Chapitre 1: La menace
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Ce livre est fictionnel. Tous noms, personnages, entreprises, lieux, événements et incidents sont un produit de l'imagination de l'auteur ou utilisés dans un cadre fictif. Toute ressemblance à des personnes réelles, vivantes ou mortes, ou à des événements réels est fortuite.
Droit d'auteur © 2025 Violet Crosby
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Couverture: Violet Crosby
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Peut-on reconstruire son destin quand tout le système veut vous broyer ? Condamné à tort, Kayce Daly affronte le monde implacable de la prison après avoir perdu son honneur et ses terres. Face à lui, Maya Gayney cherche aussi à briser ses propres chaînes, elle qui a passé sa vie à subir les ordres et les déménagements militaires. Unis par le même désir viscéral de liberté, ils s’allient pour démasquer les coupables et falsifier le destin qu’on leur impose. Entre secrets d’État et menaces de la mafia, leur alliance se transforme en un amour interdit et dangereux. Le cinquième opus de la saga des frères Stewart vous plonge dans un combat haletant où la vérité se paie au prix fort.
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Chapitre 1: La menace

Hamilton, Montana, États-Unis d’Amérique
Verger familial Daly
14 mars 2035
Kayce Daly
La douleur lancinante dans ma tête était la première chose qui m'est revenue en conscience, un marteau qui cognait sans relâche. Mon corps entier était un écho de souffrance, chaque muscle endolori, chaque coupure une brûlure. J’ai ouvert les yeux, mais la lumière crue de la grange m’a forcé à les refermer aussitôt. Le goût métallique du sang dans ma bouche m’a fait tressaillir, et une nausée s’est emparée de moi.
Puis le souvenir est revenu en bloc, brutal, implacable. Melody.
J’ai entendu le bruit, un fracas sourd, venant de l'entrepôt du verger. Ce n’était pas un bruit de routine. Ce n’était pas le vent qui claquait une porte, c’était un bruit d’impact, de violence. Sans réfléchir, j'ai couru, mon cœur cognant à tout rompre. Le verger, habituellement si paisible au petit matin, était soudainement devenu un lieu d'horreur. Le soleil venait à peine de se lever, jetant de longues ombres sur les rangées d'arbres fruitiers encore endormis. Les bourgeons, à peine visibles, semblaient frissonner sous la brise froide. Et au milieu de cette tranquillité, l'entrepôt, un bâtiment en bois rustique que j'avais rénové moi-même, était le théâtre d'une violence insensée.
Ce que j'ai vu m'a glacé le sang. Melody gisait sur le sol, inerte. Son corps était une tache sombre dans l'aube naissante, une vision qui allait me hanter. Il y avait des traces de lutte, des caisses renversées, le désordre qui trahissait la violence de l'affrontement. J'ai crié son nom, mais il n'y a eu aucune réponse. Juste le silence, lourd et menaçant. C’est à ce moment-là que j'ai senti une présence derrière moi, une ombre qui grandissait. Je me suis retourné trop tard. Un choc brutal m'a projeté en avant, puis un autre, et l’obscurité a pris le relais. J'ai eu l'impression de tomber dans un abysse sans fin.
Le son des sirènes m’a arraché à cet enfer. J'ai de nouveau ouvert les yeux et j’ai vu le visage de Rick Caufield, mon voisin et policier, son expression un mélange de choc et de préoccupation. Derrière lui, d'autres lumières clignotaient, bleues et rouges. La lumière des gyrophares de police balayait les arbres, créant un ballet surréaliste d'ombres et de lumière sur le sol de la grange.
« Kayce ! Restes immobile, ne bouge pas, » a-t-il dit, sa voix grave. « Les secours arrivent. »
J'ai voulu me relever, me précipiter vers Melody, mais la force m’a manqué. Deux ambulanciers sont arrivés et se sont immédiatement affairés autour de moi et de Melody. J’ai vu qu’ils l’emmenaient en premier, l’urgence de la situation se lisant sur leurs visages. Mon cœur s’est serré, un sentiment de culpabilité m’étreignant. J'aurais dû être là plus tôt, j'aurais dû la protéger. J’ai été le plus difficile à convaincre de monter dans l'ambulance. Mon unique préoccupation était de la suivre. Après un combat verbal, les ambulanciers ont réussi à me faire monter à leur tour.

Une fois à l'hôpital, l’attente a semblé une éternité. Les murs blancs, l'odeur d'antiseptique, tout ça me donnait envie de fuir. Mon corps, lui, m’a rappelé à l’ordre. J'avais un mal de tête terrible, des vertiges, et des coupures qui brûlaient.
Le médecin est venu me voir. D’abord, il a voulu vérifier mes réflexes. Il a fait passer sa main devant mes yeux pour voir si mes pupilles réagissaient, puis il m'a demandé de suivre la lumière de sa lampe. J'ai eu des nausées en le faisant, et ma tête a tourné. Il a posé des questions de base : où j’étais, quel jour nous étions, qui étaient mes parents. J’ai répondu de manière confuse, le cerveau embrumé par la commotion.
Ensuite, ils m'ont fait une série de tests plus poussés. J'ai passé un scanner pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’hémorragie interne. J’ai aussi dû passer un IRM pour vérifier l’étendue de la commotion. Le bruit de la machine, comme un tambour incessant, a amplifié ma nausée et mon mal de tête. Chaque test, chaque question, chaque contact avec une infirmière ou un médecin n’a fait qu’accroître mon angoisse. Mon esprit était ailleurs, avec Melody, priant pour qu'elle s'en sorte.
Finalement, un médecin est venu me parler. J'ai à peine écouté le bilan de mes blessures : commotion cérébrale, coupures multiples et contusions. J’ai seulement réussi à capter deux choses : je pouvais quitter l’hôpital, mais Melody restait sous surveillance.
Quand je suis entré dans la chambre de Melody, le silence était pesant. Ryan, ma sœur Callie et mon beau-frère Ethan étaient là, les visages fermés, la peur dans les yeux. Melody était branchée à un respirateur, son corps frêle. La vue de mon amie dans cet état a brisé mon cœur.
J’ai serré la main de Callie.
« Je suis désolé, » ai-je murmuré, la gorge serrée. « J’aurais dû la protéger. »
Ryan s’est avancé et a posé une main sur mon épaule. « Ce n’est pas ta faute, Kayce. Tu es arrivé trop tard. Personne ne pouvait rien faire. »
La nuit est tombée, et la petite communauté d’Hamilton, d'habitude si paisible, s'est retrouvée plongée dans l’incertitude. Qui a pu faire ça ? Et pourquoi ? Cette question planait comme un vautour au-dessus de nos têtes.
Quelques heures plus tard, Melody a ouvert les yeux. Un soupir de soulagement a parcouru la pièce. Mais son regard, bien que vif, était confus. Elle a tenté de parler, sa voix n’était qu’un murmure.
« Il… Il y avait du bruit. Je suis allée voir. »
Elle a fait une pause, ses yeux fermés. La confusion était palpable sur son visage. « Puis... puis tout est devenu flou. »
Elle ne pouvait rien dire de plus. Le fait qu'elle n'ait pu identifier ses agresseurs a ajouté à l'horreur de la situation. Le sentiment d'impuissance qui nous rongeait tous s’est intensifié.
Mon regard est resté fixé sur elle, cette femme si forte, si pleine de vie, maintenant si fragile. Je savais que mon propre rétablissement était secondaire. Ma mission était de découvrir la vérité. Ma mission était de la venger. Et je n'allais pas m'arrêter tant que je n'aurais pas trouvé les coupables.









ça l'air sympa j'attendrais qu'elle soit complète