Les ombres de la forge ardente

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Résumé

Dans un village désertique, un aventurier revient, marqué par un passé trouble, pour découvrir que l’endroit est menacé par une présence sombre et insidieuse. Entre rats géants, grottes secrètes et une secte de nains aux plans sinistres, il se retrouve plongé dans une quête dangereuse. Au cœur de cette aventure, magie ancienne et trahisons se mêlent, laissant planer une question : parviendra-t-il à percer les mystères de ce lieu avant que le chaos ne s'abatte ?

Genre :
Fantasy/Thriller
Auteur :
Draiden
Statut :
Terminé
Chapitres :
1
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Chapitre 1 : Retour à Otira

Traverser les terres arides d’Osiris s’était révélé être un défi incessant pour l’aventurier nain. Sous un soleil de plomb, il foulait inlassablement le sol rocailleux, avançant à travers les étendues infinies de sable. Sa silhouette robuste, facilement reconnaissable, se découpait nettement contre l’horizon aride, figure solitaire dans ce paysage désolé.

Osiris était un océan de dunes ondulantes, s’étendant à perte de vue sous un ciel d’un bleu éclatant. Le soleil, implacable, jetait des reflets dorés sur les crêtes. La chaleur enveloppait l’aventurier nain, alourdissant chaque pas et rendant le chemin plus ardu. Par moments, une oasis ou un bosquet surgissait à l’horizon, tels des joyaux cachés dans l’immensité désertique. Ces arbres rares, semblables à des mirages, offraient un répit passager face à l’ardeur du soleil.

Dans cette immensité impitoyable, le ciel restait d’un bleu intense, offrant un refuge visuel où les rares nuages semblaient être des bénédictions. Le sable crissait sous ses pas, tandis que le vent fouettait le désert, dessinant des motifs éphémères sur le paysage. Ce royaume, bien que difficile à parcourir, recelait pourtant ses propres merveilles : dunes sculptées par le vent, falaises abruptes et cours d’eau asséchés attendant la pluie pour renaître.

Son armure de mailles, forgée avec soin par un artisan talentueux, étincelait sous les rayons du soleil, reflétant la lumière comme un éclat d’espoir au milieu de cette chaleur accablante. Des gravures minutieuses représentant Torag, le dieu des nains et patron des artisans, ornaient les épaulières et les brassards, témoignant de la dévotion du nain envers sa foi et son peuple.

Attachés à sa ceinture, deux marteaux à une main, chacun forgé par ses propres mains expertes. Bien plus que de simples armes, ces marteaux racontaient une histoire de courage, de détermination et de maîtrise de l’artisanat nain. Ornés de motifs complexes et de runes ancestrales, ils témoignaient silencieusement des épreuves traversées par leur propriétaire.

Sa ceinture arborait également une dague de clan, héritage de ses ancêtres, solidement fixée et prête à être dégainée en cas de besoin. Son manche en bois de chêne, orné de runes naines anciennes, rappelait la grandeur passée de sa lignée.

Pour se protéger du sable et du vent d’Osiris, l’aventurier nain portait une cape épaisse, enroulée autour de ses épaules, ainsi que des tissus noués autour de sa tête. Sa barbe châtain, soigneusement taillée, encadrait son visage buriné, typiquement nain, tandis que ses yeux clairs scrutaient l’horizon avec une intensité inébranlable.

Après des jours de marche éreintante, l’aventurier atteignit enfin l’entrée du village d’Otira. Les murs de pierre ancienne se dressaient devant lui, témoignant de la longue histoire de ce lieu.

Les ruelles d’Otira étaient familières à l’aventurier ; chaque virage et chaque coin de rue évoquaient des souvenirs profondément enfouis. Il suivit le chemin pavé qui serpentait à travers le village, se frayant un passage entre les maisons modestes aux volets colorés. Le murmure apaisant des rivières environnantes l’accompagnait, lui rappelant les doux moments passés avec les habitants au fil des années.

Le village d’Otira constituait un havre de paix au cœur des terres arides d’Osiris. Ses murs de pierre grise entouraient le village, reflétant son histoire ancienne et sa résilience face aux éléments. À l’intérieur, la température paraissait miraculeusement plus fraîche grâce à la présence d’un bosquet niché en son cœur. Les arbres centenaires s’élevaient majestueusement vers le ciel, leurs feuilles verdoyantes offrant un abri contre le soleil brûlant.

