Harmonie déloyale
Harmonie déloyale.
La lumière qui m’a étreinte, Chérie des ombres que je feins, S’est trahie, dans sa fuite éteinte, Pour l’amour obscur et malsain. Un froid glacial nous environne, Une ombre noire nous torture, Mais seule elle reste, elle raisonne, Seule elle est là, sombre et pure. Les pensées nous blessent, jour après jour, Seules elles relient nos âmes perdues, Dans ce monde où nos cœurs, jadis, sans détour, S’exprimaient, sans poids, sans croix, à nu. Un monde où nous pouvions exister, vivre, Où nul besoin d’être quelqu’un d’autre, Où l’hypocrisie s’efface, même si elle blesse, Car les mensonges nous tuent bien plus, hélas, Dans ce monde, la loyauté est notre phare. À la lumière, parfois, nous ne voyons rien, Que des visages émus ou déçus, De ce que nous sommes, de ce que nous avons, Mais jamais l’essence qui se cache en nous ! Comme on le constate, On courtise l’intello pour sa verve, Le riche pour sa fortune, Le patron pour ses privilèges. Mais jamais on ne perçoit l’intérieur, Ce qui se dissimule sous les apparences, Ce qui ronge et tue, L’âme véritable de chaque être. La lumière scrute tout, mais n’atteint pas l’âme, Elle éclaire ce qu’elle voit, selon les dires, Tandis que l’obscurité, douce et discrète, Accueille l’âme, le cœur et l’esprit à nu. Parfois, la lumière a besoin de l’obscurité, Pour subsister et vraiment éclairer ! Harly (Helah Writers agency)