Faire Face

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Résumé

Ayant eu une visite inattendue, April va prendre une décision qui va remettre les choses en ordre d'après elle. Mais aura-t-elle raison ou tort?

Genre :
Romance
Auteur :
Malby
Statut :
En cours
Chapitres :
10
Rating
5.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1: Seule!?

April

Mes enfants ont grandi, ils ont quitté le domicile parental pour faire leur vie ce qui est tout à fait dans la logique. Ils viennent me voir de temps en temps, ou lorsqu’ils ne sont pas trop loin d’ici. Je les vois deux ou trois fois par an, ce n’est pas énorme, néanmoins c’est toujours cela de pris.

Mon mari n’est plu, il ne m’a pas abandonné ou trompé, il a eu un accident de voiture lors d’un trajet pour aller à son travail. Il est mort sur le coup, il n’a pas souffert. Il a eu la mort qu’il voulait: mourir derrière son volant et tuer sur le coup.

Cependant, sa mort me parait bizarre, mystérieuse, j’ai bien essayé d’enquêter, mais tout le monde me disait: — C’est un accident, une mauvaise manipulation, mets-toi ça dans le crâne!

Il était impossible que ça soit une mauvaise manipulation, il était un bon pilote, il avait à son actif sept stages de pilotages, que se soit sur neige, sur du verglas, chaussée humide ainsi que mouillée, et j’en passe, d’où mon doute sur cet accident. Alors, dés que j’avais un indice, je le mettais de côté; afin d’obtenir un maximum de preuves pour rouvrir cette enquête même s’il n’y a que moi qui y crois.

En revanche La faucheuse lui a offert ce qu’il souhaitait. Mais maintenant, celle qui souffre c’est moi.

Cette annonce a été le début d’une longue très longue traversée vers le néant. Je n’arrivais plus à remonter à la surface, je sombrais dans un trou noir sans fond. Me demandant comment j’allais survivre, aucun autre homme ne pourrait me contempler tel que lui et surtout qu’avec la chance que j’ai, le caractère du futur ami serait bien pire que le sien. Donc un autre homme dans ma vie, c’est hors de question, mon mari je l’aimais plus que tout, même si son caractère me tuait à petit feu.

Mon réveil sonne, je me lève, je m’exécute en mode automate, je mets mon masque de “tout va bien, ne vous inquiétez pas!” Cette journée sera identique aux précédentes, pourquoi ne le sera-t-elle pas?

Encore une étape de franchie, je reviens du boulot, et en franchissant le seuil de chez moi, ce faux-semblant s’enlève directement. Je suis chez moi, pas d’artifice, je peux être moi-même. Si j’ai envie de pleurer, de rire, de chanter ou de danser comme une dératée, je le peux, je n’aurai aucun jugement, aucune remarque désobligeante à mon encontre, je peux être moi. Je m’assois sur mon tabouret-bar pour boire mon café, hé non, je ne bois d’alcool, je n’ai pas de préjugé dessus, ce n’est que lorsque j’ai su que j’attendais mon premier enfant, je me suis promise de ne pas boire pour être opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept.

Je constate qu’il va bientôt être l’heure de manger, j’ai une flemme monumentale de préparer le repas, donc je vais me prendre une douche et sortant de la salle de bain, avec la serviette sur mes cheveux, j’aperçois cette petite boîte.

Mais que fait-elle là?

Je ne l’ai pas touché depuis notre dernière fois ensemble, soit deux ans. Oh punaise, c’est quoi ce délire, mais non je rêve, j’ai dû y toucher sans me rendre compte, c’est même sûr et certain, oui c’est ça. N’y prétends plus attention, je commence à m’habiller, mais là, j’entrevois son visage entre mon top et mon visage, je pousse un tel hurlement en mettant mon débardeur sur ma tête que je perds pied, je trébuche et je tombe la tête la première sur mon lit en étant coincée avec ce foutu débardeur blanc et mes bras gigotant.

— Mais Ma Douce ne crie pas! Je suis là pour te donner la permission de tourner la page, de trouver quelqu’un, je ne veux plus que tu sois seule.

— Tu te fous de moi! Tout en remettant correctement ce haut blanc.

— Tu apparais comme ça par magie, et tu me donnes encore des ordres malgré que tu sois passé par l’au-delà!

— S’il te plait, cela fait trop mal de te voir ainsi...

— Attends quoi? Tu...ça te fais trop mal, non mais dis donc Monsieur Le Fantôme de mon mari, trop mal, tu as eu la mort que tu espérais et celle qui chiale, endure ton absence c’est bibi!

— Non, ce que je voulais te dire Ma Douce, je souhaite que tu trouves quelqu’un qui saura t’aimer, te comprendre.

— Et dis-moi, c’est toi qui a touché à notre boîte aux trésors, n’est-ce pas?

— Oui Ma Douce, tu ne te fais plus de bien, j’ai voulu de tendre la main, de donner un signe, quelque chose... Tu t’apprêtais à sortir!

— Tu changes de sujet là! en le pointant du doigt. Tu l’as toujours fait, ce n’est pas maintenant que cela va changer! Et oui, la flemme de faire à manger, je vais me prendre un kebab complet avec frites et sauce samouraï à m’en faire péter le ventre.

— Tu as entièrement raison Ma Douce. — Tu es trop poli pour être honnête, et pendant que je te tiens...

— Tu ne me tiens pas Ma Douce! — Oh façon de parler, tu as très bien comprise!

— Vas-y pose ta question même si je la connais déjà!

— Ah bon!?

— Oui!

— Ce n’était pas un accident n’est-ce pas?

— Tes doutes sont fondés Ma Douce, le hic, c’est que je ne sais pas qui a pu faire cela!

— Donc j’ai raison, maintenant que tu es avec moi, et que je ne suis pas folle, tu n’as pas intérêt à disparaître, tu vas m’aider à prouver mes dires!

— Tu veux que j’enquête avec Toi! — Bah viiiii, tu pourras voir et entendre quand je ne serais pas présente!

— Tu n’as pas peur de moi Ma Douce! — Bah non, parce que je suis contente de te voir et puis tu m’en as tellement fait bavé que tu vas m’aider pour te faire pardonner de toute la miséricorde que tu m’as fait subir! Et pour info, tu n’as pas le choix! — Je suis ton homme, je te suis dans ta recherche de vérité.

Je suis aux anges, je ne me retrouve pas seule une journée, une nuit, il est là pour me filer un coup de pouce pour trouver cette personne qui a assassiné mon époux.