Alex – Tome 1 – L'An Zéro (Romance M/M & Sci-Fi Alien) EN COURS DE RÉVISION

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Résumé

Sept mois après leur arrivée, le monde est officiellement à genoux. Dans une ère de violence, de communications coupées, de périls et de menace extraterrestre, l'humanité a été emportée dans une guerre entre factions rivales, perçue aussi bien comme l'apocalypse que comme une guerre sainte entre Dieu et le Diable. Alex est convaincu que ce ne sont que des foutaises ; il n'y a rien de saint ou de divin là-dedans. Tout ce qu'il veut, c'est survivre à l'assaut, loin de cette force militaire destructrice qui réduit son monde en cendres. Cependant, lorsqu'une nouvelle menace, encore plus perturbante, fait surface, Alex se retrouve malgré lui au cœur de la tourmente, entouré d'alliés dont il se serait bien passé. Il renaît alors dans une nouvelle ère où certaines choses pourraient s'avérer bien pires que tout le reste... Mêlant drame, erotic romance, aventure, humour et nouveaux départs, l'histoire d'Alex nous entraîne dans un périple fait d'amour, de doutes, de conquête de la peur et de dépassement de soi, tout en restant fidèle à ses convictions, même quand le monde brûle autour de vous. *Avertissement : thèmes matures, langage cru et représentations graphiques de violence et de sexe* Thèmes : Post-Apocalyptique, Sci-Fi, Drame, Erotica, LGBTQ, M+M+, Romance

Genre :
Lgbtq,Erotica
Auteur :
M. Lane
Statut :
Complete
Chapitres :
47
Rating
5.0 (14 avis)
Classification par âge :
18+

Introducing The Unlikely Hero

-15 octobre, Année A.A. (Après Arrivée)


« Non, non, non… pas aujourd’hui. Pas moi. »

Alex répétait ce mantra à voix basse tout en sprintant à travers ce qui restait de la petite ville de Springville, dans le Connecticut. Aujourd'hui, on pourrait plus justement l'appeler « Trou-du-cul-ville », ça ne ferait aucune différence.

La sueur lui coulait dans le dos malgré le froid glacial qui annonçait la neige. Alex avait les yeux écarquillés par un début de panique teintée d'adrénaline, et il ne pensait qu’à une chose :

Putain, tout ça me fait chier.

Il s’immobilisa un instant, le corps tétanisé, les yeux ronds de terreur en entendant le sourd martèlement des technologies extraterrestres au loin, qui s'intensifia avant de retomber aussi vite qu'il était apparu.

C'était un son capable de faire vibrer vos os, un bruit qui vous faisait comprendre que vous étiez foutu dès l'instant où il franchissait le mur du son.

Quelques détonations éclatèrent tout près, poussant Alex à se bouger le cul pour courir se réfugier dans une ruelle étroite.

Il se jeta presque dans l'interstice entre un vieux magasin de meubles et une ruine de briques à moitié effondrée, dont l'enseigne brûlée pendait lamentablement : Bernie’s Antiques.

Il scruta la rue étroite où il venait d'atterrir, cherchant son prochain mouvement. Une seconde plus tard, il se redressa brusquement en apercevant un mouvement dans la ruelle d'en face. Que Dieu me vienne en aide, pensa-t-il, alors que d'autres personnes sortaient de leurs cachettes. Il avait envie de leur hurler dessus, à ces imbéciles, de s'aplatir et de retourner se cacher d'où ils venaient.

Il jura entre ses dents en voyant deux hommes s'extraire de l'ombre entre deux bâtiments, filant derrière une benne à ordures pour se jeter dans le chaos imminent.

Ils avaient l'air de montagnards rugueux, et leurs visages exprimaient une vengeance suicidaire tandis qu'ils armaient leurs fusils d'assaut. Ils semblaient déterminés à déchaîner les enfers, ou du moins, c'est ce qu'Alex en déduisit.

