PARTIE I: À la quête du prince charmant
MARIE
Alors que le premier flocon tombait, on l’entendait chuchoter les secrets d’un conte hivernal prêt à commencer , le mien .
Un Vague de frissons glisse dans ma couverture , j’ouvre instinctivement les yeux .
Un brin de tristesse me parcours en voyant ma fenêtre gelée et mon calendrier qui pointait fatidiquement sur le trente-un du mois .
J’y suis ! L’heure que je craignais le plus !
Ce n’est pas qu’une simple fatalité, quelqu’un a du me jeter un maudit sort .
À chaque fois que j’empruntais les rues de Bons- Vents , j’ai la mal chance de rencontrer des copies collés de dons-Juan . Je n’aurai jamais dû lire ce livre . Peut-être que c’est cette histoire qui déteint sur ma vie comme une répercussion karmique .
Bien que déprimée , je me lève du lit , consulte en premier ma montre : 10h déjà !
Le compte à rebours avait commencer pour moi , Aujourd’hui, je vais ratisser tous les coins de Bons-Vent, je ne m’arrêterai pas tant que je ne l’aurai pas trouvé : l’homme parfait !
«Mais attend Marie , l’homme parfait ça n’existe pas »
Me dit une petite voix dans ma tête .
La prétentieuse, elle ne se lasse jamais de me contredire.
J’aurais aimer ne pas avoir de conscience aussi pessimiste.
« Marie , t- attend quoi ? il est dix heures , il te reste moins de 24 heure »
Me rappelle t- elle encore une fois .
Consciente de la pression grandissante , je me propulse vers mon miroir.
J’avais une mine de chouette : cheveux en batailles, yeux cernés et rouges , visage froissé.
La veille, j’ai mal dormie, malgré les séries romantiques que j’ai suivie.
Aucune ne su me remonter le moral . Je pleurais au lieu de rire .
Je me demande où les femmes trouvent ces gentlemen si tendres , doux , attentionnés, gentils homme et surtout Fidèles.
Y aurait - il par hasard une dimension secrète où se cacheraient ces perles rares masculines ?
Dans l’attente de cette réponse, je m’engouffre dans ma salle de bain, savourant la hâte de me préparer. L’eau chaude caresse ma peau, et devant mon miroir, je m’attarde, appliquant soigneusement un masque à la vitamine C, espérant que ma peau rayonnera de fraîcheur. Les mèches de mes cheveux reçoivent une dose d’amour avec un masque à la kératine, car je tiens à ce qu’ils soient aussi impeccables que possible.
Après ce rituel de beauté, je pille mon armoire, faisant voler mes vêtements à la recherche de la tenue parfaite. Mon choix se porte finalement sur un jumpsuit couleur lavande, déniché dans une boutique chic la veille. En l’associant à des gants, une étole et un bonnet, je veux m’assurer d’être à la hauteur de l’occasion. Mes bottines, celles-là même qui ont traversé maints restaurants de la ville dans l’espoir d’attirer le regard d’un prétendant, complètent le tout.
Alors que je me prépare, l’excitation monte en moi. La pression sociale pèse, mais ce jour- ci , je veux me sentir non seulement impeccable mais aussi prête à saisir toutes les opportunités que le Nouvel An pourrait apporter.
Une fois prête , je sort de mon appart et ferme la porte derrière moi à deux tours de clef.
Mes talons cliquetant légèrement sur le trottoir alors que je m’apprête à entamer mon marathon romantique.
À peine quelques pas dehors, une silhouette familière apparaît au coin de la rue. C’est Jean, mon premier prétendant, celui qui avait éveillé ma curiosité avec ses histoires excentriques.
Nos regards se croisent, et un sourire complice s’épanouit sur le visage de Jean.
« Marie, quelle coïncidence de te croiser ici ! J’ai justement quelque chose d’extraordinaire à te raconter aujourd’hui, » déclare-t-il avec son enthousiasme habituel.
« Quoi , t- as fait le tour du monde cette trimestre » me moquais je de lui.
« Oui en quelques sorte , imagine ! Le mois passé , je suis aller en chine , puis au Japon , j’ai manger du sushi et charmer une japonaise qui ne pouvais résister face à mon regard fatal »
« Je vous souhaite tout le bonheur du monde » soupirais- je en le dépassant .
Il me rattrape aussitôt.
« Non non ! Nous nous sommes pas ensemble, je lui ai clairement signifier que j’ai une dulcinée : toi . Tu est rayonnante ce matin , comment fais tu pour être toujours aussi charmante »
« J’ai rencontrer la marraine de cendrillon, tu sais , celle avec la baguette magique ! Je t- assure, elle fait des miracles ! »
Jean sourit joyeusement à ma remarque sur la marraine de Cendrillon.
