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Sous ma jupe.

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Résumé

Gwen, une secrétaire passionnée, est follement attirée par son patron, l'imposant Alexandre Marcov. Entre les dossiers du seizième étage et les regards brûlants, elle pense vivre un rêve éveillé. Mais la réalité finit toujours par rattraper le fantasme. Confrontée à un choix déchirant entre deux hommes que tout oppose, Gwen s'engage sur un chemin qu'elle n'avait pas prévu. Une rencontre, un basculement, et des fissures qui marquent à vie. Entre passion, trahison et reconstruction, elle finit par se demander : au bout du compte, a-t-elle fait le bon choix ? Avertissement : Pour un public averti. Cette histoire traite de la reconstruction après un traumatisme et contient un passage d'agression sexuelle qui peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.

Genre :
Romance
Auteur :
Lapetitereveuse
Statut :
il y a 4 jours
Chapitres :
7
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

CHAPITRE 1 : Prise la main dans la culotte

Si vous avez l’habitude de me lire et que vous aimez mon style, bienvenue dans ce nouveau roman !

Ce livre aborde un sujet inédit dans mes écrits : les agressions sexuelles. Si ce thème vous gêne, pas de panique : je placerai un avertissement au début du passage sensible dans le chapitre concerné pour que vous puissiez le sauter si besoin.

Et si ce sujet est tout simplement trop délicat pour vous, je le comprends parfaitement. Merci d’être passée par ici, prenez soin de vous, et peut-être à bientôt dans une autre histoire !

Encore un pot de départ où je suis invitée, mais où je n’ai pas très envie d’aller. Pour tout avouer, j’y vais pour deux raisons :

La première, c’est l’alcool gratuit et illimité à ce genre de fêtes ! Car si l’on regarde bien, l’odeur de la sueur mêlée aux parfums de bureau et aux effluves de vin bas de gamme n’était pas le choix numéro un. Tout cet alcool commençait à me monter à la tête. Le brouhaha des rires forcés et le tintement des verres en plastique formaient un bruit de fond assourdissant, mais mes pensées ne quittaient pas Alexandre. Ma deuxième excuse, et de loin ma préférée : mon patron, Alexandre MARCOV.

Le célibataire le plus en vue selon Marie-Claire et Vogue. Il faut dire que cet homme a un charisme de fou ; rien que d’y penser, je vibre de partout. On pourrait croire que les chauves ne sont pas sexy, mais le concept a été inventé juste pour lui, pour le mettre en valeur.

Je sais, ce n’est pas mon genre en règle générale, mais lui, je ne sais pas pourquoi, il a un je-ne-sais-quoi qui me fait chavirer. Il a une carrure de rugbyman, enveloppée d’un costume d’homme d’affaires à qui tout réussit. Des yeux noisette, un sourire timide et un menton d’acier, bref l’Apollon des temps modernes, voire le PDG tout droit sorti du meilleur film X de tous les siècles.

Son affaire est l’une des plus prospères depuis qu’il tient les rênes, après la mort de son père. Cela fait trois ans que je suis secrétaire pour lui, et je tuerais pour une nuit avec ce dernier. Oui, vous m’avez bien entendue, je serais prête à tuer (une petite fourmi) pour coucher avec lui.

Entre lui et moi, je ne veux rien de sérieux, je suis trop jeune pour ça, juste vivre la passion de toutes ces femmes qui sont passées dans ses bras. Oui, j’ai oublié de vous dire que c’est le célibataire le plus courtisé d’après Paris Match. En même temps, qui pourrait en vouloir à toutes ces femmes ? Il a tellement de prestance, de classe, et son regard, si dur et profond à la fois, me fait succomber. Pour conclure, si vous ne l’aviez pas encore compris, je suis raide dingue de ce type.

Je tiens son fameux carnet rouge, tout simplement le planning de ses nombreuses conquêtes. Vous imaginez, un tel séducteur qui s’intéresserait à moi ? Rien que d’y penser, j’ai chaud de plaisir. Moi, pauvre petit cafard, qui aurais un tant soit peu d’attention de ce dieu... Attends !! Je me calme un peu, reprenons calmement.

Le reste du temps, quand je ne gère pas ses amourettes, je m’occupe d’un peu tout. C’est-à-dire que je suis la petite main du service : cafés, photocopies, courriers et videuse de bouteilles professionnelle. Rien de très palpitant, quoi !!

Je le conçois, mais moi ça me suffit. Je ne savais pas quoi faire après mes études de commerce, et me retrouver secrétaire pour le PDG d’un grand groupe me satisfait, donc je suis contente de mon sort.

À bien y réfléchir, je crois que je serais même prête à payer pour amener un café à cet homme. De plus, je n’ai pas vraiment à travailler, mais plus à faire acte de présence, donc c’est tout ce que j’aime.

Je pense que l’alcool me monte de plus en plus à la tête, je recommence encore à divaguer sur mon patron à fond les ballons.

En parlant du loup, il fait enfin son apparition à ce pot de départ. Comme toujours, il a la classe avec son costume de marque et son sérieux légendaire. Je suis incapable de répéter un traître mot de ce qu’il vient de dire, car je suis obnubilée par ses lèvres sensuelles que j’imagine sur moi, parcourant mon cou. Ses mains, si belles, avec sa chevalière qui lui donne un air très strict, sur ma poitrine généreuse.

Je soupire de plaisir !!