Alex se plaqua contre la brique, la poitrine haletante, son Glock tremblant dans ses mains alors que les deux idiots dévalaient la rue devant lui. Quand il osa jeter un œil, le spectacle qui s'offrit à lui lui noua instantanément l'estomac de terreur.

Il prit une inspiration tremblante et s'aplatit dès l'instant où ces deux connards ouvrirent le feu sur une vague de silhouettes vêtues d'argent qui arrivaient à toute vitesse dans leur direction.

Ça ne présageait rien de bon.

Alex reprit assez de courage pour jeter un coup d'œil par-dessus le mur écroulé et vit au moins vingt de ces bâtards d'aliens se déployer dans la rue, déchiquetant le trottoir comme s'ils avaient les chiens de l'enfer à leurs trousses.

Au moins, ils étaient éloignés, progressant à travers un terrain jonché de débris, de voitures retournées et de bâtiments effondrés qui les faisaient apparaître et disparaître de son champ de vision.

Alex arrêta d'hésiter.

Pas aujourd’hui. Il n'allait pas finir comme ça. Sûrement pas lui.

Il prit trois grandes inspirations, profita de la distraction des deux hommes pour se ressaisir, et courut, bas et rapide, vers un semi-remorque qui avait connu des jours meilleurs. C'était proche, cela le cachait des regards, et le véhicule était immobilisé, les pneus à plat au milieu du carrefour.

Les éclats soudains de rayons d'énergie bleus et blancs fusèrent au-dessus de sa tête, lui foutant une trouille bleue car il pensa un instant qu'ils l'avaient repéré et qu'ils tiraient sur lui.

Deux de ces décharges frappèrent un bâtiment tout près sur sa gauche. La destruction immédiate et l'effondrement de la façade en lambeaux n'étaient pas seulement alarmants ; c'était la preuve évidente que s'il se faisait toucher, ça ruinerait carrément sa foutue journée.

L'air se remplit instantanément de poussière et d'une pluie de béton. Le fracas de la brique et du mortier explosant sur la chaussée était assourdissant. Il se demandait vraiment sur quoi, putain, ces fils de pute tiraient.

La réponse arriva moins d'une seconde après sa question.

Il réalisa, presque trop tard, qu'il n'avait pas vu l'éclat de l'armure rouge et or arriver d'une rue sur sa gauche.

Maintenant, il les voyait, putain. Ils zigzaguaient entre les voitures abandonnées, sortant des ruelles comme une vague rouge mortelle fonçant droit sur lui.

Honnêtement, Alex ne savait pas ce qui était pire : les aliens en rouge et or ou leur faction adverse, ces autres connards extraterrestres en argent.

Il plongea, roula sous le châssis du semi-remorque et se racla presque la peau en se hissant pour se caler contre la carrosserie graisseuse et noircie, avec l'envie désespérée de rester invisible.

Il tourna la tête juste à temps pour voir les deux autres hommes, désormais pris en étau, essayer de faire volte-face pour foutre le camp.

Il était évident qu'ils venaient d'avoir la même pensée : « Putain de merde », au moment où ils avaient réalisé dans quel bourbier ils s'étaient fourrés.

Ils se heurtèrent au mur de soldats rouges en essayant de rebrousser chemin, et leurs cris de panique firent se serrer le cœur d'Alex.

Il regarda, les yeux exorbités, alors qu'ils s'arrêtaient net pour reculer, mais furent frappés par ces décharges pulsées avant même de pouvoir s'échapper du feu croisé.

Des morceaux de leurs corps s'évaporèrent instantanément au contact des éclats d'énergie bleue. L'un mourut sur le coup, tandis que l'autre s'effondra en hurlant, la moitié du visage et un bras entier consumés par une ignition de lumière bleue. Une lumière qui rongeait sa chair comme un acide de cauchemar et de flammes infernales, pendant qu'il hurlait d'agonie.

Alex ferma précipitamment les yeux, respirant saccadé sous l'effet de la panique, et se retrouva officiellement coincé.

Il se hissa plus haut, les membres tremblants, et se figea en entendant des pas marteler le sol tout près.