« Tu as vraiment un don pour l’humour, Marie. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime tant discuter avec toi. »
Je lui adresse un sourire taquin.
« Bien sûr, Jean, raconte-moi donc comment tu as réussi à charmer une Japonaise avec ton ‘regard fatal.’ »
Il rit, conscient de ma taquinerie.
« Eh bien, tu sais, c’était ce regard que j’utilise seulement pour les occasions spéciales. Un mélange subtil de mystère et de charme.”
« Je vois, le regard international de Jean, » répliquais-je en riant «alors, quel est ce ‘quelque chose d’extraordinaire’ que tu voulais me raconter ? »
Jean prend une pause dramatique, puis dit avec un clin d’œil espiègle, « Eh bien, j’ai entendu dire qu’une belle demoiselle allait entreprendre un marathon romantique aujourd’hui, et je me suis dit que je devais absolument la croiser. »
Je lève un sourcil. “Oh vraiment ? Tu m’as donc suivi ? »
Il rit de bon cœur. « Pas du tout, je suis simplement un homme chanceux qui se trouve être au bon endroit au bon moment. Alors, où m’emmènes-tu dans ce marathon romantique ? »
« Continue de rêver toi , j’ai pas besoin d’un conteur qui a la tête sur les étoiles. Ciao, Phileas Fogg, non lui au moins à fait le tour du monde en un temps moins farfelu que toi . Ce serait alors Jean- l’explorateur- fantastique pour toi »
« Pourquoi tu m’envois toujours balader , qu’ais je fais pour mériter cela »
« Va retrouver ta nipponne, elle t- aime non ! Je vous souhaite de commencer une nouvelle ans de romance et de bonheur dans les landes du japon où fleurissent les cerisiers en fleurs . »
Pendant qu’il reste là à se plaindre , je mets mes doigts dans mes oreilles pour ne plus l’entendre .
11 : 00
Continuant mon marathon romantique, je croise Claire, une amie de longue date, en compagnie de son copain, Alex. Claire me voit et s’approche, un sourire radieux sur le visage.
« Marie ! Ça faisait une éternité ! Tu es rayonnante, comme toujours, » s’exclame Claire.
Je lui adresse un sourire reconnaissant.
« Oh, Claire, tu sais comment me faire rougir. Et lui je suppose que c’est le fameux Alex ! » Je lui tends la main, et il me salue poliment.
Claire, toujours enjouée, déclare : « Oui , c’est bien lui, nous faisions juste une petite pause shopping, et toi ? »
« Au milieu d’un marathon romantique ! C’est le Nouvel An, après tout, on ne sait jamais où Cupidon pourrait traîner ses flèches. »
Alex, apparemment intrigué, demande, « Un marathon romantique ? »
« Oh oui, » dis-je en riant. « Je me suis dit que je devrais concurrencer les coureurs du marathon de l’amour cette année. Qui sait, peut-être que le grand amour m’attend à la prochaine intersection. »
Claire se marre mais Alex semble un peu perplexe. « Un marathon romantique, vraiment ? »
« Absolument ! C’est comme un marathon normal, mais avec des papillons dans l’estomac au lieu de crampes aux jambes. »
Claire glousse, et même Alex ne peut s’empêcher de sourire. « Bonne chance dans ton marathon, Marie. On doit y aller, mais amuse-toi bien à courir après l’amour.
« je n’y manquerai pas beauté »
Déclarais- je en m’éloignant d’eux .
Un café cosy en face attire mon attention, je me suis dit pourquoi tenter ma chance . Même serveurs , je prend .
Les portes du café s’ouvrirent, laissant échapper une vague de chaleur accueillante. Des guirlandes lumineuses étincelaient au-dessus du comptoir, créant une ambiance douce et intime. Le murmure des conversations se mêlait au bruit régulier des machines à café, créant une symphonie vivante.
Je pris place dans un coin confortable, les lumières tamisées ajoutant une touche de mystère à l’atmosphère. Les serveurs s’affairaient avec des plateaux de délicieuses pâtisseries, et l’odeur envoûtante du café fraîchement moulu emplissait l’air.
J’observais les gens autour de moi , notant les couples partageant des rires complices et les amis se perdant dans des conversations animées. Le café était un tableau vivant de connexions humaines, un lieu où les étincelles du romantisme semblaient danser avec chaque tasse servie.
Un serveur en particulier m’intéressa , il avait fière allure , des favoris fournis , un regard coquin un peu espiègle.
Je l’ai donc apostropher et il s’est précipiter de rejoindre ma table , garnis de son carnet et de son stylo, son tablier bien noué sur sa taille.