Encore un petit verre pour m’aider à tenir le coup avant la fin de son discours, car je ne sais pas dans quel état je vais finir. J’ai tellement envie de lui que je ne me concentre sur rien du tout, même pas sur Martine qui me fait de grands signes :

— Oui, pardon Martine, tu m’as parlé ? Lui dis-je d’un air distrait.

— Oui, je te disais qu’après le discours du boss, on range et on y va !

— Ah très bien, sinon, laisse, je rangerai tout ça après, tranquille.

Et surtout, je pourrais finir les bouteilles d’alcool tranquillement et seule. L’allocution une fois terminée, une vague d’applaudissements se fit entendre. Il n’y a rien à dire, quel meneur d’hommes, notre grand patron.

La foule se dispersa et seulement deux personnes m’aidèrent à ranger avant de se sauver dans un taxi. Moi, personne ne m’attend à part Max, mon chat, et tant que sa gamelle est pleine, il est content, donc c’est bon pour moi. J’étais triste, je n’avais pas vu mon bel Apollon partir et je me consolais avec la bouteille de champagne qui traînait par là.

Les bureaux étaient vides à présent, pas âme qui vive à la ronde. J’en profitais pour m’écrouler dans mon siège de bureau. Je contemplais la porte entrouverte de mon big boss, en me demandant avec quelle femme sublime il allait encore passer sa nuit. Je soupirais de ne pouvoir, moi aussi, jouir de ses baisers et de ses caresses comme les autres beautés qu’il côtoyait.

Je fermai les yeux, tout en imaginant ses baisers le long de mon cou, je frissonnai de plaisir. Du bout de mes doigts, je caressai ma poitrine par-dessus mon chemisier en imaginant que c’était lui, et là encore une onde chaude me parcourut le corps.

Je revins à moi pour reprendre une gorgée de ce délicieux champagne ramené par Martine qui avait dû l’acheter 10 euros à la supérette du coin. Après plusieurs verres, je le trouvais excellent et me disais que ce n’était pas cher payé pour une cuvée aussi bonne. Bref, j’étais complètement pompette !

Après le verre de trop, je me mis à élaborer un plan machiavélique pour attirer son attention. Un homme tel que lui, qui séduisait les plus belles femmes, devait me voir, moi, le petit cafard insignifiant du service. Pour ce faire, j’allumai ma webcam en connexion directe avec celle de mon grand patron. Vu qu’il n’était plus là, je ne risquais rien, mais l’idée me plut tellement que j’étais hilare et excitée par le concept. De ma vue brouillée, je scrutais quand même l’horizon à la recherche d’un dernier retardataire, mais personne.

Mes doigts tremblaient légèrement sur la souris. Dans le reflet de l’écran noir de mon ordinateur, je voyais mon propre visage, les joues rougies par le champagne et les yeux brillants de défi.

Le petit voyant lumineux de ma caméra clignotait comme un cœur qui bat trop vite. Ma petite main droite, cette coquine, allait cliquer sur “envoyer” quand elle s’arrêta brutalement. Oui, car j’étais pompette, mais pas complètement givrée, je ne voulais pas laisser de traces. Au fond de moi, une petite voix me disait : « Attends ! On ne sait jamais ».

Je balançai mon pied droit sur mon bureau. Un clic. Un seul petit bruit sec dans le silence de l’open space vide, et ma dignité venait de s’envoler sur les ondes du réseau interne. Je n’y fis pas plus attention que ça, car j’étais excitée par mon délit. J’allais faire une folie, là devant mon écran, en cachette de tous et surtout loin des yeux du principal intéressé. Je commençai à déboutonner mon pantalon, les mains sûres d’elles et la vision toute floue à cause de l’alcool. Ma main, toujours aussi excitée, se faufila dans ma culotte. Je commençai à me caresser en pensant à lui. J’imaginais ses lèvres sur mon corps brûlant de désir, c’était si bon et si doux. Mes mains connaissaient tellement bien les moindres centimètres carrés de mon anatomie. Du bout de mes doigts, j’entamai cette rotation sur mes parties intimes, comme je l’avais fait tant de fois auparavant.

J’étais si bien, si détendue, que des picotements ont commencé à venir dans le bas de mon ventre. Quand soudain, j’entendis une voix masculine en provenance du bureau ainsi que de mon ordinateur en écho :

— Gwen ! Arrêtez ce que vous êtes en train de faire et venez dans mon bureau s’il vous plaît.

Merde, merde et remerde, il était encore là !

Mes yeux se rouvrirent à la vitesse de l’éclair pour contempler le désastre. Mon pied avait atterri sur la souris de mon ordinateur et, à présent, je comprenais mieux le clic entendu juste avant. Quelle gourde ! J’avais fini par envoyer ma demande et, de ma vision troublée, j’avais pu voir qu’il l’avait acceptée.

Mon esprit dessoûla sur-le-champ et j’ôtai la coupable de ma culotte au plus vite. Comme pour exécuter sa demande, je reposai ma jambe au sol. Dans la précipitation, je donnai un grand coup dans une pile de dossiers qui se trouvait au bout de mon bureau, le tout finissant sa course au sol. Quelle conne ! Maintenant, j’ai du boulot en plus !

Je me mis à quatre pattes, la braguette ouverte, pour commencer à ramasser mes bêtises qui jonchaient le sol quand je les aperçus : les John Lobb noires et brillantes de mon grand patron !

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