En pénétrant dans le bosquet, un frisson parcourut l’échine de l’aventurier. L’air frais et humide lui apportait un soulagement bienvenu après des jours de marche épuisante à travers les terres arides. Il savoura chaque instant de cette sensation, se laissant envahir par la tranquillité du lieu et les souvenirs chaleureux de son passé.

Après avoir profité de l’air frais et de l’ombre des arbres pour reposer ses jambes et remplir sa gourde à une fontaine, il poursuivit sa route, empruntant le chemin des souvenirs qui le menait directement à la poissonnerie locale. Chaque pas le rapprochait un peu plus de son passé et de la femme qui avait bouleversé sa vie. Il était impatient de la retrouver et de lui raconter toutes les aventures qu’il avait vécues depuis leur dernière rencontre.

La porte de la poissonnerie s’ouvrit avec un grincement familier lorsqu’il entra. L’odeur du poisson frais et de l’air salin emplit l’atmosphère dès qu’il franchit le seuil. Les murs en bois poli étaient décorés de filets de pêche colorés et de photos jaunies qui témoignaient des nombreuses années d’activité de l’établissement. Un frisson parcourut à nouveau son échine, ses souvenirs se mêlant à la réalité du moment. L’air était chargé d’une ambiance particulière, mêlant familiarité et mystère, comme si quelque chose d’important allait se produire.

S’approchant d’une table jonchée d’affiches, l’aventurier en examina une avec attention. Elle appelait à l’aide pour éliminer des rats géants contre une récompense de dix pièces d’or. Son regard parcourut les mots imprimés, se demandant ce qui avait bien pu arriver à la propriétaire de la poissonnerie pour qu’elle ait besoin d’assistance dans une telle situation.

Un bruit de pas résonna à l’extérieur, suivi d’un léger coup frappé à la porte. Une tension perceptible s’installa entre l’aventurier et l’étranger qui se tenait devant lui. Ce dernier observait attentivement, ses yeux scrutant chaque mouvement comme s’il cherchait à résoudre un mystère. « Bonjour, » déclara l’aventurier nain d’une voix calme mais ferme. « Vous êtes ici pour l’affaire des rats géants ? »

Après un bref instant d’hésitation, l’étranger acquiesça lentement. Ses épaules se détendirent légèrement, comme si une partie de son fardeau s’évaporait. « Oui, » répondit-il sobrement. « Je suis un aventurier nouvellement arrivé en ville, à la recherche de moyens pour financer mon prochain voyage. Je m’appelle Archi. Et vous ? »

Le nain examina l’homme devant lui. À première vue, il semblait ordinaire, mais une aura de mystère et de tristesse émanait de lui. Ses vêtements modestes et son regard fatigué laissaient entrevoir une vie marquée par les aventures et les luttes.

« Bienvenue, voyageur. Je suis Cromelec, forgeron itinérant. » dit-il avec une voix posée et rassurante, tout en observant l’étranger avec une curiosité bienveillante.

Cromelec tendit une main amicale, ses doigts puissants marqués par des années de travail à la forge. Archi la fixa un instant, semblant peser le geste, avant de finalement la saisir en esquissant un sourire fatigué. À l’invitation de Cromelec, Archi referma la porte derrière lui puis prit place à la table, ses mouvements empreints de prudence.

« Je ne suis pas le propriétaire de la poissonnerie, je suis arrivé quelques instants avant toi. Attendons Tamily ensemble, » proposa Cromelec en se penchant légèrement en avant, montrant son intérêt sincère.

Archi hocha simplement la tête et s’installa à la table. « J’espère que Tamily ne sera pas dérangée par notre présence... » ajouta-t-il dans un léger soupir, ses yeux exprimant une inquiétude latente.

Archi avait des cheveux gris mi-longs et ébouriffés, qui encadraient un visage marqué par le temps. Ses yeux, d’un mélange de brun et de vert, semblaient refléter les profondeurs de son âme tourmentée. Malgré ses traits tirés, il arborait un sourire aimable qui contrastait avec la mélancolie perceptible dans son regard.

Ses vêtements, simples mais bien entretenus, témoignaient d’une certaine fierté malgré les épreuves traversées. Il portait une tunique terne, recousue en plusieurs endroits, et un pantalon usé, ainsi que des bottes de cuir marquées par les chemins parcourus.

Cromelec éprouva une bouffée de compassion pour cet homme, dont l’apparence dissimulait sans doute une histoire riche en péripéties.