Serveur : « Qu’est-ce que vous prenez, madame ? »
Moi : (Sourire léger) « Vous… »
Le serveur me regarde avec un mélange de surprise et d’amusement.
« Eh bien, je suis à votre service. Alors, quelque chose de spécial aujourd’hui ? »
Moi : « Je prends… un cappuccino, s’il vous plaît. Extra mousse, comme une couverture douillette. Et si je peux vous avoir aussi en dessert ce serait génial »
Le serveur esquisse un sourire nerveux « Compris, un cappuccino douillet en préparation…et le serveur en personne»
« Parfait »
Je l’attends impatiemment, sentant que c’est peut-être le bon . Il avait parut rougir quand je lui est dit que je le voulais en dessert .
Moi qui me laissait toujours désirer , comment je suis arriver à prendre les devants en séduction ! Je dois être sacrément désespérée.
«tadam ! Voilà votre cappuccino bien dosé et le serveur en question. On ne peut rien refusé
à nos clients en ce jour de fête .» Revint- il avec un air amusé .
« Je suis ravie alors »
« Il fait quelle heure déjà ? » me demande t- il.
Ce fut une occasion de plus pour que je consulte ma montre , un calvaire.
« 11h 30 ! » répondis-je
« fantastique, mon heure de service s’est écoulée, je suis tout à vous »
Il prend place sans que je lui donne l’autorisation .
« Bien , Madame, comment le serveur que vous avez commander peut-il égayer votre journée ? »
« Pouvons nous nous tutoyer »
« Si vous voulez..»
« Parle moi de toi , de ton boulot, de ce qui te passionne dans la vie » dis- je en levant la tasse de cappuccino à la hauteur de mes lèvres.
« En fait…» il ne pu continuer sa phrase car pris soudain par un fou rire .
« Qui a t- il ? »
« tu a de la mousse sur tes lèvres, c’est mignon »
Je pouffe ne sachant quoi dire . Lentement le jeune homme se lève de sa chaise et vint torcher la mousse sur mes lèvres avec un pan de son tablier. J’ai sentis une sensation électrisante.
Les yeux dans les yeux, nous nous dévorons du regards.
Il était à deux doigts de m’embrasser quand une voix tonna :
« Oh mon Dieu Mark , qu’est ce que tu fait avec cette femme ! ? »
Il s’agit d’une femme blonde, les traits contractés .
Le serveur oubliant ma présence essaye de s’expliquer :
« Non , ce n’est pas ce que tu crois..»
La fille ne l’écoute pas , elle s’enfuit en larmes , Mark cours à sa poursuite.
Je reste sur place honteuse et déconcertée .
C’est certain , je suis maudite , je ne vais jamais rencontrer mon âme sœur, les contes de fées ne semblent pas être fait pour moi .
Laissant le café avec une légère déception, je jette un coup d’œil à ma montre et réalise que minuit est encore loin . Cependant, au lieu de me laisser abattre, je décide de transformer cette quête en une aventure mémorable.
_12h- 13 _
Je décide de me promener dans un parc magnifiquement illuminé, m’imprégnant de l’atmosphère magique de l’après midi. Peut-être que je croiserai quelqu’un en cours de route.
_13h -14_
En chemin, j’entends de la musique live provenant d’un petit café. Intriguée, je m’y rends et découvre un groupe talentueux. La musique envoûtante crée une ambiance parfaite pour des rencontres romantiques.
Malheureusement, il n’en fut rien , ils étaient trop banales , trop vieux.
_14h-15_
Mon estomac commence à gargouiller, alors je décide de m’arrêter dans un restaurant charmant. Qui sait, peut-être que l’amour m’attend entre deux plats délicieux.
Les repas était biens mais les gens étaient trop sérieux. J’étais la seule à ne pas être en couple.
_ 15h-17_
Alors que je flâne dans les rues animées, je croise un vieil ami que je n’ai pas vu depuis des années. Nos retrouvailles apportent une touche inattendue à ma quête amoureuse. Toutefois, l’ambiance se casse quand sa femme nous rejoins heureuse de savoir que j’étais une « amie» de son mari . Une nouvelle déception cuisante.
_17h-19 h _
J’apprends qu’il y aura un feu d’artifice à minuit sur la place principale. Plutôt que d’attendre passivement, je décide de m’y rendre à l’avance pour profiter du spectacle et peut-être partager ce moment avec quelqu’un de spécial. Au contraire un Senior nostalgique me servit de compagnie et me retient un long moment à papoter sur ses sentiments et son passé merveilleux.
