sur le mur, attendit que le vertige ne diminue avant de se servir de ce même appui pour longer le couloir et prendre le chemin de la direction.Saminou ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle était bien portant et durant ces quelques mois de repos si elle mettait de côté les vertiges passagers, il n'y avait rien d'alarmant chez elle.

Arrivée devant le bureau directorial, la jeune maîtresse frappa à la porte puis attendit la réponse.

- Entrée dit la voix se trouvant dans le bureau.

Saminou essaya de prendre contenance, mais en vain. Elle enclencha la poignée pour se trouver en face de la directrice, tête penchée sur plusieurs documents en main avec son portable accroché entre l'oreille et l'épaule. En temps normal, Saminou aurait ri de voir sa supérieure aussi prise dès le premier jour de la rentrée, mais son état de santé ne lui permettait pas. Elle prit place et patienta.

- Hum... C'est compris... J'ai retrouvé leurs noms sur la liste... Ok... Passer une bonne journée monsieur, dit la directrice en raccrochant.

- Bon dieu. ! Ce n'est que le premier jour et me voilà déjà débordée soupira la directrice en reposant sa paperasse.

- Ah Saminou tu ne devais pas être avec les enfants. ? Ajouta sa supérieure.

- Je venais vous demander une permission. Je ne me porte pas très bien dit Saminou dans un murmure.

- Prenez la semaine pour mieux vous soigner et j'espère que ce n'est pas grave parce que je ne veux pas que ma meilleure maîtresse soit absente trop longtemps, déclara la directrice.

- Je ne pen... Saminou ne termina pas sa phrase qu'elle fût pris d'une autre nausée.

En se levant pour courir vers les toilettes, elle faillit s'étaler au sol. Heureusement, elle put s'accrocher sur le siège où elle était assise. La direction la conduit dans sa salle sanitaire personnelle et se mit de côté retenant ses tresses pour lui laisser le champ libre.

Une fois sûr qu'elle avait fini de rendre ses tripes, tira sur la chasse, remercia sa supérieure avant d'aller se laver la bouche. La directrice l'examina des pieds à la tête avant de lui poser la question qui traitait dans la tête.

- Êtes-vous enceinte Saminou ?

- Je ne pense pas madame. C'est sûrement ce que j'ai mangé ce matin.

- Je ne crois pas non, vos vertiges et nausées sont pour la plupart du temps les symptômes caractéristiques d'une femme enceinte.

- Je ferai un test madame la directrice répondit Saminou.

Elle ne voulait pas encore se donner de faux espoirs, car ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans ce genre de situation pour être déçu à la fin.

Autant ne pas pousser sa chance trop loin pensa Saminou.

Saminou fit un contour dans la salle où les enfants contents s'étaient tous endormie. Elle demanda à sa collègue de prendre en charge ses élèves avant de se rendre d'un pas pressé vers un supermarché. Une fois qu'elle ait acheté tout ce dont elle avait besoin, elle rentra chez elle.

Saminou déposa ses courses dans la cuisine puis récupéra le paquet qu'elle avait précieusement mis dans un sachet isolé. Parti dans la toilette la plus proche qui se trouvait dans le couloir, des bruits provenant de leur chambre attira l'attention de la jeune enseignante. En regardant sa montre, son mari devrait encore être au boulot et ne rentrerait pas à la maison avant vingt-et-une heure. Cela ne pouvait être qu'un voleur pensa Saminou. Rebroussant chemin, elle déposa son paquet sur le canapé et partie prendre une casserole dans la cuisine puis revenir vers sa chambre en marchant sur la pointe des pieds pour éviter de faire du bruit et avertir le voleur de son arrivée.

Saminou remercia le ciel que l'intrus ait laissé la porte de la chambre ouverte. Tenant fermement son arme dans ses mains, elle balaya du regard la chambre pour voir où se trouvait le voleur… Son regard se figea sur l'une des scènes les plus improbables qu'elle n'aurait jamais crû vivre de toute sa vie. En face d'elle, se trouvait une inconnue entièrement nue mise à quatre pattes, les mains attachées sur les piliers de leur lit conjugal et que son mari était en train de pilonner le plus sauvagement accompagné des fessées. Sous les cris d'appréciations de la femme et les grognements d'extase de son mari, Saminou qui n'en revenait pas fit lâcher la casserole, faisant sursauter par la même occasion les occupants de la pièce.

Sanimou resta un petit instant déconnecté de la réalité avant que son regard ne croise celui indifférent de son mari qui avait fini par détacher son amante avant de croiser celui de la catin qui sourit avant d'enfourner le sexe de son mari dans sa cavité buccale. C'en était trop pour Saminou qui bouillonnant de rage, se précipitant vers la garce qui souillait son lit conjugal.

- Toi hurla Saminou. En saisissant la garce par sa coiffure et lui tirant hors du lit sous le regard noir de son mari qui ainsi n'avait pas aimé son interruption alors qu'il était sur le point d'atteindre sa jouissance.

- Comment oses-tu nous interrompre ? S'emporta Anthony en quittant le lit pour venir arracher son amante des mains de sa femme.

- Comment as-tu pu oser Anthony ? Tu amènes une catain dans notre maison et tu la baises sur notre lit conjugal et tu oses me poser la question cria Saminou en voulant à nouveau saisir la femme qui se cachait derrière son mari.

- Ne la touche pas ! Celle que tu traites de catin est mieux que toi, car elle au moins porte mon enfant alors ne vient pas te plaindre lorsque que je couche avec une autre femme déclara en Anthony en la poussant avec force loin de lui.

Le mouvement fût si brutal qu'il propulsa Saminou vers le mur lui faisant heurter violemment sa tête contre celui-ci éclaboussant du sang à ce même endroit. L'impact lui fit pousser d'un cri de douleur.

Dans sa chute au sol, la tête de Saminou se cogna la table de nuit avant de s'écouler au sol sombrant dans une mare de sang le visage déformé par la douleur.