Cromelec sourit à la remarque d’Archi. « Je suis un vieil ami de la propriétaire, je doute qu’elle nous mette dehors, » répondit-il en riant légèrement. « Je suis aussi ici pour lui prêter main-forte. »

Archi jaugea Cromelec à nouveau. « Vous ne semblez pas avoir besoin d’or, pourtant, » nota-t-il en examinant les gravures sur l’armure de Cromelec représentant le dieu Torag. « Ou alors, seriez-vous un héros en devenir ? » ajouta-t-il d’un ton détaché.

Cromelec poussa un soupir nostalgique. « Rien de tout cela, je suis simplement un vieil ami... »

Archi perçut quelque chose dans le regard de Cromelec, une profondeur qui l’empêcha d’en dire plus. Il hocha simplement la tête en signe de compréhension.

Avant qu’ils ne puissent poursuivre leur conversation, le bruit de la porte s’ouvrant attira leur attention. Une vieille halfeline entra, tenant un panier vide. Son visage fatigué témoignait des nombreuses heures passées à gérer la poissonnerie seule. Mais dès qu’elle aperçut Cromelec, son expression changea radicalement. Elle laissa tomber le panier, et ses yeux s’écarquillèrent d’abord d’étonnement, puis se remplirent de larmes de joie. Sans un mot, elle se précipita vers lui, laissant échapper un sanglot étouffé. Ses bras se refermèrent autour de lui dans une étreinte pleine de tendresse et d’émotion.

« Cromelec ! » sanglota-t-elle, sa voix brisée par l’émotion. « Tu es revenu ! »

Cromelec se laissa envelopper par les bras chaleureux de Tamily, ressentant le soulagement et l’affection qui émanaient d’elle. Malgré les années écoulées depuis leur dernière rencontre, leur lien restait aussi fort que jamais.

« Tamily... » murmura-t-il, la gorge serrée par l’émotion. « Toi aussi, tu m’as manqué. »

Une fois l’étreinte terminée, Tamily se tourna vers Archi, lui adressant un sourire chaleureux malgré sa fatigue évidente. Elle était une halfeline âgée, son visage creusé par les années et le labeur acharné. Chaque trait reflétait la sagesse accumulée au fil du temps, marqué également par une lassitude témoignant des nombreuses épreuves endurées. Ses yeux, d’un brun noisette, étaient encadrés de cheveux bouclés parsemés de mèches grises. Dans son regard brillait une lueur d’amour et de compassion, révélant un cœur généreux et une âme bienveillante.

Cromelec prit la parole, son ton empreint de calme et de détermination. « Tamily, je suis revenu pour te voir, et j’ai trouvé ces affiches, » dit-il en désignant les affiches sur la table. « Qu’est-ce qui se passe avec les rats ? Raconte-moi tout. »

Tamily prit une chaise pour s’asseoir, visiblement épuisée. « Tu arrives sans doute au pire moment, mon pauvre Cromelec. Je vais tout vous raconter. » Elle prit une profonde inspiration avant de commencer son récit, les mots sortant de sa bouche dans un mélange de frustration et de désespoir.

« C’était il y a quelques jours... Une nuit comme les autres, je m’apprêtais à fermer la boutique quand j’ai entendu un grondement sourd venant de la cave, » dit-elle, son regard perdu dans le lointain, revivant la scène. « Je suis descendue pour voir ce qui se passait, et là, j’ai découvert qu’un mur s’était effondré, ouvrant un passage vers l’obscurité. »

Un frisson d’effroi parcourut son échine alors qu’elle poursuivait : « À peine avais-je mis le pied dans la cave que j’ai été attaquée par des rats géants surgissant de l’ombre, avec des yeux brillants de malice. Depuis, je ne peux plus accéder à ma réserve, et ils y ont élu domicile, dévorant tout sur leur passage. »

Elle marqua une pause, laissant ses paroles imprégner l’air pesant de la pièce. « Les Feux Follets, ces soi-disant protecteurs du village, n’ont toujours pas répondu à ma demande d’aide. Je crains que sans intervention extérieure, la situation ne fasse qu’empirer. C’est pourquoi j’ai décidé de chercher de l’aide auprès d’un aventurier. »

Cromelec, sentant que quelque chose clochait, demanda : « Et Esteban ? Où est-il ? Ne devrait-il pas être ici pour t’aider ? »

Tamily soupira, ses yeux montrant une inquiétude palpable. « Esteban a trouvé un nouvel emploi récemment. Il est parti en dehors du village pour une mission, et il ne savait pas quand il allait revenir. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de chercher de l’aide extérieure. J’espère qu’il va bien, mais je n’ai aucun moyen de le savoir. »