_19h_
Plongée dans la magie des livres à la librairie, je remarque un homme charmant parcourant les étagères. Nos regards se croisent, et une lueur d’intérêt semble briller dans ses yeux. Nous échangeons quelques sourires complices, et mon cœur s’emballe. Peut-être que cette fois, j’ai trouvé celui qui fera chavirer mon cœur.
La conversation s’engage naturellement, et nous partageons nos préférences littéraires. Ses mots sont doux, et je me laisse emporter par l’idée qu’une connexion spéciale est en train de naître. Les signes d’attention de sa part me laissent penser que nous sommes sur la même longueur d’onde romantique.
Cependant, le tournant inattendu survient lorsque l’homme, avec un sourire chaleureux, mentionne qu’il est là pour choisir des livres pour sa fille de 5 ans qui adore lire. Un instant, je reste figée, réalisant que son attention n’était pas dirigée vers moi d’un point de vue romantique, mais plutôt d’une perspective paternelle.
La déception m’envahit, mais je tente de dissimuler ma confusion. « Oh, euh, je… je pensais que… » bafouillé-je, cherchant comment expliquer le malentendu sans paraître trop embarrassée.
L’homme, compréhensif, esquisse un sourire. « Non, non, je suis désolé si j’ai donné une fausse impression. Je suis ici pour choisir des livres pour ma petite fille. Elle adore les histoires avant de dormir. »
Je m’excuse rapidement pour le malentendu, mais à l’intérieur de moi, je ressens un mélange de déception et d’amusement. La vie a parfois un sens de l’humour étrange, réservant des surprises inattendues même dans une librairie. Suite au départ de l’homme intègre , je saisie un livre et commence à le lire. En un moment donné je m’assoupie de lassitude .
« réveillez vous Madame, il est presque minuit , je dois fermer les lieux , ma femme et mes enfants doivent guetter mon retour à la maison » me réveille le bibliothécaire, un père de famille âgé avec un visage innocent .
« Minuit vous dites …je suis désolé » bondis je en sautant de mon siège .
« Ce n’est pas grave , bonne fin d’année à vous» me souhaite t- il à l’instant où je sort de la bibliothèque.
« À vous aussi» Pris- je le temps de lui rendre son vœu bienveillant .
Alors que je me débattais avec mes émotions à la sortie de la librairie, mon téléphone avait vibré avec une nouvelle notification. C’était un message de Jean.
« Gare de Bons-Vents. 23h45. Je me rend chez une tante à la campagne, j’espère que tu passera une belle soirée de nouvelle ans avec beaucoup de feu d’artifice »
Mon cœur s’accéléra. Je savais que c’était maintenant ou jamais. Une lueur d’espoir brillait dans l’obscurité apparente de mes rencontres décevantes. Maintenant, j’étais convaincue que Jean était le prince charmant que je recherchais durant tout ce temps, malgré ses histoires excentriques, il parvenait à chaque fois à me faire sourire et passer du bon temps.
Je ne réfléchis pas à deux fois avant de me rendre à la gare en courant.
La gare était agitée, les voyageurs se pressaient pour monter à bord des trains. Mon téléphone vibrait dans ma main, l’appel de Jean illuminant l’écran.
« Jean, je… » balbutiai-je, laissant mes mots suspendus dans l’air frénétique de la gare.
Une décision s’imposa. Sans plus réfléchir, je fit le tour de la gare, cherchant désespérément Jean parmi la foule.
La voix de Jean continuait de résonner dans mon téléphone, guide incertaine au milieu du tumulte.
Soudain, je le vis. Jean, son sac à la main, se dirigeant vers la plateforme. Mon cœur battait la chamade alors que je me précipitais vers lui.
« Jean ! Attends ! » criai-je, l’écho de ma voix se mêlant au bruit assourdissant de la gare.
Il se retourna, étonné. Mon souffle court, je lui déclarai avec toute l’émotion qui m’animait : « Jean, je t’aime. »
Les secondes semblaient suspendues dans l’air. Jean éteignit son téléphone, et dans le silence frénétique de la gare, il me regarda avec une profonde compréhension.
« Marie… » chuchota-t-il, son regard exprimant à la fois surprise et joie.
Le haut-parleur annonça le départ imminent du train, mais à cet instant précis, tout semblait s’arrêter. Nous nous sommes serrés dans les bras, ignorant le monde autour de nous. Les coups de minuit s’annoncèrent sous notre étreinte passionné et des feux d’artifice crépitèrent décorant le ciel étoilés de milles couleurs différent .
En fin de compte, à force d’aller à la quête de l’homme parfait, j’ai appris que l’important n’était pas de trouver un partenaire irréprochable mais plutôt celui qui m’aime réellement.
FIN








