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SOUS CONTROLE

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Summary

J'avais quitté Porto Rico pour laisser mon passé derrière moi. Je pensais pouvoir protéger mon secret, reconstruire ma vie et offrir à mon fils l'avenir qu'il méritait. Puis Alexander Vance est entré dans ma vie. Un homme puissant. Froid. Autoritaire. Habitué à contrôler chaque détail de son existence… jusqu'à moi. Je refusais de lui appartenir. Il refusait de me laisser partir. Entre nous, la frontière entre haine, désir et obsession s'est rapidement effacée. Mais Alexander ignore encore la vérité que je garde enfouie depuis des années. Et lorsque mon passé refera surface, nous découvrirons que certaines choses ne peuvent pas rester enterrées éternellement. **Je voulais échapper à mon passé. Je ne savais pas que je tomberais sous son contrôle.** 🖤 CEO Dark Romance 🔥 Attraction & tension ⛓️ Contrôle & obsession 🤫 Secrets & passé mystérieux ❤️‍🔥 Amour interdit

Status
Complete
Chapters
58
Rating
4.8 (6 reviews)
Age Rating
18+

Chapitre 1 - Isabela ♣️

[Les hommes cruels portent souvent les costumes les plus élégants.]

Isabela Rivera.

───── ⋆⋅☾⋅⋆ ─────

Le clic sec de l’interrupteur coupa la hotte, et le silence retomba d’un coup, lourd et poisseux, dans ma cuisine du Sabor de Isla.

L’odeur persistance d’huile chaude, d’ail doré et de coriandre fraîche flottait encore dans l’air, collant à ma peau.

Mes mains tremblaient légèrement.

Je les essuyai d’un geste sur mon tablier taché, feignant d’ignorer les élancements qui me brûlaient les pieds.

23 h 00.

Encore quelques minutes pour ranger la salle, tourner la clé, et la journée serait finie. Du courage.

— Quédese conmigo, mi vida, murmurai-je en poussant la porte battante vers la salle.

À la table du fond, Adrian leva les yeux de son cahier de dessin. Sans discuter, il me gratifia d’un petit sourire, creusant aussitôt ces fossettes que je connaissais si bien. Ses grands yeux en amande, bordés de cils si longs qu’ils semblaient dessinés, me fixaient avec une sagesse qui n’était pas de son âge. Ses deux dents de devant manquaient, unique vestige de ses six ans et de l’innocence qu’il lui restait.

Il était calme. Trop calme.

Un pincement familier me serra le cœur.

À cette heure-ci, il aurait dû être bordé dans un lit douillet, rêvant à des jeux d’enfants, pas suspendu à mes horaires de fermeture dans un restaurant vide. Mais une nounou à New York était un luxe que mon compte en banque refusait de comprendre.

Je me dirigeai vers le bac de plonge.

Plonger mes mains dans l’eau chaude et mousseuse était mon rituel d’évasion, mais ce soir, mon esprit refusait de s’apaiser. Les chiffres et les dates se bousculaient dans ma tête.

Dans une semaine exacte, Adrian avait sa représentation. Je devais absolument récupérer son nouvel étui à violon chez le brocanteur.

Je jetai un regard à mon poignet gauche. La peau y était plus claire, marquée par l’absence des bracelets en argent massif que ma mère m’avait offerts pour ma quinceañera, à mes quinze ans.

Je les avais troqués sans un regret.

Adrian jouait du violon depuis ses trois ans ; il avait un don, une sensibilité qui me transportait et pansait les plaies de mon cœur meurtri. Ses cours coûtaient une fortune, mais tant que sa musique résonnerait, je ferais tous les sacrifices possibles.

Nous n’avions pas le même registre lui le classique, moi les rythmes chauds de notre île, mais la douleur et la joie se ressentent à travers n’importe quel instrument.

En frottant une assiette, le rythme de mes mains me ramena en arrière.

Chez mes parents, à Porto Rico, les dimanches n’étaient jamais silencieux. Les tambours de la bomba résonnaient jusque dans ma poitrine, un battement de cœur sauvage qui nous rappelait que, malgré la pauvreté, nous étions libres.

Mon restaurant, ici, en plein cœur de Brooklyn, était mon hommage à ces racines.

Quand je m’y étais installée il y a sept ans, ce quartier m’avait submergée d’amour.

C’était un melting-pot vibrant, vivant. De la musique s’échappait des fenêtres du matin au soir, les rires fusaient des barbershops, les odeurs des restos s’entremêlaient, et les enfants s’appropriaient les parcs après l’école.