Cromelec posa une main réconfortante sur l’épaule de Tamily, conscient des difficultés auxquelles elle devait faire face seule. « Ne t’en fais pas, Tamily. Je suis là pour t’aider maintenant. » Tamily lui adressa un sourire reconnaissant avant de se tourner vers Archi, les yeux pétillants d’intérêt. « Et vous, monsieur, êtes-vous également ici pour nous prêter main-forte contre ces maudits rats ? »

Archi hocha la tête, un sourire sarcastique aux lèvres. « Bien sûr, madame. Ces rats ne savent pas encore à quoi ils s’exposent. Je suis Archi, » répondit-il avec un léger clin d’œil.

Tamily sourit avec gratitude, reconnaissant la détermination de ses deux invités. « Je vous suis très reconnaissante, » dit-elle d’un ton chaleureux. « La cave se trouve juste là, à l’arrière de la poissonnerie. Faites attention en descendant, c’est un peu glissant. »

Les deux aventuriers se dirigèrent vers la cave, leurs lanternes éclairant le chemin sombre devant eux. Cromelec ouvrait la marche, son armure lourde faisant résonner ses pas sur les marches de pierre. Archi le suivait, les yeux vifs, observant les environs, à la fois curieux et prudent face à ce qui les attendait.

Dans les profondeurs sombres de la cave, Cromelec et Archi avançaient prudemment, leurs lanternes projetant des ombres dansantes sur les murs humides. Les parois de pierre étaient recouvertes de salpêtre, tandis que des filets de pêche déchirés et de vieilles nasses étaient abandonnés dans un coin. Le sol, jonché de caisses détruites et de détritus divers, était recouvert de fientes de rats, témoignant de l’infestation. Il y avait des bouteilles d’alcool pur çà et là, sans doute utilisées pour désinfecter les outils de découpe du poisson. L’air était lourd, imprégné d’une odeur nauséabonde de poisson pourri et de décomposition.

Soudain, alors qu’ils progressaient plus loin dans l’obscurité, la lumière de leur lanterne révéla quelque chose d’étrange au sol. Cromelec s’agenouilla pour mieux observer et découvrit un rat mort, son corps contorsionné dans une pose grotesque. Il toucha le liquide qui s’écoulait de la plaie du rat pour le sentir, puis regarda Archi et dit : « Du poison… »

Archi s’approcha pour examiner le cadavre, le visage crispé de dégoût. « C’est un mauvais présage, » dit-il sombrement. Avant qu’ils ne puissent discuter davantage, un grondement sourd résonna dans l’obscurité, suivi du bruit de griffes raclant le sol. Dans la pénombre de la cave, des rats géants surgirent des ombres, leurs yeux luisant de malice. Cromelec et Archi échangèrent un regard déterminé, conscients du danger imminent. Cromelec, fort de sa foi inébranlable en Torag, serra ses marteaux dans ses mains calleuses, prêt à combattre. Archi, le regard aiguisé, murmura des incantations tout en observant les mouvements des rats, préparant sa magie pour la confrontation.

Le premier rat se précipita vers Cromelec, ses crocs acérés prêts à mordre. Cromelec esquiva l’attaque avec une précision calculée, mais le rat réussit à mordre l’armure, y laissant une marque profonde. D’un coup puissant, Cromelec frappa la créature de ses marteaux, qui s’effondra dans un bruit sourd, poussant un dernier cri strident.

Archi repéra deux rats se faufilant à travers les étagères. Sans perdre de temps, il lança un éclair sur les bouteilles d’alcool, qui éclatèrent en enflammant les deux rats. L’un, pris de panique, prit la fuite, tandis que l’autre se jeta sur Archi pour le mordre. Malgré la douleur vive au bras, Archi riposta en projetant un jet d’eau à haute pression, repoussant le rat avec force. La créature traversa une étagère avant de rendre son dernier souffle.

Un autre rat s’approcha furtivement derrière Cromelec, cherchant à le surprendre. Cromelec, alerté par le mouvement, se retourna rapidement et frappa le sol de ses marteaux, déstabilisant le rat. Archi saisit l’opportunité pour lancer un sort de glaciation, emprisonnant les pattes du rat dans la glace. Cromelec, profitant de l’immobilité du rat, écrasa la créature de ses deux marteaux, la réduisant à un tas inerte.