Tout en lui hurlait que c'était la fin, qu'ils l'avaient repéré, qu'ils allaient l'arracher de dessous le semi-remorque pour l'emmener dans la nuit noire.

Ce fut l'un des moments les plus angoissants de sa vie, attendant que le couperet tombe.

Il s'accrocha de toutes ses forces au milieu du martèlement des tirs et des voix extraterrestres hurlant dans une langue étrangère, avant que les sons ne s'éloignent progressivement.

Jésus, putain de Dieu, aide-moi aujourd'hui.

Quand il fut sûr qu'ils avaient quitté ce secteur, il se laissa tomber, roula, se redressa rapidement et ne jeta qu'un regard rapide à l'un des malheureux à moitié étalé sur le carrefour.

Le pauvre bâtard était en pleine crise convulsive, les yeux révulsés, mais Alex continua d'avancer. Il ne pouvait rien faire pour lui, à part lui loger une balle dans la tête, et cela n'aurait fait qu'alerter les nouveaux venus qu'il y avait de la compagnie. C'était le nouveau prix à payer quand on s'imaginait pouvoir combattre ces connards.

Pour Alex, toute cette merde ne le regardait pas, et les humains qui s'impliquaient dans cette soi-disant « guerre du bien contre le mal » étaient au-delà de l'idiotie.

Ce n'était que du fanatisme religieux pur et simple ; une tentative désespérée de donner un sens à ce qui se passait. Ou alors, de la folie pure, le temps que les gens acceptent que ces extraterrestres se foutaient royalement d'eux.

Alex n'avait jamais, au grand jamais, assis devant un verre de vin, réfléchi à ce qu'il pourrait offrir à ce groupe de trous du cul avancés. Il n'avait jamais cru que quoi que ce soit de sa part serait utile, principalement parce qu'il n'était pas un abruti.

Il avait vu ces deux camps à l'œuvre, et aucun de ces putains d'extraterrestres ne semblait particulièrement génial ou divin.

Ils n'avaient certainement pas besoin de l'aide de l'humanité pour s'entretuer, et ils n'aimaient pas du tout les humains. Alex était assez sûr qu'à leurs yeux, les humains n'étaient que des fourmis essayant d'aider un fourmilier à déterrer leur nid. En d'autres termes, s'impliquer était une folie suicidaire à tous les niveaux.

Alex continua d'avancer, s'éloignant du bruit des armes et des cris, son sac à dos cahotant à chaque pas, sans chercher à dégainer son arme.

S'il se faisait prendre à découvert, comme ces deux pauvres types, il serait mort de toute façon.

Enfin, après ce qui sembla être une éternité, il jeta un œil autour du dernier bâtiment, observant la route dégagée en quête du moindre signe de mouvement.

Heureusement, Alex ne vit rien d'autre que des collines vallonnées, une vaste prairie d'herbes gelées et délaissées. Au-delà se trouvait la forêt dense, et c’est là qu’il voulait aller.

Putain. La route était longue.

Il prit une inspiration, s'accroupit et s'élança, espérant de tout son cœur qu'ils se dirigeaient tous dans l'autre sens.

Dieu savait qu'ils étaient rapides, capables de sauter à cinq mètres de haut et plus loin encore. Il les avait vus bondir depuis le sommet des bâtiments, et il en avait vu un arracher la tête d'un homme à mains nues.

À ce stade, Alex avait tout vu. Beaucoup de choses qui lui faisaient vouloir garder ses distances avec tout le monde. Il en avait fini, c'était sûr, de parier sur ce qui restait de bonté ou de morale dans ce monde.

Alors, avec cette idée en tête, Alex courut pour sauver sa foutue peau à travers les herbes, le cœur battant, visant le dernier refuge sûr qu'il pouvait atteindre.

C'était probablement la dernière fois qu'il s'aventurait à Springville cet hiver.

Avec cette promesse, Alex atteignit la lisière des bois, indemne, laissant le monde brûler derrière lui.