C’était cette identité multiculturelle forte que je voulais pour mon fils. Un nouveau départ. À vingt-huit ans, enceinte et seule, quitter mon pays natal sans rien en poche avait été un déchirement absolu.

Mais la réalité de Porto Rico les cartels, la drogue qui rongeait les rues, la corruption à chaque coin de rue ne laissait aucune chance à l’enfant que je portais.

Je soupirai, les yeux fixés sur la mousse qui s’éteignait dans l’évier. Depuis trois ans, le rêve de Brooklyn s’effritait.

Le quartier était devenu gris, monotone, presque fantomatique. Autour de moi, les rideaux métalliques s’étaient baissés les uns après les autres, les vitrines colorées étaient devenues opaques.

Un géant de l’immobilier, un de ces magnats sans visage, rachetait méthodiquement chaque bâtiment pour raser notre histoire et bâtir un immense complexe hôtelier pour touristes fortunés.

Mon amie Lody, la coiffeuse d’en face, fermerait bientôt son salon définitivement.

Celle qui passait chaque matin m’apporter un cappuccino saupoudré de cacao, celle qui récupérait Adrian à l’école quand j’étais au coup de feu, celle qui m’avait offert mon tout premier four de cuisine. C’est dans ce four que j’avais cuisiné mon premier Arroz con gandules.


La cuisine portoricaine ne nourrit pas juste le corps, elle est humaine, ancestrale, chargée d’émotions.

Ma grand-mère dressait ces tables colorées chaque dimanche après l’église. En cuisine, je m’évadais, je dansais, je souriais. Et voir mes clients ressentir cette chaleur me remplissait de fierté. Si seulement cette fierté payait les factures.

Je coupai l’eau et calculai mentalement, une énième fois, la fin du mois. Le loyer du restaurant, celui de notre petit appartement, les cours de violon, les matières premières, l’assurance de la voiture... Une fois tout payé, il me restait 120 dollars. Une misère.

Je voulais tellement utiliser cet argent pour acheter à Adrian une nouvelle paire de baskets pour la rentrée.

Mes pas me menèrent devant le cadre photo suspendu au mur, près du comptoir. Cela faisait sept ans que je ne parlais à mes parents que par les appels vidéo de Messenger.

Je refusais de remettre les pieds là-bas par sécurité.

Alors, pour les rassurer, je les appelais toujours depuis la salle du restaurant. Derrière moi, le champ de la caméra affichait des couleurs chaudes, des carillons, des instruments suspendus. Une ambiance festive, parfaite.

Une bulle de bonheur factice.

Sauver les apparences était devenu ma seconde nature, mais ma réalité était bien plus sombre.

Heureusement, mon propriétaire, Monsieur Lopez, refusait de céder au promoteur.

Par compassion pour nous, ses compatriotes, ou parce que l’offre était trop basse, il tenait bon. Je me disais souvent que si un jour il vendait, je devrais rebondir, peut-être me lancer comme traiteuse à domicile pour les mariages ou les anniversaires.

Mais pour l’instant, tant que nous restions discrets, nichés dans notre petit coin, nous ne risquions rien.

Nous étions en sécurité.

Les deux derniers clients se levèrent enfin, me saluant d’un signe de tête fatigué avant de pousser la porte.

Enfin seule.

Je dénouai mon tablier, sentant une vague de soulagement m’envahir.

— Adrian, range tes feutres s’il te plaît. C’est fini, on va aller faire dodo.

Mon fils commença à rassembler ses affaires. Je m’avançai vers la porte pour tourner le loquet. Trop tard.

La poignée s’abaissa. Le carillon de l’entrée tinta, brisant le silence de la nuit d’une note cristalline et glaciale. L’air frais de Brooklyn s’engouffra dans la pièce, faisant vaciller la flamme de la bougie sur le comptoir.

Sur le seuil, l’homme ne ressemblait en rien à un client tardif. Grand, sculpté dans un costume sombre sur mesure qui jurait avec la simplicité de mon restaurant, il dégageait une autorité terrifiante.

Derrière lui, une ombre colossale au crâne rasé fermait la marche.

L’inconnu ancra ses yeux dans les miens. Un regard d’un gris d’orage, froid, calculateur.

Puis, lentement, son attention glissa vers la table du fond. Vers Adrian.

Mon cœur rata un battement. Cette terreur pure que j’avais fuie à Porto Rico remonta d’un coup sec dans ma gorge.

L’homme esquissa un sourire poli, presque cruel, et franchit le pas de la porte.

───── ⋆⋅☾⋅⋆ ─────

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Good Writing

2

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Compelling Plot

2

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Great Character

2

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Strong Dialog

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author

le suspens commence fort !

3 months

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