La tension monta lorsque le dernier rat, plus rusé, évita les attaques et se précipita sur Archi. Cromelec, voyant le danger, saisit une chaîne pendue à une poutre basse et la balança pour repousser la créature. Archi profita de la distraction pour projeter une décharge électrique sur le rat, le laissant secoué et désorienté. Cromelec, avec un cri de défi, donna le coup final à la créature.

Finalement, après plusieurs minutes de combat intense, les rats gisaient vaincus, dispersés autour de la cave. Cromelec, haletant et égratigné, reposa ses marteaux sur ses épaules tandis qu’Archi, fatigué et le bras ensanglanté, éteignait les flammes restantes.

« Ces créatures étaient tenaces, » dit Archi en éteignant un dernier feu. « Elles ont vraiment donné du fil à retordre. »

« Elles n’étaient pas de taille face à nous, » répondit Cromelec, reprenant son souffle. « On leur a montré qui commande ici. »

Archi esquissa un sourire fatigué. « J’espère que la prochaine fois, ce sera un peu moins chaotique. »

La cave portait les marques de leur lutte acharnée, mais les deux aventuriers se tenaient fièrement dans leur victoire.

Après leur victoire contre les rats géants, Cromelec et Archi jetèrent un dernier regard sur la cave, désormais silencieuse. Mais une nouvelle découverte les attendait. Un mur effondré dans un coin obscur de la cave laissait filtrer un mince filet de lumière. Cette lueur mystérieuse émanait d’une source inconnue, éclairant faiblement le sol jonché de débris et les murs humides.

« Ce n’était pas aussi facile que prévu. » Archi essuya son front en sueur, son souffle court.

Les deux héros s’approchèrent du mur écroulé, intrigués. De l’air frais s’infiltrait par les fissures, et une ouverture semblait offrir un passage vers l’inconnu de l’autre côté. Des éclats de lumière dansaient sur les pierres effondrées, créant une atmosphère mystérieuse.

« Pas étonnant qu’elles aient causé autant de problèmes. » Cromelec examina les marques sur son armure, son visage se durcissant.

« Mais au moins elles ne dérangeront plus Tamily. »

« J’ai été mordu. » Archi montra son bras blessé, une grimace de douleur tordant ses traits.

Cromelec hocha la tête avec compassion. « Archi, nous devons prendre le temps de nous soigner. Ta santé passe avant tout. »

Archi acquiesça, bien qu’un peu réticent, son regard se perdant un instant sur la plaie. « D’accord. Nous vérifierons ce que cache ce passage une fois que nous serons prêts. »

Cromelec rangea ses marteaux avant de tapoter l’épaule d’Archi en signe d’encouragement. « Nous reviendrons une fois reposés et avec un plan. »

Archi acquiesça, une lueur d’excitation dans les yeux. « Oui, découvrons ce qui se cache derrière ce passage plus tard. Pour l’instant, retournons à la surface. »

De retour dans la poissonnerie, Tamily les attendait avec inquiétude. Lorsque Cromelec et Archi émergèrent de la cave, égratignés, elle se précipita vers eux. « Que vous est-il arrivé ? » s’exclama-t-elle, visiblement choquée par leur état.

« Les rats étaient plus nombreux que prévu, » répondit Cromelec d’une voix apaisante.

« Venez, asseyez-vous, » dit-elle en les dirigeant vers une table dans l’arrière-boutique. Tamily se mit à fouiller dans un tiroir pour en sortir une trousse de premiers soins. « Laissez-moi m’occuper de ces blessures, » insista-t-elle. Tandis qu’elle nettoyait et pansait leurs égratignures, Cromelec et Archi commencèrent à raconter ce qu’ils avaient trouvé dans la cave.

Tamily écouta attentivement leur rapport. Tandis qu’elle envisageait simplement de reboucher le trou, Archi émit une hypothèse. « Vous avez remarqué cette lumière des champignons, non ? » dit-il, attirant l’attention de ses compagnons. « Cela suggère peut-être qu’il y a une zone humide de l’autre côté. Peut-être que ce passage était utilisé autrefois et pourrait mener quelque part d’important. »

Tamily fronça les sourcils, préoccupée. « Tu penses qu’il pourrait y avoir un lien entre cette cave et autre chose ? » demanda-t-elle, l’espoir dans la voix.

