0. Prologue
Hello et bienvenue sur mon histoire. Ici vous allez retrouver La meute de Beacon Hills dans une réalité un peu différente de la série. J'espère que votre lecture sera agréable. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;)
Sur ce, bonne lecture avec un premier aperçu ; Le prologue.
La nuit était noire comme de l’encre, il n’y avait qu’un lampadaire entre les deux hommes pour éclairer la petite ruelle encore humide de la pluie de l’après-midi.
Leurs visages dans l’ombre, on pouvait pourtant clairement lire dans leurs regards toute la haine et la souffrance du monde, comme si à cet instant plus rien sur cette terre n’existait mis à part cette hostilité qui les opposait. Cette même rancœur acide qui les rapprochait inexorablement, chacun la portant comme un fardeau, comme une preuve du bouleversement de leur vie jusque-là calme et heureuse.
Mais un jour tout avait basculé, tout avait changé et depuis, plus rien n’était calme et heureux.
La main sur la crosse de l’arme de son père, le bras tendu devant lui, Stiles l’avait en joue. Il était là, en face de lui, cet homme qui avait bouleversé sa vie à jamais. Le fils du shérif aurait très bien pu tirer sans même écouter ce qu’il avait à lui dire et en finir une bonne fois pour toute avec lui. Avec toute cette histoire.
Mais en était-il seulement capable ? Le voulait-il vraiment ? Était-ce là la solution à tous les tourments qu’il vivait depuis plusieurs mois maintenant ? Stiles en était quasiment sûr.
Il ne tremblait pas, semblait déterminé à en finir, il était prêt à se battre, à tuer s’il le fallait vraiment. En face de lui, le regard plein de haine, deux yeux luisants de la même étincelle l’observaient, tout aussi engagé dans cette même bataille ignoble.
Une voix cependant parvint aux oreilles du fils du shérif, puis jusqu’à son cœur meurtrit et écrasé par un mélange immonde de tristesse et de haine. Haletante et rauque, cette voix qui le suppliait se faisait pressante, on sentait l’urgence dans son timbre, comme un avertissement, un désir caché, une douleur assourdissante.
- Stiles, tu n’es pas obligé de le faire. Tu n’es pas un meurtrier.
Ce dernier ferma les yeux, Son cœur chamboulé par ces paroles, à la limite de l’explosion, lui brûlait la poitrine, tout comme ses larmes salées lui brûlaient les joues.
"Je ne suis pas un meurtrier mais les mensonges nous poussent parfois à devenir ce qu’on exècre le plus."
Cette idée traversa l’esprit de Stiles de part en part, sans qu’il n’éprouve ne serait-ce qu’une once de remord. La détermination se lisait dans son regard ambré.
- Je dois le faire, pour toi, soupira-t-il simplement.
Dans la ruelle sombre et froide on entendit un coup de feu retentir, la lumière du lampadaire vacilla une seconde puis une silhouette tomba dans l’inconscience et dans le silence de cette douce nuit sans lune.