Archi hocha la tête avec assurance. « C’est possible. Peut-être que ça vaudrait la peine d’y regarder de plus près. »

Après avoir terminé de soigner leurs blessures, Tamily leur offrit un sourire réconfortant. « Vous méritez bien un peu de repos après tout ça, » leur dit-elle, en leur offrant un peu de répit.

Après avoir pris un moment pour récupérer, Cromelec et Archi s’installèrent autour de la table dans l’arrière-boutique pour discuter de la prochaine étape. Cromelec réfléchissait aux implications de leur découverte dans la cave. « Si ce passage mène à autre chose, cela pourrait bien représenter un danger pour Tamily et sa poissonnerie, » dit-il en regardant Archi.

Archi hocha la tête, l’air pensif. « Je pense que nous devrions l’explorer. Cela pourrait être la source des rats géants. »

Tamily, attentive, semblait hésitante. « Je ne voudrais pas vous mettre en danger, » dit-elle avec inquiétude. « Mais si vous pensez que cela aidera à protéger ma poissonnerie, je ne vous en empêcherai pas. »

Cromelec posa une main rassurante sur l’épaule de Tamily. « Nous ferons attention, » dit-il doucement. « Nous n’allons pas abandonner maintenant. »

Après avoir discuté de leur stratégie, Cromelec et Archi se préparèrent à explorer le passage. Tamily, reconnaissante, leur tendit une bourse contenant les dix pièces d’or promises en récompense.

« Vous l’avez bien mérité, » dit-elle.

Cromelec refusa en secouant la tête et proposa sa part à Archi. « Je n’en ai pas besoin, mais peut-être que ça t’aidera. Accompagne-moi dans cette expédition. »

Archi hocha la tête avec un sourire. « J’étais de toute façon intéressé par ce qui se cache dans cette grotte, mais cet or supplémentaire sera bienvenu. »

Tamily leur fournit quelques provisions pour leur voyage et leur souhaita bonne chance. « Soyez prudents, » dit-elle en les regardant partir.

Cromelec hocha la tête, mordant à pleines dents dans une des provisions, une tourte qui paraissait être au poisson. Observant son compagnon d’aventure, Archi haussa les épaules et se laissa également tenter. Ses yeux s’écarquillèrent face à l’explosion de saveurs, et il hésita un instant à sortir son carnet pour noter les secrets de ce délice gastronomique.

De retour dans la cave, les deux aventuriers avancèrent prudemment vers le passage effondré, leurs lanternes projetant des ombres vacillantes sur les murs humides. L’air, plus frais, témoignait d’une connexion avec l’extérieur. Leurs pas résonnaient faiblement tandis qu’ils s’enfonçaient plus profondément dans le passage inconnu.

Leurs pas résonnaient dans l’air humide alors qu’ils manœuvraient à travers les débris éparpillés sur le sol. Des morceaux de roche et de bois jonchaient le passage, témoignant de l’effondrement qui avait créé cette ouverture.

Chaque pas les rapprochait un peu plus de l’origine du passage. La lumière de leurs lanternes révélait des marques sur les murs, peut-être le résultat d’anciennes activités humaines. Ils devaient parfois se baisser pour passer sous des poutres en bois effondrées ou contourner des rochers tombés. Le silence régnait, troublé uniquement par le bruissement de leurs vêtements et le craquement des débris sous leurs bottes.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient, une lueur étrange commença à apparaître au loin. Elle se reflétait faiblement sur les parois humides, créant des motifs dansants sur les murs. La lumière semblait presque irréelle, teintée d’une couleur bleutée, et s’intensifiait à mesure qu’ils progressaient.

Les champignons luminescents tapissaient les murs du passage, leur lueur créant une atmosphère presque onirique. Archi s’arrêta un instant pour les examiner, fasciné par leur beauté étrange. « Regardez ça, » murmura-t-il à Cromelec, sa voix résonnant doucement dans le passage. « C’est incroyable. »

Cromelec observa les champignons d’un air pensif. « Oui, mais restons sur nos gardes, » répondit-il. « On ne sait pas ce qui pourrait se cacher derrière cette lumière. »

Ils continuèrent à avancer, leurs pas s’accélérant légèrement à mesure qu’ils se rapprochaient de la source de cette lumière étrange. Le passage semblait s’élargir progressivement, les murs tapissés de champignons offrant une clarté inattendue dans cette obscurité. Puis, devant eux, la lumière se fit plus vive, dévoilant une ouverture inattendue dans la roche. Cromelec et Archi échangèrent un regard, conscients qu’ils étaient sur le point de découvrir ce qui se cachait de l’autre côté.